Canalblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER

Publicité
25 juillet 2022

Vers un gazoduc Nigeria-Algérie

Alger, Niamey et Abuja se sont accordés sur la nécessité de lancer au plus vite le mégaprojet du gazoduc transsaharien.

alg_rieC'est un projet énergétique qui risque de bouleverser la donne dans le marché gazier entre l'Afrique et l'Europe. Dimanche 19 juin, les ministres de l'Énergie de l'Algérie, du Niger et du Nigeria ont convenu, à Abuja (Nigeria), le lancement des études techniques du mégaprojet du Trans-Saharan Gas-Pipline (TSGP) qui reliera les champs gaziers du sud-est du Nigeria (Delta du Niger) aux terminaux algériens de la côte méditerranéenne pour être relié ensuite à l'Europe via les gazoducs vers l'Espagne et l'Italie, soit 4 100 km de pipelines. Les trois responsables, algérien, nigérien et nigérian, souhaitent concrétiser ce projet dans « les plus brefs délais ». En février dernier, les trois responsables avaient lancé, à Niamey (Niger), une Task Force chargée du suivi du projet qui fait partie des priorités du NEPAD (New Partnership for Africa's Development).

Un enjeu stratégique

D'après les estimations des experts, le gazoduc transsaharien peut être réalisé en trois ans et pourrait permettre de transporter 20 à 30 milliards de mètres cubes de gaz depuis le Nigeria. Lors des premières estimations de son coût de réalisation, datant de 2009, l'enveloppe avoisinait les dix milliards de dollars. Un coût certainement à réévaluer à la hausse, probablement le double des estimations de 2009. « La réalisation de ce gazoduc est à la portée des pays concernés d'autant plus qu'il bénéficie des opportunités offertes par l'Algérie en termes d'infrastructures à travers le réseau de transports, les stations de gaz naturel liquéfié [GNL] et les infrastructures de pétrochimie, ainsi que la position géographique proche des marchés de gaz », explique l'agence d'information officielle algérienne APS. « Assurer l'approvisionnement des marchés et assurer un meilleur positionnement des trois pays [Algérie, Nigeria et Niger] dans l'échiquier mondial de la transition énergétique et du développement durable », sont les principaux objectifs du TSGP, selon le ministre algérien de l'Énergie, Mohamed Arkab.

« L'émergence d'un marché africain de l'énergie »

« La réactivation du projet TSGP intervient dans un contexte géopolitique et énergétique particulier, marqué par une forte demande sur le gaz et le pétrole, d'une part, et par une offre stagnante en raison de la baisse des investissements, en particulier dans l'amont pétrolier et gazier, entamé depuis 2015 », a encore expliqué le ministre algérien lors de la réunion d'Abuja. Pour Alger, ce gazoduc se présente comme « une nouvelle source d'approvisionnement des marchés, dont la demande ne cesse de croître, au vu de la place qu'occupera le gaz naturel dans le mix énergétique futur ». L'Algérie souhaite également, à travers ce projet, favoriser « l'émergence d'un marché africain de l'énergie », ainsi que « la mutualisation du génie et des moyens des sociétés nationales d'hydrocarbures, pour le développement d'une industrie indépendante ». Pour rappel, l'Afrique possède 8 % des réserves mondiales de gaz.

Retombées positives

« L'impact global de la réalisation de ce grand projet, en plus de l'acheminement du gaz vers le marché européen, sera de permettre l'alimentation en gaz naturel des régions désertiques traversées, y compris celles de certaines régions des pays voisins du tracé du gazoduc. Il permettra aussi l'alimentation sur son passage des régions du nord, du nord-est et du centre du Nigeria, ainsi que des pays du Sahel, comme le Niger, le Burkina Faso et le Mali », indique le quotidien El Watan. « Une grande partie du coût du pipeline sera consacrée au Niger, qui bénéficiera d'importantes retombées socioéconomiques et qui pourra par la même occasion monétiser ses propres réserves de gaz », poursuit le journal algérien.

