À raison du déficit pluviométrique préoccupant constaté en Alsace depuis le début de l’année, les bassins-versants de la Bruche, de l’Ehn, de l’Andlau, du Giessen et de la Liepvrette, ainsi que le bassin-versant de la Sarre, ont été placés en « vigilance sécheresse », indique la préfecture du Bas-Rhin.
L’état de « vigilance » est une mesure d’anticipation : il ne s’accompagne pas de mesures de restriction, mais a pour objectif de sensibiliser l’ensemble de la population (particuliers, collectivités locales, professionnels, entreprises, agriculteurs…) à la situation actuelle pour les inciter à adopter une gestion économe de la ressource en eau.
Chaque utilisateur d’eau est donc invité à modérer sa consommation d’eau. Faire preuve de sobriété dans sa consommation quotidienne d’eau, est un acte civique afin de préserver, pour chacun, le bien commun précieux qu’est la ressource en eau, élément nécessaire pour les activités humaines, mais aussi pour les milieux aquatiques et la biodiversité qu’ils abritent.
Alors qu'il pêchait la crevette au large du Labrador au Canada, un pêcheur a pris en photo un rare iceberg noir. Partagé sur les réseaux sociaux en mai, son cliché a fait sensation, suscitant des interrogations : comment expliquer la couleur de ce fragment de glace ?
"Peu d'humains ont eu l'occasion de voir une telle chose", a commenté un reporter du média canadien CBC News (4 juin 2025). Au départ, Hallur Antoniussen avait pris cette photo pour la montrer à ses coéquipiers du "Saputi", le chalutier-usine sur lequel il pêchait la crevette. Mais c'est finalement sur les réseaux sociaux que le cliché a suscité le plus de réactions.
Une distance d'environ six kilomètres séparait le pêcheur du mastodonte de glace lorsqu'il est parvenu à l'immortaliser. "Je n'ai pas d'appareil photo avec moi quand je travaille. Alors, j'ai couru vers ma cabine, j'ai attrapé mon téléphone et j'ai pris cette photo", a-t-il témoigné.
Rare, l'iceberg en question semble l'être à plusieurs titres. D'abord, par sa taille – environ trois fois plus gros que ceux croisés habituellement dans la zone, située à une centaine de kilomètres au large de la côte du Labrador au Canada. Ensuite et surtout, par sa couleur, exceptionnellement sombre.
La piste de l'éruption volcanique …
Le pêcheur, qui affirme avoir vu "beaucoup d'icebergs" au cours de ses cinquante années de pêche au large du Groenland et depuis 1989 au large des côtes du Labrador, s'interroge sur l'origine de celui-ci : "J'ai vu des icebergs qui avaient roulé sur la terre, se couvrant de cailloux. Celui-ci est complètement différent. Non seulement il est tout noir, mais il a presque la forme d'un diamant."
Sur les réseaux sociaux, sans surprise, les hypothèses les plus farfelues ont circulé : les extraterrestres, des métaux précieux, et même des "dinosaures cachés dans la glace", rapportent nos confrères canadiens. Les internautes ont aussi proposé des pistes plus sérieuses, comme la présence de cendres volcaniques issues d'une éruption ancienne. Qu'en est-il, alors ?
Lev Tarasov, physicien et modélisateur des systèmes glaciaires terrestres à l'université Memorial de Terre-Neuve, note qu'il existe probablement des volcans situés sous la calotte glaciaire du Groenland, comme c'est le cas en Islande. Or, la glace qui recouvre le Groenland converge très lentement vers le littoral, où elle se détache pour former des icebergs pouvant dériver jusqu'au Canada.
… et l'hypothèse de la météorite
Autre explication possible : une météorite ! Il existe en effet des preuves montrant qu'un astéroïde a frappé le nord-ouest du Groenland dans un passé lointain, souligne le chercheur interrogé par CBC News. L'iceberg pourrait ainsi contenir de la poussière provenant de cet impact.
Dans tous les cas, la glace de l'iceberg noir serait datée d'au moins 1 000 ans, mais elle pourrait s'être formée bien plus tôt, il y a 100 000 ans, estime Lev Tarasov. Couverte de cendres volcaniques, de poussière de météorite ou d'autre chose, la partie la plus sombre serait restée immergée la plupart du temps, avant que le fragment ne finisse par se retourner. (selon GEO)
Israël et l'Iran ont échangé des frappes pour la septième nuit consécutive, ce qui laisse craindre un embrasement du Moyen-Orient. Suivez l'évolution de la situation en direct.
