Dannemarie : l'Alsace, un fonds de commerce électoral ?
Au printemps 2014, le maire de Dannemarie Paul Mumbach avait déjà fait parler de lui : élu avec 17 voix d'avance, le tribunal administratif avait annullé son élection pour des pratiques peu démocratiques (utilisation sur des tracts parus en dernière minute sur facebook du logo de la municipalité, soutien affiché et non confirmé de Philippe Richert, etc...). Il a finalement été réélu en septembre.
Et le voilà parti en pointe pour appeler à "la désobéissance civile de toutes les communes d'Alsace" parce-que, selon lui, la réforme territoriale, menée par la majorité de la France, serait "le reflet d'un fonctionnement antidémocratique". Avis très intéressant d'un spécialiste de la démocratie. Et d'appeler au boycott des urnes et au refus de la fusion des régions.
Décidément, il y en a qui ne manquent pas d'idées pour faire parler d'eux, fût-ce au détriment de la crédibilité de l'Alsace et de la France. Après la "promenade des femmes du Sundgau", voilà le coup d'éclat d'élus qui, soit dit en passant, devraient être responsables. Un maire diviseur qui appelle au rassemblement, on aura tout vu ! sauf sa couleur politique, puisque classé "sans étiquette", autre preuve de courage politique.
Et le ridicule ne tue même pas à Katzenthal !
C’est habillée en Alsacienne que Nicole Tisserand a présenté ce dimanche ses vœux à la population de Katzenthal dont elle est le maire. « Le découpage territorial a créé un tel sentiment d’injustice et de révolte auprès de la population et des élus alsaciens qu’il semble inconcevable aujourd’hui de cautionner cet acte d’indignité démocratique » a-t-elle indiqué pour expliquer sa tenue vestimentaire avant de lire un poème de Bernard Guntz intitulé « Je suis de l’Alsace ». Katzenthal, où la chasse est aussi un modèle de démocratie...
TF1 piraté !
Un groupe de pirates informatiques s'est attaqué à TF1 et s'est emparé d'informations confidentielles appartenant à des clients du service d'abonnement de presse écrite de la chaîne.
L'information a été révélée par Zataz.com, site spécialisé dans la délinquance informatique, que les pirates regroupés sous le nom de Linker Squad ont contacté. Selon les éléments qu'ils ont communiqué à Zataz, ils ont réussi à hacker l'espace "abonnement presse" du site de TF1, qui permet de s'abonner à des titres de presse écrite. Ils se sont emparés des informations personnelles de 1,9 million d'abonnés : mails, des mots de passe, données bancaires.
La faille a été corrigée dans l'heure qui a suivi l'annonce par la direction technique de TF1, qui a confirmé ce piratage et a rassuré ses abonnés, rappelant auprès du site spécialisé que "sur les moyens de paiement, les informations sont cryptées".
Selon Damien Bancal, le journaliste à l'origine de la découverte de ce piratage, et contacté par RTL, "c'est toute l'identité numérique de l'internaute qui se retrouve entre leurs mains", ce qui pourrait aboutir selon lui à "des usurpations d'identité" ou encore "des malversations".
Les hackers ont annoncé leur intention de revendre ces données personnelles. (DNA, communication AFP)
Bonne et heureuse année 2015
Une bonne et heureuse année à tous les visiteurs du blog qui viennent du monde entier. Ce blog existe depuis 10 ans (8 sous le format actuel). Il compte près de 3000 messages, soit 300 par année. Et il n'est pas question de l'arrêter, d'ores et déjà l'abonnement est prévu jusqu'au 1/1/2020. Il continuera à faire des fervents et heureux lecteurs. Un souhait particulièrement vers nos élus : ne vous gênez pas de vous exprimer dans les rubriques de commentaires !
Chasse : il n'y a pas qu'à Villé ...
Oui, il n'y a pas qu'à Villé où l'adjudication de la chasse provoque des remous. La maire de Katzenthal, a visiblement aussi des problèmes avec son conseil municipal sur la façon de procéder ! En cette fin d'année, le maire de Villé, un peu moins pris par ses fonctions, et fervent lecteur de ce blog, pourra s'instruire en prenant connaissance de l'article ci-dessous (extrait de Heb'di - novembre 2014).
Mais où était le prince Albert II de Monaco ?
Drôle de manifestation dans le Sundgau ce dimanche que celle des soi-disantes "alsaciennes révoltées". Evidemment soutenue par "Elsass frei". De quoi faut-il donc délivrer l'Alsace ? du froid glacial ? Ou ces gentes dames, qui ne veulent pas de la grande région Alsace - Lorraine - Champagne - Ardennes, souhaitent-elles une région Sundgau - Monaco, au nom de l'Histoire qui faisait du Sundgau une terre monégasque. D'ailleurs le prince Albert II porte toujours encore le titre de "comte de Ferrette". Et après tout, l'Alsace et la principauté de Monaco ont le même drapeau. Voilà déjà un début de reconstruction d'une grande région Alsace-Monaco qu'on pourrait appeler la Région ALMO.
