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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER

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4 janvier 2020

Un passant honnête rend un sac...

...avec 16 000 € à l’intérieur !

krefeldUn Allemand de 63 ans a eu un belle surprise de Noël lorsqu’un passant d’une honnêteté scrupuleuse lui a rendu son sac à dos rempli de cadeaux et de 16.000 euros en liquide, qu’il avait oublié sous un arbre.

Le passant de 51 ans a alerté la police après avoir trébuché sur le sac, près du centre-ville de Krefeld, dans l’ouest de l’Allemagne, peu avant minuit le soir du réveillon de Noël.

Le bon samaritain a même refusé la récompense

Les policiers ont pu rapidement identifier le propriétaire, auquel ils ont rendu le sac à dos et son précieux contenu.

L’homme qui a découvert le sac «a refusé une récompense parce que c’était Noël». En Allemagne, toute personne rendant un objet trouvé peut recevoir une récompense basée sur la valeur de l’objet. Dans ce cas, l’homme aurait pu toucher 490 euros s’il avait accepté la récompense.

Le propriétaire du sac «se sentait plus en sécurité» en transportant son argent sur lui.

La publication de la police racontant l’histoire sur Facebook s’est rapidement attiré plus de 1.000 «likes» et quelque 180 commentaires, parmi lesquels certains s’interrogeaient sur les raisons poussant quelqu’un à se promener avec une pareille somme en liquide sur lui.

Un porte-parole de la police de Krefeld a expliqué que bien que ce soit «inhabituel», le propriétaire du sac a dit «qu’il se sentait plus en sécurité» en transportant son argent sur lui. Même en cas d'égarement...

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3 janvier 2020

Ce qui a changé au 1er janvier

Ce_Qui_Change_1er_Janvier

Smic, lunettes et prothèses dentaires, homéopathie, paracétamol, réforme de la justice, achat de logement HLM, permis de conduire à 1 euros, particuliers employeurs et prélèvement à la source, prix des cigarettes… Retrouvez ci-dessous une première sélection des nouveautés qui se mettent en place à partir du 1er janvier 2020.

 Travail

  • Montant du Smic

Au 1er janvier 2020, le salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic) augmente de 1,2 % (contre 1,5 % au 1er janvier 2019).

  • Plafond de la sécurité sociale

Calcul du montant des pensions d’invalidité, des indemnités journalières pour maladie, accident du travail ou maternité… À partir du 1er janvier 2020, le plafond de la sécurité sociale est revalorisé.

Santé

  • Remboursement des lunettes et des prothèses dentaires

Dans le cadre de la réforme dite « 100 % santé », un décret publié au Journal officiel du 12 janvier 2019 précise les modalités de la mise en place progressive du remboursement intégral (reste à charge zéro) par la Sécurité sociale et les complémentaires santé notamment de certaines lunettes et prothèses dentaires.

  • Remboursement de l’homéopathie

Le remboursement des préparations homéopathiques passera d’un taux de 25 % à 30 % à un taux de 10 % à 15 % à compter du 1er janvier 2020.

  • Fin du libre accès en pharmacie à certains médicaments

Afin de sécuriser l’usage du paracétamol mais aussi de certains anti-inflammatoires non stéroïdiens (ibuprofène et aspirine), certains médicaments ne seront plus en libre accès dans les pharmacies d’ici fin janvier 2020.

Justice

  • Réforme de la justice : des changements dans la procédure civile

Un décret publié au Journal officiel le 12 décembre 2019 détaille le contenu de la réforme de la procédure civile, avec notamment, comme porte d’entrée unique à la justice, la création du tribunal judiciaire issu de la fusion du tribunal de grande instance (TGI) et du tribunal d’instance (TI).

 Logement

  • Achat de logement HLM

Une ordonnance publiée au Journal officiel du 8 mai 2019 prévoit un dispositif permettant de ne pas immédiatement faire porter au nouveau propriétaire d’un logement HLM l’ensemble des charges de copropriété.

