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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER

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7 mai 2022

L’Australie accuse la Chine de corruption

Pékin verse des pots-de-vin pour décrocher des accords internationaux, selon le ministre australien de la Défense Peter Dutton.

australieLe ministre australien de la Défense, Peter Dutton, a accusé dimanche la Chine de verser des pots-de-vin pour décrocher des accords internationaux, se refusant toutefois à dire que la corruption avait joué un rôle dans le pacte de sécurité controversé récemment signé entre Pékin et les Iles Salomon.

«Les Chinois ne jouent pas selon nos règles», a affirmé M. Dutton sur la chaîne Sky News Australia.» «Si vous regardez ce qui s’est passé en Afrique, il y a des paiements corrompus qui ont été faits», a-t-il poursuivi. «Nous ne pourrons jamais rivaliser avec ce genre de pratique. Nous avons des valeurs, nous avons l’État de droit et nous les respectons». «La réalité, c’est que la Chine a changé», a poursuivi le ministre. «Les actes d’ingérence étrangère incroyablement agressifs de la Chine, le fait qu’elle soit disposée à payer des pots-de-vin pour battre d’autres pays pour signer des accords: c’est ça la réalité de la Chine moderne».

Ministre peu bavard

Interrogé pour savoir s’il pensait ou non que la Chine avait agi de la sorte avec les Iles Salomon, qui a annoncé la semaine dernière un pacte de sécurité aux contours flous avec Pékin, M. Dutton s’est refusé à tout commentaire. Ce pacte a ravivé les craintes de l’Australie, voisine et alliée de l’archipel, mais aussi des États-Unis. Canberra et Washington s’inquiètent depuis longtemps de la possibilité que la Chine construise une base navale dans le Pacifique Sud lui permettant de projeter sa puissance maritime bien au-delà de ses frontières.

Le Premier ministre des Iles Salomon, Manasseh Sogavare, a affirmé à plusieurs reprises qu’il n’y aurait pas de base militaire chinoise dans son pays, sans convaincre les États-Unis qui ont prévenu qu’ils «riposteraient en conséquence» s’il ne tenait pas cette promesse. (selon AFP)

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6 mai 2022

Le Nicaragua se retire de l'OEA

Le Nicaragua a annoncé dimanche quitter immédiatement l'Organisation des États américains (OEA) basée à Washington et fermer les bureaux de cet organisme dans sa capitale, Managua. L'OEA n'avait pas reconnu la réélection en novembre de Daniel Ortega pour un quatrième mandat.

nicaraguaLe gouvernement du Nicaragua a annoncé qu'il se retirait immédiatement de l'Organisation des États américains (OEA), qu'il a qualifiée de "diabolique instrument du mal", et que les bureaux de cet organisme à Managua avaient été fermés.

Le gouvernement de Daniel Ortega avait déjà annoncé en novembre 2021 le retrait du Nicaragua de l'OEA, qui, selon le protocole de l'organisation, devait en principe se produire dans un délai de deux ans afin de laisser le temps au pays de préparer sa sortie. Mais Managua a décidé d'accélérer son départ et de retirer sans délai ses représentants auprès de cet organisme basé à Washington, a fait savoir le ministre des Affaires étrangères, Denis Moncada.

"À partir de cette date", le Nicaragua cesse de faire partie "de tous les mécanismes trompeurs de ce monstre", a affirmé Denis Moncada dans une lettre. "Nous ne serons présents dans aucune des instances de ce diabolique instrument du mal appelé OEA", a-t-il poursuivi. "Cet infâme organisme n'aura donc pas non plus de bureaux dans notre pays. Son siège local a été fermé", a ajouté le ministre.

"Dictature"

L'OEA regroupe la majorité des pays du continent américain. Elle a pour objectifs affichés d'œuvrer en faveur de la sécurité du continent, d'y défendre la démocratie et les droits humains, d'y lutter contre la corruption et les trafics et d'y favoriser les échanges.

L'OEA, comme la majeure partie de la communauté internationale, n'a pas reconnu la réélection en novembre de Daniel Ortega pour un quatrième mandat, après l'incarcération de tous ses concurrents à la présidentielle. Et fin mars, l'ambassadeur du Nicaragua auprès de l'OEA, Arturo McFields, avait été limogé après avoir qualifié le gouvernement Ortega de "dictature".

