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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER

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14 août 2022

Venezuela : les manifestations se multiplient

Des syndicats de fonctionnaires ont défilé le 2 août à Caracas, pour dénoncer des nouvelles coupes budgétaires, alors que le pays subit toujours la crise économique. Des protestations désormais quotidiennes qui renforcent la pression sur le président Nicolás Maduro.

venezuela1Énième manifestation sur fond de crise économique sans fin au Venezuela. Au bruit des casseroles et des poêles martelées, plusieurs centaines de Vénézuéliens ont fait le 2 août une « marche des casseroles vides » dans les rues de Caracas. Menés par des syndicats du secteur public, professeurs, infirmiers et retraités ont défilé devant le ministère du travail. Ils réclament le versement de plusieurs primes par le gouvernement de Nicolás Maduro, au pouvoir depuis 2014 : la prime des vacances - 1,48 euro par mois - aux enseignants, qui devait être accordée en juillet, ne l’a pas été.

22 manifestations par jour

Le calcul de celle-ci, versées aux employés de l’éducation à la fin de l’année scolaire, a été faite sur la base des salaires de 2021 par l’Office national du budget (Onapre). Les syndicats assurent eux, ne pas avoir perçu cette prime (comme d’autres) et dénoncent une «violation » de leurs droits du travail.

Loin d’être un épiphénomène, c’est une nouvelle manifestation de la colère qui s’exprime désormais quotidiennement dans le pays. Au premier semestre de 2022, l’observatoire vénézuélien des conflits sociaux en a enregistré 3 892 dans le pays. Plus de 1 600 d’entre elles ont eu lieu pour réclamer des salaires décents. Des chiffres qui donnent le tournis : en moyenne, cela représente 22 manifestations par jour, soit une hausse de 15 % par rapport à l’année passée.

Le pays traverse une profonde crise économique depuis 2015, provoquée initialement par la baisse du coût du pétrole, principale ressource économique du pays. Les sanctions américaines, la mauvaise gestion de l’économie due à la corruption ont provoqué une hyperinflation (jusqu’à 3 000 % en 2020) et plongé les habitants dans la misère. Trois quarts de la population vit actuellement sous le seuil de pauvreté. L’économie est exsangue : en neuf ans, le PIB national a chuté de 80 %.

Menaces sur la rentrée scolaire

Début de 2022 une légère reprise a été enregistrée avec la remontée des prix du pétrole liée à la guerre en Ukraine et à l’adoption généralisée du dollar américain. Mais alors que l’inflation grimpe toujours (53 % en 2022), les salaires ont stagné. Pour un professeur, le revenu moyen avoisine les 50 dollars (48,5 euros) par mois depuis mars dernier. Une somme dérisoire, alors que le prix du panier alimentaire moyen d’un Vénézuélien est presque huit fois plus élevé. Et reste inaccessible pour la plupart des ménages.

À Caracas, hier, les manifestants ont remis leurs demandes au ministère du travail et annoncé qu’ils resteront dans les rues jusqu’à ce qu’ils obtiennent une réponse des autorités. La fédération des enseignants du Venezuela, qui regroupe une grande partie des professeurs, a déclaré se préparer à ne pas assurer la rentrée scolaire en septembre, si le gouvernement de Maduro ne remplit pas ses obligations​ envers le corps enseignant. (selon "Ouest-France")

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13 août 2022

Dictature militaire en Birmanie

L'Asean hausse le ton contre la junte

birmanie1L’Association des nations d’Asie du Sud-Est hausse le ton contre la Birmanie, sans pour autant imposer de sanctions à la junte. Les chefs de la diplomatie des pays membres du bloc, réunis à Phnom Penh, ont exhorté les autorités de Naypyidaw d’appliquer l’accord de sortie de crise en cinq points convenu trois mois après le putsch entre le régime militaire et l’Asean.

Dans une déclaration commune, les diplomates se disent « profondément déçus par le progrès limité et le manque d’engagement de la junte dans la mise en œuvre du consensus en cinq points ». Un accord qui prévoyait, entre autres, de mettre fin aux violences, d’entamer le dialogue avec les partis d’opposition et de nommer un envoyé spécial de l’Asean dans un rôle de médiation.

