Un démenti ? Et quoi encore ?
Suite à quelques coups de téléphone reçus à propos de mon post du 13/10 "la médaille d'or du retournement de veste" me demandant aimablement de le supprimer ou de démentir, je confirme que malgré le communiqué signé par le conseiller régional EELV - maire de Saint-Maurice - président de la comcom du Val de Villé, dans les DNA du 11/10, celui-ci a bien pris le TER à 5 € pour aller à la manifestation UMP de la place de Bordeaux. Les images extraites du reportage de France 3 Alsace du 11/10 à 19 h, et que je publie ci-dessous, le prouvent !
Et ceci malgré la tribune signée outre des élus de gauche comme Jo Spiegel, et par l'ensemble des élus régionaux et départementaux EELV (Europe Ecologie Les Verts) ! Plus fort encore ! Notre élu du Val de Villé, qui oscille visiblement entre EELV, la gauche et l'UMP (sans étiquette ?), s'est fait accompagner du maire de Muttersholtz Patrick Barbier, ancien président de feu le Conseil de Développement du Centre-Alsace, lui-même membre éminent du bureau départemental de EELV !
Il est vrai que dans le Val de Villé et le Centre-Alsace, peu d'élus UMP sont allés à cette manifestation à laquelle ont surtout appelé les éminents dirigeants de ce parti déchiré entre sarkozystes, fillonistes et juppéistes, Philippe Richert, président de la région Alsace, et Jean Rottner, maire de Mulhouse. Il fallait donc bien que quelques EELV se dévouent !
Le train de nuit Paris - Berlin supprimé ?
Annoncée le 13 juillet 2014, la suppression de plusieurs lignes de trains nocturnes comme le célèbre Paris-Berlin par la société ferroviaire Deutsche Bahn suscite la polémique. Les syndicats de la DB, alliés aux partis Die Linke et aux écologistes, espèrent faire dérailler cette mesure en augmentant la pression sur les compagnies ferroviaires et le gouvernement.
"Un bon modèle politique, c’est quand on peut changer des choses même en étant opposés à une forte coalition" . Sabine Leidig représentante politique de Die Linke chargée des transports, espère que le large mouvement anti-suppression de certaines lignes de trains de nuits aura raison de la mesure décidée au début de l’été par la Deutsche Bahn.
Contactée par La Gazette, Daniela Bals, porte-parole de la DB, précise : "les trois lignes les plus inefficaces, reliant Berlin à Amsterdam, Copenhague et Paris". D’autres lignes voient aussi leur rythme réduit, comme celles à destination de Prague et Cologne.
Un choix jugé logique pour la DB, à la vue des chiffres du trafic ferroviaire nocturne de la DB, "depuis des années dans le rouge" , avec des pertes estimées à "des dizaines de millions d’euros". Une situation toujours plus critique, avec "une hausse des coûts de maintien confrontée à des revenus clairement insuffisants". Les services de la DB ont aussi constaté une "hausse de l’utilisation des lignes à grande vitesse de jour, tandis que la fréquentation des lignes nocturnes a diminué de 30% sur 10 ans" . De plus, indique Daniela Bars, "le trafic ferroviaire de la DB fait de plus en plus face à la concurrence des compagnies aériennes low-cost. Avec cette suppression, nous bénéficierons d’une marge de manoeuvre plus grande pour promouvoir d’autres lignes très populaires auprès des voyageurs".
Le géant des transports allemand souhaite ainsi renforcer le trafic demandé, créer de nouvelles structures pour un train de nuit à long terme. Un mode opératoire fortement critiqué, notamment par les partis Die Linke, qui défend les intérêts des employés travaillant sur les lignes supprimées, et par les écologistes Die Grünen, qui préfèrent les alternatives ferroviaires aux transports aériens, plus gourmands en énergie et générateurs importants de CO2. Sabina Leidig dénonce ainsi "la politique capitaliste à court terme du gouvernement", et appellent aux "initiatives citoyennes". Matthias Gastel, en charge de la politique ferroviaire au sein des Grünen, met en avant l’attractivité des trains de nuit, et leur popularité. Conscient de la compétition avec les compagnies aériennes low-cost et certaines lignes de bus, il prône une enquête auprès des passagers et le développement de "nouveaux concepts plus écologiques".
Les deux responsables politiques regrettent d’une même voix une décision "fantasielos", dénuée d’imagination et qui occulte le côté mythique de certaines lignes célèbres, à commencer par le Paris-Berlin. Lors de la manifestation organisée quelques heures plus tard devant le siège de la Deutsche Bahn, Postdamer Platz, de nombreux employés ont exprimé leur opposition à cette mesure, à grands renforts de drapeaux, de slogans et de sifflets.