Gazprom en embuscade

Le projet a été formellement acté dès 2001, suite à la signature d'un mémorandum d'entente entre l'Algérie et le Nigeria. En 2002, les deux majors algérienne et nigériane, Sonatrach et la Nigerian national Petroleum Corporation (NNPC), ont créé une société à Londres pour financer ce projet qui, finalement, est retourné dans les tiroirs faute d'une conjoncture économique viable avant qu'il ne refasse surface en 2009 suite à un nouvel accord tripartite pour sa réalisation, accord incluant cette fois-ci le Niger.

Aussi ambitieux soit-il, le mégaprojet du gazoduc transsaharien fait face à plusieurs défis de taille, notamment la disponibilité des réserves en gaz du delta du Niger, les risques liés aux différents groupes armés qui pullulent sur le passage du gazoduc, les retards pris dans le projet GALSI (gazoduc reliant l'Algérie à l'Italie via la Sardaigne), et la viabilité du financement d'une installation technique aussi faramineuse, selon une note de l'IFRI. D'après l'IFRI, l'Union européenne avait montré de l'intérêt pour ce nouveau canal d'approvisionnement énergétique, mais seulement en parole, réagissant conjoncturellement à l'intérêt pour le TSGP exprimé par Gazprom, le géant russe du gaz. Toujours selon le document de l'IFRI, Gazprom développe depuis des années une « stratégie d'encerclement de tous les États gaziers à même d'approvisionner le TSGP ou de liquéfier du gaz à destination de l'UE ».

L'autre enjeu du gazoduc transsaharien est qu'il concurrence le projet similaire reliant le Nigeria au Maroc qui vient d'avoir le feu vert, le 1er juin dernier, d'Abuja.

Concurrence avec le Maroc

Il s'agit d'un projet au sujet duquel les autorités algériennes, sans surprises, ont émis des doutes. « Notre gazoduc [TSGP] est plus sûr et il est économiquement viable, a récemment déclaré le ministre de l'Énergie algérien au "Spiegel". L'autre gazoduc [entre le Nigeria et le Maroc] traverserait 12 pays sur 6 000 kilomètres et une partie de l'Atlantique. C'est infiniment plus compliqué. Et le financement n'est pas clair non plus. L'Algérie, en revanche, a les moyens et est disposée à financer une grande partie du gazoduc transsaharien. » (selon "Le point d'Afrique")

Publicité
24 juillet 2022

La plus grande passe à poissons de France

Après deux ans de travaux et huit millions d'euros d'investissement, EDF vient d'inaugurer une rivière artificielle près de Valence-d'Agen, sur la Garonne, pour permettre aux poissons migrateurs de franchir le barrage de Malause, et favoriser leur reproduction.

passeUn ouvrage hors du commun vient d'être inauguré dans le Tarn-et-Garonne. EDF vient de construire une rivière artificielle près du barrage de Malause, non loin de la centrale nucléaire de Golfech. Une sorte de déviation de la Garonne qui permet à certains poissons de remonter le fleuve pour aller se reproduire dans les Pyrénées. Ils étaient jusque-là coincés par le barrage, qu'ils ne pouvaient franchir qu'à certaines périodes de l'année.

"C'est la plus grande passe à poissons de France, une rivière artificielle de 450 mètres de long" explique Franck Darthou, le directeur d'EDF Hydro Sud-ouest. Le débit est de trois mètres cube par seconde, avec des paliers en béton successifs, qui permettent aux poissons migrateurs de remonter le cours d'eau. "On lève un verrou important" explique le directeur.

Un dispositif pour compter les poissons

Du côté des pêcheurs, "l'ouvrage était très attendu" réagit René Delcros, le président de la Fédération de pêche du Tarn-et-Garonne. La rivière artificielle est aussi équipée d'une zone de comptage, explique le pêcheur : "Comme un bocal, avec une vitre devant laquelle est placé un dispositif avec des caméras. Cela permet de compter, mais aussi de repérer l'espèce".

Pour créer cet ouvrage piscicole, il a fallu deux ans de travaux, et huit millions d'euros financés à 60% par EDF et à 40% par l'Agence de l'eau Adour-Garonne. Non loin de là, il existe déjà un ascenseur à poissons, près de la centrale de Golfech. Là aussi on est dans les records, car il s'agit du plus grand d'Europe, avec ses 16 mètres de haut !

23 juillet 2022

Qu’est-ce que le « taafien » ?