Isolée sur la scène internationale, la Birmanie n’a pas été invitée au sommet de Phnom Penh en signe de protestation du bloc contre les récentes exécutions d'opposants politiques. L’Asean n’envisage pas à ce stade d’exclure son partenaire de l’organisation, un nouvel examen de la situation aura lieu lors du prochain sommet en novembre.

Signe que certains pays perdent patience, le Premier ministre cambodgien Hun Sen a prévenu mercredi 3 août que de nouvelles exécutions de prisonniers pourraient contraindre le bloc à repenser l’accord. Selon l’ONU, plus d’une centaine de prisonniers se trouvent actuellement dans le couloir de la mort.

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12 août 2022

Donald Trump lâché par les médias

L’ancien président américain, Donald Trump, continue de dire que l’élection de 2020 était truquée. Il a eu droit à des articles incendiaires ce week-end dans des médias du groupe Rupert Murdoch. La preuve que la relation entre les deux hommes est peut-être en train de basculer définitivement.

donaldIl y a des signes qui en disent long. Et dans ce cas, il suffisait de garder un œil sur les médias appartenant au magnat Rupert Murdoch. Jusqu’ici, Donald Trump était comme chez lui sur Fox News. Et le New York Post lui servait souvent de plateforme.

Mais ces derniers jours, ces mêmes médias semblent lâcher l’ancien président. Fox News d’abord, contrairement à son habitude, la chaîne a choisi de ne pas diffuser en direct le meeting de Donald Trump qui avait lieu vendredi soir dans l’Arizona.

Éditoriaux très critiques

Quelques jours auparavant, le New York Post et le Wall Street Journal ont tous deux publiés des articles et des éditoriaux très critiques envers l'ancien président. Les quotidiens estiment notamment que Donald Trump a manqué à son devoir le 6 janvier 2021. Qu’il a perdu la légitimité pour diriger à nouveau le pays. « Le caractère d’un leader est révélé en temps de crise, écrit par exemple le Wall Street Journal, Donald Trump a échoué le 6 janvier. ».

Ce changement intervient après les auditions de la Commission du 6 janvier, signe que Rupert Murdoch y a prêté attention et estime qu’il est temps de tourner la page Donald Trump. D’ailleurs, ce vendredi soir, au lieu du meeting de Trump, Fox News diffusait une interview de Ron De Santis, le gouverneur de Floride qui affiche d’ores et déjà des ambitions pour la prochaine présidentielle. (selon RFI)

11 août 2022

Le chat, espèce invasive en Pologne

Un institut scientifique polonais déclare les chats comme "espèces exotiques invasives" et déclenche un tollé.

Le chat, espèce invasive ? L'Académie polonaise des sciences a inscrit au mois de juillet les chats sur la liste des espèces invasives en raison des répercussions sur la biodiversité liées au grand nombre d'oiseaux et d’animaux qu'ils chassent.

chatFelis catus a été inscrit par l'Institut dans la base de données nationale gérée par l'institut de conservation de la nature de l’Académie. Les dégâts infligés aux autres animaux sauvages, et notamment les oiseaux, sont invoqués.

Consensus scientifique

Wojciech Solarz, biologiste à l'Académie polonaise des sciences, a décrit le consensus scientifique croissant selon lequel les chats domestiques ont une incidence néfaste sur la biodiversité étant donné le nombre d'oiseaux et de mammifères qu'ils chassent et tuent.

Les critères pour considérer ces félins parmi les espèces invasives "sont remplis à 100" %", déclare le scientifique à l'agence Associated Press. Mais des réactions agacées se sont fait entendre. Dorota Sumińska, l'auteur d'un livre intitulé "The Happy Cat" (Le Chat heureux), a souligné d'autres causes de diminution de la biodiversité, notamment un environnement pollué et des façades de bâtiments urbains qui peuvent tuer des oiseaux en vol.