Il se pose quand même quelques questions
1) Pourquoi le maire de Muespach a-t-il été ceint d'une écharpe rouge-blanc ? Cette région sera-t-elle une république ou une principauté ?
2) Pourquoi les organisatrices de ce singulier défilé n'ont-elles pas invité le prince Albert II de Monaco ?
3) Plus sérieusement, quand arrêteront ces mascarades ? On n'aura plus d'idée pour l'organisation de Carnaval d'ici quelques semaines.
Un journaliste assassiné en RDC (république pseudo-démocratique du Congo)
Un journaliste de la télévision nationale congolaise (RTNC) a été abattu vendredi soir dans un bar de Goma. Il vient rallonger la longue liste des journalistes assassinés en République démocratique du Congo (RDC) : une dizaine depuis 16 ans, selon Journaliste en danger (JED).
Goma deviendrait-elle la cible privilégiée des attaques contre les journalistes ? Ce vendredi, c’est un journaliste de la Radio Télévision nationale congolaise (RTNC) qui a été assassiné dans un bar du quartier Keshero de Goma, la capitale provinciale du Nord-Kivu. Selon les témoignages recueillis sur place par Radio Okapi et l’AFP, « deux hommes ont fait irruption dans le débit de boisson (et) se seraient directement dirigés vers table qu’occupait le journaliste. L’un des assaillants a ouvert le feu et lui a tiré dessus. » Robert Chamwami Shalubuto était âgé de 42 ans et travaillait pour la télévision nationale depuis 1997.
La RDC mal classée pour la liberté de la presse
Ce journaliste n’est pas le seul à avoir été victime d’une attaque ciblée dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Le 25 octobre dernier, un autre journaliste de la RTNC, Philémon Gira, avait également été attaqué par des hommes armés. Ce journaliste avait survécu à ses blessures, mais avait dû être amputé de la jambe. La République démocratique du Congo (RDC) occupe une triste place dans le classement mondial de la liberté de la presse en 2014 : 151è place sur 180. Selon Journaliste en danger (JED), une ONG congolaise, une dizaine de journalistes ont été abattus depuis 16 ans, essentiellement dans l’Est du pays, en proie à des conflits à répétition depuis 20 ans. Mais les restrictions à la liberté de la presse ne s’arrêtent pas là en RDC. En novembre 2014, le ministre des médias, Lambert Mende a suspendu 5 radios et 1 télévision « sans qu’aucune procédure judiciaire ou réglementaire n’ait été mise en œuvre contre ces médias », souligne Reporters sans frontière (RSF).
82 journalistes interpellés en 2014
Les autorités ont également procédé à des « suspensions de masses » cette année. 61 médias accusés « de ne pas disposer d’autorisation » ont été interdits. Une décision « hors de toute procédure légale » , qui envoie un message inquiétant aux journalistes. Reporters sans frontière et JED notent qu’entre 2013 et 2014 : « 82 journalistes ont été arrêtés ou interpellés par les forces de l’ordre alors qu’ils exerçaient leur métier. Soixante de leurs confrères ont été battus ou menacés, parfois directement par les forces de l’ordre, sans qu’aucune enquête ne soit ouverte pour retrouver leurs agresseurs ». Toujours selon ces ONG : « 50% des atteintes à la liberté de la presse sont le fait des personnes identifiables dans l’armée, la police et les services de sécurité qui jouissent d’une totale impunité ». La liste des assassinats de journalistes non élucidés reste enfin impressionnante : « Bapuwa Mwamba, tué par balles en 2006 à Kinshasa, Mutombo Kayilu, poignardé près de Lubumbashi en 2006, Patrick Kikuku, tué à Goma en 2007, Patient Chebeya Bankome, abattu à Béni en 2010, Kambale Musonia, assassiné à Kirumba, dans le Nord-Kivu, en 2011, Guylain Chandjaro en Ituri en 2013, Kennedy Germain Mumbere Muliwavyo à Beni en 2014 ». (selon Afrikarabia.com)
Noël sans lumière !
Non, il ne s'agit pas de l'éclairage public régulièrement coupé toutes les nuits dans le bourg-centre. Mais bien de la situation où se trouvent depuis près d'un mois trois familles de Villé qui, bien que payant régulièrement leurs factures, n'ont plus d'électricité !