Emmanuel Macron, qui a tenu mercredi un conseil de défense, a demandé à son chef de la diplomatie Jean-Noël Barrot de prendre « dans les prochains jours une initiative, avec les proches partenaires européens, afin de proposer un règlement négocié exigeant, de nature à mettre fin au conflit ». (selon les DNA)
En 2050, un été « moyen » sera encore plus chaud et plus sec que les périodes estivales récentes, avec un mercure capable d'atteindre 50°C, prévoit Météo-France.
Le record de l'été le plus chaud en France, établi en 2022, pourrait ne pas tenir longtemps : car, à moins que l'humanité ne réduise fortement ses émissions de gaz à effets de serre, les efforts actuels des nations mettent la planète sur la trajectoire d'un réchauffement d'au moins 2°C d'ici 2050 par rapport à la période préindustrielle. Conséquence pour la France, où le réchauffement est plus accentué que la moyenne du globe : le climat hexagonal serait alors réchauffé de 2,7°C environ (contre déjà 1,7°C), scénario inquiétant mais réaliste que le gouvernement français a retenu pour sa politique d'adaptation.
Dans cette perspective, à quoi s'attendre pour nos étés dans un quart de siècle ? « Pour aller vite, on peut dire que ce sera : plus chaud, plus sec et plus de feux », résume Lola Corre, climatologue du centre de recherches de Météo-France (CNRM). « L’été, c’est la saison qui se réchauffe le plus », souligne la scientifique. Sur la période juin-juillet-août, la hausse moyenne atteindrait +3°C.
Le record de 46°C en sursis
Le phénomène sera plus modéré sur la façade atlantique et le nord de la France (+2,4°C en Seine-Maritime) et s'accentuera en allant vers le sud et l'est du pays (+3,5°C dans les Alpes-de-Haute-Provence). Derrière ces moyennes se dessine un scénario estival classique composé « de vagues de chaleur plus longues, plus intenses, et à la fois plus précoces et plus tardives », de la fin du printemps à l'automne, avertit Lola Corre.
Les journées au-dessus de 35°C sont un paramètre scruté par les professionnels de santé, les travailleurs manuels et les personnes âgées : il y en avait « 1 ou 2 en moyenne sur la France » dans le dernier quart du XXe siècle, « on passe à 4, voire même 6 jours selon certains modèles », prévient la chercheuse, qui a participé à établir la TRACC, nom donné aux projections climatiques de Météo-France jusqu'en 2100. (selon AFP)
L’ancien président Nicolas Sarkozy a été exclu de la Légion d’honneur après sa condamnation, devenue définitive, à un an de prison ferme pour corruption dans l’affaire des écoutes, selon un arrêté publié dimanche au Journal officiel.
L’ex-président (2007-2012) Nicolas Sarkozy a perdu sa Légion d’honneur et est également exclu de l’Ordre national du Mérite, suite à sa condamnation, devenue définitive, à un an de prison ferme pour corruption dans l’affaire des écoutes, selon un arrêté publié, ce dimanche, au Journal officiel. Il devient ainsi le deuxième chef de l’État français privé de cette distinction après le maréchal Pétain, à qui la Légion d’honneur avait été retirée après sa condamnation en août 1945 pour haute trahison et intelligence avec l’ennemi.
Le rejet d’un pourvoi par la Cour de cassation
Cette décision était attendue depuis que la condamnation de Nicolas Sarkozy a été rendue définitive par le rejet d’un pourvoi par la Cour de cassation en décembre.
Dans l’affaire des écoutes, l’ex-chef de l’État a été reconnu coupable d’avoir, en 2014, tenté de corrompre un magistrat de la Cour de cassation, Gilbert Azibert, dans l’espoir d’obtenir des informations confidentielles et avec l’aide de son avocat Me Thierry Herzog.
Tous trois ont été condamnés, en première instance et en appel, à la même peine de trois ans de prison dont un ferme.
Avec le rejet de son ultime recours en France, Nicolas Sarkozy était sous le coup d’une exclusion de la Légion d’honneur qui est automatique quand un récipiendaire est définitivement condamné pour un crime ou écope d’une peine d’emprisonnement égale ou supérieure à un an ferme. (selon "Le Télégramme")
Pompiers et gendarmes ont été appelés pour une intervention peu banale, ce samedi, vers 10 h 30, dans le tunnel de Sainte-Marie-aux-Mines. Les pompiers avaient été alertés de la présence d'automobilistes arrêtés en plein tunnel, au niveau d’un refuge, pour jouer au football. Les soldats du feu se sont rendus sur place et ont demandé aux individus de repartir.