Joachim Holstein, du Conseil d’administration du DB European Rail Service basé à Hamburg, fait part de son incompréhension : "Il n’y a pas de raison valable de supprimer ou réduire l’utilisation de ces trains de nuit. La DB ne dispose pas d’instruments de mesure assez précis pour juger avec exactitude des performances des lignes nocturnes." Il explique que le développement de ces trains de nuit avait été salué par les pays partenaires, l’Autriche, le Danemark et la France. "Les Italiens en particulier ne comprennent pas ce choix alors que leur fréquentation des services ferroviaires nocturnes est en hausse."
Enfin, parmi les salariés, Karl-Dieter Bodack, expert en trains et ancien directeur ferroviaire, décrit des trains de nuits de qualité: "Nous avons les meilleurs trains nocturnes d’Europe, on peut même parler de trains-hôtels, où le confort est la première des valeurs. Les passagers bénéficient de nombreux services, de la réception au départ jusqu’au petit déjeuner dans des wagons spécialement aménagés." Selon lui, les trains-hôtels sont des bijoux d’innovations et beaucoup ne sont simplement pas mis en service pour des « raisons logistiques. » L’ancien directeur croit cependant à une volte-face de la DB et du gouvernement: "Si tous les employés, appuyés par des partis descendent dans la rue pour dénoncer cette suppression, la chancelière Merkel devra faire marche arrière" , estime-t-il.
La suppression de certaines lignes de trains de nuits, justifiée par la Deutsche Bahn pour des raisons économiques, est donc loin de susciter l’unanimité au sein de son personnel comme au Bundestag, où l’utilité et les performances de ces trains mythiques et pratiques sont âprement défendues. Mais qu’en est-il des usagers ? La Gazette a recueilli les impressions des passagers à chaud, à l’embarquement du train, lors d’un « micro-quai » à la Gare Centrale de Berlin. Andrea, jeune road-triper américain de 18 ans, loue les qualités d’un "système de transport unique, très rapide". Il ajoute que « les compartiments sont très agréables » et apprécie « de se réveiller chaque matin dans une nouvelle ville« . Bruno, ancien conducteur de train de nuit de la SNCF mais première fois passager, s’apprête à prendre le Paris Berlin et confie que « le train de nuit présente de bonnes performances, surtout sur les coûts, moins chers que la plupart des compagnies low-cost« . Enfin Marie, 22 ans, étudiante à Berlin, explique dans un français teinté d’un léger accent "l’aspect pratique des trains de nuit. On ne perd pas de temps, et le repos y est confortable. L’ambiance y est toujours très sympathique et j’y fais toujours de nouvelles rencontres. Je ne comprends absolument pas pourquoi certaines lignes devraient être supprimées, ça n’a aucun sens" . Extrait de "La gazette de Berlin".
Commission Communale d'Aménagement Foncier de Maisonsgoutte
En date du 18 septembre 2014, le président du Conseil Général du Bas-Rhin a pris l'arrêté de constitution de la commission communale d'aménagement foncier de Maisonsgoutte, l'une des dernières communes de la vallée à mettre en place cette instance.
La composition de cette commission communale est définie et présidée par le représentant du Tribunal de Grande Instance de Colmar (qui désigne le commissaire-enquêteur) et par le maire de la commune.
Y siègent : 1 conseiller municipal désigné par le conseil municipal, 3 membres des exploitants-propriétaires désignés par la Chambre d'Agriculture, 3 membres des exploitants-propriétaires désignés par le conseil municipal, 2 propriétaires forestiers désignés par la Chambre d'Agriculture, 2 propriétaires forestiers désignés par le conseil municipal, 3 personnes qualifiées en matière de faune, flore, protection de la nature et des paysages, 2 fonctionnaires départementaux, le délégué du Directeur des services fiscaux, le juge du livre foncier de Sélestat, le représentant du président du Conseil Général, le représentant de l'Institut National de l'Origine et de la Qualité, le représentant de l'ONF.
Cette commission a de nombreuses compétences, notamment en matière d'aménagement foncier (règlements de boisement, aménagements de lotissements, information des habitants, etc...). Souhaitons bon travail aux membres de la commission. Il faut juste s'étonner que la règle que la conseillère générale Frédérique MOZZICONACCI du canton de Villé n'ait pas été jugée compétente dans son territoire par son président Guido KENNEL et que ce soit le conseiller général de Drulingen, Jean MATHIA, qui le représentera. Un comble ! De l'eau dans le gaz entre la conseillère et son président, ou vraiment un problème de compétence d'une personne qu'on estime ne pas connaître son canton ?