140 millions d'oiseaux tués chaque année

Mais les scientifiques polonais ont mis en avant les 140 millions d'oiseaux tués chaque année en Pologne par les chats. D'autres pays ont également pris des mesures pour limiter les effets des chats sur la biodiversité. En 2016, l'Australie a par exemple lancé un plan d'éradication de millions de chats errants. À l'époque, le commissaire australien aux espèces menacées expliquait : "L’Australie a perdu 29 espèces de mammifères ces deux derniers siècles, et les chats ont contribué à la plupart de ces extinctions". (selon "GEO")

10 août 2022

Mali : une organisation peule dénonce des violences ciblées

Alors que les autorités maliennes de transition démentent toute allégation d’exactions ciblées de son armée contre les Peuls du Mali et accusent ceux qui se risquent à évoquer le sujet d’inciter à la haine et de nuire à la cohésion du pays, l’organisation culturelle peule Tabital Pulaaku Mali fait part de son inquiétude.

mali1Une organisation culturelle peule, Tabital Pulaaku Mali, a fait part ce mercredi de son inquiétude dans un communiqué. Elle y condamne d’abord toutes les attaques ayant frappé l’armée malienne, qui ont été nombreuses ces dernières semaines.

Mais l’organisation communautaire peule déplore également que ces attaques servent de prétexte pour « la poussée d’un sentiment de haine » et des « appels à la violence », contre les Peuls spécifiquement, notamment sur les réseaux sociaux.

Plus grave encore, Tabital Pulaaku « enregistre de nombreux cas d’arrestations » qualifiées d’« arbitraires » et d’« injustifiées », et dénotant, selon l’association, « stigmatisation » et « amalgame ». Et de rappeler certaines évidences : « Tous les Peuls ne sont pas des jihadistes », « tous les jihadistes ne sont pas des Peuls » et, selon la loi, « la responsabilité de l’infraction est individuelle ». Une manière de dénoncer des actes perçus comme une punition collective contre la communauté peule.

« Soumission ne signifie pas adhésion »

L'association rejette aussi les accusations de collusion avec les groupes terroristes, dans des zones échappant au contrôle de l'Etat. C’est notamment le cas de nombreux villages du centre du Mali, où s’exerce la domination de la katiba Macina, dirigée par Amadou Kouffa et membre du Jnim, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, lié à al-Qaïda. « Dans les zones sous occupation jihadiste, les populations sont soumises contre leur volonté », rappelle l’association,et « soumission ne signifie pas adhésion ». Tabital Pulaaku demande la libération de plusieurs dizaines de Peuls arrêtés sans qu’aucun lien ait pu être établi avec les groupes terroristes.

Elle sollicite également des enquêtes sur l’assassinat de 16 notables peuls du hameau de Zanancoro en juin dernier, de « l’enlèvement et la détention » au camp militaire d’Alatona dans le cercle de Niono, de « plusieurs dizaines de personnes depuis plus de deux mois » et « de l’arrestation et de la détention » de 21 villageois de Diaba, près de Sofara.

Tabital Pulaaku salue les propos du chef d’état-major de l’armée malienne, qui a dénoncé les amalgames. L’association demande enfin au Premier ministre Choguel Maïga, qui avait en avril dernier évoqué une « rébellion peule » en préparation au Mali, et surtout au président de transition, le colonel Assimi Goïta, de prononcer rapidement « un discours d’apaisement ». (selon RFI)

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9 août 2022

Pakistan, refuge historique des cadres d’al-Qaida

Pendant sa cavale, Ayman al-Zawahiri a pu compter sur la mouvance talibane et djihadiste pakistano-afghane.

alqaida2Il aura fallu plus de vingt années aux services de renseignement américains pour éliminer le chef d'al-Qaïda. Son prédécesseur, Oussama Ben Laden, n’avait pas tenu aussi longtemps, lui qui fut abattu par les Navy Seals au Pakistan en 2011. Cette capacité de l’islamiste égyptien à rester en vie en dit long sur la solidité de ses réseaux au Pakistan et en Afghanistan.

