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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER

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19 mars 2015

Un front unique aux élections présidentielles de Côte d'Ivoire

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Des représentants d’une dizaine de partis politiques, issus de la majorité et de l’opposition à Alassane Ouattara, ont annoncé mardi soir la création d’une coalition contre le chef de l’Etat ivoirien, seul candidat d’envergure déclaré avant la présidentielle d’octobre.

Cette coalition qui se veut victorieuse contre Ouattara rassemble tous ceux qui jugent son bilan catastrophique, tous les frustrés, les peureux, les hésitants, les déçus des deux camps pour qui Ouattara ne mérite pas un second mandat, a déclaré à l’AFP Mamadou Koulibaly, l’un de ses membres, lui-même candidat déclaré au scrutin.

Des représentants du Front populaire ivoirien (FPI, opposition) et du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, majorité), deux partis majeurs fortement divisés avant l’élection d’octobre, ont participé à la réunion fondatrice de ce nouveau front, a constaté l’AFP.

On en parlait depuis de longs mois. Chacun attendait de voir l’évolution au sein de son camp avant de se décider, a expliqué M. Koulibaly, ancien président de l’Assemblée nationale sous l’ex-chef de l’Etat Laurent Gbagbo.

Seul le Rassemblement des républicains (RDR), la formation d’Alassane Ouattara, présente un visage unifié à sept mois de la présidentielle, qualifiée de cruciale pour la décrispation en Côte d’Ivoire, qui sort d’une décennie de crise politico-militaire.

Que les gens fassent des alliances, et surtout des mésalliances, voire des mésalliances contre-nature, au RDR, ce n’est pas notre problème, a commenté Joël N’Guessan, porte-parole du parti.

Laurent Akoun, un cadre du FPI, a de son côté rejeté toute idée d’alliance contre-nature.

Un politique prend acte du contexte dans lequel il vit et puis il avance (…) Ce sont les intérêts du pays qui commandent ces alliances. Si ça peut ramener un minimum de cohésion dans le corps social tout entier, nous nous sentons que c’est important que les Ivoiriens se rassemblent, a-t-il argumenté.

FPI et du PDCI, opposés l’un à l’autre sur l’échiquier politique, sont en proie à des scissions internes.

Un nombre croissant de militants du FPI conteste l’autorité du président du parti, Pascal Affi N’Guessan, qui souhaite conduire la principale formation de l’opposition à la présidentielle.

Ses opposants en interne ont suspendu début mars M. N’Guessan, qui conteste cette éviction devant la justice ivoirienne.

Quatre frondeurs, dont l’ex-Premier ministre Charles Konan Banny, s’opposent au PDCI à la stratégie de leur formation de ne pas présenter de candidat en octobre prochain afin d’assurer la victoire d’Alassane Ouattara.

Les quatre cadres de l’ancien parti unique, absents, étaient représentés par des proches mardi.

Il y a sept ou huit candidats potentiels (au sein de la coalition). Plusieurs d’entre nous souhaitent qu’il puisse y avoir une candidature unique. Mais pour le moment, on n’en est pas à ce stade, a observé Mamadou Koulibaly.

La coalition vise à faire reculer Ouattara sur tous les points du processus électoral qu’il est en train de verrouiller pour se garantir une victoire trop facile, a-t-il dénoncé.

L’opposition critique la composition selon elle trop pro-Ouattara de la Commission électorale indépendante (CEI), organisatrice du scrutin, ce que les autorités nient. Elle accuse également les médias publics d’être des instruments de propagande à la solde du chef de l’Etat.

La présidentielle de novembre 2010 en Côte d’Ivoire s’est terminée dans le sang. Plus de 3.000 personnes sont mortes dans des violences électorales liées au refus de l’ex-président Laurent Gbagbo de reconnaître la victoire d’Alassane Ouattara.

Laurent Gbagbo est emprisonné depuis plus de trois ans à La Haye, en attente de son procès pour crimes contre l’Humanité devant la Cour pénale internationale.

AFP

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18 mars 2015

Les facteurs en grève

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Les facteurs de plusieurs régions de France sont en grève la semaine du 16 au 21 mars 2015. Ils dénoncent le surplus de travail engendré par la distribution des professions de fois des candidats pour les élections départementales, et le manque de compensations financières.

Selon les régions, le mouvement est différent : un à plusieurs jours de grève, une absence totale de distribution ou juste la non-distribution des plis pour les élections. En Alsace, la grève sera effective au moins jeudi, 19 mars. Les envois officiels arriveront-ils à temps pour le premier tour des élections ? Et qu'est-il prévu pour le scrutin en cas de non distribution ? La question mérite d'être posée.