En 2018, le pays a été secoué par une contestation exigeant la démission d'Ortega, ex-guérillero sandiniste de 76 ans. La répression a fait plus de 300 morts et des centaines d'opposants ont été emprisonnés, selon les organisations de défense des droits humains. (Avec AFP)

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5 mai 2022

C'est dans la vallée

steige

4 mai 2022

La Russie relance un projet de base navale au Soudan

Isolée sur la scène internationale depuis l’invasion de l’Ukraine, Moscou cherche à renforcer ses liens avec des pays africains. Le Soudan pourrait ainsi valider un projet de base militaire russe lui donnant accès à la mer Rouge, au grand dam des États-Unis.

soudan1L’un est devenu "un paria" de la scène internationale depuis son invasion de l'Ukraine, l’autre subit les foudres de l’Occident depuis un coup d'Etat militaire, le 25 octobre : la Russie et le Soudan semblent en bonne voie pour ressusciter un projet de base militaire offrant aux Russes un accès stratégique à la mer Rouge.

Le 23 février, à la veille du déclenchement par Vladimir Poutine de "l’opération spéciale" en Ukraine, une délégation soudanaise, emmenée par le numéro 2 du régime, le général Mohammed Hamdane Daglo, dit Hemedti, a été reçue à Moscou.

Pendant huit jours, le général Daglo, chef des redoutables paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) a rencontré de nombreux officiels russes dont le ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

"Si un pays veut une base sur nos côtes, que cette base satisfait nos intérêts et ne menace pas notre sécurité, qu'elle soit russe ou autre, nous coopérerons", a-t-il lancé à la presse à son retour de Russie.

L’agence de presse d’État soudanaise, Suna, a également expliqué que les deux pays avaient convenu de relancer tous les précédents accords économiques, diplomatiques, politiques et de sécurité.

Le coup d’État rebat les cartes

soudan2Ce projet de base navale russe au Soudan remonte en réalité à 2017. Vladimir Poutine et l’autocrate Omar El-Béchir avait signé un accord stipulant que Moscou obtiendrait un bail de vingt-cinq ans pour construire une base à Port-Soudan, le principal port du pays. Elle devait permettre d’accueillir 300 hommes et jusqu’à quatre navires de guerre.

Mais avec la chute d’Omar El-Béchir en 2019 et son remplacement par un pouvoir partagé entre civils et militaires, le projet avait été mis entre parenthèse. D’autant que Khartoum s’est rapproché pendant cette période de transition démocratique des chancelleries occidentales. Le pays a été retiré de la liste des États soutenant le terrorisme, a bénéficié d’un rééchelonnement de sa dette et d’un soutien économique massif de la part des États-Unis.

Cependant, le coup d’État du général Al-Burhane en octobre 2021 et le retour d’un pouvoir militaro-islamiste a rebattu les cartes, recréant des conditions favorables à une coopération renforcée avec la Russie.

Si ce projet est mené à son terme, il s’agirait de la première base militaire russe en Afrique depuis  l'effondrement de l'URSS. "Mais pour le moment, il n’y a que des paroles et aucuns travaux du port n’ont été lancé", tempère l’historien Gérard Prunier, spécialiste de l'Afrique de l’Est, joint par France 24, qui prédit toutefois un rapprochement accéléré entre les deux pays.

Wagner, des hommes de main pour Hemedti

Pour les Russes, l’intérêt d’une base navale au Soudan est hautement stratégique. Une base sur la mer Rouge donne un accès direct aux mers chaudes "qui sera ainsi potentiellement un point d’appui de choix des forces navales russes pour le Moyen-Orient et la côte est-africaine", note Arnaud Peyronnet de l'Observatoire stratégique de la Méditerranée et du Moyen-Orient.

L’objectif serait également de faciliter l’extraction d’or, de terres rares et d’autres ressources contrôlées par les FSR de Hemedti et l’armée soudanaise, dont la mainmise est quasi-totale sur tous les secteurs de l’économie.

Ces derniers entretiennent depuis plusieurs années des liens avec le Kremlin et son bras armé sur le continent : la milice privée Wagner. "Au Soudan, les hommes de Wagner sont étroitement contrôlés par Hemedti qui les utilise comme gardes de sécurité sur ses mines d’or illégales", assure Gérard Prunier.

