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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER

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2 février 2024

Quand le terrain de football devient "parc urbain"

Et voilà que les conseillers municipaux remettent sur le tapis l'affaire du terrain de football en ce mardi soir.

parc1Extrait de presse :

Lors de la séance du 22 juillet 2022, les élus ont approuvé la première phase du projet d’aménagement dans le parc du secteur du stade, ce qui a permis des plantations à l’automne 2022 et la création d’une mare.

Le maire rappelle que ce projet « a pour objectif de participer à la lutte pour la préservation de l’environnement, tout en offrant aux citoyens un lieu d’activités et de loisirs multigénérationnel et apprécié par tous. Il entre aussi dans les objectifs de redynamisation du centre-bourg porté par Petites villes de demain et les objectifs biodiversité de la Trame verte et bleue [TVB] dont la commune fait partie. »

La deuxième phase consiste à aménager le parc avec des bancs, chaises ou chaises longues, du mobilier ludique de type balançoire, jeu avec toboggan et tyrolienne et du mobilier sportif du type rameur extérieur ou vélo elliptique.

Une étude pour acquérir « du matériel de qualité » a été réalisée par Gaëlle Imbert, chargée de mission TVB. Le montant prévisionnel est de 98 000 € (dont 80 % de subvention).

Les demandes de subvention seront faites auprès de l’État et de la Région Grand Est.

Le conseil donne son accord à l’unanimité.

Et toujours aucun  conseiller ne pose de question ! Comme s'ils ne connaissaient pas le dossier ! Alors rappelons les principales évolutions de ce dossier :

- L'AS Villé, propriétaire de l'ancien terrain (derrière la gare) a été créé en 1925. Les parcelles de ce terrain ont été offertes au club par son président. Ce terrain avait comme handicap de ne pas posséder  de vestiaires. Les joueurs se changeaient dans les annexes du restaurant de la gare.

- En 1960, le maire de l'époque a proposé au club de céder le terrain à la commune. Motif invoqué : la construction de vestiaires était en vue, et pour obtenir des subventions, la commune se devait d'être propriétaire du terrain.

- La commune en profita pour transformer le terrain en camping d'été, privant du même coup le club de ses recettes les plus intéressantes.

- En 1985, la société industrielle Signal-Lux souhaitant s'agrandir a négocié l'achat du terrain avec la commune.

- La municipalité de Villé s'est alors engagée à aménager un nouveau terrain et de nouveaux vestiaires.

- Chose faite et détruite aujourd'hui par la municipalité en place. A quand un nouveau terrain de foot pour les jeunes et pour les écoles ? Il paraît que ce n'est pas le souci de nos élus...

parc

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1 février 2024

Face à la Chine, les Philippines cherchent des soutiens

La France est désormais sur les rangs

Philippines1Faut-il parler de la mer de Chine méridionale ou de la mer des Philippines occidentale ? Le nom de ce vaste territoire maritime de 3,5 millions de km2 importerait peu s'il n'était pas l'enjeu de la rivalité entre d'une part Pékin et d'autre part les Philippines, le Vietnam, la Malaisie mais aussi l’Indonésie et le sultanat de Brunei qui affirment avoir des droits souverains sur ces eaux.

L'enjeu? Le contrôle d'îles et d'atolls comme les îles Paracels situées entre les îles chinoises du Hainan et la côte vietnamienne, comme les îles Spratleys localisées entre l’île philippine de Palawan, Bornéo et le Sud-Vietnam, comme les récifs Louisa, les bancs de Macclesfield et de Rifleman ainsi que l’atoll de Scarborough.

Pékin mène dans cette mer des manoeuvres impérialistes, revendiquant, entre autres, plusieurs îles et récifs des îles Spratleys et l'atoll de Scarborough, qui sont la propriété de Manille au regard de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1994 (CNUDM ou UNCLOS pour United Nations Convention on the Law of the Sea).

