Conseil municipal à Villé
Messe basse sur la ville
Après l'épisode de la plainte avortée du maire de Villé, il m'a pris d'aller assister à la réunion du conseil municipal de lundi. En fait, j'ai dû me tromper de lieu, car j'ai assisté à une messe basse où les propos étaient inaudibles, du moins pour les spectateurs. Les conseillers avaient devant eux le texte de chevet du premier magistrat et pouvaient donc comprendre les exposés qui heureusement pour la plupart, n'étaient pas en latin. Il faut reconnaître que le maire n'a rien d'un prêtre intégriste.
J'ai même été conforté qu'il s'agissait d'une messe, puisque l'une des conseillères a régulièrement joué le rôle de servant de messe en versant de l'eau dans le ciboire du maire-curé, qui avait certainement le pouvoir de transformer le pétillant liquide Carola en pinot noir du val de Villé. Si Peppone avait été là, il y aurait eu un beau scandale.
Fan-Zone pour les nombreux spectateurs !
Trois spectateurs et une journaliste présents ont justifié l'installation d'un écran géant digne d'une fan-zone de la coupe d'Europe. Il ne manquait qu'un micro et la musique (bien que le point démocratiquement abordé par le maire était le choix de dénomination d'une petite place du centre-bourg entre "place de la musique" et "place des musiciens"). Le résultat de cette importante consultation a d'ailleurs passé inaperçu, les conseillers étant retournés très vite à la prière dans leur livre de messe. Il faudra lire le compte-rendu de la délibération pour le savoir.
Parmi les points sérieux abordés, retenons-en deux :
- Prix de vente des terrains du lotissement "les Pommiers 2", point récurrent abordé au moins une fois l'an, au moment du budget.
- Suppression d'une classe à l'école maternelle.
La farouche volonté politique des conseillers
Je reviendrai sur l'affaire des Pommiers 2 dans un article spécifique, et m'attacherai surtout à réagir ici à cette suppression de classe. Tout d'abord, félicitons-nous de la farouche volonté des conseillers pour défendre leur école communale.
J'ai surtout apprécié la subtile analyse du maire qui ne confond pas "suppression de classe" et "suppression de poste". Comme si on pouvait laisser une classe sans maître d'école ! Et pour lui, il n'y a pas matière à s'offusquer, quand bien même que cette suppression de poste va surcharger les deux classes restantes, qui vont se retrouver avec des effectifs de 27 à 28 élèves. Encore heureux qu'il ne supprime pas un emploi d'ATSEM !
Mais pour lui, les quotas, c'est les quotas ! Et il manque des élèves pour sauver la troisième classe de maternelle. Alors, pas même une motion de la part du conseil pour défendre l'école, les conditions de travail des enseignants et l'emploi ! Au fait, nos chers conseillers ont-ils lu les textes qui réduisent les quotas dans les zones de montagne et défavorisées ?
- Rappel d'article de ce blog : Fermeture d'école en zone de montagne
La presse de ce jour (DNA) titre :


