Déjà sous Omar el-Béchir, des accords avaient été signés entre des compagnies liées à Evgeny Prigozhin, l’homme de main du Kremlin en Afrique de par ses liens avec Wagner, dont M Invest et sa filiale soudanaise meroe Gold. Prigozhin avait fait l’objet de sanctions en juillet 2020 de la part des États-Unis qui l’accusaient "d'exploiter les ressources naturelles du Soudan pour son enrichissement personnel".

Cette présence du groupe Wagner au Soudan s’inscrit plus globalement dans la stratégie de Vladimir Poutine en Afrique. Stratégie qui consiste à s’arrimer à des pays en phase de transition politique comme en Centrafrique, en Libye ou encore au Mali.

L’inquiétude des États-Unis 

Selon le Wall Street Journal, la perspective de voir une base navale russe au Soudan suscite une inquiétude grandissante parmi les responsables militaires américains.

L’année dernière, le général Stephen Townsend, chef du commandement militaire en Afrique, avait déjà assuré lors d’une audition devant les sénateurs que ce projet était une préoccupation majeure pour les États-Unis.

Face à ce rapprochement, les Occidentaux se trouvent confrontés à un dilemme. "Avec nos sanctions, nous sommes tout simplement en train d'offrir le Soudan sur un plateau aux Russes", explique un diplomate cité par l’AFP. "Les généraux ont survécu en autarcie sous l'embargo contre Béchir, donc nos menaces pèsent peu".

Depuis le coup d’État, la junte au pouvoir mène une répression brutale contre les manifestants qui continuent à descendre dans la rue pour réclamer le retour d’un pouvoir civil. Selon l'ONU, au moins 85 manifestants anti-putsch ont été tués au Soudan depuis le 25 octobre, sans compter des centaines de violations des droits humains perpétrés "dans un contexte d’impunité totale". (selon "France-24")

soudan

3 mai 2022

Honduras : l'ex-président Hernandez poursuivi pour trafic de drogue aux Etats-Unis

La Cour suprême (CSJ) de justice du Honduras a ordonné l'extradition de l'ex-président Juan Orlando Hernandez vers les Etats-Unis où il est poursuivi pour trafic de drogue. Il n'a désormais plus aucun recours.

hondurasLa chute a été brutale. A peine venait-il de céder le pouvoir, le 27 janvier dernier, à la nouvelle présidente de gauche Xiomara Castro, que le tout frais ex-chef de l'Etat (2014-2022) se retrouvait enchaîné aux poignets et aux chevilles lors de son arrestation le 15 février devant les caméras. 

Le 17 mars, un juge d'extradition de première instance avait accédé à la demande présentée par le tribunal du District Sud de New York d'extrader l'ex-président de droite de 53 ans pour avoir participé à une "conspiration (qui) a transporté plus de 500 tonnes de cocaïne aux Etats-Unis". Lundi, les membres de la Cour Suprême de Justice (CSJ) du Honduras réunis en assemblée plénière ont rejeté l'appel formulé par sa défense.  

"La décision du juge de première instance d'accorder l'extradition de Juan Orlando Hernandez est confirmée", a déclaré le porte-parole de la CSJ, Melvin Duarte. 

L'épouse de l'ex-chef de l'Etat, Ana Garcia, s'est rendue lundi avec quelques soutiens devant le palais de justice de Tegulcigalpa pour clamer son innocence et prier pour lui. "Si un citoyen est jugé, il doit l'être dans (son) pays", a-t-elle estimé.  

"Nous sommes prêts et confiants que nous serons en mesure de démontrer devant la justice américaine que ces accusations sont un complot de vengeance des narcotrafiquants honduriens" contre Hernández, a déclaré la famille de l'ancien président dans un communiqué.  Selon les procureurs américains chargés du dossier à New York, M. Hernandez est un "co-instigateur" du trafic et a fait du Honduras un "narco-Etat" en impliquant l'armée et la police dans le trafic de drogue à destination des Etats-Unis. 

L'ancien chef de l'Etat hondurien aurait en outre reçu des millions de dollars de diverses organisations de trafiquants de drogue du Honduras, du Mexique, et d'autres pays. 

