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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER

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12 février 2020

La "lettre du canton" est de retour

Après un mois de janvier aux voeux sans cadeaux, voilà que la lettre du canton est de retour ! Combien de voyages "Bas-Rhin - Ariège" l' "Air Force One" du président Bierry a-t-il dû effectuer pour mettre au point la liste des cadeaux à distribuer ?

A noter une petite erreur du président Fredo : le 10 février était réservé à une séance plénière et non à une commission permanente. L'erreur est humaine surtout pour un président qui doit pallier les trop nombreuses absences de sa binôme gravement malade.

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11 février 2020

Le « Fake News » du mardi

Pour les émeutes sociales traditionnelles de fin d'année en France, les forces de l'ordre seront équipées cette année de gaz hilarant à la place du gaz lacrymogène habituellement utilisé.

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Comme indiqué par des sources du ministère de l’Intérieur, cette année, les forces de l’ordre françaises seront équipées, lors des émeutes sociales traditionnelles, de gaz hilarant au lieu de gaz lacrymogène. Le ministre de l’Intérieur Christophe « Pokerface » Castaner espère ainsi détendre l’ambiance lors des manifestations dont le déroulement était un peu crispé ces derniers temps.

Interrogé par Eurojournalist(e), le ministre de l’Intérieur a expliqué cette mesure : « Il s’agit d’améliorer un peu l’ambiance pour les touristes à Paris et dans les grandes villes françaises. L’année passée, les touristes étaient assez irrités par la violence des deux côtés. Mais pour maintenir l’image de marque du pays de Louis de Funès, Bourvil ou Fernandel, on se devait de présenter la France comme ce qu’elle est : un pays où on sait rire ! »

Le préfet de police de Paris, Didier Lallement, devenu célèbre dans le monde entier par le port élégant de casquette de police XXXL, applaudit cette mesure des deux mains. « Selon la direction du vent, mes garçons s’envoient en permanence ce gaz lacrymogène dans leur propres figures », a-t-il dit, « et pour les manifestants, c’est certainement une expérience largement plus positive de se faire tabasser et canarder par des policiers qui rient ».

Même l’Elysée a commenté cette mesure d’apaisement social. Dans un communiqué, Emmanuel Macron a fait savoir : « J’ai entendu mes compatriotes qui, à juste titre, réclament non seulement la justice sociale, mais aussi la fin de la morosité ambiante. L’Etat et les citoyens doivent retrouver le rire et le sourire. Je félicite notre ministre de l’Intérieur d’avoir pris cette mesure de sagesse qui vise à favoriser les échanges entre les forces de l’ordre et les manifestants dans la bonne humeur. »

Pour Nicolas Hulot, le Pape français de la protection de l’environnement, cette mesure fait beaucoup de sens. « Le gaz hilarant attaque moins la couche d’ozone que le gaz lacrymogène. En plus, il est légèrement moins cher et les économies ainsi réalisées permettront au gouvernement de planter 63 arbres le long de la Loire, ce qui contribue fortement à la protection de l’habitat naturel des oiseaux. En somme, cette mesure constitue une action louable en faveur de la biodiversité. »

Mais, comme il fallait s’y attendre, les contestataires ne sont toujours pas contents. Ainsi, l’un des innombrables porte-paroles des Gilets Jaunes, qui ne veut pas décliner son identité, a déclaré au nom du peuple français : « Il s’agit là encore une fois d’une mesure totalement anti-démocratique. Le peuple de France que je représente n’a pas été consulté. Il aurait fallu organiser un référendum sur la question et non pas imposer une telle mesure dictatoriale et arbitraire. Pour protester contre cette mesure néo-fasciste, nous n’allons pas renvoyer les bombes de gaz hilarant sur les forces de l’ordre. »

Décidément, il y en a qui ne sont jamais contents… (selon "Eurojournalists")

10 février 2020

Un ver plat invasif prolifère en France

C'est un prédateur qui vit la nuit et qui se déplace très lentement, mais qui est en train d'envahir la France et l'Europe. Une espèce de ver plat venu d'Argentine qui constituerait une menace pour la biodiversité et qui a été signalée dans les trois quarts des jardins français.

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Ce ver mesure entre 5 et 10 cm, il est de couleur brune, il se déplace très lentement et son nom c'est « Obama nungara ». Il n'y aucun lien avec l'ancien président des États-Unis, mais cela signifie « plat comme une feuille » dans une langue amérindienne.

Ce ver est venu tout droit d'Argentine à cause du commerce de fleurs en pot. Désormais on en retrouve des milliards dans plus de 70 départements de France Métropolitaine.

Sa découverte, on la doit à un habitant du sud de la France. Il découvre dans son jardin un petit ver inconnu et envoie sa photo sur les réseaux spécialisés. Pendant 5 ans, des scientifiques de différents pays s'organisent et constatent sa propagation.

Le problème de cette nouvelle espèce est qu'elle mange les animaux du sol, les vers de terre, les escargots... Ce qui peut potentiellement mettre en péril la biodiversité.

Pour l'instant les spécialistes ne semblent pas avoir de moyen pour contrer sa propagation, car il est très compliqué de s'en débarrasser. (selon RFI)

9 février 2020

Coronavirus : la mort du médecin lanceur d'alerte provoque la colère en Chine

Le médecin chinois sanctionné pour avoir tiré l'alarme à l'apparition du nouveau coronavirus a succombé vendredi à l'épidémie, libérant un flot de colère alors que le bilan continue à s'alourdir.