17 mars 2015

RN 59 : le binôme UMP Bierry-Mozziconacci ignare !

 

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Arrêtez ! Mme Mozziconacci et Mr. Bierry de parler de choses que vous ne connaissez pas. A la page 6 de votre tract de 8 pages qui sont un vrai "Catalogue de la Déroute" vous citez comme votre priorité pour demain le Contournement de Châtenois ! déjà inscrit au Contrat de Plan Etat/Région depuis belle lurette, que vous avez participé à amputer du tronçon inscrit en 2000 Lièpvre - Val de Villé (le plus accidentogène), que vous voulez réaliser à 2x1 voie contrairement à la DUP en vigueur ! De plus la RN 59 est une route nationale, hors de votre compétence ! Alors arrêtez votre cinéma. Vous n'avez jamais rien obtenu pour cette route, même pas la baisse du tarif des péages du tunnel de Ste-Marie-aux-Mines, pour laquelle Mme Mozziconacci s'était engagée publiquement lors de sa campagne de 2011 sans même savoir que le conseil général 67 n'avait aucun pouvoir en ce domaine.

DNA du 19 décembre 1998

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16 mars 2015

Les armes chinoises

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Selon des statistiques publiées lundi par l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri), la Chine devient le troisième exportateur mondial d’armes. Elle dépasse ainsi l’Allemagne et la France.

En effet, les chiffres publiés par SIPRI portent sur une période de cinq ans (2010-2014) afin de faire apparaître les grandes tendances. On retient clairement de ces chiffres que sur le marché de l’armement les États-Unis ont nettement pris la tête (31% des exportations) devant la Russie (27%). Les trois suivants arrivent loin derrière, avec quelque 5% des exportations chacun.

Pour l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm, la France aurait pu être troisième si elle avait livré fin 2014 un navire Mistral que la Russie n’a pas obtenu du fait du conflit dans l’Est de l’Ukraine.

Dans le même temps, le rapport indique que trois pays asiatiques rassemblent plus des deux tiers des livraisons à l’étranger d’armement chinois. Il s’agit du Pakistan (41% à lui tout seul), le Bangladesh et la Birmanie. Pékin a aussi commercé avec 18 pays africains sur la période.

On note aussi que la Russie fournit pour sa part en premier lieu l’Inde, premier importateur mondial, dont 70% des importations d’armes sont russes. Pour leur part, les États-Unis ont la clientèle la plus diversifiée: le premier importateur d’armes américaines, la Corée du Sud, ne représente que 9% du total. Quant à la France, elle vend d’abord au Maroc (18%) et à la Chine (14%).

L’institut révèle dans son rapport que les efforts de la France pour augmenter ses exportations d’armes ont été couronnés par le contrat passé avec l’Égypte en février. Grâce à ce contrat, la France va livrer 24 avions Rafale et une frégate multi-missions à l’Egypte.

Parmi les dix premiers exportateurs mondiaux, la Chine (+143% ces cinq dernières années par rapport aux cinq précédentes), l’Ukraine et la Russie sont ceux qui ont connu la plus forte croissance, tandis que les livraisons de l’Allemagne et la France ont reculé.

L’Inde, avec 15% du marché vient à la tête dans le tableau des importations et se trouve loin devant les numéros deux et trois, l’Arabie saoudite et la Chine (5% chacune).

« Le volume du commerce mondial d’armes avait augmenté de 16% ces cinq dernières par rapport à la période 2005-2009 », précise le SIPRI.

Aussi, le rapport relève-t-il que le volume d’armement échangé dans le monde reste encore d’un tiers inférieur à son pic de l’après-guerre, atteint au début des années 1980 malgré la hausse notée depuis une dizaine d’années. (selon "Oeil d'Afrique")

15 mars 2015

Les désinformations du binôme de l'UMP : la gendarmerie de Villé !

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Ils ont peur et il s'affolent. Alors il leur faut s'expliquer dans un document de 8 pages. Encore faudrait-il qu'il ne soit pas bourré de contrevérités. Il va falloir plusieurs posts pour rétablir la vérité. Alors, commençons par la gendarmerie de Villé que le binôme sortant s'accapare dans ses prétendues réalisations. Rappelons tout d'abord que la gendarmerie est une compétence régalienne de l'Etat ! Rien à voir du côté de son fonctionnement ni avec l'ancien conseil général, encore moins avec le futur conseil départemental.

Mais, on peut supposer que notre tandem de choc voulait évoquer la construction de la nouvelle gendarmerie villoise réalisée par la SIBAR (société immobilière du Bas-Rhin) qui est une SEM (société d'économie mixte) dans laquelle le conseil général possède certes une part d'actions. Il n'empêche que cette SEM est indépendante du Conseil Général.