Transports

  • Permis à 1 euro

À partir du 1er janvier 2020 (et au plus tard au 1er mars 2020), le dispositif du « permis à 1 € par jour » sera uniquement accessible aux écoles de conduite et aux associations disposant du label « qualité des formations au sein des écoles de conduite ».

  • Voitures-radar

Après une mise en service en avril 2018 des premières voitures-radar en Normandie, ce dispositif géré par des opérateurs privés va être étendu aux régions Bretagne, Pays de la Loire et Centre-Val de Loire à partir de janvier 2020.

Argent

  • Particulier employeur et prélèvement à la source

Vous êtes un particulier employeur et, à partir du 1er janvier 2020, vous devrez vous occuper du prélèvement à la source pour votre salarié à domicile ou votre assistante maternelle. Retrouvez le site monprelevementalasource.urssaf.fr pour savoir comment gérer le prélèvement et le reversement de l’impôt à la source auprès des services fiscaux.

  • Prix des cigarettes

À partir du 1er janvier 2020, le prix de certaines cigarettes va augmenter.

  • Interdictions des cotons-tiges

La mise sur le marché en France des cotons-tiges à usage domestique avec tige en plastique est interdite au 1er janvier 2020.

  • Suspension de l’additif E171

Un arrêté paru au Journal officiel du 25 avril 2019 prévoit la suspension de la mise sur le marché des denrées alimentaires contenant l’additif E171 (dioxyde de titane) pour une durée d’un an à compter du 1er janvier 2020.

2 janvier 2020

Il y a 100 ans, le début des années folles

L’année 1920 a marqué le début des Années folles et d’une ère de grande prospérité. Les femmes ont gagné le droit de vote aux États-Unis et au Canada. La coupe au carré courte faisait rage. Les Jeux olympiques ont eu lieu à nouveau après une pause durant la guerre et des milliers de gens ont rendu hommage aux braves tombés durant la Première Guerre mondiale en se rendant à la tombe du Soldat inconnu en Angleterre et en France. Voici un regard sur la vie d’il y a 100 ans.

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1 janvier 2020

Bonne année 2020...

...à tous les visiteurs de ce blog !

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31 décembre 2019

Aux origines de la Saint-Sylvestre

C’est le roi Charles IX, fils de Catherine de Médicis qui, en 1564, signe l’édit fixant le début de l’année au 1er janvier. Cette décision est appliquée pour la première fois en 1567. Depuis, on fête le 1er de l’An dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, exception faite durant la révolution française.

copieAvant Charles IX, l’année commençait selon les préférences du roi en place. Cela coïncidait évidemment avec un événement du calendrier religieux. 
 
Charlemagne a privilégié Noël, sous son règne, l’année commençait alors au 25 décembre ! Les rois Capétiens ont opté pour Pâques, d’où des années différentes puisque Pâques ne tombe jamais à la même date, elle tombe à la pleine lune de l’équinoxe de printemps, entre le 22 mars et le 25 avril.
 
Charles IX, fils de Catherine de Médicis a, en 1564, signé un édit fixant le début de l’année au 1er janvier. Cette décision a été appliquée pour la 1ère fois en 1567.
 
La décision de Charles IX a été respectée depuis à une exception près, lors de la révolution française : pour marquer la rupture avec le temps religieux, c’est l’équinoxe d’automne qui avait été choisi pour ouvrir l’an nouveau.
 
Pour les catholiques, le 1er de l’An revêt une coloration religieuse puisqu’on célèbre Marie. C’est la plus ancienne fête romaine consacrée à la Vierge Marie.
 
Supprimée pendant la Révolution, elle a été restaurée par le Vatican en 1969 : c’est la première des fêtes mariales qui se succèdent tout au long de l’année.
 
De nos jours, laïques comme religieux fêtent le jour de l’An comme l’occasion de se remettre du réveillon de la Saint-Sylvestre et d’échanger des vœux à minuit en s’exclamant « Au gui l’An Neuf » sous une boule de gui, plante à laquelle les Celtes conféraient des vertus magiques.
 