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Deux semaines après la mise de facto en quarantaine du Hubei, province où est apparue la pneumonie virale, l'épidémie a contaminé 31.161 personnes en Chine continentale, parmi elles 636 en sont mortes, selon un dernier bilan officiel.
Dans le reste du monde, 240 cas de contaminations ont été confirmés dans une trentaine de pays et territoires, dont deux mortels, à Hong Kong et aux Philippines. Des centaines de touristes à bord de trois paquebots sont bloqués en Asie après l'apparition du virus à bord.
Alors que la piste d'un virus provenant de chauve-souris semble se confirmer, des scientifiques chinois ont annoncé que le pangolin, un petit mammifère, pourrait être "l'hôte intermédiaire" ayant, le dernier, transmis l'agent infectieux à l'homme.
Mais l'épidémie a surtout pris un tour politique vendredi avec le décès dans la nuit du docteur Li Wenliang, un médecin de Wuhan qui avait donné l'alerte fin décembre après l'apparition du virus dans la capitale du Hubei.
Convoqué par la police
 
Comme d'autres personnes, il avait été convoqué après ses révélations par la police, qui l'avait accusé de propager des rumeurs. Il fait désormais figure de héros national face à des responsables locaux accusés d'avoir caché les débuts de l'épidémie.
"C'est un héros qui a donné l'alerte au prix de sa vie", écrit un de ses confrères wuhanais sur le réseau en ligne Weibo.
"Que tous ces fonctionnaires qui s'engraissent avec l'argent public périssent sous la neige", s'emportait un internaute, dans un commentaire promptement effacé par la censure.
Le docteur Li, âgé de seulement 34 ans, est mort à l'Hôpital central de la ville coupée du monde depuis le 23 janvier avec ses 11 millions d'habitants. 
Ophtalmologue, le docteur Li a contracté la maladie en soignant un patient.
Réagissant promptement à la colère populaire, le pouvoir central a annoncé l'ouverture d'une enquête sur "les circonstances entourant le docteur Li Wenliang, telles qu'elles ont été rapportées par les masses" et l'envoi sur place d'une équipe d'enquêteurs anti-corruption.
Fait rare, la Cour suprême avait déjà réhabilité fin janvier dans un article huit lanceurs d'alerte, qui avaient tenté d'avertir la population au début de l'épidémie.
Xi rassure Trump
Le décès du jeune médecin illustre la situation chaotique des hôpitaux de Wuhan, débordés par l'afflux de malades. Un haut responsable provincial a admis jeudi que le personnel médical manquait de masques et combinaisons pour se prémunir du virus.
Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a d'ailleurs affirmé vendredi que le monde faisait face "à un manque chronique d'équipements de protection individuelle".
La mort du docteur Li a semblé plonger l'appareil du régime dans la stupeur. 
Des médias publics comme la télévision nationale CCTV et le quotidien Global Times avaient dans un premier temps annoncé son décès dès jeudi soir, avant de retirer cette information des réseaux sociaux.
Le président Xi Jinping, qui a pu apparaître relativement en retrait depuis le début de l'épidémie, a assuré de son côté vendredi à son homologue américain Donald Trump, par téléphone, que son pays était "entièrement capable" de vaincre le coronavirus.
Il a aussi appelé les Etats-Unis à réagir "raisonnablement" à la crise, alors que Washington a interdit l'entrée de son territoire aux étrangers passés par la Chine, ont rapporté les médias publics.
M. Trump a "exprimé sa confiance quant à la force et à la résilience de la Chine", selon la Maison Blanche.
Paquebots en rade
De nombreux pays du monde ont multiplié les restrictions à l'entrée des personnes en provenance de Chine et déconseillé les voyages dans ce pays. 
D'autres poursuivaient l'évacuation de leurs citoyens de Wuhan. Le Canada devait ainsi accueillir dans la journée un avion rapatriant près de 180 de ses ressortissants.
Situation angoissante: des milliers de voyageurs et de membres d'équipage sont consignés sur deux navires de croisière en Asie.
Au large du Japon, le Diamond Princess est maintenu depuis mardi en quarantaine après la confirmation de 61 cas à bord. Quelque 3.700 personnes y sont cloîtrées dans leur cabine.
A Hong Kong, quelque 3.600 personnes subissent un sort similaire sur le World Dream, dont trois anciens passagers ont été testés positifs.
Et selon un communiqué des autorités japonaises, un autre paquebot, le Westerdam, est en route vers le Japon avec au moins un cas confirmé à bord.
Paralysie prolongée
Au cours des dernières 24 heures, le bilan de l'épidémie s'est alourdi de 73 décès en Chine continentale, dont 69 au Hubei. Les autorités ont dénombré 3.143 nouveaux cas de contamination.
Le taux de mortalité du nouveau coronavirus, autour de 2%, reste pour l'heure très inférieur à celui du Sras (Syndrome respiratoire aigu sévère), qui avait provoqué la mort de 774 personnes dans le monde en 2002-2003.
L'économie chinoise pourrait être durablement plombée, car, dans de nombreuses provinces, la plupart des entreprises et des usines ne reprendront pas leurs activités avant le 10 février au mieux.
Le géant automobile nippon Toyota a annoncé vendredi un nouveau report d'une semaine de la reprise de la production de ses usines en Chine, désormais suspendue jusqu'au 16 février inclus. (selon AFP - Tahiti)
8 février 2020

«France-Antilles», seul quotidien des Antilles, en liquidation judiciaire

Dernier quotidien des Antilles et de Guyane françaises, « France-Antilles » cesse de paraître. Le journal a été placé en liquidation judiciaire sans poursuite d'activité sur décision du tribunal mixte de commerce de Fort-de-France, en Martinique. Aucun repreneur n'est venu au secours du quotidien.