Rappelons-nous d'ailleurs les différentes péripéties de la construction de cette nouvelle gendarmerie. Dès 2002, le ministère de l'armée, sous la direction de Michèle Alliot-Marie, met en place un grand projet de renouvellement des bâtiments militaires. Les premières gendarmeries sont inaugurées en 2010.

A Villé, les péripéties ont été nombreuses. D'abord le conseil municipal a estimé que la gendarmerie pouvait être rénovée et agrandie sur le site existant, où le ministère de la Défense possédait près d'un demi-hectare en friche. Voir photo ci-dessous.

001Rappelons qu'à l'époque, ces terrains faisaient partie du lotissement communal de la rue du Beausite, que les terrains étaient vendus à des villois qui souhaitaient y construire leurs maisons, et que ces propriétaires furent expropriés selon des méthodes de déguerpissement dignes de dictatures africaines. Et même si cela remonte aux années 1950/55, beaucoup de villois s'en souviennent. Alors laisser ces terres en friches et ne pas y agrandir la gendarmerie, c'est une insulte à tous les villois. 

Le ministère de la défense, tout comme la SIBAR, refusèrent cette proposition dès 2004. Le maire de Villé s'inclina, malgré une forte opposition de son conseil municipal. Fut alors proposé comme site possible l'entrée de Villé (en venant de Triembach-au-Val). Un endroit qui était aussi en friches... et qui l'est toujours, malgré un grand panneau posé par une agence immobilière. Le terrain répondait à une exigence du ministère de la défense, en étant au plus près des interventions en cas d'accidents de la route. C'est la SIBAR qui mit son veto : trop chère la construction, le terrain est en pente ! Et finalement, le maire proposa un terrain communal à côté de l''atelier municipal qui était prévu pour une salle des fêtes, qui, de ce fait, ne vit jamais le jour. Au conseil municipal, le vote, après une longue séance houleuse qui ne vit pas une réelle majorité se dégager, le vote en faveur de la cession de ce terrain se fit avec 7 voix pour, 6 contre et 5 abstentions.

Puis eut lieu la bataille pour le prix de vente. Le conseil demandait que la SIBAR s'aligne sur la valeur du prix d'un terrain de construction, et la commune vendait à ce moment les terrains du lotissement "les Pommiers 1" à 6000 € l'are HT. La SIBAR imposa 3000 €, et le terrain fut bradé à ce prix.

Mais comme Charlie-Hebdo, pardonnons à ce tandem : Mr. Bierry venait juste d'être élu au conseil général et ne connaissait donc rien à cette affaire ! Quant à la candidate villoise, elle n'était encore ni au conseil municipal, encore moins au conseil général ! Bref, elle n'était politiquement pas née. Beaucoup de villois trouvent cependant fort de café cette récupération électoraliste.

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14 mars 2015

La gauche présente dans le Val de Villé

La gauche unie, avec le binôme Scharly - Simoni, a passé sa journée dans la vallée : conférence de presse à L'Alsace (voir ci-dessous), rencontres avec des élus et d'anciens élus de gauche, distribution de tracts sur les parkings de supermarché, réunion publique en soirée à Villé (même suivie d'un vin d'honneur et kugeloff offert par les candidats. La gauche est loin d'être morte dans ce canton.

ps

12 mars 2015

RN 59 : vous vous trompez, Mr. Bierry !

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Lors de la réunion publique de Villé, le vice-président du conseil général du Bas-Rhin et candidat aux élections départementales Frédéric Bierry s'est lourdement trompé en déclarant : "Le contournement de Châtenois ne s'est pas fait du fait des dissensions locales et le budget prévu pour l'ouvrage a été transféré pour la réalisation du tunnel de Schirmeck-Labroque." Faux, Mr. Bierry, dans la séance plénière du conseil général du 4 décembre 2003, sous la présidence de Mr. Philippe Richert, celui-ci a fait transférer les fonds prévus (300 millions de F) au contournement de Mertzwiller (copinage et coquinage entre Philippe Richert et le ministre alsacien de l'époque François Loos ?) Rappelons que la RN 59 (contournement de Châtenois et nouvelle route Val de Villé - Lièpvre) était pourtant inscrite au contrat de plan Etat - Région 2000 - 2007  ! Les recours contre la DUP entrepris par le syndicat de viticulteurs AVA et Alsace-Nature, n'ont été jugés que bien plus tard. Et comme par hasard, le Préfet, après consultation des élus locaux - député, conseillers régionaux et généraux, maires- a accepté de ne pas faire appel du jugement de première instance du tribunal administratif.Selon ces élus, il aurait été plus facile et plus rapide de compléter le dossier (avec un impact climatologique sur les vignes et une étude sur les papillons) pour réaliser les travaux dans le cadre de ce contrat de plan. On connaît la triste réalité ! Mr. Bierry, ne parlez plus de ce que vous ne connaissez pas, ou renseignez-vous avant d'en parler.

