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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER

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21 septembre 2015

"Ici je me sens bien"

Un jeune gambien, réfugié, est à Elzach depuis un an.

elzach

Il est 17h30 et par cette belle journée, Musa Chorr se présente au Domäne-Stadion d'Elzach. Il est heureux, c'est l'heure de l'entraînement de football. 

Musa Chorr vient de Baniul, la capitale de Gambie, et il fait partie du groupe de réfugiés qui ont été accueillis à Elzach il y a un an. Dans son pays, Musa avait un travail. Et il jouait dans le club de Banjul-United, en division 2 nationale. Il était connu comme un excellent défenseur. Avec l'aide d'un de ses oncles, le jeune homme a eu la possibilité de quitter son pays, où règne un état de terreur permanent, et de rejoindre l'Allemagne. Il a obtenu le statut de réfugié très rapidement.

Musa Chorr joue maintenant au club du SF Elzach-Yach où il est très apprécié. Il s'entraîne trois fois par semaine avec l'équipe première, et reste même après les entraînements pour améliorer sa technique personnelle avec le ballon. Son idôle est le défenseur brésilien Thiago Silva. Le talent de Musa a attiré plusieurs clubs de la Forêt Noire, notamment celui de Winden (près d'Elzach). Mais il a refusé les propositions car il se plaît à Elzach, où tout le monde se montre sympathique avec lui. "Chacun  veut être mon ami et cela me satisfait."

Pour l'instant, il va comme beaucoup de jeunes de son âge, à l'école. Il fréquente "l'école internationale du Römerhof à Littenweier". Malgré tous les soutiens, Musa tient aussi à une certaine indépendance. Aussi, en dehors des cours et des entraînements, il a trouvé un petit travail. Il est embauché à Waldkirch dans le cadre des "Ein-Euro-Job" (petits travaux payés un euro l'heure), où il fauche des pelouses en été ou dégage la neige des rues en hiver. Mais il recherche déjà un autre travail mieux rémunéré.

Son grand rêve, si un jour il devait quitter le club de Elzach-Yach, ce serait pour rejoindre un club professionnel  où il rêve de devenir un bon joueur. A Elzach, ses camarades de club l'appellent d'ailleurs Alaba, du nom du défenseur du FC Bayern Münich. Un autre réfugié du Nigeria, Eke Uzoma, était déjà arrivé au camp de réfugiés à Müllheim et était passé joueur professionnel à Fribourg. 

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20 septembre 2015

Dépénalisation du stationnement

Dans un an, le bon vieux PV à 17 € aura peut-être disparu, il sera remplacé par le forfait post-stationnement. Ce n’est pas forcément une bonne nouvelle. En cause : la mise en œuvre dela loi Maptam (Loi du 27 janvier 2014 de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles) et ses éventuels décrets d’application de la dépénalisation du stationnement.

station

Imaginons. Nous sommes le 1 er octobre 2016, la nouvelle loi sur le paiement du stationnement entre en vigueur. Julie, qui a garé sa voiture dans la rue des amandiers, sue à grosses gouttes chez le coiffeur : l’heure tourne et elle ne se voit pas sortir avec ses papillotes pour foncer remettre une pièce dans l’horodateur. Et ce qui arrivait n’arrive plus, aucune prune n’a poussé sur le pare-brise ! Pourtant, Julie va recevoir une injonction de payer le tout nouveau forfait post-stationnement, probablement plus lourd que les 17 € actuellement pratiqués dans toutes les villes de France. Si Julie ne paie pas à temps, elle écopera d’une majoration de 50 € minimum. Son coiffeur lui aura coûté cher !

Le décret d’application de la dépénalisation du stationnement prévoit que la commune encaisse ces « amendes », mais en finance la collecte. Ce qui ne l’empêche pas de déléguer cette mission à un opérateur privé (par exemple un gérant de parking). Et ce qui enlèverait un peu de boulot aux agents de la Ville. Si le partenaire privé est intéressé aux résultats, ses salariés assermentés pourraient bien faire preuve de zèle… 

Mais la mise en œuvre de cette loi Maptam (Loi du 27 janvier 2014 de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles) sera pour le moins complexe, et peut-être même reportée. D’autant que, puisque les contraventions sont dépénalisées et donc ne sont plus traitées par le tribunal de police il devra être prévue la création d'une nouvelle juridiction administrative. On ne sait pas encore à combien se montera le forfait, qui touchera la recette (normalement la municipalité, mais une part peut aussi revenir aux transports en commun). On ne sait pas non plus qui emploiera les agents qui notifieront les forfaits post-stationnement : employés municipaux, salariés d’opérateurs privés ?

