La charia de Bolloré
Depuis jeudi, les auteurs des "Guignols" vivent terrés derrière leur téléphone. Traumatisés. Refusant de répondre au moindre appel. Et même de confirmer notre information : ils sont virés. Tous les quatre. Lionel Dutemple, Julien Hervé, Philippe Mechelen et Benjamin Morgaine, les quatre plumes des marionnettes depuis respectivement seize ans pour les deux premiers, sept ans pour le troisième et trois ans pour le dernier. Le seul qui a répondu à notre appel s'est contenté de bafouiller un « sans commentaire » avant de raccrocher . Une décision assumée par Maxime Saada, le nouveau directeur général du roupe Canal +. Le même qui, dans « le Figaro » du 23 juillet, annonçait : «L'émission reste en format quotidien et conserve intacts ses 17 M€ de budget.»
Mais sans ses auteurs historiques, quel sens a encore le programme? Certes, les plumes des marionnettes sont très grassement payées : 35 000 € brut par mois pour les plus anciens. Pas difficile d'en trouver des moins chers, et plus dociles. Un dénouement qui intervient en plein mois de juillet, histoire de faire le moins de vagues possible. C'est le troisième acte. La pièce a débuté fin juin. Vincent Bolloré, actionnaire majoritaire de Vivendi, qui possède Canal +, veut la tête des « Guignols ». Trop coûteux ou trop fielleux avec certains politiques ? Dépassés par « le Petit Journal » qui fait autant d'audience si ce n'est plus et dont le compte Twitter affiche 528 000 abonnés contre 111000 ?
Mais, de François Hollande à Alain Juppé en passant par Nicolas Cante-loup, le soutien aux caricaturistes est massif. Acte II : Bolloré fait machine arrière. « Il n'est pas question ni de céder les Guignols à quiconque ni de les abandonner », lance-t-il le 2 juillet sur Europe 1. Maxime Saada annonce leur maintien, mais en crypté. L'argument avancé : muscler les programmes attractifs pour les abonnés. Mais alors pourquoi proposer les épisodes gratuitement sur Dailymotion dans la foulée de leur diffusion ?
Acte III : à défaut de supprimer « les Guignols », Bolloré les décapite. Une information que la chaîne et le groupe Vivendi refusent de confirmer. Les têtes tombent beaucoup ces jours-ci dans le groupe Canal +. Après Rodolphe Belmer, le directeur général jugé trop indocile et soupçonné d'avoir fait fuiter l'arrêt des « Guignols », Thierry Langlois (directeur des antennes), Alice Holzman (patronne de CanalSat), c'est Renaud Le Van Kim qui saute. Ce producteur historique de la chaîne, mais dont la société appartient au groupe Zodiak, a donné hier sa démission de l'entreprise KM, au nom inspiré de son patronyme. C'était la condition pour que cette dernière, qui produisait « le Grand Journal » depuis onze ans, continue à assurer les cérémonies des Césars, du Festival de Cannes et l'émission « Conversation secrète », de Michel Denisot, pour la chaîne. En échange de la perte du « Grand Journal », KM assurera la production de « la Nouvelle Edition », présentée à partir de la rentrée par Daphné Bürki chaque midi. Dernière victime de la purge ? Ce vendredi, Ara Apri-kian, à la tête de D 8, D17 et i>télé, a été remercié. C'est les mains vides qu'il a quitté vers 16 h 30 le siège du groupe. Ejecté en quelques minutes, sans avoir le temps de faire ses cartons. Comme Rodolphe Belmer avant lui. A qui le tour ? (selon "Le Parisien")
Les raisons de cette décapitation ? Sarkozy le susceptible ami (très proche) de Bolloré se trouverait trop souvent charrié dans l'émission ? ce qui pourrait nuire à son élection ambitionnée pour 2017 ? Aurait-il fait pression en lui promettant l'exclusivité de l'exploitation des puits de pétrole sur la lune ?
Emeutes néo-nazies à Dresde
Vendredi, une manifestation du NPD (équivalent allemand du FN) contre un village de tentes pour accueillir 1100 réfugiés syriens à Dresde a dégénéré. Bouteilles et pierres ont été lancées, ainsi que des pétards allumés ont menacé les employés chargés d'installer les tentes. Le gouvernement de l'État de Saxe a dénoncé les faits : «Ici, les limites sont dépassées." et a fait intervenir la police.