Il est vrai qu'à Villé, où la conseillère générale est élue au conseil municipal depuis 2008, puis première adjointe depuis les dernières élections, la CCAF existe depuis 2005, a débuté des travaux qui sont toujours en standby depuis fin 2007 (inventaire des problèmes fonciers, ouverture des paysages, réglement de plantation, traitement des friches vers Albé et Triembach-au-Val) ! La commission n'a plus siégé depuis cette date. Ce n'est hélas pas une preuve de compétence et d'efficacité pour la conseillère générale. Quant au maire-président de Villé, peut-être ne convoque-t-il plus cette commission parce-qu'il estime qu'elle est trop truffée d'opposants à la politique foncière qu'il mène en toute incohérence ?
Swaziland : singulière lutte contre le SIDA
De l’argent pour rester vierge. Le roi du Swaziland, petit pays niché entre l’Afrique du Sud et le Mozambique, va proposer l’équivalent de 14 € par mois aux jeunes filles du royaume de 1,2 million d’habitants, où 43% de la population vit dans une pauvreté chronique, pour s’abstenir de relations sexuelles, selon le média sud-africain IOL.
Le programme pilote, qui serait financé par la Banque mondiale, a pour but de lutter contre la transmission du sida dans un pays où 26% de la population adulte est atteinte par le virus. Il s’agit d’«indemniser les filles pour qu’elles puissent acheter des produits de première nécessité et refuser l’argent qu’on leur propose en échange de relations sexuelles», selon Thabsile Dlamini, un travailleur de la santé de la ville de Manzini, cité par IOL.
Des voix s’élèvent cependant pour dénoncer un autre objectif moins noble de ce programme, démenti par la famille royale: assurer au roi polygame Mswati III, qui a déjà 15 femmes, un vivier de jeunes vierges en bonne santé. Le souverain de la dernière monarchie absolue d’Afrique, âgé de 46 ans, sélectionne chaque année une épouse lors de la cérémonie de la danse des roseaux, ou Umhlanga, une fête à laquelle participent jusqu’à 70.000 femmes aux seins nus.
La médaille d'or du retournement de veste
Jusqu'à ce jour, la médaille du retournement de veste alsacienne revenait à Philippe Richert, qui, après s'être positionné pour une Alsace-Lorraine, revient à l'idée d'un conseil unique d'Alsace. Nous avons mieux dans le Val de Villé ! Un conseiller régional EELV - maire - président de comcom qui fait signer par sa municipalité la pétition de l'UMP Rottner (si, si, c'est vrai vous pouvez trouver la liste des communes signataires sur les réseaux sociaux), qui signe ensuite un communiqué avec ses amis EELV pour expliquer pourquoi il ne se rendra pas à la manifestation ! Malheureusement pour lui il est filmé en gros plan sortant avec les manifestants de la gare de Strabourg du TER à 5 €, et l'image a passé aux infos régionales de samedi soir ! Vous pouvez même la retrouver sur le net. Décidément, dans le Val de Villé, les UMP sans étiquette continuent à faire fort !
Et ceux qui on pris le train à 5 € tout en disant boycotter la manif, ils sont allés où ?
Pas de champagne au rallye WRC !
Alsace : le Waterloo de l'UMP ?
Evidemment, l'UMP ne reconnaîtra pas son échec, qui pourtant est flagrant. D'abord la participation : sans vouloir polémiquer sur les chiffres (30000 participants selon quelques ultras de l'UMP et Richert, ce qui donne 12 personnes au mètre carré, 10000 à 15000 selon les organisateurs qui veulent y voir la justesse de leur prévision, 6000 à 7000 selon la police, ce qui correspondrait à un échec sérieux de l'UMP alsacien), l'UMP et ses TER à 5 € (les billets étant difficiles à trouver, peu de manifestants ont pu en profiter), le grand parti de droite est apparu miné par les dissensions comme dans le reste du pays. D'ailleurs même FR3-Alsace reconnaît que la mobilisation n'a pas été celle attendue.
Relevons quand même les incohérences historiques du grand chef UMP de la Région qui pour défendre le "conseil unique d'Alsace" cite les grandes manifestations ayant rassemblé les Alsaciens par le passé, comme celles de 1924 pour le droit local. Il oublie de dire (puisque malgré une conférence de presse récente avec le président de la Région Lorraine il défend maintenant l'idée d'une Alsace isolée), que le droit local couvrait l'Alsace-Moselle et que les manifestations pour le droit local avaient certes eu lieu à Strasbourg, mais étaient parties des mineurs lorrains qui s'étaient mobilisés à Metz. Voilà qui conforte l'idée d'une région Alsace-Lorraine.