Ce que l’on sait, c’est que la contestation de ces forfaits post-stationnement sera compliquée. Déjà, il faudra payer, ensuite envoyer obligatoirement un premier recours administratif, qui pourra lui-même être contesté en cas de refus. De quoi décourager les plus procéduriers.

Mais peut-être, après le covoiturage, inventera-t-on le "copaiement dépénalisé et forfaitaire"  ?

19 septembre 2015

Insécurité : on n'est jamais mieux servi que par soi-même

Adrien Desport, ex numéro 2 du FN dans le département de Seine-et-Marne, a été condamné ce mercredi 16 septembre, à quatre ans de prison dont trois ferme pour avoir incendié plusieurs voitures dans sa ville de Mitry-Mory (Seine-et-Marne) et ses alentours, en avril, pour ensuite dénoncer l'insécurité dans le département. Lui et  cinq autres militants du parti d'extrême-droite avaient comparu le 2 septembre 2015 devant le tribunal correctionnel de Meaux pour l'incendie volontaire de treize voitures, début avril. De plus, Adrien Desport et ses acolytes étaient également jugés pour avoir participé à une association de malfaiteurs, dénoncé une agression imaginaire, ou encore consommé des produits stupéfiants.

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18 septembre 2015

Frontière austro-allemande : des contrôles qui ne gênent que les frontaliers

Incroyable, mais vrai ! A Freilassing (Bavière) la police allemande (Bundespolizei) contrôle les passages vers l'Allemagne en pleine ville. Non seulement ces contrôles sont faits à 300 mètres de la frontière sur le territoire allemand, mais ce "check-point" ne gêne que les frontaliers ! Quant aux  migrants, conduits par des passeurs, ils traversent la frontière dans les rues parallèles non surveillées.

douaneCe mardi 15 septembre, la jeune Marie Sifft, 10 ans, a fait sonner son réveil à 5 heures du matin. Car elle ne voulait pas passer, comme le jour précédent, manquer les premières heures de cours de son école. Car elle habite Freilassing en Allemagne et sa mère l'accompagne en bus dans son école privée à Saltzbourg en Autriche. De Freilassing à Salzbourg, la distance n'est pourtant que de 6 km, mais le bus a mis 3 heures et demie à les parcourir.

Les Sifft sont une de ces familles frontalières dont le quotidien est devenu plus difficile depuis que les contrôles des frontières ont été mis en place. Au niveau routier, c'est l'embouteillage permanent. Helena Sifft affirme : "Dans la société que dirige mon époux, un tiers du personnel doit passer la frontière. Ceux-là viennent en retard ou pas du tout."

Un retraité allemand revenu de vacances en Serbie décrit son voyage de 20 heures vers Münich : cet ancien électricien de 68 ans a passé 5 heures à se faire contrôler.

Un chauffeur de taxi, quant à lui, affirme qu'il ne perd pas de temps car une rue à 100 mètres de ces contrôles n'est pas bloquée et beaucoup, y compris les réfugiés, passent par là. Selon lui, les passeurs sont informés des nombreuses voies de détour. D'ailleurs, un policier confirme : "En une journée nous n'avons intercepté qu'une trentaine de réfugiés et dix passeurs." Infime par rapport aux 19000 migrants arrivés à Münich pendant le week-end.

Un problème juridique se pose d'ailleurs : les barrages routiers se font sur le sol allemand. A la frontière la route est trop étroite. Il en est d'ailleurs de même pour les trains Salzbourg - Münich qui devraient s'arrêter sur un pont. Difficile à envisager. Les réfugiés ne sont donc pas refoulés, mais dirigés vers un centre d'accueil. C'est de toutes façons là qu'ils voulaient se rendre.

