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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER

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21 juillet 2021

10 000 défenseurs des pollinisateurs

Alors qu’une abeille sur quatre est menacée d’extinction en Europe, le gouvernement français veut autoriser les pesticides tueurs d’abeilles jusqu’à dix années encore pour certains – tout ça dans un  « Plan » pour sauver les pollinisateurs !

abeille3Pour protester contre ce tour de passe-passe scandaleux du gouvernement, qui fait mine de vouloir protéger la biodiversité en choyant les intérêts des lobbys, plus de 10 000 citoyens mobilisés aux côtés de POLLINIS ont participé simultanément à la consultation publique mise en place par le gouvernement : les serveurs ministériels ont été littéralement débordés par leurs messages d’indignation, et il a fallu plusieurs heures pour que les services publics remettent le site en route !

Une mobilisation déstabilisante pour les autorités, qui n’attendaient visiblement pas un tel afflux de participants à cette consultation. 

Alors même qu’un tiers des papillons et près de la moitié des bourdons sont en déclin dramatique sur notre continent, menaçant par leur disparition la survie même de notre système alimentaire…

...il est temps de taper du poing sur la table, et de montrer à nos dirigeants qu’il est hors de question qu’un sujet aussi dramatique que l’extinction de la biodiversité ne soit pour eux qu’une opportunité de communication, pour mieux protéger les intérêts financiers des multinationales agrochimiques !

Pour alerter et mobiliser l’opinion publique, nous multiplions les interventions et avons publié deux Tribunes dans les journaux Le Monde et Libération.

La mobilisation des citoyens engagés aux côtés de POLLINIS a permis d’envoyer près de 50 000 messages d’interpellation à la ministre Barbara Pompili, et nous espérons pouvoir faire déborder encore sa boîte mail dans les jours qui viennent, avant l’adoption définitive du « Plan pollinisateurs » dévoyé par les lobbys.

Si vous le pouvez, aidez-nous à engager encore davantage de citoyens dans cette bataille cruciale pour l’avenir du vivant : parlez-en autour de vous, et mobilisez vos proches dans cette dernière ligne droite pour obtenir un « Plan pollinisateurs » qui protège vraiment ces précieux butineurs et leurs indispensables services écosystémiques.

POLLINIS

pollinis

* POLLINIS est une ONG indépendante, financée exclusivement par les dons des citoyens, qui agit pour la protection des abeilles domestiques et sauvages, et pour une agriculture qui respecte tous les pollinisateurs.

Fondée en 2012, l’association loi 1901 à but non lucratif rassemble aujourd’hui plus d’1,3 million de sympathisants à travers l’Europe et plus de 20 000 donateurs qui garantissent son indépendance absolue.

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20 juillet 2021

RN 59 : incroyable mais vrai !

Les arbres destinés à être coupés ne sont même pas sur le tracé du contournement de Châtenois

Décidément, les premiers soi-disants travaux pour le contournement de Châtenois, se remarquent surtout par les polémiques qu'elles créent. Rappelons pour mémoire celle qui a opposé les municipalités de Châtenois et de Sélestat à propos de la circulation sur la voie qui mène de Châtenois au quartier ouest de Sélestat. Et on appelle le petit pont sur ce chemin la première tranche des travaux de la RN59 ! Les automobilistes des vallées  ne sont pas au bout de leur peine. Le bouchon de Châtenois a de l'avenir devant lui.

acacia

Une autre polémique se développe à partir de robiniers (ou faux  acacias), situés sur les rives du Giessen au pied du massif de l'Ortenbourg, qui ont été écorcés sur leur tronc, prêts à être abattus. Après bien des récriminations notamment des pêcheurs de Châtenois, la presse locale a pu publier quelques explications pseudo-écologiques données par les élus départementaux à ce propos (DNA et L'Alsace du 3/7).

courrierUn lecteur vient même de répondre (voir ci-contre). Mais notre grande surprise a surtout été l'information donnée par la  CEA (président : Mr. Bierry) : "La mesure, prévue dans le cadre du projet de déviation de Châtenois,  est à voir sous l'angle de la restauration de l'habitat alluvial typique en proximité des cours d'eau (Liépvrette, Giessen)".

Le hic : ces arbres destinés à être coupés sont bien loin du tracé du contournement (à près de 150 mètres), et sont plutôt au pied de l'Ortenbourg.  A la CEA a-t-on pris la peine de consulter une carte avant d'écrire ?