Arrivé en Afghanistan en 1997, Ayman al-Zawahiri quitte le pays en catastrophe en décembre 2001. Le régime des talibans afghans, qui avait autorisé al-Qaida à résider sur son territoire, vient de s’effondrer sous les coups de boutoir de la résistance afghane et des bombardiers occidentaux. Zawahiri se trouve à Tora Bora, dans les montagnes du Spin Ghar, dans le Nord-Est afghan, et il passe au Pakistan. Il s’installe au Waziristan du Sud, dans les zones tribales pakistanaises, non loin de la frontière afghane. Comme beaucoup de combattants d’al-Qaida, Zawahiri a sans doute bénéficié de l’aide logistique du réseau Haqqani…

alqaida1

8 août 2022

Pays-Bas : demandeurs d’asile sur des bateaux de croisière

Comme d’autres pays européens avant eux, les Pays-Bas ont annoncé leur intention d’héberger des demandeurs d’asile sur des bateaux de croisière afin de pallier le manque de places dans les centres d’accueil. Une proposition critiquée par l’ONU et plusieurs ONG.

pays_basLes Pays-Bas pensent avoir trouvé la solution pour répondre à la crise de l'accueil que connaît le pays. La semaine dernière, le secrétaire d’État à l’Asile, Éric van der Burg, a annoncé que le gouvernement prévoyait de loger les migrants sur des bateaux de croisière.

Les autorités envisagent d’amarrer trois grands navires dans leurs ports, voire de les ancrer au large si ces énormes bateaux ne trouvent pas de place à quai. Le premier devrait être fonctionnel dès le mois d’août, le deuxième en septembre et le troisième en novembre. Chaque navire pourra héberger environ un millier de demandeurs d’asile.

Des centres d'accueil surpeuplés

Cette alternative aux centres d’accueil traditionnels a été proposée pour pallier le manque de places dans les structures déjà existantes. "Tous nos logements sont débordés et très encombrés", a expliqué au média Bloomberg un porte-parole du ministère de la Justice et de la Sécurité, qui estime que la situation a atteint un stade "aigu".

Ces dernières semaines, des centaines de demandeurs d’asile, dont des familles, ont été contraints de dormir sous une tente ou à même le sol à l’extérieur du centre de Ter Apel, au nord-est des Pays-Bas. Des images qui ont créé la polémique dans le pays.

Les établissements des Pays-Bas ont été submergés par les déplacés venus d’Ukraine. Plus de 60 000 ressortissants ukrainiens ont afflué dans le pays depuis le début de l’offensive russe en février, provoquant une saturation des centres d’accueil.

Mais plus largement, c’est toute la machine de l’asile qui se grippe dans le pays. Depuis quelques temps, les dossiers des demandeurs d’asile sont traités à un rythme très lent. Résultat : peu de personnes obtiennent une protection, et les centres ne se vident pas. Les migrants attendent des mois une réponse qui leur permettrait de libérer des places dans les structures d’accueil.

Des demandeurs d’asile "en dehors de la société"

La proposition de loger les exilés dans des ferries a été vivement critiquée par plusieurs instances engagées dans l’aide aux migrants. En premier lieu, le Haut-commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR), pour qui cette décision n’est "pas souhaitable". "Vous placez [les demandeurs d’asile, ndlr] en dehors de la société. Ils n’auront aucune liberté de mouvement. Et les traumatismes existants peuvent refaire surface [dans ces conditions]", a affirmé la branche de l’agence onusienne néerlandaise sur Twitter.

Pour répondre aux inquiétudes concernant la liberté de circulation dans le cas où les bateaux seraient positionnés en pleine mer, les autorités cherchent des solutions. L’État étudie la possibilité de leur permettre de faire la navette entre la côte et le port afin que les migrants puissent sortir quand ils le souhaitent.

Malgré tout, le Conseil pour les réfugiés (VluchtelingenWerk en néerlandais) ne voit pas cette alternative d’un bon œil. "Il n’est pas nécessaire de faire des recherches pour comprendre que vous ne pouvez pas imposer cela à des personnes qui ont fui la guerre et les violences", a déclaré l’ONG sur Twitter. "Nous comprenons que les solutions sont difficiles pour faire face à cette crise mais celle-ci est la plus laide qu’il soit."