Il est remarquable aussi que les seuls intervenants à la tribune, qui voulaient rassembler "large" étaient UMP. Même pas les UDI, type Bockel, n'ont eu droit à la parole. Beau rassemblement de la droite alsacienne. Quant aux discours, les nuances apparaissent de plus en plus entre sarkozystes tels Rottner et Furst, et autres juppéistes ou fillonistes. L'Alsace du 11 octobre pourrait bien ressembler à un Waterloo pour l'UMP.
Les welches sont-ils les bienvenus à la manif-gadget du 11 octobre ?
Depuis lundi et jusqu’au 17 octobre, RFF (Réseau ferré de France) réalise des travaux de maintenance sur la ligne Strasbourg-Molsheim-Saint-Dié. Le chantier nécessite l’interruption totale de la circulation des TER Alsace et la mise en place de cars de substitution entre Molsheim et Saint-Dié entre 8 h 30 et 16 h du lundi au vendredi. Et durant cette période, les trains assurant la relation entre Strasbourg et Rothau/Saint-Dié sont supprimés. Et donc pas de TER à 5 € le samedi pour les welches de la vallée de la Bruche !
Le trio organisateur UMP Richert-Kennel-Buttner n'en aurait été informé que tardivement par le député UMP de la circonscription Laurent Furst. C'est vrai qu'à l'UMP en ce moment le courant ne passe pas bien. Un report de la grande kermesse de la place de Bordeaux n'aurait plus été possible.
Mais il est possible aussi que Mr. Philippe Richert ait choisi la date en toute connaissance de cause (c'est la Région qui gère le TER). Car, lui qui ne veut plus que du Conseil Unique d'Alsace, se serait souvenu brutalement qu'avant 1918 la haute vallée de la Bruche était lorraine. Et des lorrains, même anciens, qui ne parlent pas l'alsacien, il n'en voudrait plus, rejoignant en cela son ami d'Alsace d'Abord Jacques Cordonnier ? Un seul moyen de régler le problème : créer la Région Alsace-Lorraine.
La journée surchargée d'un maire - conseiller régional - président de la comcom du Val de Villé
Lors de sa réunion du 11 septembre, le conseil municipal de Saint-Maurice a délibéré sur le point suivant : "Motion relative à l’avenir de la région Alsace. Les élus tiennent à réaffirmer solennellement le caractère spécifique de l’Alsace (droit local, langue régionale, situation géographique proche de l’Allemagne et de la Suisse). Ils considèrent que l’Alsace dispose d’une taille critique suffisante pour garantir une gestion des affaires publiques à la fois proche des besoins et des attentes de ses habitants et rigoureuse en termes budgétaires et humains. Aussi, demandent-ils, entre autres, que l’Alsace conserve son découpage actuel en restant une région à part entière, qu’en tant que région frontalière elle obtienne de réelles capacités en matière de coopération et d’enseignement des langues. Ils se déclarent donc favorables à la réunion du conseil régional d’Alsace et des conseils généraux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin en une collectivité nouvelle, dotée de compétences adaptées." Il faut dire que deux conseils municipaux du Val de Villé (Breitenau, Saint-Maurice) ont aussi signé la pétition du maire UMP de Mulhouse Jean Rottner et s'engagent donc à participer à la manifestation du 11 octobre à Strasbourg (en profitant du TER à 5 € pour y aller ?). Nous sommes curieux surtout de voir ce que fera le maire de Saint-Maurice, par ailleurs conseiller régional EELV. D'autant plus curieux que EELV, comme l'ensemble de la gauche, ne participe pas à cette manifestation où nous risquons de retrouver l'extrême-droite !
Et d'autant plus curieux que le conseil municipal de Saint-Maurice a délibéré dans la même séance : "Cérémonie du 11 octobre 2014. La cérémonie commémorative du centenaire de la Grande Guerre aura lieu dans la matinée du samedi 11 octobre." Alors le conseiller régional - maire sera-t-il présent à la commémoration de cette guerre qui a vu 38 maisons de son village incendiées par les troupes allemandes, ainsi que des personnes assassinées ? Ou préférera-t-il la manifestation partisane à Strasbourg ? Ou ira-t-il aux deux, en avalant un sandwich en roulant en voiture, pour se rendre de Saint-Maurice à Strasbourg (C'est vrai que le téléphone au volant est interdit, mais pas le sandwich) ! Et dans ce cas, quelles valeurs de la république sera-t-il censé défendre ?