Il s'agit de trois familles habitant dans des logements d'une SCI sélestadienne qui loue des appartements sur l'ancien site des Filatures et Tissages de Villé, vaste friche et verrue dans le paysage villois.
Selon nos infos, cette friche qui possède encore son propre transformateur a vu ce dernier en panne. Et les locataires dépendant de ce transformateur n'ont donc plus de courant. Nous ne polémiquerons pas sur la nature de la panne : dûe à la vétusté ? ou provoquée par le débranchement de câbles ? On évoque même un vol de câbles, mais avec une charge de 20000 volts qui aurait tenté l'aventure ? Toujours est-il que la SCI aurait décidé de ne pas remettre en état, et a provisoirement mis en place un groupe électrogène qui s'éteint à toute heure dès qu'il est en panne de carburant. Un peu léger l'attitude de cette SCI, surtout que les mêmes faits se sont déjà produits sur ce site et que la justice a encouragé le propriétaire (qui avait coupé le courant électrique et l'eau de façon expéditive) à rétablir tout cela illico presto.
Cette fois-ci les locataires sont laissés dans la précarité en pleine période hivernale, la SCI conseillant même aux locataires de chercher d'autres appartements ! Visiblement, la loi n'intéresse pas beaucoup les responsables de cette SCI !
Les villois aimeraient connaître aussi la position du maire, premier officier de police du bourg et responsable de la sécurité de ses concitoyens, et les mesures d'urgence qu'il a prises. Il est au courant de l'affaire depuis un certain temps et a donc eu le temps de réagir. Mais peut-être attend-il que le nouveau sous-préfet découvre mon blog pour se faire tirer les oreilles. En cette période de Noël il est inadmissible que des villois soient traités de cette façon !
A tous les lecteurs du blog
Côte d'Ivoire : un pays pas si calme que ça
Grève de militaires, barrages, coups de feu dans Abidjan après l’arrestation vendredi d’un ex-chef de guerre: les rebelles ayant aidé Alassane Ouattara à arriver au pouvoir en Côte d’Ivoire, après son élection mouvementée fin 2010, n’en finissent pas de gêner le régime. Les incidents impliquant les ex-combattants se multiplient depuis novembre. « Ce sont des mouvements d’humeur qui peuvent arriver. Mais à chaque fois l’ordre est instauré », rassure Bruno Koné, le porte-parole du gouvernement.
Alors qu’une présidentielle est prévue en octobre 2015, l’image d’une Côte d’Ivoire apaisée vantée par les autorités s’émiette toutefois au rythme des incidents. Abidjan a « attendu trois ans pour neutraliser les rebelles, pour les marginaliser, les mettre au placard. Maintenant, ça va être de plus en plus difficile », juge une source sécuritaire occidentale.
Mi-novembre, des soldats en grève bloquent le pays. Le mouvement démarre de Bouaké, la deuxième ville ivoirienne, puis essaime rapidement pour atteindre Abidjan. Près de 9.000 anciens rebelles, intégrés dans l’armée en 2009 et 2011, exigent le paiement d’arriérés de soldes et des promotions. Alassane Ouattara souscrira à leurs doléances. « Ouattara a ouvert la boîte de Pandore », affirme un analyste occidental. « Il s’est acheté la paix dans les casernes jusqu’à la présidentielle » de 2015 dont il est le grand favori, mais a aussi « créé un précédent » et « une instabilité probable » après l’élection, estime-t-il.
Les gardes pénitentiaires, dont 2.000 anciens rebelles font partie, se mettent ensuite en grève pour une journée. Le mouvement part là encore de Bouaké, ancienne capitale rebelle du nord, quand le territoire national était coupé en deux après le coup d’Etat manqué de 2002 contre Laurent Gbagbo. La décennie de troubles politico-militaires dans le pays a culminé avec la crise postélectorale née du refus de M. Gbagbo de reconnaître la victoire de M. Ouattara à la présidentielle fin 2010. Près de 3.000 personnes ont péri en cinq mois de violences. Détenu depuis trois ans par la Cour pénale internationale, l’ex-président sera jugé en juillet 2015 pour « crimes contre l’humanité ».
Les chefs des ex-rebelles qui ont soutenu le président Ouattara face au camp Gbagbo lors de la crise postélectorale sont, eux, devenus les piliers du nouveau pouvoir. Les anciens « com’zones » (commandants de zone) trônent au sommet de la hiérarchie sécuritaire.
La Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH) dénonçait récemment l’impunité dont bénéficient les ex-chefs de guerre, notamment Losséni Fofana, dit « Loss », désigné pour sa responsabilité présumée dans le massacre de Duékoué (ouest), qui a fait « des centaines de morts » en mars 2011. « Loss » est en charge de la sécurité militaire de tout l’ouest ivoirien. Quelquefois, certains tombent en disgrâce. Issiaka Ouattara, dit « Wattao », a été exilé au Maroc pour une formation militaire. De son côté, Salif Traoré, dit « Tracteur », a été arrêté vendredi matin par l’armée pour un motif encore inconnu.
L’interpellation a fait un mort parmi ses hommes. D’autres ont ensuite tiré en l’air pour manifester leur colère. Des dizaines de soldats ont été appelés en renfort pour ramener le calme. L’incident est une « conséquence de la crise » postélectorale, explique Bruno Koné, pour qui Abidjan « traite petit à petit ces questions ». Salif Traoré était accusé d’avoir fomenté le blocage jeudi d’une route fréquentée à proximité du camp militaire d’Akouédo, le plus important d’Abidjan, ce que ses hommes nient. Les soldats ayant érigé les barricades ont été « immédiatement mis aux arrêts » et seront « radiés », a annoncé le ministère de la Défense. « La décapitation de la rébellion est en train de se produire à Abidjan », glisse un sympathisant de « Tracteur ». « Ils ont oublié qu’on les a mis au pouvoir! », s’exclame un autre, gri-gri à la main, qui avertit: « on ne rentre pas dans le jeu de l’intimidation. Mais si on nous force, on le fera. »
AFP, repris par "Oeil d'Afrique"
Après le mur de Berlin, Sarkozy ment dans ses conférences à 150000 €
«Quand j'ai créé le G20, M. Ban Ki-moon m'a demandé: “Pourquoi crées-tu une organisation concurrente aux Nations unies?“ Et je lui avais dit que ce n'était pas une concurrence, mais que les Nations unies, avec la règle de l'unanimité, ne pouvaient plus arbitrer les grandes questions du monde». Voici le récit livré par Nicolas Sarkozy à son auditoire, lors d'une conférence rémunérée donnée à Séoul le 14 octobre dernier, en pleine campagne pour la présidence de l'UMP. Médiapart a publié samedi dernier une retranscription intégrale de l'intervention de l'ancien président, dans laquelle il prend quelques libertés avec l'histoire. Bien que le contenu de ses discours, payés entre 80000 et 150000 €, reste généralement confidentiel, quelques éléments de la conférence de Séoul avaient déjà fuité dans la presse. Cette fois-ci c'est donc une interprétation libre de l'histoire du G20 qu'a délivrée le président de l'UMP. La création de cette institution date en réalité de 1999, suite à l'initiative du ministre des Finances canadien d'alors, Paul Martin. Son objectif était, au lendemain de la crise économique des années 90, de favoriser les échanges entre les principales puissances économiques du monde, en incluant les puissances émergentes comme l'Afrique du Sud, le Brésil ou l'Inde. Lors de la création effective du G20, Nicolas Sarkozy n'avait pas encore construit sa stature internationale. Il était alors député des Hauts-de-Seine et maire de Neuilly.
Sarkozy et l'UMP n'ont pas changé
Sarkozy est coutumier du mensonge. Rappelons-nous sa pseudo-présence à la chute du Mur de Berlin ! Non seulement il n'a pas changé, mais il a déteint sur ses compagnons. D'ailleurs, il peut changer le nom du parti sans changer le sigle, en le transformant en "Union des Menteurs Professionnels". La contagion a touché ce parti à tous les niveaux, y compris local.
Ainsi, la conseillère générale du Val de Villé qui selon les DNA demandait il y a quelques semaines l'investiture UDI aux cantonales (elle se disait pourtant centriste indépendante aux dernières), a obtenu selon "Les Chuchotements" des DNA l'investiture de l'UMP. L'étiquette "UMP sans étiquette" va donc perdurer dans la vallée, un vrai label passe-partout. Il est vrai qu'en matière de mensonges, notre pseudo-représentante est à la hauteur de son nouveau maître à penser. Ainsi, lors de son élection en 2011 la candidate a promis de défendre la RN 59 ! Et elle l'a si bien défendu qu'en septembre 2013, lors d'une séance plénière du Conseil Général, elle n'a même pas réagi lorsque le préfet du Bas-Rhin a annoncé que "la nouvelle route ne sera pas plus large que l'ancienne", ce qui signifie un enterrement de première classe pour ce contournement prévu à 2x2 voies selon la DUP ! Nous ne reviendrons pas sur sa promesse électorale d'intervenir pour faire baisser le prix du tunnel de Ste-Marie-aux-Mines. Elle n'en a rien fait. Mais, reconnaissons-le, notre encore conseillère a son entière place dans la nouvelle UMP sarkozyste.