97 morts de 1976 à aujourd'hui  sur cette route ! Les micro-climats et les papillons auraient-ils plus d'importance que la sécurité et le développement économique de nos vallées ?

rnOù voyez-vous les dissensions, Mr. Bierry ? (DNA du 1/11/98)

11 mars 2015

Réunion publique de l'UMP à Villé : on a frôlé l'incident

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Belle réunion électorale à Villé, devant une petite trentaine de spectateurs. Pour un grand rassemblement prévu (à voir les chaises vides) c'est réussi. Le tandem atypique Bierry - Mozziconacci (le premier en politique rusé très conciliant, la seconde très cassante) a réussi son coup.

Mais rien ne les arrête ! Le redécoupage cantonal surtout ne leur plaît pas : ils veulent bien d'un canton Schirmeck - Saales - Villé, mais pas de Mutzig, au point que le maire de Mutzig, suppléant, menace de quitter la salle. Il semble qu'il ne fasse partie du quatuor que pour ramener des voix. Premier accroc ! L'un  des auditeurs leur rappelle fort justement que les élus de ce canton devront gérer le département, ce qu'ils semblaient oublier. Et il faut aussi leur rappeler qu'ils ont approuvé les motions de l'AMV (association des élus de la montagne vosgienne) et de l'ANEM, remise au premier ministre de l'époque Jean-Marc Ayraut qui a répondu positivement à leur demande.

Langue de bois

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Puis vient la séance du débat avec le public clairsemé et quadrillé d'anciens UMP de la vallée tel cet adjoint au maire de Fouchy qui coupe régulièrement la parole aux intervenants. Mais bon, ça fait partie du jeu. Le tandem, oubliant régulièrement de laisser la parole aux suppléants présents pour tapisserie, répond souvent à côté de la question, tel Bierry qui, bien que vice-président du conseil général, éventuel successeur annoncé de Guido Kennel, ne peut répondre à une question sur la politique de coopération extérieure, se résumant à des cadeaux de pacotille à l'heure actuelle, préfère répondre : "On a assez à s'occuper chez nous" ! Pour le reste, beaucoup de discours très lissés, mais pour ne rien dire. C'est ce qu'on appelle "la langue de bois". Retenons quand même que cet  élu sortant ne connaît pas les chiffres pour l'emploi dans la vallée, chiffres que nous lui rappelons bien  volontiers (58% des actifs quittent la vallée !).

Explosif !

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Mais c'est alors que le débat était bien engagé, et que je rappelle à la candidate  ses promesses de 2011 et que je sors son tract de candidate sans étiquette de l'époque, que le ton monte. Aucune des promesses citées n'avait été tenue. Au point que notre candidate, conseillère générale sortante, première adjointe au maire de Villé, conseillère communautaire, explose en plein vol : "Je vous prie de sortir." Mais comme Mirabeau, je ne serais sorti "qu'à la force des baïonnettes". Les réunions électorales sont un rare moment de démocratie directe qu'on n'a pas le droit de gâcher. Et finalement c'est Bierry qui calme l'affaire ! C'est même la candidate qui sort quelques minutes, histoire de retrouver ses esprits. La réunion peut continuer, mais la candidate ne parlera plus. C'est le seul Bierry qui terminera le débat,  donnant raison à tout le monde  et personne. 

Relevé dans les débats :

  • D'une militante UMP : "Je ne regarde jamais ce blog. Il n'est pas objectif !" Comment le sait-elle si elle ne le consulte jamais. En tous cas, le blog a été l'élément le plus cité de la soirée. Il semble que certains l'aiment bien.
  • Une autre : "On dirait qu'il y a des socialistes dans la salle." Voilà une personne très perspicace.
9 mars 2015

Longuet s'intéresse à l'Afrique

 

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Décidément les retraités de la politique française investissent en Afrique, Après Jean-Louis Borloo qui veut électrifier l'Afrique, Gérard Longuet, ministre de la défense de Nicolas Sarkozy lors de la crise post-électorale en Côte d’Ivoire, a dirigé les opérations de l’armée française qui ont conduit en 2011 au bombardement du palais présidentiel et à l’arrestation de Laurent Gbagbo.