La Fête existait bien avant que Saint Sylvestre 1er ne devienne pape, de 314 à 325. Les origines de la Saint-Sylvestre sont multiples et se perdent dans la nuit des temps.
 
Les origines païennes se sont mélangées aux origines religieuses en drainant l'ensemble des croyances populaires et religieuses liées au solstice d'hiver. En réalité, ce Saint a peu à voir avec la Fête du Nouvel an, mis à part son nom. 
 
Certains historiens avancent que ce Saint fut choisi uniquement pour son nom qui évoque la forêt. La nature est en effet très importante dans les symboliques et traditions héritées de l'antiquité. Saint Sylvestre 1er reste connu pour ses constructions de grandes basiliques romaines.
 
Les peuples et les cultures anciennes célébraient le solstice d'hiver et on retrouve la même symbolique dans toutes ces croyances et ses pratiques. (de Delphine Barrais, Tahiti.info)

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30 décembre 2019

Des marchands de sommeil à la frontière française

Privés ou entreprises luxembourgeoises louent à des prix indécents des chambres à des salariés grand-ducaux dans les communes le long de la frontière, notamment à Ottange.

ottange_840x450À première vue, c’est une maison banale. Cette imposante demeure, située à l’entrée de la rue du Grauve à Ottange, appartenait à une dame âgée jusqu’à l’année dernière. Rachetée au printemps par une entreprise luxembourgeoise, elle a ensuite subi de gros travaux. Le petit potager à l’entrée a été rasé au profit d’un parking. Des cloisons ont été érigées à l’intérieur, de façon à diviser le lieu en plusieurs logements. À côté de l’une des nombreuses portes d’entrée, cinq boîtes aux lettres. Deux seulement sont attribuées.

Ses habitants, des Portugais et un Italien, ne parlent pas français. Ils louent chacun une petite chambre spartiate, avec entrée privative, et partagent les autres pièces (salle de bains, cuisine, salon). «Je ne sais pas combien je paie. Le loyer est directement prélevé par l’usine», raconte l’un d’entre eux. Il explique être là depuis peu et il ne compte pas rester plus d’un mois.

L’exemple est typique de ce qui se trame le long de la frontière. Cette dernière attire les marchands de sommeil. Dans les communes limitrophes, les biens immobiliers sont rachetés pour y aménager des chambres et des caves. Lesquelles sont louées à des prix exorbitants sur internet : de 300 euros à plus de 500 euros par mois.

De nombreux abus

Les travailleurs frontaliers et les étudiants sont preneurs… «Franchement, ici ça va comparé à ailleurs, raconte cet habitant d’une autre résidence ottangeoise. Là où j’habitais avant, il y avait des règles strictes. On devait rentrer avant 22 h, ne pas faire de bruit dans les escaliers. C’était comme une prison!» Ils sont six à habiter dans ce logement. Chacun loue sa chambre 500 euros.

Les propriétaires de ces biens viennent parfois de l’extérieur. Ils montent des sociétés immobilières, puis aménagent les chambres qu’ils louent à l’unité. Les autres pièces sont partagées. La location comprend l’électricité, internet, le gaz… Dans d’autres cas, des entreprises luxembourgeoises rachètent les biens ou les louent en leur nom. Elles y placent ensuite leurs travailleurs détachés. Le roulement est important. Les «locataires» ne restent jamais longtemps.

À douze dans une maison de 4 pièces

Ce système n’est pas sans poser des problèmes de sécurité : «S’il y a une ou deux personnes, ça va. Mais à douze dans une maison de quatre pièces, c’est hors la loi», explique un spécialiste de l’immobilier qui s’appuie sur un cas avéré. Les entreprises y trouvent toutefois leur compte. Elles bénéficient d’une main-d’œuvre de proximité. Les salariés profitent quant à eux d’une résidence sans avoir à se déclarer auprès de la mairie. D’après une source qui connaît le dossier, leurs enfants logent parfois au Luxembourg dans la famille, afin qu’ils puissent bénéficier des avantages sociaux du Grand-Duché.