Trois personnes ont été blessées, un homme a été arrêté, selon un rapport provisoire Les manifestants s'en sont pris aussi à la Croix Rouge Allemande (DRK), dont les membres ont subi de graves agressions. C'est seulement vers minuit que la situation redevint calme.
Le chancelier de l'Etat de Saxe Fritz Jaeckel (CDU) a déclaré : "Les attaques contre les employés de la Croix-Rouge et des blessures à des personnes, qui sont appelés réfugiés et qui des hôtes bienvenus, pas acceptables. Les auteurs, nous allons les poursuivre sans relâche et les tenir pour responsables."
Sven Giegold, membre du Groupe des Verts au Parlement européen, a condamné la violence à Dresde et appelle à une réaction et à une entente de tous les Etats européens pour accueillir les réfugiés victimes des conflits armés dans leurs pays. Quand, enfin, comprendra-t-on que tous ces migrants n'ont pas choisi de venir chez nous ? qu'ils viennent pour échapper à la mort ? que c'est l'occident qui est souvent responsable de leurs maux en déstabilisant leurs pays ?
Chemins ruraux de Villé (suite et fin)
Tout d'abord, encore quelques chemins qui méritent d'être entretenus. Ainsi du côté de la Schrann, le chemin des mines bien entretenu à son début se transforme en sentier impraticable en allant vers Albé. Voir les photos ci-dessous.
Quelques chemins sont cependant mieux entretenus que d'autres, ainsi le chemin menant des Redelsmatten à la route de Breitenau. Il est vrai qu'il est entretenu non pas par la commune de Villé, mais par l'association foncière de Breitenau-Bassemberg. Ceci explique peut-être cela. Encore faut-il souligner que les riverains de ce chemin paient une cotisation annuelle à cette AF, mais doivent aussi laisser le produit de la chasse à la commune de Villé ! Logique, non ?
Ce chemin menant à la route de Breitenau est même équipé de glissières d'écoulement d'eau ! Exceptionnel à Villé (il y en a quand même trois sur le chemin de la Schrann).
Trois autres chemins ruraux sont devenus des rues (promenade de la Honel, le haut de la rue Illenloechel, une grande partie du chemin du Schmissberg). Il s'agirait de les classer en rues, de les aménager en tant que telles (macadam, trottoirs, réseaux), mais pas sur le budget des chemins ruraux, monsieur le maire !
Le chemin du Schmissberg mériterait d'être classé en rue.
Depuis les derniers travaux d'envergure de la partie rurale du ban communal (années 1970/80), les choses ont bien évolué. Il s'agirait de réévaluer le réseau des chemins ruraux et de leur état avec la Commission Communale d'Aménager Foncier. Ce travail administratif pourrait avancer rapidement puisque cette commission existe déjà, contrairement aux affirmations du maire. Ensuite, une planification des travaux permettrait d'améliorer l'état du réseau. Et enfin, la mise en place d'un règlement de plantation permettrait de figer les zones rurales de la commune. Tout cela relève d'une volonté politique. A vous de jouer, Monsieur le Maire, et l'équipe municipale.
Conseil municipal de vacances à Villé
C'est un léger entrefilet dans la presse qui annonce une réunion du conseil municipal de Villé.
En pleine période de vacances, l'ordre du jour doit être très fourni. Et le quorum sera-t-il atteint pour prendre des décisions ? Mais peut-être, la mairie n'est-elle que le lieu de rassemblement ? Et les élus siégeront-ils en plein air ? Comme la séance est publique, le maire commandera-t-il des calèches pour emmener des villois sur les lieux du conseil, en passant par un des rares chemins communaux encore praticables ? Et fera-t-il installer un écran géant pour présenter à tous les présents quelques modifications budgétaires ?
- NB : demain sur ce blog, "les chemins ruraux de Villé", chapitre numéro 3.
Chemins ruraux de Villé (2)
La liste des chemins ruraux en mauvais état pour différentes raisons ne se limite pas au seul Wirbelspach. Voici d'autres chemins qui méritent d'être réaménagés. Et cela mérite le coup d'oeil !
Le chemin de la Gänzlach qui mène de la rue de l'églantine à Albé. Il reste certes un fléchage du club vosgien, pour le reste on repassera.
Chemin des mines (entre la Schrann et Albé). Des propriétaires ont fait du bois. Mais comment le chercher ?