Mais au fait, nos élus ne feraient-ils pas mieux d'informer sur les plans de la RN59, du respect de la DUP (route à 2x2voies), du contrat de projet, ou même de l'avancement du rachat de certaines parcelles sur le ban de Châtenois réputées sans propriétaire connu.

Décidément, ce ne sera pas en 2023 que cette route sera achevée, mais il faudra plutôt envisager la Saint-Glinglin de l'an 2333.

* Voir demain un article concernant les abeilles et la pollinisation.

19 juillet 2021

La Russie rétablit ses liaisons aériennes avec la France

La Russie va rétablir à partir du 24 juillet ses liaisons aériennes avec la France après les avoir suspendues plus d'un an pour endiguer la pandémie de Covid-19, ont annoncé mercredi les autorités.

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Dans un communiqué, le centre de gestion de l'épidémie en Russie a indiqué que des vols réguliers Moscou/Paris et Moscou/Nice seront effectués quatre fois par semaine. Des vols Saint-Pétersbourg/Paris et Saint-Pétersbourg/Nice auront aussi lieu deux fois par semaine.

Le pays rétablira également ses liaisons par les airs avec la République tchèque, à raison d'un vol Moscou/Prague quatre fois par semaine, selon la même source.

Restrictions en partie levées

Cette mesure pourrait ouvrir la voie à une circulation facilitée des expatriés français vers le territoire russe, contraints jusqu'à présent d'obtenir une autorisation spéciale de Moscou pour revenir de France en Russie, à l'exception de certaines catégories de travailleurs et des cas particuliers.

Fin juin, Moscou a rétabli ses liaisons aériennes avec dix pays, dont les Etats-Unis et l'Italie, puis autorisé deux jours plus tard les citoyens de ces Etats à entrer sur le territoire russe, uniquement par voie aérienne et depuis leur pays d'origine, sans dérogation spéciale hormis un visa en règle. La Russie avait procédé de la même manière avec les citoyens allemands fin mars.

 Au printemps 2020, Moscou a fermé ses frontières aux étrangers pour contrer le virus. Ces restrictions ont été en partie levées, concernant les liaisons aériennes, pour certaines situations et les ressortissants de plusieurs Etats.
Les autorités russes exigent toujours de présenter à l'entrée sur le territoire un test PCR avec résultat négatif réalisé moins de 72h avant l'entrée en Russie. Depuis mi-juin, le pays est durement frappé par une troisième vague meurtrière du Covid-19, portée par le variant Delta et une campagne de vaccination laborieuse face à la méfiance de la population. (selon AFP)

18 juillet 2021

Animation à Triembach-au-Val

mjc

17 juillet 2021

Manifestations contre l'extension du pass sanitaire

Ce samedi, 17 juillet nouvelles manifestations dans la France entière

pass

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16 juillet 2021

JAPON : UN PÈRE FRANÇAIS PRIVÉ DE VOIR SES ENFANTS

Il entame une grève de la faim

japon

Un Français au Japon, empêché de voir ses enfants depuis leur enlèvement par leur mère japonaise en 2018, a démarré ce samedi une grève de la faim à Tokyo, deux semaines avant l'ouverture des Jeux olympiques et la venue d'Emmanuel Macron.

"J'ai tout donné, j'ai perdu mon travail, ma maison et mes économies depuis trois ans. Il me reste 80 kilos, et je les donnerai jusqu'au dernier gramme", a déclaré Vincent Fichot, assis sur un tapis de sol à l'entrée d'une gare à Tokyo, non loin du nouveau stade olympique.

Ce Français de 39 ans, installé depuis 15 ans au Japon, assure qu'il ne cessera pas son action tant qu'il n'aura pas récupéré ses enfants, un garçon et une fille aujourd'hui âgés de 6 et 4 ans.

À défaut de cela, il veut que les autorités françaises lui démontrent qu'elles "veulent vraiment" défendre ses enfants et "appliquer des sanctions contre le Japon", qui viole selon lui ses engagements internationaux.

Une pratique courante au Japon

Sa femme a prétexté des violences conjugales devant les juges, mais "elle s'est rétractée" par la suite et aujourd'hui la justice japonaise "n'a rien à me reprocher", assure Vincent Fichot.

La garde partagée des enfants en cas de séparation n'existe pas légalement au Japon, aussi l'enlèvement parental est une pratique courante et tolérée par les autorités locales. Il n'existe pas de chiffres officiels, mais des associations estiment que 150.000 mineurs en sont victimes chaque année dans l'archipel.