À la sortie du tunnel, les gendarmes de Sainte-Marie-aux-Mines attendaient les deux véhicules, immatriculés en Meurthe-et-Moselle, au bord desquels se trouvaient les joueurs de foot. Ils ont expliqué aux forces de l’ordre qu’ils avaient prévu d’aller se rafraîchir dans une piscine alsacienne. Les deux conducteurs ont été verbalisés pour s’être arrêtés dans le tunnel. L’un des deux, qui n’avait pas fait le changement d’adresse sur sa carte grise et n’avait pas de triangle ni de gilet jaune dans son véhicule, a écopé de deux amendes supplémentaires.
Un arrêté préfectoral du 10 juin autorise le déploiement de trois drones pour renforcer la lutte contre l’immigration clandestine, durant quinze jours, dans des zones non urbaines des arrondissements de Molsheim et de Saverne, sur des axes routiers et autoroutiers.
Un arrêté préfectoral du 10 juin autorise pour 15 jours le déploiement de drones autour des axes routiers dans le nord de l’Alsace, afin de « renforcer l’efficacité des contrôles frontières par des contrôles en profondeur sur les routes et les autoroutes » en vue de lutter « contre leur franchissement irrégulier » et de renforcer « l’efficacité des contrôles frontières ».
Du mercredi 12 au jeudi 26 juin, la délégation militaire départementale du Bas-Rhin est ainsi autorisée à engager trois caméras aéroportées pour « capter, enregistrer et transmettre des images » dans les arrondissements de Molsheim et de Saverne aux abords de l’A4 et l’A355 et des départementales 132 et 1004.
La préfecture justifie ce déploiement par la nécessité de bénéficier d’une « vision aérienne dynamique permettant une visualisation grand angle ». Selon l’arrêté, ces opérations constituent « une expérimentation limitée au cadre de la réquisition Sentinelle » et s’inscrivent « en zone non urbaine » afin de « tester les moyens 3D dans le cadre du contrôle des flux migratoires ».
Un arrêté «flou» et «disproportionné»
Le Syndicat des Avocats de France (SAF), le Syndicat de la Magistrature et l’Association de défense des libertés constitutionnelles (Adelico) ont déposé un référé-liberté contre l’arrêté au tribunal administratif de Strasbourg ce vendredi 13 juin. Maître David Poinsignon, du SAF, estime que l’arrêté est « flou », « disproportionné » et « liberticide ». « Le périmètre visé pose question. Les deux arrondissements concernés ne sont pas frontaliers… Et je suis sûr qu’il n’y a pas plus de flux migratoires que d’habitude. » L’avocat questionne aussi l’utilité d’employer des drones pour surveiller des axes routiers. D’après lui, il s’agit là « d’un acharnement et d’une militarisation des contrôles des étrangers ».
L’audience publique est prévue lundi 16 juin au tribunal administratif à 10 h. La décision devrait être rendue dans la foulée. (selon les DNA)
Le nombre de communes colonisées par le moustique tigre dans la région d’Obernai et Molsheim évolue de manière exponentielle chaque année. Alors qu’en 2021, seule Bischoffsheim était touchée, en 2024, on dénombrait 21 communes touchées. Des chiffres impressionnants, mais qui tardent à provoquer une véritable prise de conscience.
Le moustique tigre se déplace de plusieurs manières : « Il se niche dans des pneus ou des barils de bière et il peut monter antigel naturel qui leur permet de résister jusqu’à -15 °C », indique Karen Boehler. Ce moustique a une durée de vie moyenne d’un mois, ce qui signifie que le moustique qui vous a piqué a de très fortes chances d’être né dans les voitures », explique Karen Boehler, technicienne prévention en lutte antivectorielle au syndicat de lutte du moustique du Bas-Rhin.
Une fois sur place, il se déplace peu : il vit dans un rayon de 150 mètres et se reproduit dans tout ce qui peut contenir de l’eau stagnante (arrosoirs, gouttières non entretenues, coupelles de pots de fleurs). Une fois pondus, les œufs n’ont aucun mal à passer l’hiver.
Une fois le moustique tigre installé dans une commune, « on ne s’en sépare plus », prévient Karen Boehler, du syndicat de lutte contre le moustique.
Pour éviter qu’il ne prolifère, la lutte passe uniquement par des gestes barrières, essentiellement du ressort des habitants : « 95 % des moustiques tigres naissent sur le domaine privé, c’est un vrai enjeu d’informer les gens pour éviter leur multiplication », indique Karen Boehler.
Très souvent, elle entend de la part de la population : « On nous demande de faire attention, mais les communes ne font rien pour les eaux stagnantes ! ». Or le moustique tigre ne se reproduit pas dans des mares naturelles, mais en milieu artificiel, chez les habitants.