Autrement dit, les mesures prises par le ministre de l'intérieur Thomas de Maizières ne servent à rien, si ce n'est à couvrir de honte et à ridiculiser non seulement l'Allemagne, mais l'Europe entière. La réunion des ministres de l'intérieur de l'espace Schengen qui a eu lieu lundi dernier n'en est que la triste réalité. Quand les hommes politiques européens s'attelleront-ils à la réalité : l'accueil d'hommes, de femmes et d'enfants en détresse ? 

refugies

17 septembre 2015

Un migrant intercepté au ferry de Rhinau-Kappel ?

Décidément, le blocage des migrants devient ridicule.

alsace

Voilà qu'Angela Merkel et son ministre de l'intérieur Thomas de Maizières (descendant d'émigrés français en Allemagne au temps des guerres de religion) placent des policiers pour contrôler d'éventuels passages de migrants de l'Alsace vers l'Allemagne ! Sûr qu'au pont de Kehl, ils vont en arrêter beaucoup. Bien que pour l'instant, ni là, ni à Vieux-Brisach aucun migrant n'a encore pointé son nez, pas même sur la passerelle du jardin des deux-rives !

Mais les autorités allemandes ont pensé à tout, car les migrants pourraient traverser le Rhin en empruntant le ferry Rhinau - Kappel (départ tous les 1/4 heures). Et si certains, à la vue des policiers, seraient tentés de se jeter pour tenter de rejoindre les rives allemandes à la nage, la police fluviale germanique aurait été renforcée aussi, et même des unités de secours pour éviter les noyades vont être mises en place. Personne ne souhaite que le Rhin devienne un lieu de naufrage de boat-peoples. 

policeMême la passerelle des Deux-Rives est bien surveillée

rhinau_kappel1Bac de Rhinau - Kappel

rhinau2Un  migrant sans papiers ?

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16 septembre 2015

Les réfugiés syriens bien accueillis dans les territoires d'outremer

Le périple de trois migrants syriens à travers la forêt amazonienne

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En pleine guerre syrienne, les premiers réfugiés arrivent en Guyane. A Cayenne, trois syriens victimes d’un naufrage à l’embouchure du Maroni, ont été pris en charge par les autorités. Ils ont traversé l’Atlantique, puis le Brésil en direction de l’Oyapock. De là, ils ont pris une embarcation pour se rendre à Saint-Laurent-du-Maroni où s’achève brutalement leur périple, puisqu’ils chavirent au niveau de l’embouchure du Maroni. Ils réussissent malgré tout à regagner la côte à la nage et sont rapidement pris en charge par les autorités.

Ehssan Ibrahim (médecin à l’hôpital Andrée Rosemon de Cayenne) d’origine syrienne apporte son aide pour les premières démarches. Il avoue avoir appelé des connaissances afin d’aider ses compatriotes à obtenir des logements. Pour lui, il ne serait pas étonnant d’en voir d’autres arriver, sachant que peu de pays aident les réfugiés syriens. Ahmed (réfugié syrien) explique les raisons pour lesquelles il s’est enfui : « j’ai fui la Syrie car j’avais peur pour ma vie. Je n’ai pas voulu faire la guerre, alors j’aurai pu aller en prison. Plusieurs membres de ma familles sont morts, mes deux frères sont en prison et nous n’avons plus de nouvelles d’eux ».
D’après leur témoignage, ces trois hommes ont bien été traités par les autorités depuis leur arrivé à Saint-Laurent-du-Maroni. Leur plus grand espoir aujourd’hui est d’obtenir le sésame : un statut de réfugié politique.

56 demandeurs d'asile irakiens et syriens arrivés en Guyane
La plupart de ces réfugiés transitent en Guyane dans l'espoir de gagner ensuite l'Hexagone, ayant pu profiter au Liban de visas vers le Brésil. Comme les trois précédents, ils ont bravé tous les périls pour traverser l'Amazonie.  Les procédures de demande d'asile sont classées prioritaires dans leur cas. Cinquante-six réfugiés du Proche-Orient sont actuellement en Guyane. Selon la Préfecture, ils sont 30 Irakiens et 26 Syriens à demander l’asile politique. Leur prise en charge est assurée par l’OFPRA, l’Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides. Les réfugiés en provenance du Proche-Orient bénéficient d’un traitement prioritaire par rapport à la procédure normale de demande d'asile. Ces demandes sont enregistrées rapidement avant d'être examinées en priorité par l’Ofpra. Une démarche qui prend moins de trois mois voire moins d’un mois. Une fois le statut de réfugiés obtenu, ils gagnent l’Hexagone, leur destination finale, bien souvent.