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« Chers lecteurs, vous avez peut-être entre vos mains la dernière édition de votre journal France-Antilles, créé en 1965 ». Les mots s'étalaient en Une du quotidien France-Antilles ce jeudi 30 janvier et la prophétie s'est réalisée.

La Martinique, la Guadeloupe et la Guyane deviennent les seules régions de France sans aucun journal papier quotidien.

« France-Antilles », en difficulté depuis plusieurs années, était en redressement depuis juin 2019. Le journal perdait entre 450 000 et 600 000 euros par mois, pour un chiffre d'affaires de 28 millions d'euros annuels. Les ventes étaient en baisse. Le journal tirait à 25 000 exemplaires par jour, un peu plus le samedi, jour de publication des avis de décès. Les recettes publicitaires étaient en berne. Les points de vente fermaient. Aux Antilles et en Guyane, la crise de la presse est encore plus violente qu'ailleurs.

« France-Antilles » avait été fondé par Robert Hersant, magnat des médias surnommé « le papivore », juste après une visite de Charles de Gaulle en Martinique, en 1964. Le pouvoir gaulliste en avait longtemps fait une arme de propagande outre-mer. Le journal s'était aussi fait une spécialité des sujets racoleurs. Mais même ses adversaires en étaient venus à le défendre, au nom du pluralisme. France Antilles employait 245 salariés. Seules les trois radios du groupe ont trouvé un repreneur. Le journal papier, lui, est bel et bien mort.

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7 février 2020

La perliculture empoisonnée par les microplastiques

L'Ifremer étudie depuis plus d'un an l'impact de la pollution aux microplastiques sur les huîtres perlières des Tuamotu avec le projet MICROLAG. Les premiers résultats sont très inquiétants : les lagons perlicoles des Tuamotu sont très touchés par cette nouvelle forme de pollution qui semble avoir un impact inquiétant sur nos huîtres.

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Après la crise du secteur de la perle dans la fin des années 90, de nombreuses fermes perlières ont été abandonnées, laissant derrière elles les vestiges de leur activité au fond des lagons. Ces structures abandonnées, en plus des bâtiments, sont quasi-exclusivement constituées de plastique. Sous l'effet de la chaleur, du soleil, des vagues et du vent, le plastique se dégrade, conduisant à la formation de fragments de plus petites tailles (moins de 5 mm) : on parle de micro- et nanoplastiques. Cette pollution est aggravée par la pollution plastique issue des activités courantes des populations locales (eaux usées émanant des machines à laver, consommation de matières plastiques diverses, etc.) qui finissent dans le lagon, mais également celle apportée par les courants depuis les grands pays pollueurs de la région (Amérique, Asie)...

Pour déterminer l'importance du phénomène et son impact éventuel sur l’huître perlière, l'Ifremer a lancé le projet MICROLAG (acronyme de MICROplatisques dans les LAGons) se déroulant sur une période de trois ans, dans lequel s'inscrit la thèse du doctorant Tony Gardon. Le jeune chercheur a présenté ses premiers résultats, après plus de deux ans de travail, lors des Conférences de la Recherche qui se sont déroulées jeudi dernier à l'Université. Il y a d'ailleurs remporté un prix de 200 000 francs financé par Europcar pour récompenser la qualité de ses recherches..

QUATRE LAGONS DES TUAMOTU ÉTUDIÉS

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Sur cette photo, les microplastiques trouvés dans un filtre de Tony Gardon lors d'un prélèvement de 150 m3 dans l'atoll de Ahe en 2018, une fois traité et filtré dans le laboratoire de l'Ifremer.

Tony Gardon a étudié quatre lagons perlicoles des Tuamotu. Des prélèvements d’eau ont été réalisés avec des filtres correspondant à la tailles des particules ingérées par l’huître perlière. Ces prélèvements d’eau ont été traités en dissociant les éléments organiques (petits poissons, copépodes, algues, etc.), la nourriture des huîtres, des particules plastiques.

Cette première étude a révélé des résultats très inquiétants : 5 à 8% de toutes les particules de cette taille seraient... du plastique (en détails, "les résultats en termes de concentrations sont de 2.5 à 4.5 particules plastiques par m3 dans les eaux de surface et près de 176 particules par m3 dans la colonne d’eau" explique Tony Gardon). C'est un niveau de pollution proche de celui constaté au large d'Israël, dans la mer méditerranée ! Et au moins 40% de ces plastiques sont les mêmes que ceux utilisés par l'industrie de la perliculture.

Pire, les huîtres perlières sont de grandes filtreuses d'eau. Elles absorbent l'eau, en retirent ce dont elles ont besoin pour se nourrir et recrachent le reste. Elles se retrouvent donc aujourd'hui à manger de plus en plus de plastiques.
DES GONADES TRANSFORMÉES EN GRUYÈRE PAR LES PLASTIQUE

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Pour tester l'effet de ces plastiques sur la santé de notre Pinctada margaritifera, Tony Gardon a mené une expérience avec des micro-billes de polystyrène (6 et 10 µm), très utilisées en laboratoire pour ces expériences. L'impact a été énorme sur les huîtres, surtout à hautes doses : baisse de l'assimilation des nutriments, dérèglements énergétiques chez l'animal, chute de la production de gamètes... "Les gonades deviennent comme un gruyère avec des petits trous, jusqu'à rendre l'huitre incapable de se reproduire" a présenté le doctorant devant un parterre de scientifiques aussi choqué que le public.