Parmi eux se trouvent des enfants binationaux, comme ceux de Vincent Fichot, qui après s'être heurté à un mur face aux autorités et à la justice japonaise, s'est tourné vers la justice et l'État français, les instances européennes et les Nations unies.

Il a prévu de mener sa grève de la faim jour et nuit. Si la police le chasse, il compte continuer ailleurs.

"Cri de désespoir"

Les membres de son comité de soutien à Tokyo, parmi lesquels figurent d'autres parents étrangers endurant la même situation, doivent lui apporter régulièrement de l'eau, des vêtements propres et recharger ses appareils électroniques. Il se douchera dans une salle de sport voisine.

Vincent Fichot prévoit aussi de publier une courte vidéo quotidienne sur sa page Facebook, pour expliquer la problématique au Japon et informer sur sa condition physique.

Le président français Emmanuel Macron doit se rendre à Tokyo les 23 et 24 juillet, pour assister notamment à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques. En 2019 lors de sa dernière visite au Japon, il s'était engagé à agir en faveur de parents français n'ayant plus accès à leurs enfants au Japon, évoquant des "situations de détresse qui sont absolument inacceptables".

L'avocate de Vincent Fichot en France, Jessica Finelle, a estimé que son action radicale était "le cri de désespoir d'un père qui a tout tenté depuis trois ans pour retrouver ses enfants".

Vincent Fichot fait partie d'un groupe de dix pères et mères de quatre nationalités différentes ayant porté plainte en 2019 auprès du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies. Une information judiciaire pour soustraction de mineurs visant son épouse a par ailleurs été ouverte en France fin 2020.

"Mais il faut aujourd'hui des actes diplomatiques marquants", comme le rappel de l'ambassadeur de France au Japon ou la suspension de l'accord de "partenariat stratégique" conclu entre le Japon et l'Union européenne qui vient d'être ratifié par la France, a insisté Me Finelle. "Seules des actions concrètes peuvent contraindre les autorités japonaises à réagir". (selon AFP)

15 juillet 2021

Haïti : impasse politique après l'assassinat du président

Les besoins humanitaires augmentent à l'approche d'élections cruciales

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Face à la détérioration des conditions socio-économiques, à l'augmentation de la violence des gangs criminels et à la résurgence de la Covid-19, les dirigeants haïtiens doivent s'engager dans un dialogue de bonne foi visant à mettre fin à une impasse politique prolongée et préjudiciable, a déclaré jeudi devant le Conseil de sécurité la principale responsable de l'ONU dans le pays.

 

Helen La Lime, la Représentante spéciale du Secrétaire général pour Haïti et cheffe du Bureau intégré de l'ONU dans le pays (BINUH), a également exprimé sa profonde inquiétude face à la « polarisation croissante de la politique haïtienne » et à la tendance croissante de certains acteurs à recourir à la violence.

Des conditions qui se détériorent

Notant les efforts d'Haïti pour se préparer à une série d'élections plus tard en 2021, y compris au niveau présidentiel, Mme La Lime a déclaré que les conditions dans le pays se sont détériorées au cours des dernières semaines.

Une recrudescence des cas de Covid-19 a incité les autorités à déclarer un nouvel état d'urgence sanitaire et a par conséquent conduit le Conseil électoral provisoire à reporter le référendum constitutionnel proposé, qui devait avoir lieu à la fin du mois de juin.

Ces derniers mois ont également été marqués par plusieurs incidents sécuritaires inquiétants et de graves violations des droits de l'homme perpétrées par des gangs contre des civils.

Entre-temps, une recrudescence de la violence entre gangs a provoqué le déplacement de centaines de familles dans plusieurs quartiers pauvres de Port-au-Prince et a renforcé le sentiment d'insécurité qui imprègne la société haïtienne, a expliqué l'envoyée de l'ONU.

Malgré plusieurs efforts de médiation menés par les Haïtiens, « la crise politique profonde qui a secoué le pays pendant la majeure partie des quatre dernières années ne montre aucun signe d'apaisement » et la rhétorique utilisée par certains dirigeants politiques est de plus en plus acrimonieuse.