 Guadeloupe : une histoire particulière

Ces derniers mois, plusieurs familles syriennes ont trouvé refuge en Guadeloupe., elles ont été accueillies  par leurs compatriotes, solidaires.

guadeloupe

La Guadeloupe a toujours été une terre d'accueil pour les Syriens et les Libanais. Depuis plus le début du XXème siècle, une importante communauté siro-libanaise s'est installée aux Antilles et, singulièrement en Guadeloupe. Un choix motivé en premier lieu par une recherche d'un nouvel essor économique et qui, plus tard, a aussi eu pour motivation l'exercice de la foi souvent difficile pour une communauté majoritairement chrétienne.

Plusieurs générations sont nées aux Antilles et en Guyane et se sont intégrées à la population, se revendiquant aujourd'hui totalement guadeloupéenne, martiniquaise ou guyanaise. Ce qui n'empêche pas pour autant une communication permanente avec la terre d'origine. Certains jeunes décident souvent de retourner y vivre. Certains s'y marient et s'y établissent.

Avec les conflits permanents au Proche-Orient, au Liban tout d'abord et en Syrie ensuite, beaucoup de ressortissants de ces pays ont fait le choix de les quitter pour chercher refuge ailleurs. Ces derniers mois ayant été particulièrement rudes en Syrie, la population s'est vue obligée de fuir ce pays en guerre; en ligne de mire  des terroristes des mouvements islamistes, les chrétiens. Souvent soumis à des actes de tortures, à la spoliation de leurs biens, à l'obligation d'adjurer leur foi chrétienne, beaucoup choisissent, la mort dans l'âme, de s'expatrier.

C'est presque naturellement, qu'ils sont accueillis aux Antilles et singulièrement en Guadeloupe.  Malgré la volonté de l'Etat de les compter désormais comme réfugiés, il reste difficile de les dénombrer puisque, parmi ceux qui arrivent, on compte aussi des personnes nées en Guadeloupe, partis vivre en Syrie et revenus chassées par la guerre. Ceux-là possèdent souvent la double nationalité franco-syrienne. Tous trouvent auprès de la communauté déjà installée en Guadeloupe un accueil fraternel quand il n'est pas familial.

15 septembre 2015

RN 59 : Richert se souvient-il ?

Lundi matin, dans la presse régionale, Philippe Richert, le président "Les Républicains" se plaint une fois de plus que l'Etat traîne les pieds pour financer le contournement de Châtenois. Mais n'est-ce pas lui qui, le 4 décembre 2003, alors qu'il était président du Conseil Général du Bas-Rhin, a transféré les fonds prévus pour la RN59 vers l'aménagement prévu à Mertzwiller, histoire de faire plaisir à son ami ministre François Loos ? Et ceci bien avant que le tribunal administratif ne se prononce sur la validité de la DUP ? Et se souvient-il qu'il y a quelques mois, il envisageait de modifier les plans pour ne faire à Châtenois qu'une 2x1 voie à la place de la 2x2 voies prévue au contrat de plan, ce qui aurait pour conséquence de rendre caduque le plan signé ? Et ainsi, abracadabra ! encore une fois la RN59 restera en l'état malgré l'inscription au contrat de plan, et tout en rendant l'Etat responsable. Et pourquoi Philippe Richert ne parle-t-il pas de son cher ami Frédéric Bierry (LR comme lui) qui traîne lui aussi pour sortir son chèque de 11,75 millions d'€ promis au titre de la participation du Conseil Départemental 67 ? A la lecture de ce message, nos conseillers départementaux de Sélestat et Villé, Marcel Bauer (LR avec étiquette) et Frédérique Mozziconacci (LR sans étiquette), qui avaient certes suivi de près le dossier sans jamais le précéder, vont se précipiter pour le rappeler à leur président.

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14 septembre 2015

Elections calmes en Côte d'Ivoire ?