Ces premiers résultats ne sont bien sûr que préliminaires, et Tony Gardon a encore beaucoup de travail à effectuer dans les deux ans qui viennent pour bien cadrer le problème. Il est actuellement en train d‘exploiter les résultats d’une longue expérimentation de 5 mois visant à simuler le cycle de production d’une perle, mais cette fois en ayant exposé des huîtres à des conditions réelles c'est-à-dire avec des "microplastiques faits maison qui ressemblent beaucoup plus à ceux trouvés dans les lagons perlicoles". Ainsi, il pourra étudier l’impact des microplastiques sur la santé de l’huître perlière et la qualité de la perle produite dans des conditions réalistes pour appréhender cette menace émergente qui pèse sur la filière perlicole. Et il va enfin devoir s'attaquer à tout un autre pan du problème : les nanoplastiques, des particules de plastiques encore plus minuscules... Et probablement encore plus dangereuses. (selon "Tahiti infos")
6 février 2020

Enfin une deuxième liste pour Villé

Une liste venue des Pyrénées ariégeoises, nommée "La longue marche" !

Même Würzel n'en revient pas ! 

000Il était moins une, car le temps des inscriptions en préfecture approche. Et personne n'avait rien vu venir. Finalement la confection de la liste avec à sa tête la conseillère départementale Mozziconacci s'est faite en toute discrétion, avec la collaboration du maire sortant Frantz qui a tenu à jouer le rôle de "consultant", et le soutien du président du conseil départemental Bierry. 

Le recrutement des candidats s'est fait à travers Facebook et surtout Messenger. Le compte FB de notre conseillère étant classé "Secret-Défense", les tractations  pour les candidatures sont passées inaperçues. Mais la liste semble complète ! 

Quelques indiscrétions sont quand même parvenues à nos oreilles, Il y aurait parmi les candidats 10 femmes et 9 hommes. Parmi les femmes, nous trouvons aussi  une couturière, deux secrétaires de direction, deux retraitées, et une commerçante bien connue. Parmi les hommes, on trouve un agriculteur, deux anciens militaires, un joueur de boules, un haut-fonctionnaire.

Notons qu'au moins 5 candidats sont d'illustres inconnus à Villé où ils n'habitent pas, mais viennent d'y acquérir des terrains forestiers ou agricoles, il suffit en effet d'être propriétaire foncier pour pouvoir être candidat. Et les notaires du Centre-Alsace ont réalisé d'excellentes affaires sur le ban communal lors de l'année écoulée. Ainsi parmi ces inconnus candidats sur cette liste, on retrouve un néo-calédonien, un tahitien, un guadeloupéen et deux mahorais (Mayotte). Sans compter deux candidats venus de Forcalquier (Alpes du Sud) recommandés chaleureusement par Christophe Castaner.

La conseillère, selon les directives avisées du président départemental Fredo, a déposé une requête en référé au tribunal administratif de Foix, car il semble selon certaines infos qu'on peut  se déclarer candidat dans n'importe quelle préfecture du Pays, surtout si on bénéficie d'un congé de maladie attesté par certificat médical joint à la demande. Ce qui éviterait à certains  de fastidieux et fatigants déplacements.

Enfin, une autre nouvelle intéressante : la liste intitulée "La longue marche(de tendance maoïste) mettra à disposition des électeurs un minibus pour conduire les citoyens qui le souhaitent jusqu'à la mairie les 18 et 25 mars prochains. Autre annonce intéressante, toutes les semaines le vendredi à 8h30, retour dimanche à 20h00, l' "Air Force One" du président Bierry est mis à disposition de tous ceux qui souhaitent participer à l'élaboration du programme communal qui se fera à Teilhet au domicile de notre conseillère (départ et retour à l'aérodrome d'Albéville). 

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5 février 2020

Football africain : ces faux intermédiaires sportifs, vrais esclavagistes

En Côte d’Ivoire, de nombreux jeunes rêvent d’un destin de footballeur professionnel dans des clubs côtés d’Europe. Cette quête conduit bon nombre à transiter par l’Afrique du Nord, la Tunisie notamment. Pour atteindre cet objectif, les joueurs ont recours à des intermédiaires. Des personnes supposées mieux informées, ayant de bons contacts pour les aider à réaliser leur rêve.  Mais dans bien des cas, le rêve se transforme très vite en cauchemar.

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Ange T*, footballeur ivoirien évoluant en Tunisie depuis quelques années connait bien le sujet. Il recueille souvent, chez lui à Tunis, des Ivoiriens en détresse. Ils sont des jeunes qui atterrissent d’Abidjan dans l’espoir de signer pour un club de football. Puis, très vite, se rendent compte qu’ils ont été dupés.

« Mon propre ami d’enfance s’est laissé embourber. Heureusement qu’il a pu signer dans mon club. Nous sommes toujours ensemble aujourd’hui. A l’époque je ne vivais pas seul et je n’avais pas encore signé dans un club. Je lui parlais des réalités d’ici. Mais, incrédule, il est venu en Tunisie. C’est sur les réseaux sociaux que j’ai su qu’il est là. Après une certaine période, il me téléphone effectivement. Et dit attendre de signer dans un club qui doit le recruter. Cela m’a tout de suite paru suspect. En principe, si on doit signer en venant d’Abidjan, on n’attend pas. D’Abidjan, on doit se retrouver automatiquement dans le club. En plus, ce n’était pas une période de test. Ce n’était pas le mercato », se souvient Ange T.

Les soupçons se confirment. L’ami d’enfance se retrouve parqué dans un studio avec d’autres jeunes à la merci d’un faux intermédiaire sportif.  Ce dernier garde même par devers lui, l’argent de poche de « ses protégés ». Ange T ne se souvient plus de la somme exacte. Mais il affirme que le faux manager dévalise les joueurs.  Il est vu comme un tuteur. Et ce qu’il demande est exécuté

Des travaux pénibles pour survivre

Le manager fait croire à ces footballeurs que le club les intégrera, mais dans quelques mois.  Il leur dit de patienterSans argent, comment vont-ils survivre ?