Débat sur les changements constitutionnels

Parmi les autres défis politiques majeurs, Mme La Lime a cité le débat en cours sur un projet de référendum qui introduirait des changements importants dans la Constitution actuelle d'Haïti, adoptée en 1987. Ceux-ci incluraient une clause permettant à un président de se présenter pour deux mandats consécutifs de cinq ans, sans la pause de cinq ans actuellement requise.

Soulignant que ces débats ne doivent pas nuire à l'organisation et à la tenue en temps voulu des scrutins parlementaires et locaux, ainsi que de l'élection présidentielle, Mme La Lime a plaidé en faveur d'un consensus politique, qui constitue la meilleure voie possible.

« Alors qu'Haïti se prépare à entrer dans un nouveau cycle électoral, un processus inclusif et participatif sera essentiel pour consolider la voie vers la bonne gouvernance et la stabilité politique dans le pays », a-t-elle souligné.

Manque de financement

Malgré la complexité de la situation, l'équipe des Nations Unies en Haïti - dirigée par le BINUH - continue de travailler main dans la main pour aider les autorités à relever les défis immédiats ainsi que les moteurs structurels de l'instabilité.

Mme La Lime a indiqué aux membres du Conseil que les priorités de son équipe comprennent plusieurs initiatives conjointes visant à mettre en œuvre la politique nationale de protection sociale, à catalyser la lutte contre l'impunité et la corruption et à rendre opérationnel le lien entre l'humanitaire, le développement et la paix.

Soulignant que le Plan de réponse humanitaire d'Haïti pour 2021-2022 est toujours confronté à un manque à gagner de 198 millions de dollars, elle a déclaré que 1,5 million de personnes dans le pays ont actuellement besoin d'un soutien humanitaire - dont 1,3 million sont en situation d'insécurité alimentaire grave.

Dans ce contexte, elle a lancé un appel au Conseil de sécurité et à tous les donateurs pour qu'ils renforcent leur soutien. (selon ONU.info)

14 juillet 2021

Ancienne gendarmerie de Villé : encore des précisions

L'ancien maire a-t-il oublié ?

communiqu_1A lire le communiqué de presse du dimanche 11/07 dans la presse locale, il n'y en a qui se souviennent plus des nombreuses polémiques qui ont entouré l'ancienne gendarmerie et la construction d'une nouvelle, et il semble notamment que l'ancien maire soit frappé d'amnésie. Pourtant, ce dossier était marqué du sceau de ses valses-hésitations coutumières.

Monsieur l'ex-maire devrait se souvenir que dès 2003 l'Etat envisageait à terme de céder l'ancienne gendarmerie à la commune à l'euro symbolique, comme il le proposait à de nombreuses autres municipalités. Une délégation du conseil municipal composée du maire, d'un adjoint et de moi-même s'était même rendue à Fraize (Vosges) où le député-maire Claude Jacquot nous avait présenté les réalisations dans l'immeuble cédé par la maréchaussée. Par la suite, notre ex-maire a toujours même refusé d'inscrire une discussion à ce sujet à l'ordre du jour du conseil municipal.

communiqu_2Je ne reviendrai pas sur cette lamentable réunion qui devait permettre à des réfugiés d'y trouver un abri. Finalement, les nervis du FN, venus de Strasbourg, de Mulhouse, de Baccarat, de Remiremont et même des Ardennes eurent raison du peu de courage politique du maire.

Enfin, la cession d'un terrain pour la construction d'une nouvelle gendarmerie n'en a pas moins été polémique. Le conseil municipal, en accord avec les autorités compétentes, avait donné un accord pour vendre un terrain en friches le long de la D424 entre Villé et Triembach/Val, à côté de l'actuel Norma. Les responsables de la gendarmerie souhaitaient en effet des locaux situés au bord de cette route qui favorisait les  interventions rapides des militaires.

Oui, mais voilà !  L'un ou l'autre gendarme de la place ayant laissé entendre que les familles logées dans les habitations prévues risquaient d'être perturbées par le bruit de la circulation  automobile, a encouragé notre gentil et docile ex-maire à accepter de se séparer d'un terrain voisin de l'atelier municipal. Un rare espace qui aurait pu permettre de réaménager l'atelier communal et de lui donner un accès intéressant. Mais rien n'y a  fait ! L'ex-maire avait donné sa parole. Il y eut bien une réunion commune entre les différentes parties prenantes, mais le mal était fait, la décision avait, semble-t-il, déjà été prise.