En 2010, le président sortant de Côte d'Ivoire était arrivé au pouvoir grâce à l'intervention de l'armée française (Force Licorne) dans le conflit post-électoral qui avait fait plus de 3000 morts. Pour les élections du mois d'octobre 2015, on pouvait cependant espérer une certaine normalisation. Il semble que c'est mal parti...les effets de la politique de Sarkozy ne se sont pas estompés et son protégé Ouattara (avec qui il a encore fêté le dernier nouvel an dans la luxueuse villa d'Assinie) n'a pas réussi, semble-t-il, la réconciliation des Ivoiriens.

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Le Conseil constitutionnel ivoirien a établi, mercredi, la liste définitive des 10 candidats à la présidentielle, autorisant notamment M. Ouattara à briguer un deuxième mandat face à une opposition morcelée. Le président sortant est le favori de ce scrutin crucial pour la stabilisation de la Côte d’Ivoire après la crise postélectorale qui a suivi sa victoire en 2010 sur son prédécesseur Laurent Gbagbo.

A Gagnoa, (230 km au nord-ouest d’Abidjan), la ville natale de M. Gbagbo, au deuxième jour de la contestation, des jeunes manifestants majoritairement Bétés (ethnie principalement chrétienne de Gbagbo) venus « des quartiers Garahio et Babré se sont affrontés aux transporteurs (majoritairement d’ethnie Dioula) qui leur reprochaient de perturber leurs activités », a expliqué à l’AFP, un habitant joint par téléphone.

« Tout est paralysé. Le trafic est bloqué. Il y a des pillages. Il y a des affrontements entre le quartier bété Garahio et Dioulabougou (un quartier Dioula). La police a lancé des gaz lacrymogènes », selon un autre habitant.

Ces affrontements aux gourdins, machettes et couteaux ont occasionné la fermeture des commerces et de l’administration.

A Bonoua, (60 km à l’est d’Abidjan), ville d’origine de Simone Gbagbo, l’épouse de l’ex-président qui purge une peine de 20 ans de prison, des heurts ont également eu lieu entre des jeunes Abouré (ethnie locale) et Dioula.

« C’est chaud depuis le matin ici… Des (gaz) lacrymogènes ont pénétré dans la mosquée », a déploré l’imam de la ville, Issouf Ably. « Nous appelons au calme, il ne faut pas réveiller les vieux démons de la division ».

Une « réunion de crise » entre le maire, les autorités préfectorales et les chefs religieux, devait avoir lieu prochainement.

Une partie de l’opposition favorable à M. Gbagbo conteste l’éligibilité de M. Ouattara et avait appelé à des marches jeudi.

Grand absent de la prochaine présidentielle, M. Gbagbo attend dans une cellule de la Cour pénale internationale (CPI) l’ouverture de son procès le 10 novembre pour crimes contre l’humanité en raison de son rôle présumé dans la crise de fin 2010-début 2011.

AFP ("Oeil d'Afrique")

13 septembre 2015

Deux soldats au Mali chantent le mal du pays

«Quand tu es loin de chez toi, c’est là que tu vois ce qui compte pour toi. À des milliers de kilomètres, tu gardes dans ta tête, ce qui t’attend là-bas». C’est une chanson toute simple, guitare-voix, dont le refrain a ému plus de 2 millions d’internautes en quelques jours!

Deux jeunes légionnaires français qui opèrent au Mali profitent d’une petite pause pour chanter leur mal du pays. «Ici pas de fille en bikini, c’est l’odeur de transpi qui te colle à la peau», «Un petit tour au McDo ? Non, ici pas de resto, des pâtes, du riz et salade de fruits», «Mojito et glaçons? Non, eau en ébullition».

Sans doute effrayé par le nombre de clics et les répercussions que cela pourrait avoir, le guitariste, légionnaire d’origine colombienne, a retiré la vidéo de son compte Facebook. Mais des internautes touchés l’ont publiée sur YouTube, histoire que tout le monde puisse en profiter.

Plus de 3 000 soldats français sont engagés au Sahel depuis janvier 2013 pour lutter contre le jihadistes. 

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12 septembre 2015

Migrants : l'hypocrisie règne dans le Centre-Alsace

Le Centre-Alsace va-t-il participer à l'effort d'accueil des réfugiés demandés par la France et l'Union Européenne ? Au vu du communiqué de presse de la municipalité de Sélestat, dirigée par le Maire UMP (pardon "les Républicains") Marcel Bauer, on peut en douter.