Une langue cocasse parlée dans les îles françaises du bout du monde !

Cette année, la France célèbre le 250e anniversaire de la découverte des îles Crozet et Kerguelen. Un monde d’outre-mer peuplé de manchots et où l’on cause le « taafien ».

kergu_lenQuel lien entre un manchot, un Breton du nom de Kerguelen et Bruno Fuligni, un historien d’origine strasbourgeoise ? Leur passion des terres insulaires. Pas les charmantes îles du littoral aux élégants volets bleus des douillettes résidences secondaires.

Non, leur trip, ce sont les cailloux perdus dans les lointaines latitudes de mers redoutables, les bouts de terre aperçus après des jours de mer, les rochers qui vous fracassent la coque des bateaux, vous abîment la vue à force de se planquer dans le brouillard et vous gèlent les poils de nez à coup de blizzard.

Le goût de l’aventure

Vu comme ça, ça ne fait pas rêver. Pourtant, ces îles, rien qu’à les épeler, c’est le goût de l’aventure au bout de la langue : Terres australes et antarctiques françaises. Ou les « Taaf » comme on nomme ces Territoires d’outre-mer composées des îles Crozet et Kerguelen, des îles Amsterdam et Saint-Paul, des îles Eparses et la terre Adélie en Antarctique.

Kerguelen, découverte en 1772

Revenons à notre trio. Ces côtes égarées au sud de l’océan Indien, où seul le manchot a élu domicile, c’est le finistérien Yves-Joseph de Kerguelen qui en découvrit une partie en 1772. 250 ans plus tard, c’est l’historien et écrivain Bruno Fuligni qui les raconte à travers un lexique savoureux du « parler taafien ».

kergu_len1

Voici quelques rudiments du Taafien, langue parlée par  le personnel des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF) :

  • Bannette : couchette suspendue dans une cabine de bateau.
  • Bib : médecin du district
  • Bibou : médecin adjoint.
  • Biosécurité : procédure de décontamination visant à limiter l’introduction d’espèces allochtones invasives.
  • BLO : Bête à Longues Oreilles, pour ne pas dire «lapin» sur le bateau (tradition marine).
  • Bonbon : jeune éléphant de mer.
  • Cabane : abris de type refuge de montagne implanté dans les zones reculées des îles.
  • Chef de district ou CDD : représentant du préfet administrateur supérieur sur un district, il dirige la base.
  • District : nom donné aux 5 territoires des TAAF.
  • DZ : zone de décollage de l’hélicoptère (Drop Zone).
  • Echelle de pilote : échelle de corde suspendue à la coque du navire permettant de monter sur celui-ci.
  • Forum : salon-bar du navire.
  • Journal de bord : récit des passagers décrivant la rotation, sur le site des TAAF.
  • Manip : sortie sur le terrain.
  • Marduf : contraction de « Marion Dufresne », nom du navire ravitailleur.
  • OP : Opération Portuaire. Synonyme de rotation, elles sont au nombre de 4 par an dans les îles Australes. Tous les deux ans en moyenne, une OP a également lieu dans les îles Eparses.
  • OPEA : chargé des Opérations Extérieures Australes, il est le chef d’expédition et le coordinateur durant la rotation du Marion Dufresne. Autrefois, cet acronyme signifiait Officier Portuaire des Expéditions Australes.
  • Pacha : désigne aussi bien le Commandant d’un navire, comme le Marion Dufresne, que l’éléphant de mer mâle qui veille sur son harem de femelles.
  • Passerelle : salle de pilotage du navire.
  • Petite marie : désigne toute personne affectée au service en salle.
  • Pup : jeune otarie.
  • Rotation : exprime le trajet du Marion Dufresne II lorsqu’il part en expédition depuis La Réunion vers les terres australes (ou les îles Éparses) jusqu’à La Réunion, synonyme d’OP.
  • TAAF : littéralement Terres australes et antarctiques françaises, c’est une collectivité territoriale d’outre-mer possédant l’autonomie administrative et financière. Ses territoires sont les îles Éparses, les îles Australes et la terre Adélie.
  • Vie-Com : bâtiment regroupant la salle de restauration et le bar sur les bases.
  • VSC : Volontaire de Service Civique. Statut professionnel regroupant la plupart du temps des jeunes scientifiques. Anciennement VAT puis VCAT.

    kergu_len3

22 juillet 2022

Le pétrole russe arrivera en Europe en passant par l'Inde

IndeLes raffineurs indiens achètent massivement le brut de Russie à prix cassé dont les importateurs occidentaux se détournent depuis l'invasion de l'Ukraine. Une fois transformé en carburant, le pétrole russe pourra être réexporté vers l'Europe, déjouant indirectement les sanctions qui frappent Moscou.