Enfin, pour couronner le tout, alors qu'un prix de vente de 3000 Francs (450 €) l'are pour les friches, ce qui pouvait apparaître comme logique, Monsieur l'ex-maire a maintenu ce prix pour le terrain constructible en pleine ville, refusant même au conseil municipal de doubler le prix de vente. Bravo monsieur l'ex-maire, aujourd'hui la commune en subit les conséquences : l'atelier municipal reste en l'état, sans accès digne de ce nom, sans possibilité d'agrandissement. Quant au terrain initialement prévu, il est toujours à l'état de friche et d'abandon.

Merci monsieur le maire retraité, votre héritage est impressionnant !

13 juillet 2021

Colombie : Ingrid Betancourt face à ses ravisseurs des Farc

Otage pendant six ans, la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt a été confrontée pour la première fois à d'anciens membres des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc). Elle intervenait dans le cadre de la Commission de la vérité mise en place à l'issue des accords de paix de 2016. 

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La Colombie continue son travail pour apaiser les plaies du plus long conflit armé des Amériques. Ingrid, otage des Farc pendant six ans dans la jungle colombienne, a été confrontée mercredi 23 juin, pour la première fois, à d'anciens membres de la guérilla marxiste devant la Commission de la vérité.

"Nous sommes là, nous qui portons nos blessures et nos morts avec la difficulté de nous regarder en face. Avec la douleur de nous écouter et avec la pudeur de nos émotions, mais avec la décision partagée de briser le cercle vicieux de la violence", a déclaré, émue, l'ancienne candidate à la présidence, symbole international du fléau des enlèvements en Colombie.

Ingrid Betancourt, 59 ans et qui ne vit plus en Colombie, avait été libérée en 2008 lors d'une opération militaire après six ans d'une éprouvante détention aux mains des Farc.

L'accord de paix de 2016, qui a mis fin à plus de cinq décennies de conflit armé entre les Farc et le gouvernement, a prévu la mise en place d'une juridiction spéciale pour la paix (JEP), mais aussi une Commission de la vérité, entité non judiciaire. 

Enlevée alors qu'elle était en campagne électorale, l'ex-candidate a critiqué devant la Commission les déclarations faites par d'anciens guérilleros qui n'ont pas parlé "avec leur cœur" mais pour "la politique".

"J'ai entendu avec émotion les histoires de mes frères de douleur (...) mais je dois vous avouer que je suis surprise que de ce côté de la scène nous pleurions tous et que de l'autre côté il n'y ait pas eu une seule larme", a-t-elle déclaré.

Huit hauts commandants des ex-Farc, dont Rodrigo Londoño, ont été inculpés en janvier de crimes contre l'humanité pour les enlèvements de 21 396 personnes entre 1990 et 2016.

"Tant que notre cauchemar n'appartient qu'à nous (...) nous serons toujours éloignés, incapables d'expliquer à la Colombie ce qui s'est réellement passé", a ajouté l'ex-otage.

"Une très grave erreur"

"À ceux qui ne sont jamais revenus de leur enlèvement, à ceux qui ont perdu la vie entre nos mains, à leurs proches accablés pendant des années par leur absence (...) nous demandons pardon pour la terrible souffrance que nous avons causée. Nous parlons avec un sentiment de honte", a répondu Rodrigo Londoño, dernier commandant de la guérilla.

En septembre, la direction de ce qui est maintenant un parti politique avait déclaré que les enlèvements avaient été "une très grave erreur". L'organisation utilisait les enlèvements comme un levier de pression politique et se finançait avec les rançons.

Les ex-rebelles qui admettent leur responsabilité devant la JEP peuvent bénéficier d'une peine alternative à la prison. Autrement, ils seront jugés par un tribunal pénal et risquent jusqu'à vingt ans de prison.  (Selon AFP)

12 juillet 2021

Où aller pour la fête nationale ?

Cette année encore, pas de défilé, pas de feu d'artifice et pas de bal des pompiers le 13 juillet au soir à Villé ! Mesures de sécurité sanitaire, annonce la municipalité !

Alors que faire ? Passez le col de Fouchy et allez chez les haut-rhinois et voisins de Rombach-le-Franc ! La covide-19 n'a pas accès à ce coin reculé du Val d'Argent !

rombach

 Mais vous pourrez aussi aller à Obernai ! Sainte Odile protège aussi de la covid-19 ! Et elle est plus efficace que le vaccin !

obernaiSans oublier les 2 jours de fête à Barr ...

barr

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