En échange de ces pots de vin, Juan Orlando Hernandez, connu dans son pays sous les initiales JOH, a "protégé les narcotrafiquants des enquêtes, (évitant leur) arrestation et leur extradition", assurent les autorités américaines. 

En 2013, "Hernandez a accepté environ un million de dollars du narcotrafiquant Joaquin Guzman Loera, alias El Chapo", ajoutent-elles.

- "Complot" -

"Je suis innocent, je suis victime d'une vengeance et d'un complot", a écrit JOH dans une lettre manuscrite rédigée en prison, destinée aux membres de la CSJ avant leur décision définitive. 

Ces accusations sont selon lui une "vengeance des cartels", "un complot orchestré pour qu'aucun gouvernement ne leur résiste plus jamais".  

Mais pour le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken, l'ancien chef d'Etat "a commis ou facilité des actes de corruption et de trafic de drogue" et a "utilisé les gains retirés des activités illicites pour (financer) des campagnes politiques". 

S'il est reconnu coupable il encourt la perpétuité, peine déjà prononcée contre son frère l'ex-député "Tony" Hernandez. Les procureurs de New York ont estimé que l'ancien président était impliqué dans le trafic de drogue pour lequel ce dernier a été condamné en mars 2021. 

Huit ans à la tête du Honduras, JOH s'est présenté pendant ses deux mandats comme le champion de la lutte contre le trafic de drogue. Washington l'avait d'abord distingué comme un allié dans ce combat et a été l'une des premières capitales à reconnaître sa réélection en 2017, alors que l'opposition dénonçait des fraudes sur fond de manifestations qui ont fait une trentaine de morts. 

"Je n'ai jamais pensé que cette lutte pour la paix pour nous, Honduriens, nous ferait voir comme un narco-État", a dit M. Hernandez dans sa lettre. "Je savais que ce combat ne serait pas facile, qu'il était très risqué". 

A présent, les autorités américaines peuvent à tout moment organiser le transfert de l'ex-président. (selon "L'express")

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2 mai 2022

Défilé du 1er mai à Nouméa

Il n'a pas pu être organisé en 2020 et 2021 mais cette année, retour du défilé organisé par l’USTKE pour le 1er-Mai en Nouvelle-Calédonie. Alors que le syndicat aura quarante ans en décembre, quelques centaines de militants ont marché à travers Nouméa afin de commémorer la Fête des travailleurs.

noum_a0Le défilé de l'USTKE à Nouméa pour marquer le 1er-Mai a cette année une connotation particulière. Déjà parce qu'il n'a pas pu avoir lieu en 2020, crise sanitaire oblige. Ensuite, parce que l'Union syndicale des travailleurs kanak et des exploités a été créée le 5 décembre 1981, à l'aube des Evénements, et célèbrera donc en 2021 ses quatre décennies, forte de ses onze fédérations et environ trois mille adhérents.

Congrès en fin d'année

La marche lançait les festivités liées à cet anniversaire, jusqu'à son congrès qui aura lieu les 3, 4 et 5 décembre, à Nouméa. Partis du siège de la Deuxième Vallée-du-Tir en milieu de matinée, environ 300 militants et sympathisants ont battu le pavé, selon la police. A grand renfort de sono et de slogans dénonçant les inégalités et l'injustice sociale.

"Un pèlerinage"

"C'est un pèlerinage, pour nous, au niveau du 1er Mai, de venir faire ce pour quoi nous sommes là", résume un participant, "parce que nous avons le devoir de dénoncer." Dans le cortège, des anciens présents aux toutes premières heures de l'USTKE, entité voulant porter la voix des travailleurs kanak dans le pays. Egalement des jeunes, venus en famille, et qui font leurs premiers pas dans l'univers syndical.

D'autres méthodes, un même cadre

Tous le concèdent : en quarante ans, les méthodes ont un peu changé. Les bâches bleues, les blocages voire les affrontements physiques ne sont plus une arme systématique. Le dialogue social a quelque peu évolué. Et puis la pandémie de Covid-19 est passée par là, fragilisant un peu plus l'économie calédonienne. Pour autant, le cadre se veut le même : l'emploi local reste le cheval de bataille de la centrale syndicale, ainsi que l'accession du pays à la pleine souveraineté. A noter l'absence à ce défilé de Louis Kotra Uregei, pour raisons de santé, a-t-il été expliqué.