Plus récemment, en 2013, les Philippines ont engagé une procédure d'arbitrage international contre la Chine. La Cour permanente d'arbitrage de La Haye a tranché en faveur de Manille en 2016, jugeant qu'il n'y avait "aucun fondement juridique pour que la Chine revendique des droits historiques" sur l'essentiel de cette mer et ses ressources. Pékin a refusé de prendre part à la procédure et a ignoré le jugement.

En dépit du  droit international qui pencherait donc en faveur des Philippines, Pékin affirme que ces zones lui reviennent de droit et multiplie les initiatives expansionnistes, bétonnant des récifs à demi immergés pour en faire des îles, y établir une présence militaire et accroître la superficie de sa ZEE (zone économique exclusive), cherchant, à défaut de l'affrontement, la "collision navale" pour forcer les Philippines, et les autres pays riverains, à s'en tenir à une frange littorale réduite.

Pékin et Manille, à bateaux tirés

En témoignent de récents incidents entre bâtiments chinois et philippins.

Le 3 décembre, selon les garde-côtes philippins, 135 bateaux chinois de la "milice maritime chinoise" se sont "éparpillés" autour du récif Whitsun. Ce petit récif corallien de 10 km2 dans les Spratleys, que les Philippines appellent récif Julian Felipe, est situé en mer de Chine méridionale, à environ 320 kilomètres à l’ouest de l’île de Palawan.

Le 22 octobre, des heurts ont opposé des navires des gardes-côtes chinois à des bateaux philippins en mission de ravitaillement des troupes déployées par Manille sur un poste isolé de l'atoll Second Thomas Shoal (dans les îles Spratleys). Un atoll situé  à environ 200 km de l'île philippine de Palawan et à plus de 1 000 km de la grande île chinoise la plus proche, Hainan.

Fin septembre, le président Ferdinand Marcos (élu en mai 2023) a ordonné une opération spéciale pour démanteler une barrière flottante installée par la Chine à l'entrée du récif de Scarborough, dont la Chine a pris le contrôle en 2012, aux dépens des Philippines. Ce dispositif empêchait les pêcheurs philippins d'accéder à cette zone riche en ressources halieutiques.

Le 1er décembre, les Philippines ont inauguré un nouveau poste de garde-côtes sur l'île contestée de Thitu où stationnent déjà 200 militaires. C'est l'une des neuf îles que Manille occupe dans l'archipel des Spratleys. La nouvelle installation de trois étages est équipée de technologies de pointe permettant l'identification automatique des aéronefs et navires ou encore la communication par satellite.

Des appels à l'aide

Washington et Manille coopèrent depuis plusieurs décennies en matière de sécurité, notamment dans le cadre d'un traité de défense et d'un pacte de 2014, connu sous l'acronyme d'EDCA (Enhanced Defense Cooperation Agreement ou Accord de coopération renforcée en matière de défense). En avril dernier, cet EDCA a été dynamisé puisque les Philippines ont annoncé l'ouverture de quatre nouvelles bases militaires pouvant être utilisées par les Etats-Unis qui disposent déjà de droits dans cinq sites militaires philippins (dont Subic Bay).

PhilippinesTrois de ces nouveaux sites sont dans le Nord des Philippines, dont la base navale de Santa Ana dans la province de Cagayan située à environ 400 km de Taïwan, un aéroport situé aussi dans la province de Cagayan et un camp militaire dans la province voisine d'Isabela. Le quatrième site est sur l'archipel de Balabac, au large de la pointe sud de l'île de Palawan (Ouest), proche de la mer de Chine méridionale.

 

Le 21 novembre, les Philippines et les Etats-Unis ont commencé des patrouilles conjointes maritimes et aériennes (photo ci-dessus US Navy). "Cette importante initiative témoigne de notre engagement à renforcer l'interopérabilité de nos forces militaires dans la conduite de patrouilles maritimes et aériennes", a déclaré le président philippin Ferdinand Marcos dans un communiqué. "Avec ces actes de collaboration, nous souhaitons renforcer la sécurité régionale et favoriser un partenariat harmonieux avec les Etats-Unis dans la sauvegarde de nos intérêts communs", a-t-il ajouté, précisant que ces premières patrouilles communes se tiendraient pendant trois jours. Manille et Washington s'étaient accordés en février pour reprendre les patrouilles conjointes en mer de Chine méridionale que Pékin revendique toujours dans sa quasi-totalité.