« Il leur a donc dit de travailler en attendant pour avoir de l’argent. Or, ici, ce sont des travaux pénibles. Quand on travaille, on ne peut pas jouer au football. Ce sont des travaux qui donnent des courbatures. Et qui affaiblissent.  Les managers fuient et laissent les joueurs à leur sort.  Ceux qui ne fuient pas vous obligent à travailler dur. On retrouve alors des joueurs ivoiriens dans la maçonnerie et ils sont moins payés qu’un maçon en Côte d’Ivoire. Quand ils commencent ce travail, ils perdent leurs compétences en football car il est difficile de s’entraîner et travailler dur en même temps. Ceux qui s’en sortent ne sont pas nombreux ».

Avec Ange T., l’on apprend que ce phénomène est récurrent. Même si des statistiques ne sont pas disponibles. Ces prétendus intermédiaires sportifs ou encore managers de joueurs, on les retrouve en Tunisie, dans diverses communautés. Qu’il s’agisse de tunisiens ou de sub-sahariens. L’imposture prend différentes formes. Certains envoient les joueurs de la Côte d’Ivoire et les logent. Ils réservent l’appartement juste pour dix jours à l’insu du joueur.  Ce dernier croit être logé pour un bon moment.  Après dix jours, le bailleur réclame le paiement du loyer au jeune footballeur. Et à ce moment, le manager a déjà changé de numéro de téléphone. Les menaces pleuvent sur le seul joueur. L’infortuné est obligé d’appeler des connaissances en Tunisie ou encore sa famille restée en Côte d’Ivoire pour envoyer de l’argent. Ou encore, il travaille pour compenser le loyer. C’est le début de l’engrenage.

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L’Aouina et L’Ariana, ces quartiers cités

L’Aouina et l’Ariana sont les deux quartiers le plus cités comme hébergeant ce phénomène. Ces deux quartiers sont réputés peuplés, de plus de sub-sahariens dont la plupart des jeunes, y sont venus en principe dans l’optique de signer avec un club de football.  En réalité, ils n’ont généralement aucun contrat. Certains n’ont ni joué au football sur place, ni passé de test depuis. La stratégie des esclavagistes inclue les réseaux sociaux. Lorsqu’un jeune joueur de peau noire signe un contrat, ils se prennent en photo avec lui et publient ces images sur les réseaux sociaux. Même quand il ne s’agit pas de joueurs qu’ils encadrent, de quoi   tromper la vigilance de leur cible.

Le joueur en plein de rêve, resté en Côte d’Ivoire ignore tout de cette supercherie.  Aidé par sa famille, il peut envoyer de l’argent à l’un de ces prétendus intermédiaires, dans l’espoir de se faire recruter dans un club. Parfois, ces faux managers, prennent des sommes allant de 1000 à 3000 euros pour un test. Soit entre 650 mille et 1,950 million de F CFA.  « Ce qui n’est pas juste.  Ils sont sans pitié », commente Ange T.

« En principe, on ne devrait pas donner de l’argent à un manager pour passer de test de recrutement », confie Ange T. « Si un club veut un joueur, c’est le club qui met tout en œuvre pour avoir le joueur. Donc, le club paie le billet d’avion, le séjour du joueur etc. le club adresse un courrier à la fédération s’il s’agit d’un joueur professionnel évoluant dans un club. En aucune façon, un joueur qui est convoqué par un club pour faire un test, doit payer de l’argent. Au contraire. Donc, quand vous avez affaire à une personne qui vous demande de l’argent pour aller faire un test, vous devez vous en méfier. C’est à 99% une arnaque », met-il en garde.

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Un secteur verrouillé à double tour

En plus, en Tunisie, il est difficile pour un non national d’accéder au championnat. Il n’est par exemple pas permis aux étrangers de jouer en deuxième ou en troisième division. En tant que joueur étranger, vous pouvez jouer uniquement en première. Or, de leur côté, les clubs de la première division sont soumis à un quota de recrutement. C’est peu dire à quel point le secteur du foot est verrouillé dans ce pays. Une information généralement méconnue des joueurs à qui, des faux-monnayeurs promettent monts et merveilles.

Le premier jour déjà, à l’aéroport, le malheureux joueur subit des tracasseries. On sait bien qu’il est venu du pays avec de l’argent. Le faux manager se fait accompagner d’un tunisien pour aller le chercher à sa descente d’avion. Le Tunisien lui est présenté comme un président de club. Ou encore une personne introduite dans les grands clubs du monde. L’objectif est de vous mettre en confiance pour mieux vous escroquer. « Quand le joueur ivoirien voit une personne de race blanche, il mord à l’hameçon. Mais ce sera la seule fois pour lui de voir ce Tunisien, dit président de club. Il ne vous donnera pas son contact », affirme Ange T.

Depuis janvier 2018 jusqu’à décembre 2019, Terre d’Asile Tunisie (TAT), section tunisienne de France terre d’asile a reçu 16 personnes dont 5 mineurs non accompagnés.  Ils avaient entre 14 et 33 ans et tous étaient de nationalité ivoirienne. « Nous accueillons depuis 2014 dans notre permanence d’aide sociale et juridique des migrants de jeunes ivoiriens footballeurs qui sont venus en Tunisie grâce à un intermédiaire dans le but de jouer au football. Ils sont victimes de réseaux d’escroquerie et se retrouvent démunis, en situation irrégulière et bloqués en Tunisie, et viennent donc faire appel à nous pour les aider », indique pour sa part, Wiem Bouhdid, la coordinatrice du pôle protection de Terre d’Asile Tunisie.