En théorie, les Européens n'achèteront bientôt plus de pétrole produit en Russie. Les Vingt-Sept ont décidé de réduire leurs importations de 90% d'ici à la fin de l'année pour le brut, et début 2023 pour les produits raffinés comme le carburant diesel.

En réalité, cela ne sera pas aussi tranché, car il sera impossible de savoir d'où vient le pétrole qui a été transformé en carburant avant d'être vendu sur le Vieux Continent. Dans les mois qui viennent, les automobilistes français feront probablement le plein de gazole importé d'Inde et produit avec du pétrole russe.

Poutine contourné, oui mais quel sera le prix à payer ? Et qu'en est-il de l'alliance BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) qui est censée soutenir Poutine ?

inde3L'Inde achète du pétrole russe à prix bradé.

21 juillet 2022

Roger Siffer, de retour à Colmar, pas encore à Villé

Un article très fourni dans la presse du  Haut-Rhin :

Pour l'artiste du Val de Villé, le Landgraben restera enfin ouvert

siffer

roger1

roger2

roger3

roger4

roger5

(sur fond vert, extrait de  la presse alsacienne du 19/07/2022)

Mais si Roger Siffer fut banni de Colmar, il l'a été bien plus longtemps encore de son village natal. Et finalement la dernière fois où il s'exhiba à Villé c'était le 13 novembre 1981 à une certaine "Fête de la Rose", à l'invitation de la section locale du PS et de son ancien voisin de la "Evergass". Et depuis cette date, l'entrée de la vallée était clouée avec des planches pour cette fameuse troupe de la Choucrouterie, pour incompatibilité d'humeur avec quelques anciens élus locaux.

Les petits motifs invoqués :

- Roger, alors  que tu étais "pion", tu as participé à la fête annuelle du collège avec des chansons dont les paroles ont déplu au principal qui t'a fait descendre de scène "manu militari".

- Et cet ancien maire gaulliste qui, lors d'élections présidentielles, n'a pas apprécié qu'en compagnie de son fils tu colles des affiches pour le trotskyste Alain Krivine.

- Alors il a fallu que tu accompagnes les élèves dans un "voyage d'études" dans le Midi, pour que ton récital alsacien soit apprécié et applaudi dans un bistrot d'Arles et sur la scène de l'amphithéâtre antique de Vaison-la-Romaine, y compris par des indigènes qui ne comprenaient pourtant pas notre dialecte.

Mon cher Roger, nombreux sont les villois qui attendent ton prochain spectacle dans la "plus belle des vallées". Quand reviendras-tu ?

Requiem pour un stade !

Peut-être pourrais-tu revenir avant un mois ou deux, pour une belle démonstration sur le terrain de football de Villé, le plus beau de la vallée. Ce serait une espèce de fête d'adieu pour les sportifs de Villé, car l'équipe municipale veut démolir l'installation pour en faire un parc de promenade. Beaucoup de villois apprécieraient ta démarche ! les élus de la mairie, je n'en sais rien !

Publicité
20 juillet 2022

Mission locale de Saint-Martin (Antilles)

La Mission locale de Saint-Martin accueille les représentants nationaux et régionaux de l’Union Nationale des Missions Locales.

saint_martinLa semaine dernière, les Missions Locales d’Antilles et de Guyane ainsi que des représentants de l’Union Nationale des Missions Locales dont le président national, Stéphane Valli, se sont réunis ici pour célébrer la création de la Mission Locale de Saint-Martin, présidée par Raphael Sanchez, élu de la collectivité territoriale de Saint-Martin et dirigée par Maggy Gumbs.