La prolifération des chambres à louer pose aussi un problème de stationnement. Les voitures envahissent les cités. Les habitants peinent à se garer. Une question à laquelle les collectivités ne trouvent pas de réponse.

Damien Golini (Le Républicain lorrain)

29 décembre 2019

Villé : la pagaille organisée continue

Que se passe-t-il avec les biodéchets ?

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Depuis quelques temps, le système des biodéchets fonctionne bien dans le Centre-Alsace ... sauf à Villé. Les quatre très beaux bacs du bourg-centre débordent régulièrement, au point d'attirer les rats des égoûts voisins ! Pourtant, lors de l'aménagement de ces containers, les représentants du SMICTOM en avaient préconisé huit à Villé ! Monsieur le maire, avec son bâton de maréchal du bourg-centre, en a décidé autrement : "Quatre, et pas un de plus !" Et pas un socle en béton comme recommandé ! On voit le résultat en cette fin de mandat de notre premier magistrat : les ordures traînent à côté et sur les bacs ! 

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Autre service non rendu : en ces fêtes de fin d'année, les services du SMICTOM ont des horaires aménagés ! Oui, mais une fois de plus, dans la montée de la croix, des voitures stationnent de façon gênante, mais non interdite car Monsieur le Maire refuse toujours de mettre en application sa vieille promesse d'arrêté municipal, de pose de panneau d'interdiction de stationner et de lettre d'information des riverains. Et ainsi tout le quartier "du petit Liban" bénéficie de la dynamique politique municipale et voit ses poubelles rester pleines au bord du trottoir. Là aussi, les rats menacent ! Pourvu qu'ils n'amènent pas la peste !

Question posée : faudra-t-il appeler à la grève du paiement des impôts locaux pour services non rendus ?

Et surtout, n'écrivez pas à la mairie : le stock de timbres-poste pour les réponses est épuisé !

rats

28 décembre 2019

Martinique : un mouvement social qui dure

Bus incendiés le soir de Noël !

bus

Cinq bus ont été incendiés en Martinique dans la nuit de mercredi à jeudi, nouvelle escalade dans un conflit social impliquant la principale compagnie de bus de l'île dont les salariés sont en grève depuis le 17 décembre.

Les quelques 400 salariés (dont 180 chauffeurs) de la Compagnie Foyalaise de Transport Urbain (CFTU) sont mobilisés depuis que l'autorité qui gère les transports publics de l'île, Martinique Transport, a décidé d'ôter la délégation de service public à l'entreprise qui assure le réseau de bus depuis 2005 dans Fort-de-France et ses communes limitrophes.

Une menace qui pesait depuis un an déjà sur la CFTU et qui prendra effet au 31 juillet prochain alors que le contrat devait courir jusqu'en 2023. 

Si le président de Martinique Transport a promis une garantie de l'emploi aux salariés, les syndicats craignent que leurs avantages soient remis en cause.

Ces derniers jours, ils ont donc mené plusieurs actions, opérations escargots, blocage de l'accès à deux importants centres commerciaux ainsi que de la SARA (Société Anonyme de Raffinerie des Antilles), ce qui a entraîné d'importants retards de livraison dans les 87 stations services de l'île et des pénuries de carburants.

Les grévistes ont également visé les entrées du Grand Port Maritime de Martinique qui a déposé un référé contre la CFTU après l'incendie de trois bus à quelques centaines de mètres seulement de l'appontement en carburants. Deux autres bus ont été incendiés ailleurs.