Les Philippines, conscientes de leur vulnérabilité, se sont tournées vers les Etats-Unis et l'Australie, pour un soutien militaire.

De telles patrouilles conjointes ont aussi débuté avec l'Australie, le 26 novembre. Trois bâtiments et six avions ont ainsi été engagés dans la ZEE philippine, en vertu du partenariat stratégique mis en place en septembre lors de la visite du Premier ministre australien, Anthony Albanese (photo ci-dessus RAN). 

Commentaire acide de Pékin: "les Philippines sont de mèche avec des puissances extérieures pour semer le trouble en mer de Chine". 

La France tend la main

A son tour, la France a décidé de s'impliquer.

Samedi, à Manille, le secrétaire philippin à la Défense Gilbert Teodoro et son homologue français Sébastien Lecornu ont évoqué un agenda de remontée en puissance de la présence tricolore dans la région Indo-Pacifique (photo AFP).

philippines0Les deux ministres ont signé une lettre d’intention portant sur "la sécurisation juridique des différents partenariats opérationnels et des activités", l’objectif étant de créer de l’interopérabilité et de l’intimité stratégique entre les deux armées en augmentant par exemple la fréquence des escales navales et des déploiements aériens français aux Philippines.

Sébastien Lecornu a aussi annoncé l'ouverture d'une mission de défense permanente à Manille avec l'installation d'un officier supérieur de la marine nationale française.

Toutefois, la France cherche avant tout à se positionner comme "puissance d'équilibre" dans la région Asie-Pacifique, où la Chine et les Etats-Unis se disputent l'influence. En effet la modestie des moyens militaires limite les ambitions et fait chercher une voie médiane à la hauteur des capacités actuelles. Peu de navires tricolores croisent en mer de Chine, à part la frégate de surveillance Vendémiaire, renforcée occasionnellement par une FREMM (la Lorraine en juin dernier). Quant à l'armée de l'Air et de l'Espace, elle réussit, régulièrement mais ponctuellement, à projeter d'importants moyens vers l'Asie dans le cadre des missions Pégase. A moins que Sébastien Lecornu, en visite actuellement à Nouméa, n'annonce des coups de pouce imprévus. (selon Ouest-France)

31 janvier 2024

Un préfet qualifie de "terroristes" des manifestants

Philippe Gustin, le préfet de Bretagne, a accusé ce vendredi les auteurs de dégradations lors d'une manifestation non autorisée à Rennes, contre la loi immigration, de "terroristes" et d'"ultra gauche" liés à l'université Rennes 2.

BretagneLe préfet de la région Bretagne a accusé vendredi 26 janvier les auteurs de dégradations et d'un pillage de magasin commis la veille à Rennes, lors d'une manifestation non autorisée contre la loi immigration, d'être des "terroristes" d'"ultra gauche" liés à l'université de Rennes 2.

Selon le préfet Philippe Gustin, qui s'exprimait vendredi en fin de journée devant des médias locaux, la manifestation a réuni "au plus fort 150 à 200 militants de l'ultra gauche".

"C'est une ultragauche complètement fanatisée, avec des gens engagés pour détruire. Ce n'est pas vraiment la loi immigration qui les intéresse. Ces gens-là sont des terroristes. Des gens qui cachent leur visage, et qui sèment la terreur, comment voulez-vous les appeler ?", a-t-il déclaré devant les journalistes.

Vitrines brisées et poubelles incendiées

La manifestation avait été organisée jeudi soir à l'appel de plusieurs mouvements d'extrême gauche et d'étudiants de l'université de Rennes 2, fer de lance de la contestation lors du mouvement social contre la réforme des retraites l'an dernier, déjà marqué à Rennes par de fréquents actes de vandalisme et heurts avec les forces de l'ordre.