« Nous apportons une assistance sociale et juridique à ces jeunes qui nous demandent de l’aide en matière d’hébergement, de régularisation de leur séjour, d’exonération des pénalités ou encore d’aide au retour volontaire ou d’accès aux soins », précise-t-elle.

Par exemple, en 2019, Terre d’Asile Tunisie (TAT) a reçu 3 footballeurs mineurs non accompagnés, arnaqués et esseulés sur le territoire tunisien. Ils ont sollicité TAT pour une assistance d’hébergement et d’aide financière. « Après l’entretien et la détection de leurs besoins, nous les avons signalés au Délégué à la Protection de l’Enfance puis accompagné durant toute la procédure avec le Juge des Enfants. Le Délégué à la Protection de l’Enfance nous a confié l’autorisation de les héberger dans un centre d’encadrement et d’orientation sociale (centres d’hébergement étatique).  Comme ils souhaitent bénéficier de l’aide au retour volontaire, nous les avons orientés vers l’OIM. Ils sont également accompagnés pour l’accès aux soins et la délivrance de kits hygiène », témoigne la coordinatrice du pôle protection de TAT.

Terre d’Asile Tunisie alerte depuis 2016 sur ce phénomène, notamment via ses études comme « Portraits de migrants ».  Ce qui permet de mettre en lumière la situation irrégulière de ces footballeurs et attire l’attention.

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 Le combat contre le phénomène

Retour en Côte d’Ivoire avec M. N’DRI Hervé, président de l’ONG LISAD, une organisation spécialisée dans la lutte contre l’immigration illégale. Il a fait de la lutte contre la traite des footballeurs un sujet majeur pour son organisation. Selon lui, « l’une des difficultés majeures au retour en Côte d’Ivoire, une fois que le jeune est sur le sol tunisien et qu’on s’aperçoit qu’en réalité il s’agit d’une escroquerie, c’est cette affaire de pénalité qui existe en Tunisie ». Et il explique, « comme vous le savez, entre la Côte d’Ivoire et la Tunisie, il n’y a pas de visa. C’est une bonne chose. Mais c’est aussi une facilité utilisée par ses faussaires.

En tant qu’ivoirien, quand on va en Tunisie, on a quatre-vingt-dix jours avant d’avoir besoin de titre de séjour. Donc, ces soi-disant agents de joueur, envoient les jeunes et disparaissent au bout de quelques jours. Les problèmes commencent lorsque la période où tu peux rester sans titre de séjour passe. Parfois, il y en a même qui ne savent pas qu’ils sont en situation irrégulière. Ils se retrouvent donc avec plusieurs mois de pénalité à payer. Quand ils finissent par approcher les ONG, on se rend compte qu’ils sont là depuis un long moment et pour quitter le pays, il faut d’abord payer les pénalités à l’Etat tunisien, qui peuvent monter jusqu’à 3000 dinars (650 000 F CFA) ».

Pour lutter contre le phénomène, son ONG mise sur la sensibilisation et l’information, « parce que le sujet est un peu délicat. Vous avez des parents qui sont prêts à tout pour voir leur enfant devenir footballeur professionnel. Donc parfois, il faut donner la bonne information à ces parents. Vous en avez qui, même en ayant l’information, sont disposés à le faire parce que disent-ils, chacun à sa chance. Ce n’est pas parce que c’est arrivé à un tel enfant, que ça va arriver à leur enfant aussi. Ceux-là, il faut beaucoup de sensibilisation. Et c’est ce que nous faisons au quotidien depuis que nous existons ».

Il annonce même des sensibilisations dans des clubs de football de quartier, surtout dans la commune de Yopougon, la plus grande de la capitale ivoirienne. « Le phénomène existe », affirme de son côté Bakayoko Ahmed de l’ONG ivoirienne SOS exclusion. Il est le   chargé de mission du projet Renforcement des capacités des organisations de la société civile pour mieux lutter contre la traite des êtres humains en Afrique dénommé projet Recolteha. «Nombreux jeunes footballeurs qui partent à qui on promet des lendemains meilleurs se retrouvent potentielles victimes de traite. Nous avons pris à bras le corps ce phénomène en sensibilisant et en renforçant les capacités des organisations de la société civile et des médias. Pour mieux lutter contre le phénomène, il faut le connaitre », prévient M. Bakayoko. SOS Exclusion a édité une brochure adaptée aux réalités ivoiriennes afin de sensibiliser davantage l’opinion.

Dans les cercles des intermédiaires à Abidjan, le sujet est connu. Mais en parler ouvertement ? La loi du silence semble prévaloir.  Tout en confirmant le trafic puis la traite de jeunes footballeurs de la Côte d’Ivoire vers la Tunisie, un intermédiaire sportif interrogé requiert l’anonymat. « Il y a de mauvaises graines dans tous les domaines. C’est bien dommage », regrette-t-il, mais l’en dira pas plus.