Cette réunion était l’occasion de rencontrer les pouvoirs publics et partenaires locaux de la Mission Locale et poser les bases d’un futur réseau des Missions Locales des Antilles et de Guyane. Après des séances de travail très productives, la délégation a rencontré Vincent Berton, le Préfet, pour échanger sur la situation des jeunes à Saint-Martin.
La délégation en a aussi profité pour aller à la rencontre de l’entreprise d’insertion EME dans son atelier et visiter les chantiers en cours dans le quartier de Concordia.
Puis c’est au Centre Symphorien d’Insertion de Quartier d’Orléans que la délégation s’est rendue afin d’échanger avec ses nombreux partenaires associatifs. Pour conclure ces journées riches en enseignement, tous les représentants des Missions locales ont participé au gala organisé par l’antenne territoriale, dernière-née des 440 structures que compte le réseau national qui fête cette année ses 40 ans.

Saint_Martin_seminaire1_1024x683

19 juillet 2022

Terres australes

Quand deux Bretons découvraient Kerguelen et Crozet

crozetEn 1772, à quelques semaines d’intervalle, Marion du Fresne et Kerguelen de Trémarec, partis chacun de leur côté en expédition à la recherche du mythique continent austral, découvrent deux archipels, situés au sud de l’océan Indien.

Ce sont des terres fantasmées depuis l’Antiquité. Déjà les Grecs, puis les Romains, avaient émis l’hypothèse de l’existence d’une masse de terres situées aux confins de l’hémisphère sud, au-delà des territoires connus par l’Homme. Un continent austral qui équilibrerait symétriquement la masse des terres de l’hémisphère nord. « La Terra australis incognita continue de hanter les conceptions cosmographiques du Moyen Âge, pour apparaître finalement sur les cartes marines à partir de la Renaissance, sous la forme d’une vaste terre qui s’étend parfois du détroit de Magellan jusqu’à l’Australie », peut-on lire sur le site internet des TAAF, les Terres australes et antarctiques françaises.

crozet1

crozet2

18 juillet 2022

À Saint-Pierre et Miquelon, un village englouti demain ?

Menacé par la montée des eaux, le village de Miquelon pourrait bien être délocalisé plus en altitude. Marie Cormier, la vigie “En 1ère ligne” de l’archipel, vous explique la situation en 60 secondes.

spm3Le village de Miquelon est situé sur un banc de galets, ce qui le rend très vulnérable à l’érosion et aux submersions. Le problème ? L’une des nombreuses conséquences du changement climatique est l’élévation du niveau des océans. 

En 2050, dans même pas 30 ans, le niveau de la mer aura monté d’environ 50 centimètres à Saint-Pierre et Miquelon selon le pire scénario du GIEC… ce qui posera de sérieux problèmes à Miquelon. En 2100, c’est tout le village serait submergé. Et c’est notamment pour faire face à ce problème qu’il est interdit depuis quatre ans de construire de nouveaux logements dans le village.

Alors, l’idée de le délocaliser a émergé... Sauf que déménager un village entier n’est pas simple. Il faut prendre en compte les propositions de tout le monde, mais également prévoir un déplacement des monuments et des grosses infrastructures comme l’usine électrique ou l’aéroport. Des recherches sont donc actuellement en cours pour anticiper au maximum ces changements… 

17 juillet 2022

50 ans de prison pour une fausse couche

Au Salvador, une jeune femme de 21 ans a été condamnée à 50 ans de prison pour avoir été victime d'une fausse couche.

salvadorUne terrible injustice. Lesly Ramirez, Salvadorienne âgée de 21 ans, vient d'être condamnée à une peine de 50 ans de prison. Son tort ? Avoir fait une fausse couche. Selon le tribunal, qui a rendu son verdict le 29 juin, Lesly aurait en réalité pratiqué un avortement, un acte toujours illégal au Salvador. La jeune femme a écopé de la peine maximale.

L'affaire a été révélée par le Collectif citoyen pour la dépénalisation de l'avortement. D'après lui, Lesly a accouché en juin 2020 sans s'en rendre compte, dans les latrines de sa maison. Son enfant n'a pas survécu.