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1 mai 2022

Le Congo vote contre la suspension de la Russie au siège du CDH

Sur les 193 pays membres de l’Assemblée générale des Nations unies qui ont récemment voté au sujet de la suspension de la Russie de son siège au Conseil des droits de l’Homme (CDH), 93 ont voté pour, 58 se sont abstenus et 24 ont voté contre cette suspension dont la République du Congo.

congoL’Assemblée générale des Nations Unies a suspendu jeudi dernier la Russie de son siège au Conseil des droits de l’Homme des Nations unies en raison de l’invasion de l’Ukraine. 9 pays africains ont voté contre cette suspension parmi lesquels l’Algérie, le Burundi, la RCA, l’Érythrée, l’Éthiopie, le Gabon, le Mali, le Zimbabwe et le Congo.

Le ministre des Affaires étrangères et des congolais de l’étranger, Jean-Claude Gakosso s’est exprimé sur le choix du Congo de voter contre l’exclusion de la Russie du Conseil des droits de l’homme (CDH) de l’ONU au cours d’une interview accordée à l’agence de presse russe RIA Novosti.

« Dans le contexte du conflit en Ukraine, nous avons pensé qu’il fallait mieux dialoguer, privilégier le dialogue, les négociations, la voie diplomatique. Même si le sujet est difficile, le dialogue est nécessaire. On ne peut pas dialoguer en fermant la porte à l’un des acteurs principaux en lui disant « non », il reste dehors. Mais avec qui donc dialoguera-t-on ? Si on exclut la Russie du Conseil des droits de l’homme, avec qui dialoguera-t-on ? », a-t-il déclaré.

S’agissant de l’équilibre dans les relations internationales, le ministre Jean-Claude Gakosso a souligné le rôle de la Fédération de Russie dans les affaires mondiales.

« Ainsi, nous qui vivons dans un monde multipolaire, ne pouvons pas accepter qu’une nation aussi grande que la Russie, qui a tout fait pour la paix, pour vaincre les fascistes, pour mettre fin au colonialisme, pour former les élites africaines, soit expulsée de ce Sénat », a-t-il poursuivi.

Les relations entre la République du Congo et la Fédération de Russie sont actuellement au bon fixe, en témoigne la réunion de travail qu’a eu le ministre de la Coopération international Denis Christel Sassou Nguesso et son homologue russe de l’Energie Pavel Sorokin au mois de mars où la signature d’accords multi-sectoriels ont été évoqués. (selon Jean-Claude Gakossa,  "Journal de Brazza")

30 avril 2022

Ukraine : l'aide militaire reçue par Kiev

Les aides matérielles s'additionnent pour Kiev. Alors que Macron a annoncé que la France livrait des missiles antichars Milan et des canons Caesar à l'Ukraine pour l'aider à faire face à l'offensive russe, les forces ukrainiennes ont bénéficié à de nombreuses reprises depuis le début du conflit d'envois d'armes de la part de pays étrangers. Sans que le détail de toutes les livraisons ne soit connu, passage en revue pays par pays de l'ensemble des aides militaires rendues publiques en direction de l'Ukraine.

armesLes Etats-Unis : Le président américain Joe Biden a annoncé une nouvelle aide militaire de 800 millions de dollars, comprenant des obusiers et leurs véhicules, 144.000 obus et 121 "drones suicides" Phoenix Ghost, portant à plus de 4 milliards de dollars l'aide à l'Ukraine depuis le début de son mandat. Le 13 avril, il avait déjà annoncé une aide incluant des véhicules blindés, de l'artillerie et des hélicoptères

Précédemment Washington avait fourni ou promis 1400 systèmes anti-aériens Stinger, 5000 missiles antichars Javelin, 7000 armes antichars d'un autre modèle, plusieurs centaines de "drones suicides" Switchblade, 7000 fusils d'assaut, 50 millions de balles et munitions diverses, des roquettes à guidage laser, des drones Puma, des radars anti-artillerie et anti-drones, des blindés légers et des systèmes de communication sécurisée.