Elle recommande de vider l’eau qui stagne dans les coupelles, d’y mettre du sable ou de tendre des moustiquaires sur les récupérateurs d’eau. (selon les DNA)
Dans un appartement du Doubs, 23 chats ont été découverts abandonnés, livrés à eux-mêmes sans eau ni nourriture. Le propriétaire, un homme de 43 ans, les avait laissés seuls depuis plusieurs semaines à Montancy, près de la frontière suisse, dans le pays de Montbéliard. À l’arrivée des secours, 11 animaux étaient morts, certains en décomposition avancée, et les 12 survivants présentaient des signes de malnutrition sévère.
Quatre chats à l’agonie n’ont pas survécu
À leur arrivée sur les lieux, les gendarmes (qui ont dû lutter contre de forts haut-le-cœur), ont ainsi dénombré sept chats morts sur 23 qui se trouvaient dans l’appartement. Quatre autres, à l’agonie, ont rapidement succombé ; le reste a été confié à une association dédiée. Il n’a pas fallu très longtemps pour localiser celui qui avait ainsi abandonné ses animaux de compagnie. Âgé de 49 ans, travaillant à Belfort, c’est dans la Cité du Lion, à quelque 50 kilomètres de Montancy, qu’il avait trouvé un nouveau toit.
Il réfute la notion de sévices
Placé en garde à vue ce mercredi à la brigade de gendarmerie de Pont-de-Roide, le bientôt quinquagénaire a contesté la matérialité des faits reprochés. Tandis que certaines informations évoquent un abandon du domicile depuis janvier, lui prétend ne l’avoir quitté que début mai. Il a également raconté qu’il revenait de temps à autre pour récupérer un ou deux chats mais qu’il ne pouvait pas tous les emmener.
Il réfute également la notion de sévices qui lui sont reprochés même s’il ne peut nier le fait de ne pas avoir nourri ses animaux de compagnie depuis des semaines.
La région Grand Est porte plainte pour pollution après la découverte de milliers de poissons morts dans l'Ill en aval de Colmar dimanche 1er juin. La mortalité est qualifiée d'exceptionnelle, comme le Haut-Rhin n'en a pas vu depuis 20 ans, selon la Fédération de pêche.
La région Grand Est annonce ce jeudi 5 juin porter plainte pour pollution après la découverte de milliers de poissons morts dans l'Ill en aval de Colmar. Découverte faite par des pêcheurs dimanche 1er juin au nord de Colmar suite aux gros orages qui se sont abattus dans le secteur. Des carpes, des brochets, des silures, des barbeaux et même des gobies : des milliers de poissons morts de toutes espèces et de toutes tailles sont morts, précise la région Grand Est dans un communiqué, sur plus de 10 km de cours d'eau entre Colmar et Illhaeusern.
"Ça fait au moins depuis 20 ans qu'il n'y a pas eu une telle mortalité piscicole dans le Haut-Rhin"
"Là c'est vraiment toutes les espèces qui sont touchées, y compris les plus résistantes, ce qui signifie que la pollution a été très conséquente", souligne Emilien Bordier, directeur de la Fédération de pêche du Haut-Rhin, et de rajouter : "ça fait au moins 20 ans qu'il n'y a pas eu une telle mortalité dans le Haut-Rhin".
Des investigations ont été menées dès dimanche et la Région relève qu'une "charge polluante importante a pu atteindre l'Ill dans la nuit du 31 mai au 1er juin avec une origine qui reste à déterminer". Car les orages ne peuvent en aucun cas expliquer la forte mortalité constatée. Une enquête a été ouverte par le procureur de la République de Colmar et elle est menée par l'Office français de la biodiversité (OFB).
1,5 tonne de poissons morts déjà sortis de l'eau
La région Grand Est a organisé mercredi 4 juin une opération de ramassage avec la fédération de pêche du Haut-Rhin et d'autres associations de pêche et des clubs de canoë du secteur. Au total, 1,5 tonne de poissons morts ont ainsi été ramassés, sortis de l'eau, pour être ensuite détruits. Ce sont essentiellement des gros spécimens, qui ont été évacués. Et il est encore difficile d'évaluer l'ampleur exacte de la mortalité.
La Fédération de pêche porte plainte également
"Ce n'est que la partie visible de l'iceberg qui a été ramassée", précise encore ce jeudi Émilien Bordier, directeur de la Fédération de pêche du Haut-Rhin. La Fédération qui a également décidé de porter plainte. Une autre opération de ramassage de cadavres pourrait avoir lieu dans les prochains jours. Et la Région précise enfin qu'il faudra des années pour récupérer la richesse en poissons de ce tronçon de rivière. (selon "ici")