L'Italie, précurseuse

D’autres pays ont déjà utilisé ce moyen d’hébergement pour loger des migrants. Lors de la crise sanitaire, l’Italie a été la première à mettre à disposition plusieurs ferries pour placer en quarantaine les nouveaux arrivants. Le dispositif a pris fin le 31 mai dernier, mais aura duré près de deux ans, malgré les critiques répétées de plusieurs associations.

La France a elle aussi eu recours à cette solution pendant quelques semaines pour accueillir des déplacés ukrainiens au large de Marseille, dans le sud du pays.

Le Royaume-Uni, quant à lui, avait envisagé en 2020 d’héberger des migrants sur des ferries désaffectés avant de finalement renoncer en raison d’un coût financier trop élevé. (selon "Info-migrants")

7 août 2022

Football : il reste deux clubs dans la vallée

Dans les années 60, le nombre de clubs de football du Val de Villé était passé de 2 (Villé, Dieffenbach-au-Val) à 9 ! Et chaque club avait son installation sportive. Avec la cessation d'activité du FC Breitenbach, il n'en reste à nouveau que 2 (Maisonsgoutte, Saint-Pierre-Bois).

Alors il se pose plusieurs questions :

* Les raisons de ces situations ? L'une qui revient le plus souvent (quand bien même certains responsables n'osent trop en parler) c'est l'abandon de la formation des jeunes. Même Breitenbach a  souvent évité la débâcle à l'époque où le club avait les meillleures équipes de jeunes de la vallée.

BreitenbachL'une des équipes de jeunes du FC Breitenbach dans les années 70.

* Les cessations d'activités sont-elles passagères ou durables ? Villé s'est arrêté il y a 25 ans, puis a repris, avant de s'arrêter à nouveau, dans des conditions très particulières. Pendant ce temps, Breitenbach a évité l'arrêt définitif grâce à des ententes avec Albé, puis Maisonsgoutte.

* Que faire avec les installations (terrain, club-house, vestiaires, etc...) ? Ainsi, Villé voit sa municipalité vouloir transformer son terrain en "nounou-parc" ! Incroyable mais vrai ! Et sans aucune consultation des anciens responsables sportifs !  Il est vrai qu'à Villé la collaboration est un vain mot.

* Et pourquoi ne pas aller vers une intercommunalisation de la gestion des installations ? Il en était déjà question dans les années 70 où la comcom (sivom à l'époque) avait déjà  planifié un terrain omnisports (terrain + piste d'athlétisme), mais qui n'a jamais été réalisé, la plupart des communes ayant privillégié un terrain communal. Erreur fatale ! Et le Val de Villé a même vu disparaître sa seule section d'athlétisme  !

Villé des années 80 (féminines)

Vill__femmes

 - A lire l'article de presse ci-dessous, paru le 6 août 2022 :

Breitenbach1

Breitenbach2

6 août 2022

Prix des PV pour excès de vitesse

En Finlande, le prix des PV pour excès de vitesse est proportionnel aux revenus. Donc plus vous êtes riches, et plus vous casquez. La Suisse, la Suède ou la Grande-Bretagne, par exemple, ont des systèmes similaires.

PVPlus équitable. En 2015, une information avait quasiment fait le tour du monde. Un conducteur finlandais avait reçu une amende, pour excès de vitesse, de 54 024 euros. Si le PV a atteint une telle somme, c’est parce que Reima Kuysla, qui a été flashé 25 km/h au-dessus de la vitesse autorisée, est millionnaire. Et qu’en Finlande, le prix de la contravention — quand l’on dépasse de plus de 20 km/h la vitesse autorisée — n’est plus forfaitaire mais proportionnel aux revenus. Et ce, depuis 1920.