Quatre ans plus tard, l’ex-ministre a été reçu à Abidjan par le président Ouattara, cette fois-ci en qualité de président de Sea-Invest Africa, filiale du groupe belge Sea-Invest, spécialisé dans la gestion de terminaux portuaires.

M. Longuet qui est actuellement sénateur du département français de la Meuse, veut faire d’Abidjan la base de développement de ses affaires en Afrique de l’Ouest. Il annonce pour cela 335 millions d’euros d’investissements « dans le domaine des vracs et du général cargo, avec la manutention des fruits et légumes, le stockage, le transport et la logistique pétrolière. »

Pour mémoire, Ministre des Télécommunications en 1993, dans le gouvernement Balladur, Gérard Longuet avait introduit en France une troisième licence de téléphonie mobile remportée par le groupe Bouygues. (selon l'agence ECOFIN)

Pour mémoire, rappelons aussi son parcours politique exceptionnel qu'il n'a jamais renié :

  • 1964 : fondateur du mouvement "Occident" d'extrême-droite.
  • 1968 : adhère à "Ordre Nouveau", autre mouvement d'extrême droite.
  • 1972 : adhère au Front National, dont il écrit le premier programme économique.
  • 1978 : souhaitant une carrière politique, il adhère à un parti plus présentable, le Parti Républicain. 

M. Longuet, qui, malgré son apparent centrisme, a toujours gardé ses gènes d'extrême-droite, s’est également distingué en 2012 en répondant par un bras d’honneur à la demande algérienne d’une reconnaissance des crimes perpétrés par le colonialisme.

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8 mars 2015

La Côte d'Ivoire se tire une balle dans le pied

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Comme plusieurs autres pays africains, la Côte d'Ivoire est appelée à développer sa vocation touristique, surtout avec l'arrivée d'un nombre toujours plus élevé de vacanciers européens. Même notre président du Conseil Général du Bas-Rhin, Guido Kennel, avait déjà coulé quelques jours heureux dans ce pays. Mais parfois, on se demande si les gouvernants locaux en sont conscients.

La preuve, c'est la brusque démolition de l'ensemble "Café  de Rome" (salles de jeux, restaurant, hôtel, brasserie, bar, salles de réception et de séminaires - même le ministre ivoirien Patrick Achi y a encore organisé un séminaire récemment)  sans aucun respect de la légalité, ne sachant trop si les motifs sont la pollution de la lagune Ebrié aux bords de laquelle se trouve cet ensemble, ou pour la construction d'une nouvelle hypothétique route dont le tracé amènerait aussi la démolition de l'ambassade de France. Mais ça c'est une autre histoire à laquelle Ouattara ne s'attaquera pas de si tôt. Ou a-t-on voulu éliminer un concurrent d'un groupe qui a les faveurs, voire la complicité des dirigeants politiques du pays, et qui souhaite investir dans le pays ? Voilà certainement un très mauvais calcul. Et en tout état de cause, il reste surtout à plaindre 200 salariés mis au chômage du jour au lendemain, sans aucune indemnisation.

Certes les dirigeants corses de la chaîne "Café de Rome" (implantée aussi au Sénégal, au Cap-Vert, au Gabon, au Cameroun) ne sont pas toujours clean, mais de là à démolir leurs installations, il y aurait dû y avoir un pas à ne pas franchir. Surtout, que les responsables du «Café de Rome» qui de 2003 à 2014 ont versé près de 4 milliards (plus de 100 millions d'€) d’impôts à l’Etat ivoirien dont 745 millions (1,1 millions d'€) pour la seule année 2014. Pour un Etat aux caisses régulièrement vides, c'est se tirer une grosse balle dans le pied. Et le président Ouattara viendra-t-il encore, après ce gâchis, oser demander à la France ou tout autre pays une annulation de l'une de ses dettes.

Au-delà de la perte financière, la Côte d'Ivoire ne donne pas un signe d'attractivité pour les investisseurs touristiques. Sans compter qu'en s'attaquant à des groupes corses, il y aura forcément de la "vendetta" en l'air, une vendetta qu'avait déjà subie l'ancienne direction de "Café de Rome" (société ANFA sise en Suisse) en 2006, lors d'assassinats-réglements de compte, qui ont eu lieu à Ajaccio. Les Ouattara and co auraient dû y penser, et risquent de vivre dans la peur lorsqu'ils se rendront dans leurs palais dorés dans le midi de la France. Pour les Corses, en général, la vengeance est un plat qui se mange froid.

  • A lire : La Corsafrique est toujours là
  • NB : 1 milliard d'€ est le montant de l'annulation de la dette obtenue par la Côte d'Ivoire du gouvernement français.
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