Washington a par ailleurs assuré que l'Ukraine avait reçu des pièces détachées pour ses avions de chasse, sans en spécifier la provenance.

• La Turquie : L'Ukraine qui disait disposer avant l'invasion russe d'une vingtaine de drones de combat turcs Bayraktar TB2, a déclaré début mars en avoir réceptionné de nouveaux commandés fin janvier, 16 selon certains experts.

Kiev a affirmé avoir distrait la défense du croiseur russe Moskva coulé la semaine dernière en mer Noire avec un TB2, pendant que des missiles le frappaient de l'autre côté. Certains experts affirment que des drones turcs continuent d'être livrés à l'Ukraine, ce que n'a jamais confirmé Ankara.

• Le Royaume-Uni : Celui-ci affirme avoir déjà distribué 200.000 équipements - notamment 4800 missiles anti-chars NLAW et un petit nombre de Javelin - et a annoncé l'envoi de 6000 autres missiles. Le pays a aussi envoyé des missiles anti-aériens Starstreak et a promis d'envoyer 120 véhicules blindés (Mastiff, Wolfhound and Husky) et un nouveau système anti-navire.

Le Premier ministre Boris Johnson a annoncé vendredi qu'il envisage d'envoyer des chars à la Pologne, pour aider Varsovie à envoyer ses propres T72 à l'Ukraine. Londres a promis 350 millions de livres sterling, soit 416 millions d'euros, de soutien financier à l'armée ukrainienne, en sus d'un soutien humanitaire et économique.

• Le Canada s'est engagé depuis 2015 à fournir à l'Ukraine des équipements militaires d'une valeur d'environ 112 millions de dollars américains, dont environ 94 M USD depuis février 2022.

Ottawa a annoncé depuis février l'envoi de mitrailleuses, carabines, fusils de précision, munitions, grenades, lance-roquettes, et du matériel de surveillance. Cette semaine, le pays a livré pour la première fois de l'artillerie lourde, notamment des obusiers M777 et des munitions antichars supplémentaires, sans toutefois en préciser le nombre. Le Canada s'apprête aussi à envoyer des véhicules blindés.

• L'Allemagne : Au début du conflit, l'Allemagne a annoncé l'envoi de 1000 armes antichar, 500 missiles sol-air Stinger, environ 2700 missiles sol-air Strela et des munitions.

Selon des médias, l'Allemagne a envoyé d'autres armes depuis, notamment des mitrailleuses, 100.000 grenades, 2000 mines, 15 bombes anti-bunker, des détonateurs et des charges explosives.

Berlin, qui a son mot à dire dans le devenir d'armes de l'ancienne Allemagne de l'Est, a approuvé des demandes de pays comme l'Estonie et la République tchèque pour envoyer certaines de ces armes en Ukraine, dont des obusiers et des véhicules blindés de transport de troupes.

• L'Espagne : Madrid annoncé jeudi la livraison de 200 tonnes de matériel militaire, munitions, 30 camions militaires, des véhicules spéciaux de transport lourd et 10 véhicules légers, après avoir envoyé une douzaine d'avions avec des munitions et des armes légères.

• La France : La France, qui reste discrète, a livré plus de 100 millions d'euros d'équipements militaires. "Des équipements conséquents, des Milan aux Caesar en passant par plusieurs types d'armements", a précisé Emmanuel Macron.

Selon la présidence française, les missiles Milan "ont déjà été donnés" et les canons Caesar de 155 mm seront livrés "dans les prochains jours" ainsi que "des milliers d'obus". Une quarantaine de militaires ukrainiens doit être formée en France au maniement des Caesar, à partir de samedi.

• Les pays scandinaves : La Norvège a fourni une centaine de missiles antiaériens de type Mistral qu'elle avait prévu de retirer du service, ainsi que quelque 4000 armes antichars de type M72.

La Suède a annoncé l'envoi de 5000 lance-roquettes à tir unique de classe AT-4, 5000 armes anti-char supplémentaires et des équipements de déminage.

La Finlande a promis fin février 2500 fusils d'assaut, 150.000 munitions et 1500 lance-roquettes. Le 24 mars, elle a annoncé une livraison d'armes supplémentaires, non précisée.