Jeudi, les grévistes ont accepté de lever leurs blocages devant la SARA et l'une des entrées du port après une rencontre avec le préfet. Les négociations devraient reprendre vendredi matin.(selon AFP)

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27 décembre 2019

Retraite : cadeaux aux riches et déficit organisé

Jean-Luc Mélenchon s'exprime

m_lenchonPendant qu’il débite des mensonges contre les régimes spéciaux des petites payes, Macron créé un nouveau régime de retraites pour les grosses payes. Mais ce n’est pas sûr que ça leur profite non plus. Car il sera financé par l’ensemble des contribuables. Une autre conséquence de ce dispositif c’est le manque à gagner que cette faveur va entrainer pour les caisses de retraites. Et cela au moment même où il est question de lutter contre un éventuel déficit de celle-ci. Au total, c’est un somptueux cadeau supplémentaire fait au patronat : une somme supérieure à l’abolition de l’impôt sur la fortune. Et un beau trou dans la caisse de 7 milliards par an au total.

Premier volet : le nouveau régime spécial grosse paye. En effet dans la loi PACTE votée il y a quelques semaines, il y a du neuf. Ceux qui cotiseront pour une retraite dans une assurance privée pourront déduire de leurs impôts le montant de leurs cotisations. Génial non ? Ce qu’ils ne paieront pas devra bien être payé par quelqu’un. C’est prévu : tous les autres contribuables passeront à la caisse. Ou bien sinon ce sera des services publics en moins. Ce nouveau régime spécial payé par les contribuables sera en fait quasi obligatoire si les cadres veulent maintenir leur niveau de revenu à la retraite. Ils paient dès maintenant, cela va de soi. Donc pour avoir de l’argent demain ils auront moins de pouvoir d’achat aujourd’hui. Une mesure qui va aggraver le ralentissement de l’activité économique. Pour compenser cette mauvaise affaire d’aujourd’hui, Macron fait un deuxième cadeau qui sera donné après-demain quand les heureux cotisants arriveront à l’âge de payer leur pension. En effet il a décidé que les pensions acquises de cette façon seront dispensées d’impôt pour 70 % de leur montant. Encore un cadeau à la charge de l’ensemble des contribuables. Les bénéficiaires de ces trouvailles devraient se demander à quel prix ils les payent vraiment. Ce qu’ils reçoivent d’une main ils le payent maintenant comme contribuables ou usagers des services publics de l’autre. Toute la classe moyenne supérieure ferait bien de se demander ce qu’elle gagne dans un système ou l’éducation de ses enfants, la santé de la famille et la retraite tout privé coûte autant. Le service public et la solidarité étaient plus économiques.

Et maintenant voyons l’autre volet de ce système c’est-à-dire ce qu’il va coûter aux caisses de retraite. Reprenons : au-dessus d’un salaire annuel de 120 000 euros brut, la réforme « libère » 28.29% de cotisations qui ne seront plus versés au régime général. Total 7 milliards d’euros. Je viens de dire que c’est une façon de pousser les cadres et leurs milliards de cotisations dans les bras de « BlackRock » et des fonds de pensions. Mais ce n’est pas la seule arnaque non dite de cette réforme. Car sur ces 28.28% de cotisations sur le brut (qui font 7mds /an), 60% sont en fait des cotisations patronales et 40% seulement sont des cotisations salariales. Première conséquence : en ne payant plus ces cotisations, les cadres ne vont gagner que 11.3% (28.29 × 40%) en salaire net et encore moins en pouvoir d’achat puisqu’ils paient des impôts sur leur salaires. Après impôts, les cadres ne vont donc recevoir qu’environ 1,3 milliards à placer, s’ils le veulent, chez les « BlackRock » et consorts.

Les « entreprises » de leur côté vont empocher 16.9 % du gain. Un effet non négligeable : le prix réel du travail pour tous ces salariés payés au-dessus de 120 000 euros annuels va baisser d’autant. Une part plus importante de la plus-value produite retourne dans la poche de l’actionnaire. Le total a été chiffré en interne par l’AGIRC ARCO. Ça représente 4.2 mds d’euros par an offerts aux entreprises qui ont des très hauts salaires.

La voilà la vraie arnaque ! Un cadeau égal à une fois et demi l’impôt sur la fortune déjà supprimé. Un cadeau égal à 20% du Crédit Impôt Compétitivité Emploi offerts aux entreprises qui ont des très hauts salaires. Champagne chez Total, Atos, Sanofi et, surtout, dans les banques les assurances et autres secteurs de financiers.