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La nouvelle directive FIFA pointée du doigt

Approuvé par le comité exécutif de la FIFA  le 21 mars 2014 et entré en vigueur depuis le 1er avril 2015, le nouveau règlement sur la collaboration avec les intermédiaires semble être un facteur facilitant le phénomène de faux intermédiaire sportif. Des spécialistes du milieu travaillant à la ligue professionnelle de football, qui indiquent ne pas parler au nom de la ligue mais à titre personnel, dénoncent la directive. « Ce règlement de la FIFA a eu une conséquence négative sur le fonctionnement de cette activité. Avant 2015, pour être agent de joueur, il y avait un concours. C’est à l’issu de ce concours que ceux qui sont reçus obtiennent une licence qui leur permet d’exercer. Maintenant, la FIFA dit tout le monde peut être intermédiaire. Il faut juste faire une déclaration auprès de la fédération. Une déclaration qui n’est même pas obligatoire. Ensuite vous pouvez exercer sans aucun problème. La fédération a donc arrêté d’organiser le concours. Aujourd’hui on ne sait plus exactement combien d’intermédiaire sportif existe en Côte d’Ivoire », grogne-t-on. Néanmoins, la liste des agents de joueur ayant une licence auprès de la fédération est disponible sur son site internet. Selon cette liste disponible sur le site de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF), l’on compte 36 agents de joueur agrées auprès de la fédération ivoirienne de football. « Attention, cela ne veut pas dire que ceux qui ne figurent pas sur cette liste ne sont pas des agents. Si c’était avant 2014, oui. Mais maintenant, non » ; insiste ces deux connaisseurs du milieu.

Des autorités sportives dépassées par les événements

« Pour nous, cette question dépasse la question du football. Il s’agit d’un sujet de société. Quand une personne convainc un père de famille ou un enfant qu’il peut l’envoyer à l’étranger pour qu’il devienne footballeur professionnel. Et qu’ensuite ces personnes font leur passeport, et se retrouvent à l’aéroport pour prendre un vol direction la Tunisie par exemple, c’est un voyageur comme un autre. Nous ne pouvons intervenir que quand nous sommes informés », note un responsable de la Fédération Ivoirienne de Football.

Il poursuit « Et là encore, même si la fédération est informée et que les personnes, c’est-à-dire, les parents disent qu’ils sont d’accord pour que leur enfant parte faire un test en Tunisie, que peut-on faire en réalité ? » Une question rhétorique à laquelle il répond froidement : « absolument rien. La loi est claire, le règlement FIFA est simple ». Il se tait un instant puis enchaîne, « ce n’est pas comme si on ne le sait pas. Il y a des bruits qui courent et nous sommes témoins directs des conséquences. J’ai personnellement contribué à l’achat du billet d’avion d’un jeune pour qu’il regagne Abidjan. Et, au-delà de la Tunisie, il y a de nombreux jeunes dans cette même situation en Europe, notamment en France. Ceux que j’ai rencontré lors d’un passage en tant que reporter sportif et qui sont venus me voir pour leur trouver des contacts, parce que je connais le milieu du football, dorment sous les ponts la nuit et la journée, au milieu de deux entraînements, font de petits boulots pour survivre. C’est dramatique mais, c’est la réalité, on n’y peut grand-chose. La FIFA a ouvert une vanne, et bien entendu, cela a sans doute permis de résoudre des problèmes. Mais elle en a créé bien d’autre, surtout dans les pays comme chez nous. Et, c’est peut-être dur à entendre, c’est même à contre cœur que je le dis, mais on n’y peut rien en tant que ligue de football ou fédération, ça nous dépasse et je ne suis pas fiers de le dire. C’est un phénomène qui échappe complètement à notre contrôle en tant qu’autorité sportive ».

Il explique néanmoins « les précautions drastiques » que prend la fédération lorsqu’elle est saisie, « en revanche quand un club nous écrit ou nous sollicite pour avoir l’accord de la fédération parce qu’un club en Europe ou ailleurs veut un de ses joueurs, la fédération prend toutes les garanties possibles. On demande même au club demandeur d’envoyer le courrier par la poste ou par DHL donc le courrier physique d’invitation. C’est après toutes ces vérifications que la fédération donne la lettre de sortir et transmet un courrier à l’ambassade du pays en question en Côte d’Ivoire, pour que le visa soit facilement accordé parce qu’il y a une collaboration dans ce sens. Mais quand c’est en dehors du cadre normal, ce n’est plus une affaire de football. Ceux sont des voyageurs lambda qui vont en voyage. Et là, ce n’est pas le boulot de la fédération mais d’autres services de l’administration », se désengage l’interlocuteur.

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 Les actions du comité de lutte contre la traite des personnes

Au Comité national de lutte contre la traite des personnes, la réponse est plutôt globale.  « La question de la traite des ivoiriens en Tunisie est abordée de façon globale mais pas en particulier pour les jeunes du football. Elle est abordée pour tous ces jeunes qui sont en transit en Tunisie pour traverser la méditerranée.  Et ceux qui y vont pour un bien-être.  Ceux qui y sont bloqués et deviennent des victimes de traite », précise   Mme Yapo, secrétaire exécutive du comité.

La Côte d’Ivoire est partie prenante d’engagements internationaux contre la traite des personnes.  Un plan d’actions est mis en place contre le fléau. Dans cette dynamique, le Comité national dont Mme Yapo assure le secrétariat exécutif, a scellé un partenariat avec sa jumelle tunisienne, appelée l’Instance Nationale de Lutte Contre la Traite des Personnes. « Quand l’instance tunisienne réussit à identifier la personne, elle est d’office exonérée de pénalités. Quand la victime décide de rentrer, l’OIM qui est notre partenaire technique se charge de faciliter le retour de la personne. Vous verrez que des retours de migrants en Côte d’Ivoire sont organisés assez souvent. Ils viennent, de la Tunisie, du Maroc etc. Pour la dignité humaine, on ne divulgue pas certaines informations car c’est une situation dégradante ». Par ailleurs, les victimes, une fois rentrées, sont priées de porter plainte contre leurs exploiteurs pour réparation. En effet, l’une des missions de l’Unité de lutte contre la criminalité transfrontalière (UCT) est la répression.