Le Danemark a annoncé le 27 février l'envoi de 2700 lance-roquettes. Le 21 avril, la Première ministre Mette Fredriksen, en visite à Kiev, a promis que son pays contribuerait à hauteur de 600 millions de couronnes danoises, soit 88 millions de dollars, supplémentaires pour l'achat d'armes.

• Les pays frontaliers de l'Ukraine : La Pologne a envoyé des drones, des lance-missiles antichars Javelin, des fusils d'assaut Grot, des munitions, des mortiers et des MANPADS (Man-portable air-défense systems, des missiles sol-air de courte portée).

Des informations non confirmées évoquent l'envoi de 40 chars T-72 et de 60 véhicules blindés de combat d'infanterie BMP-1.

La Slovaquie a contribué avec du matériel militaire d'une valeur d'environ 62,5 million euros (carburant, munitions, missiles sol-air, missiles anti-char) et a fourni un système de défense aérienne S-300. Le pays négocie aussi avec l'Ukraine la possibilité d'envoyer des obusiers automoteurs Zuzana.

La Roumanie a annoncé fin février l'envoi de combustible, munitions et autres équipements militaires, à hauteur de 3 millions d'euros.

• Les pays baltes : La Lettonie a envoyé plus de 200 million d'euros de matériel, dont des munitions, des missiles anti-aériens Stinger et leurs rampes de lancement ainsi que des drones.

La Lituanie a fourni de l'aide militaire pour des "dizaines de millions d'euros", incluant des missiles anti-aériens Stinger, des mortiers, des fusils, des munitions.

L'Estonie a apporté une aide de 227,5 millions d'euros, avec des lance-missiles antichars Javelin, des obusiers, des mines anti-char, des canons anti-char et des munitions.

• L'Europe centrale : La Slovénie a annoncé fin février l'envoi de Kalachnikov et de munitions. Selon les médias allemands, la Slovénie discute avec l'Allemagne de l'envoi d'un grand nombre de ses chars d'assaut en contrepartie de chars allemands "Marder" et des véhicules blindés de transports de troupes "Fuchs".

La Bulgarie ne fournit officiellement pas d'équipement militaire en raison du refus des socialistes pro-russes. Mais ses exportations dans ce domaine vers les pays de l'UE ont presque triplé entre le 20 février et le 13 avril par rapport à la même période en 2021.

La République tchèque a donné du matériel militaire (pour 45,2 millions d'euros). Selon des médias locaux Prague a envoyé des obusiers automoteurs Dana, des lanceurs de fusée RM-70 Grad, des chars T-72 de fabrication soviétique et des véhicules de combat d'infanterie. Des sociétés tchèques assureront les réparations des chars ukrainiens.

• La Belgique, les Pays-Bas, la Grèce et l'Italie : La Belgique a annoncé envoyer 5000 fusils automatiques et 200 armes anti-chars, tandis que les Pays-Bas ont promis fin février la livraison de 200 missiles Stinger et en avril celle de véhicules blindés.

La Grèce a de son côté annoncé fin février avoir fourni 400 fusils d'assaut Kalachnikov, des lance-roquettes et des munitions, alors que l'Italie a décidé pour le moment de maintenir secrètes les livraisons d'armes.

• Le Japon : Il a envoyé notamment des générateurs électriques et des drones.(selon BFMTV)

29 avril 2022

Marché du terroir chez les welches

Le premier marché welche de Steige aura lieu dimanche 1er  mai de 10 h à 16 h à l’Espace d’animation rural.

espace1Au programme des produits du terroir et des animations. Ainsi, les agriculteurs steigeois et Les Délices du Chênesire proposeront leurs produits. Les burgers de Chez John et de Roméo satisferont les appétits. Prado Moritz, viticulteur à Albé et Charly Guth, brasseur à Saint-Maurice, feront découvrir leurs précieux breuvages. Quant à Damien Bour, il présentera ses différentes sortes de miels.

Côté animations, la compagnie Papier Plum' proposera un spectacle spécial pour les enfants. Deux représentations auront lieu, l’une le matin et l’autre l’après-midi. Les artistes peintres locaux dévoileront leurs œuvres. Et les Voltaïcs compléteront les animations par des balades à poneys.

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28 avril 2022

La Macronaise remplace la Marseillaise

 

manu

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