Il fut un temps, un chemin passait par là, au lieu-dit Giesshübel ! Il n'en reste rien !
Il est vrai que le bout d'entrée dans le chemin a été grillagé par un propriétaire riverain.
Alors les propriétaires prennent l'habitude de traverser les prés du voisin. Même un conseiller municipal a été surpris dans cette pratique ! Le regain pour l'agriculteur est assuré.
Même le chemin des ânes, réaménagé il y a 12 ans, est à nouveau raviné et impraticable par manque d'entretien !
Pendant ce temps, l'ancien chemin d'Albé devient un ensemble de nids de poule !
Nid de poule sur l'ancien chemin d'Albé.
Assez pour aujourd'hui... Bientôt un autre article, avec des constats et des propositions de solution.
Offenbourg : tags néo-nazis sur une plaque de commémoration
Dans le "Bohlsbacherwald", près d'Offenbourg, quatre femmes françaises avaient été assassinées par le régime nazi. Arrêtées par la Gestapo après la découverte du réseau de résistants "Alliance", Henriette Amable, Lucienne Barnet, Marie-Thérèse Mengel et Simone Pauchard, elles avaient été emprisonnées à Offenbourg. Le 27 novembre 1944, elles ont été conduites dans le "Bohlbacherwald" au cours de la "semaine sanglante de la Forêt Noire" et exécutées d'une balle dans la nuque par l'Obersturmführer Julius Gehrum. Leurs corps avaient été découverts en décembre 1945.
Un monument avait été érigé en souvenir des résistants français assassinés à Kehl et à Offenbourg, dans le "Bohlbacherwald", au bord de la route qui mène de Rammerweier à Durbach. A l'initiative du "Souvenir Français" le monument avait été restauré en 2009 grâce à la participation bénévole de soldats français. Suite aux recherches de l'association pour l'histoire des femmes pendant la guerre, et de sa section d'Offenbourg, cette plaque commémorative avait été posée en 2011.
Taguée à la mi-juillet, l'action est attribuée à la NSU (National-Socialistischen Untersgrund = armée secrète national-socialiste), cette organisation est recherchée pour de très nombreux tags qu'elle appelle "SS-Runen" mais aussi pour 10 meurtres racistes perpétrés en Allemagne. La municipalité d'Offenbourg a fait nettoyer la plaque et a porté plainte auprès des tribunaux de son pays.
Chemins ruraux de Villé : le Wirbelspach (1)
Ayant été interrogés par le journal "L'Alsace" sur l'état des chemins ruraux à Villé (voir ce blog à la date du 14/6), les réponses de nos élus ont été loin d'être satisfaisantes. Il apparaît donc utile de publier un dossier complet sur les chemins. Risquant d'être long, il sera donc publié en plusieurs articles, permettant à chacun de se faire une idée. Revenons d'abord, sur le chemin du Wirbelspach, se situant le long de la limite des bans de Villé et de Saint-Martin, mais bien sur le ban de Villé, comme l'attestent à la fois le plan cadastral et les bornes le délimitant (Villé a fait aborner avec des bornes en granit, Saint-Martin a réalisé l'abornement en bornes en aluminium). Aucune confusion n'est donc possible.
Les photos ci-dessous prouvent bien que ce chemin, jamais entretenu depuis au moins un demi-siècle, a toute sa place parmi les chemins ruraux de Villé et permettrait d'éviter la montée d'une troisième zone de friches dans le bourg-centre, après celles des versants d'Albé et de Triembach-au-Val.
Invasion spectaculaire des ronces, encore absentes il y a 20 ans.
Plus on avance, plus on pénètre dans les ronces. Les quincailleries de Villé devraient vendre des coupe-coupe !
Des arbres déracinés coupent le chemin !
Un ruisseau, certes à sec pendant cette canicule d'été, fait régulièrement son lit sur le chemin.
Et ce qui reste du chemin-lit de rivière en l'espace quelques années !
Quand ce chemin sera-t-il remis en état, Monsieur le Maire ? Celui-ci et bien d'autres qui seront présentés sur ce blog (chemins ruraux fermés par des grillages par des propriétaires fonciers riverains, chemins ravinés ou impraticables pour cause de profondes ornières). Suite au prochain numéro.
A lire et relire :
Un camp d'entraînement djihadiste en Europe !