Autant de nouvelles liquidités qui trouveront un accueil chaleureux dans les fonds de pension et les instituts prévoyance.

Mais le pire pour nous tous c’est que, à partir de 2025, le régime général de retraite perd de son côté 7 milliards d’euros tous les ans.

Ce qui veut dire que pour la période réputée chaude pour les comptes de ces caisses, c’est à dire entre 2025 à 2040, il leur en coûtera plus de 70 milliards d’euros cumulés. Ce qui creusera d’autant le déficit que cette réforme était justement censée combler.

Ce n’est pas fini.

Ceci s’ajoute à la suppression d’une autre cotisation sociale (CET/CEG). Elle permet de payer les droits solidaires (maternité, famille, chômage...). Elle rapporte chaque année près de 3 milliards d’euros.

Nouveau déficit 45 milliards cumulés pour la période 2025 à 2040.

Contrairement au discours racoleur du gouvernement, sortir 10% des cadres du système par répartition est tout sauf une mesure de « justice sociale ». C’est un énorme cadeau à la finance qui sera cher payé par l’ensemble des salariés.

26 décembre 2019

Manifestations à Mayotte

"On ne va pas supporter ça longtemps" dit le préfet.

mayotteLe préfet de Mayotte Jean-François Colombet a promis lundi, sur la chaîne Mayotte la 1ère, de "s'occuper" des "meneurs", qui depuis plusieurs semaines, sont soupçonnés d'être les responsables des affrontements et violences qui secouent l'île, notamment à Koungou, commune limitrophe du chef-lieu  Mamoudzou.

"On ne va pas supporter ça plus longtemps", a déclaré le préfet, alors que des violences ont lieu quasiment toutes les nuits entre jeunes de bandes rivales de Koungou et Majicavo, mais aussi contre les forces de l'ordre et contre la population, qui se retrouve agressée et rackettée par ces jeunes, notamment lors de barrages improvisés sur la RN1, axe stratégique de Mayotte. 

"Cette situation que nous vivons est inacceptable. Les Mahorais (...) qui respectent la loi ne l'acceptent pas, et je ne l'accepte pas, nous allons donc y mettre un terme", a promis Jean-François Colombet.

Selon lui, "il faut distinguer deux publics parmi ceux qui aujourd'hui troublent l'ordre public". Il y a d'abord "les meneurs, les violents, souvent les plus âgés. Ils ne sont pas très nombreux, une cinquantaine, nous allons nous occuper d'eux", a-t-il assuré.

Sept ont déjà été interpellés "ce week-end", a-t-il précisé: "un Mahorais et six étrangers".

Selon lui, "les jeunes gens (en situation irrégulière, ndlr) qui ont été violents au cours des dernières journées n'ont plus d'avenir à Mayotte, je le dis solennellement. L'Etat gardera la mémoire de tout ce qui s'est passé", a affirmé le préfet.

"A côté, a-t-il poursuivi, il y a tout un tas de gamins, sans doute beaucoup plus fragiles, beaucoup plus manipulés. Il faut qu'on les traite comme ils sont, c'est-à-dire comme des enfants. Quand vous avez face à vous des enfants de 10 ans, vous pouvez pas les traiter comme un enfant de 17 ans ou un jeune majeur violent", a-t-il insisté.

Le préfet "appelle au sursaut les parents, pour qu'ils prennent leurs responsabilités. Un enfant de 10 ans n'a rien à faire avec un parpaing dans la main".

"J'appelle à une mobilisation générale sur le sujet", a encore dit le préfet.

Actuellement, près de la moitié de la population de Mayotte (256.000 habitants au dernier recensement INSEE en 2017) est étrangère, et la majorité est en situation irrégulière en provenance de l'Union des Comores.

(Publié dans "Tahiti.info", mais pas dans les journaux métropolitains. Mais pourquoi, Macron, au lieu d'aller en Côte d'Ivoire avant Noël, n'est-il pas allé à Mayotte ?)

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