La jeune femme vivait dans une situation d'extrême pauvreté, dans une zone rurale sans eau potable ni électricité. Au lieu de l'aider, sa famille a appelé la police. Lesly a tout de même été transportée à l'hôpital où elle a reçu des transfusions sanguines. Le Collectif précise qu'elle ne savait même pas qu'elle était enceinte. 

Le tribunal a condamné Lesly Ramirez pour homicide aggravé, jugeant qu'elle avait volontairement caché sa grossesse à sa famille et tué son bébé, relate le quotidien Le Monde. 

Ce n'est pas la première fois qu'une Salvadorienne est emprisonnée après une fausse couche. Ces urgences obstétriques sont souvent considérées comme des avortements par la justice, et requalifiées en homicide.
Le droit à l'avortement reste limité en Amérique latine. Le Guatemala, le Venezuela et le Paraguay ne l'autorisent qu'en cas de danger de mort pour la mère. Au Salvador, il est complètement interdit.(selon "C-news")
16 juillet 2022

49 soldats ivoiriens arrêtés à l’aéroport de Bamako

Affaire 49 soldats ivoiriens arrêtés à Bamako : « C’est une incompréhension malheureuse », explique un haut-gradé de l’armée ivoirienne.

bamakoLes soldats ivoiriens ont été arrêtés, ce dimanche 10 juillet 2022, en début d’après-midi, à l’aéroport de Bamako.

Depuis, les messages alarmistes et même complotistes circulent sur les réseaux sociaux, les présentant comme des mercenaires lourdement armés venus déstabiliser le pays. Ces soldats appartiennent en réalité à l’armée régulière ivoirienne, ils devaient sécuriser, selon l’armée ivoirienne, des sites de la Minusma, la Mission des Nations unies.

Ils appartiennent au 8e détachement du NSE, National Support Element. C’est un cadre de l’état-major ivoirien qui le précise : ces 49 soldats sont arrivés à Bamako dimanche à la mi-journée, à bord du même avion qui avait ramené à Abidjan, le matin même, le précédent détachement. Deux avions même, pour être précis, l’un transportant les hommes, l’autre le matériel.

« C’est une incompréhension malheureuse », explique ce haut-gradé de l’armée ivoirienne, qui assure que tout était en règle pour leur arrivée.

Selon l’armée ivoirienne, ce sont pourtant des problèmes administratifs qui sont invoqués par les autorités maliennes. « D’abord, ils ont dit que l’avion n’était pas sur la liste des appareils autorisés à atterrir. Ce problème a été vite levé, poursuit cette source, mais maintenant ils disent que nos soldats n’avaient pas de lettre de mission conforme. » 

Sollicités par RFI, ni l’armée malienne ni le ministère malien de la Défense n’ont souhaité répondre. Les 49 soldats ivoiriens ont passé la nuit en détention. Le problème n’est toujours pas réglé.

 Un précédent danois

Selon les explications de l’armée ivoirienne, ces soldats sont là dans le cadre de la contribution ivoirienne à la Minusma. Ils sont détachés auprès d’une entreprise privée, SAS, Sahel Aviation Service, elle-même sous-traitante de la mission onusienne. 

Dirigée par un Allemand, cette entreprise travaille habituellement dans la sous-région pour des ONG, des groupes miniers ou encore, donc, pour les Nations unies. 

C’est en tout cas ce que précise son site internet puisque, jointe par RFI, l’entreprise SAS a confirmé être mobilisée sur le cas des militaires ivoiriens, mais n’a souhaité apporter aucune précision.

Selon l’armée ivoirienne, les soldats arrêtés à Bamako sont censés sécuriser des sites de la Minusma, notamment à l’aéroport de Bamako, mais aussi dans des « entrepôts logistiques ». 

La Mission onusienne n’a, elle non plus, pas souhaité faire de commentaire à ce stade. 

Cette affaire rappelle celle des militaires danois : en janvier dernier, ils étaient arrivés au Mali dans le cadre de la force Takuba, en suivant les procédures habituelles. 

Les autorités maliennes avaient estimé que ces procédures ne suffisaient plus à garantir leur « consentement » et les avaient contraints à rentrer chez eux. (selon "Le cri d'Abidjan")

Publicité
Publicité
Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
Derniers commentaires
Publicité
Archives
Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
Visiteurs
Depuis la création 2 280 581
Publicité