L’ennemi est dans nos murs, surtout que la Bosnie-Herzégovine a entamé le processus d'intégration à l'Union Européenne. Selon le Daily Mirror, l’Etat islamique possède désormais son premier bastion sur le sol européen, en Bosnie plus précisément. Toujours selon le quotidien britannique, le groupe djihadiste acquière en ce moment, et de manière secrète, des propriétés dans un village situé à 100 km de Sarajevo. But de l’opération immobilière : établir un camp d’entrainement en Occident.
Le village en question, qui porte le nom d’Osve, est idéalement placé puisqu’il est proche de la mer Adriatique et, par conséquent de la mer Méditerranée. De plus, la Bosnie est à un carrefour qui convient parfaitement aux djihadistes : proche de la Serbie et donc de la Turquie, pays par lesquel circulent les terroristes.
Difficile d’accès, le village n’est pas marqué sur les cartes GPS. 12 combattants de l’EI y ont déjà été formés avant de rejoindre la Syrie, 5 d’entre eux auraient été tués. "Nous entendons régulièrement des coups de feu provenant des bois, à chaque fois pendant des périodes prolongées. Cela arrive chaque semaine", a déclaré un villageois au journal.
L’un des propriétaires des habitations d’Osve serait un dénommé Harun Mehicevic, sympathisant de l’EI vivant sur le territoire australien. Jasin Rizivic, Osman Kekic et Izet Hadzic, tous proches du groupe djihadiste, feraient également partie des acquéreurs.
Un rapport sur le djihadisme en Bosnie – "The Lure of the Syrian War : The Foreign Fighters" – décompte 156 hommes et 36 femmes bosniaques engagés dans les combats en Syrie sur la période 2013-2014. 48 d’entre eux sont retournés chez eux en janvier 2015. Cette présence constitue "une menace directe, non seulement pour la sécurité de la Fédération de Bosnie-et-Herzégovine, mais aussi pour la région et au-delà", précise le rapport.
Au Gabon, Messi n'est pas le messie
Après quelques jours passés à Rosario avec sa famille puis un voyage aux Caraïbes, Lionel Messi est arrivé vendredi à Libreville au Gabon. La star du Barça est en fait invitée par le président Ali Bongo, pour qui le football est une priorité. Son pays avait organisé le Trophée des champions entre le Paris Saint-Germain et les Girondins de Bordeaux en 2013 et recevra tous les pays africains lors de la CAN 2017. Un choix étonnant quand on sait à quel point le Gabon est un pays en difficulté, miné par les problèmes sociaux.
Voilà pourquoi l'Argentin n'est pas forcément le bienvenu au Gabon. Sur les réseaux sociaux, les critiques sur la visite de Lionel Messi est largement critiquée par la population locale. Ces derniers, qui attendent pour la plupart une revalorisation salariale, se doutent en effet que la «Pulga» n'a pas effectué le voyage en Afrique sans une contrepartie financière. Pendant la CAN 2012, Bongo avait déjà invité le roi Pelé pendant cinq jours pour une somme d'environ 2,5 milliards de francs CFA, soit 3,8 millions d'euros. Le peuple gabonais se demande aujourd'hui à combien s'élève la facture pour faire venir le quadruple Ballon d'Or.
Lors de sa visite, qui devrait s'achever dimanche, Messi doit assister à une rencontre qualificative à la CAN des moins de 23 ans, se rendre dans un hôpital, poser la première pierre d'un nouveau stade et… inaugurer le restaurant d'un des fils d'Ali Bongo. Mais si l'Argentin a accepté de se rendre au Gabon, c'est certainement grâce à son ancien coéquipier à Barcelone Samuel Eto'o, qui est très ami avec le président gabonais, tout comme Deco, avec qui Messi a fait le voyage.
Un voyage qui ne plaît pas au peuple gabonais mais également à l'UPG, le parti de gauche opposé à Ali Bongo: «Le Messie du foot est arrivé comme dans un zoo au Gabon: sale, mal rasé et les mains dans les poches à la recherche de cacahuètes à leur balancer!» dénonce l'UPG, selon laquelle «quand on se nomme Lionel Messi et qu'on est multi-milliardaire, on a pas le droit de se présenter devant des officiels d'une République même bananière... les mains dans les poches d'un short déchiré et en guenilles.» Le ton est donné, Lionel Messi n'a pas que des fans au Gabon. Un excellent joueur de football peut faire un médiocre diplomate.