Comment le prix de l’amende est calculé ? Les autorités se basent sur les revenus journaliers du contrevenant. Ils prennent ce chiffre et le divisent par deux. Ensuite, ils se fient à un barème qui détermine le nombre de jours que le conducteur doit passer avec cette somme d’argent en moins. Par exemple entre 8 et 12 jours si l’on dépasse de plus de 20 km/h la vitesse autorisée. On passe à une vingtaine de jours si l’on roule très vite (+ de 30 ou 40 km/h au-dessus de la vitesse autorisée). La limite est fixée à 120 jours maximum. Ce système, appelé « day fine » (amende journalière), s’est mis en place dans les années 1920, « lorsque des amendes basées sur le revenu ont été instituées pour toutes sortes d’infractions mineures, telles que les petits vols et les agressions, et ont contribué à réduire considérablement la population carcérale », écrit le New York Times. La loi a été modifiée dans les années 1970 pour inclure les excès de vitesse, qui n’existaient pas avant.

Pour l’amende de Reima Kuysla en 2015, le prix de son PV a été calculé sur la base de ses revenus déclarés deux ans auparavant, 2013 : 6 559 742 euros. Au vu de son excès de vitesse, il s’est vu attribuer une amende de « huit jours » basée sur son salaire, soit 54 024 euros. Ce prix peut varier en fonction de votre situation familiale, par exemple si vous avez des enfants en bas âge. Comme l’explique le New York Times, si vous gagnez 50 000 euros par an, l’amende serait fixée autour de 345 euros. D’autres personnalités ont aussi fait la Une des journaux pour des PV très salés, comme un cadre de Nokia en 2002 qui avait reçu une prune de 100 000 euros.

Si d’autres pays ont également un système basé sur le revenus — comme la Suisse ou la Grande-Bretagne — la France doit-elle garder sa législation ? Dans le cas de Reima Kuysla, l’homme aurait en France reçu une amende forfaitaire de 135 euros et deux points en moins sur son permis de conduire. Tout de suite, ça fait moins mal au porte-monnaie. (selon "Canal+/Seat")

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5 août 2022

Brésil : autoroute et déforestation

Le gouvernement brésilien a annoncé une nouvelle étape dans la rénovation d'une autoroute qui traverse la forêt amazonienne. Mais cette opération inquiète particulièrement les associations environnementales.

br_silConsidérée comme une prouesse, puis laissée à l'abandon, la route BR-319 est maintenant un objet de discorde. Cette autoroute traverse le nord-est du Brésil, en plein cœur de la forêt amazonienne, et relie les villes de Manaus et Porto Velho. Le gouvernement a annoncé avoir accordé un permis pour une nouvelle phase de rénovation de cette voie rapide.

En pleine campagne pour la prochaine élection présidentielle brésilienne, Jair Bolsonaro a promis de poursuivre la rénovation de la BR-319. Cette route a été construite dans les années 1970, mais son entretien s'est fortement dégradé. Son tronçon central est couvert de boue et est presque impraticable au moment de la saison des pluies, de décembre à juin.

Marcelo Sampaio, ministre des infrastructures, a annoncé, jeudi, sur Twitter, la délivrance d'un permis qui permettra au gouvernement de passer un contrat avec des entreprises pour réaliser les plans des futurs travaux de cette portion de 400km de route.

"En alliant ingénierie et respect de l'environnement, nous allons sortir la société amazonienne de l'isolement" a ajouté Marcelo Sampaio.

Le risque d'accélérer la déforestation

Selon des experts cités par le quotidien britannique The Guardian, paver cette portion de l'autoroute faciliterait l'accès à l'Amazonie aux exploitants forestiers illégaux. Une étude estime que le projet multiplierait par cinq la déforestation d'ici 2030. Des effets sont déjà visibles autour des grandes villes, où d'autres tranches de travaux ont déjà commencé.

Selon Paula Guarido, chercheuse en politique publique à l’Institut pour la Conservation et le Développement Durable de l’Amazonie (IDESAM) citée par l'ONG française Planète Amazone, la situation s'est déjà dégradée.

"Les résultats de janvier 2022 sont alarmants. Le taux de déforestation a été 339% plus élevé qu’en janvier 2021, dans la zone la plus prisée de la BR-319" indique-t-elle. 

Les mois de janvier, février et avril 2022 ont tous battu des records de déforestation en Amazonie. La politique de président Jair Bolsonaro a accéléré ce phénomène, en allant à l'encontre de plusieurs agences environnementales de son pays. (selon BFMTV)

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