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Alors que nos voisins du Pays de Bade se lancent avec un certain enthousiasme dans les actions les plus diverses (inventaire des possibilités d'accueil, collectes, etc...) et que les réfugiés sont pour un bon nombre déjà logés, le Centre-Alsace en est encore à la réflexion administrative et politicienne.

Que le maire de Sélestat dise d'une façon claire qu'il ne veut pas  de réfugiés, cela aurait le mérite de la clarté. Référer aux baisses de dotation globale de l'Etat, on entend ça à longueur de journée et on se demande bien ce que cela a à voir avec les réfugiés qui arrivent par flots d'Asie et d'Afrique. Mauvaise foi, quand tu nous tiens !

Quant à laisser croire que les particuliers, qui auraient l'impudence d'accueillir ces réfugiés, subiraient tous les maux liés aux charges administratives de réception (sécurité sociale, demande d'asile, scolarisation des enfants, etc...), c'est carrément de la forte dissuasion ridicule ressemblant fortement à une récupération des voix du FN et de l'extrême-droite.

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Pourtant des possibilités d'hébergement existent. Rien  que dans le Val de Villé, on dispose d'une ancienne gendarmerie vide, d'une ancienne maison de retraite avec unne centaine de chambres et une cuisine, un village de vacances inoccupé en grande partie (ci-contre la photo où ce village de vacances était fréquenté), plus de 40 appartements vides rien qu'à Villé. De quoi accueillir au minimum près de 150 personnes. Etonnant que la sous-préfecture n'ait eu aucune offre d'aucune commune. 

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Pendant ce temps, près de chez nous, à Sasbachwalden (près d'Achern), un village de 2500 habitants accueille 500 réfugiés, des Syriens, des Pakistanais, des Erythréens et même des Ivoiriens. Ces derniers ont commencé leur odyssée en 2009 lors de la guerre civile ivoirienne. Ils parlent français, mais ont obtenu l'asile en Allemagne alors qu'ils ne connaissent pas un mot de la langue germanique. Mais ils sont hébergés, et c'est bien l'essentiel. Car ils sont les rescapés d'un groupe d'une centaine personnes qui en six ans ont parcouru le Niger, la Libye, la Méditerranée où au moins 80 d'entre eux se sont noyés dans un naufrage, la Grèce, puis la Hongrie où ils sont restés longtemps bloqués.

Faut-il encore  redire que dans de nombreux pays africains, Nicolas Sarkozy est à l'origine des troubles sanglants. Rappelons son incohérence face à Kadhafi, son ingérence en Côte d'Ivoire avec la Force Licorne pour soutenir un de ses amis (le président Ouattara s'est marié à une française à Neuilly-sur-Seine, sous la magistrature Sarkozy). Cette dame, Dominique Folloroux Nouvian, est évidemment une femme d'affaire (immobilier, cacao, etc...). Certains prétendent même qu'elle est une des meilleures cotisantes à l'UMP, et maintenant aux Républicains. Le résultat a été une guerre civile qui fait plus de 3000 victimes. Elle gère les affaires privées non seulement de Ouattara, mais aussi celles du gabonais Bongo. (Ci-contre, photo de deux frères réfugiés ivoiriens à Sasbachwalden, publiée par l'Est Républicain). Mais si des réfugiés ivoiriens en sont encore à ne pas rentrer au pays, c'est bien la preuve qu'on y est encore loin de la réconciliation nationale.

Le descendant d'une famille hongroise immigrée Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa, fuyant le régime nazi, et son parti devraient se rappeler que le 4 novembre 1956, les chars russes sont entrés dans Budapest, faisant plus de 3000 morts. 200000 réfugiés, fuyant le régime soviétique, ont trouvé  l'asile dans nos régions en très peu de temps. Même dans notre vallée de Villé, on trouve encore aujourd'hui des patronymes d'origine hongroise.

Décidément, à défaut de contribuer, le maire de Sélestat aurait au moins pu avoir la décence de se taire.

hongrie11956 : les chars russes à Budapest

hongrieRéfugiés hongrois en route vers l'Europe de l'ouest

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