Malgré ces actions, les esclavagistes continuent de duper. Ils sont difficiles à appréhender parce qu’ils opèrent avec une certaine habilité. Plusieurs rêves d’évoluer dans le haut niveau du football se voient ainsi brisés.  La vigilance est donc requise. Par ailleurs, il est souhaitable que la FIFA assainisse le milieu des intermédiaires, véritable passoire du trafic et de la traite de footballeurs.

Nesmon De Laure  et Traoré Bakary, journalistes pour "Eburnie today"

NB : Ange T* : nom d’emprunt

(Investigation réalisée avec l’appui de France Terre d’Asile dans le cadre du projet Recolteha)

4 février 2020

Sahel : Bientôt des renforts tchèques

Le Conseil des ministres de la République Tchèque a approuvé le 27 janvier 2020 un texte augmentant le nombre de militaires tchèques au Sahel. Si cette initiative est approuvée par le Parlement, une soixantaine de soldats pourraient contribuer à l’effort anti-terroriste. Selon la télévision publique tchèque, les militaires potentiellement déployés sur place seraient des membres d’unités spéciales basées dans la ville Moravie de Prostejov. « Le projet doit maintenant être présenté au Parlement et s’il est validé nous aurons un mandat pour nous joindre à l’opération Barkhane, avec un nombre maximal de 60 personnes, jusqu’au 31 décembre 2022 », a indiqué le ministre de la Défense, Lubomír Metnar, dans un communiqué. Selon le porte-parole du ministère, le déploiement pourrait s’opérer au début du deuxième semestre. Une période d’une année est pour l’instant envisagée, mais le ministre assure que si la situation l’exige, la mission sera prolongée. Prague fait partie des rares gouvernements européens à avoir répondu favorablement à l’appel de la France pour soutenir la nouvelle force Takuba, dont le déploiement est prévu pour 2020.

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3 février 2020

Piratage présumé de téléphone chez Amazon

Les Nations-Unies exigent une enquête !

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Deux experts indépendants des Nations Unies ont demandé mercredi une enquête sur les allégations selon lesquelles le Prince héritier d’Arabie saoudite aurait participé au piratage du téléphone de Jeff Bezos, le patron de la multinationale américaine Amazon.

« Le piratage présumé du téléphone de M. Bezos et de ceux d’autres personnes exige une enquête immédiate de la part des États-Unis et d’autres autorités compétentes, y compris une enquête sur l’implication continue, pluriannuelle, directe et personnelle du Prince héritier dans les efforts visant à cibler des opposants présumés », ont déclaré dans un communiqué de presse Agnès Callamard, Rapporteure spéciale des Nations Unies sur les exécutions sommaires et les exécutions extrajudiciaires, et David Kaye, Rapporteur spécial des Nations Unies sur la liberté d’expression.

Ces deux experts se sont dit très préoccupés par les informations qu’ils ont reçues suggérant qu’un compte WhatsApp appartenant au Prince héritier saoudien en 2018 a déployé un logiciel espion permettant de surveiller Jeff Bezos, propriétaire du quotidien américain Washington Post et PDG d’Amazon.

« Les informations que nous avons reçues suggèrent l’implication possible du Prince héritier dans la surveillance de M. Bezos, dans le but d’influencer, sinon de faire taire, les reportages du Washington Post sur l’Arabie saoudite », ont déclaré Mme Callamard et M. Kaye.

Selon eux, ces allégations renforcent d’autres informations signalant un schéma de surveillance ciblée d’opposants présumés et de ceux qui revêtent une importance stratégique plus large pour les autorités saoudiennes, y compris des nationaux et des non-nationaux. Ces allégations sont également pertinentes pour l’évaluation des allégations concernant l’implication du Prince héritier dans le meurtre en 2018 du journaliste saoudien du Washington Post, Jamal Khashoggi, ont-ils estimé.

« Les circonstances et le moment du piratage et de la surveillance de M. Bezos renforcent également le soutien à une enquête plus approfondie des États-Unis et d’autres autorités compétentes sur les allégations selon lesquelles le Prince héritier a ordonné, incité ou, au moins, était au courant de la planification mais n’a pas stoppé la mission qui a mortellement visé M. Khashoggi à Istanbul », ont-ils ajouté.

« À une période où l’Arabie saoudite était censée enquêter sur le meurtre de M. Khashoggi et poursuivre en justice ceux qu’elle jugeait responsables, elle menait clandestinement une campagne en ligne massive contre M. Bezos et Amazon le ciblant principalement en tant que propriétaire du Washington Post », ont dénoncé les experts.

Les deux Rapporteurs spéciaux notent que les allégations concernant le piratage du téléphone de Jeff Bezos sont également conformes au rôle qu’aurait eu le Prince héritier dans la conduite d’une campagne contre les dissidents et les opposants politiques.

Le piratage du téléphone du patron d’Amazon s’est produit de mai à juin 2018, une période au cours de laquelle les téléphones de deux proches collaborateurs de Jamal Khashoggi, Yahya Assiri et Omar Abdulaziz, ont également été piratés, en utilisant apparemment le logiciel malveillant Pegasus.

Mme Callamard et M. Kaye ont indiqué qu’ils comptaient poursuivre leurs enquêtes sur la responsabilité du meurtre de M. Khashoggi et sur le rôle croissant de l’industrie de la surveillance qui permet l’utilisation de logiciels espions « pour intimider les journalistes, les défenseurs des droits de l’homme et les propriétaires de médias ». (selon "Afriquinfos")

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