Jeudi soir, de nombreux participants, masqués et cagoulés, ont brisé des vitrines au passage du cortège, incendiant des poubelles et endommageant des voitures. Le parquet a annoncé l'ouverture d'une "enquête pour dégradations et vols en réunion" sur ces faits.

"Ces terroristes ont pris leurs quartiers dans une université qui s'appelle Rennes 2. On savait exactement ce qui était en train de se préparer. On en avait prévenu, en particulier le président de l'université, qui n'a pas jugé bon d'agir", a affirmé Philippe Gustin, dénonçant une "omerta: personne ne dit rien".

"L'ultra gauche gangrène cette ville"

"Ca fait des années que ça dure. L'ultra gauche gangrène cette ville avec la connivence et le soutien de Rennes 2", a-t-il ajouté.

Le campus de Villejean de l'université avait été bloqué tôt mardi matin par des étudiants pour protester contre la loi immigration. Constatant que les cours ne pouvaient se dérouler normalement, la direction de l'université, qui compte 21.000 étudiants au total, avait annoncé suspendre toutes les activités cette semaine sur le campus.

Elles doivent reprendre lundi, selon son compte Instagram.

Une nouvelle manifestation contre la loi immigration, autorisée par la préfecture cette fois, s'est déroulée vendredi soir à Rennes à l'appel de plusieurs partis, syndicats et associations. Elle s'est dispersée dans le calme peu avant 20h. (selon "Yahoo-actualités")

30 janvier 2024

Le prix des aliments bons pour la santé s’est envolé en 2023

Pas épargnés en 2022 déjà, les prix des produits considérés comme sains se sont envolés l’année dernière. C’est le cas notamment des produits laitiers, des poissons ou des légumes.

aliments

Manger bien, oui, mais à quel prix ? Si l'inflation s’est établie à 4,9% en 2023, en recul de 0,3 point par rapport à l’année précédente, du côté de l’alimentaire, les prix des produits ont continué à progresser. C’est ce que révèle l’association de consommateurs Familles rurales, évoquant un chiffre en hausse de 11,9%, soit 7 points de plus que l’inflation globale. Dans la dix-septième édition de son Observatoire des prix annuels que relaie Ouest-France, Familles rurales souligne que, pour se nourrir sainement, une famille de deux adultes et deux enfants doit débourser pas moins de 539 euros par mois. Selon le Programme national nutrition santé (PNNS), cela implique des produits variés et de saison. Un an auparavant, il fallait à la même famille débourser 477 euros.

En 2022, la hausse était déjà record, signe que les prix sont loin d’être à la baisse. L’association déplore que de «nombreux produits sains pour notre santé» soient encore touchés par cette forte inflation : «+40,6% pour la carotte, +24,8% pour le maquereau, +23,2% pour le lait demi-écrémé, +21% pour l'huile d'olive ou encore +20,4% pour le riz», énumère Familles rurales. À titre de comparaison, une famille qui remplit un panier avec des produits bio doit débourser 1 297 euros. «Nos paniers conformes au PNNS ont augmenté de plus de 10%, qu’ils soient composés de prix les plus bas, de marques nationales ou de produits bio», souligne l’étude.

16% des Français ne peuvent pas s’alimenter correctement

Si l’on se penche sur les prix catégorie par catégorie, les fruits ont augmenté de 7,3%, la viande, les poissons et les œufs de 12,6%, les produits sucrés de 18,1%, les matières grasses de 18,3% et les produits laitiers de 18,9%. L’association de consommateurs est parvenue à ces résultats en relevant les prix de 83 produits de consommation courante aux mois de février, avril, juin et octobre 2023, dans 153 magasins répartis dans 41 départements. La situation est bien plus alarmante pour les départements d’outre-mer où les ménages ont «des revenus bien moindres», mais où l’inflation est «tout aussi marquée que dans l’Hexagone», avec «des produits qui y coûtent jusqu’à deux fois plus cher».

Pour faire face à ces hausses à répétition, Familles rurales réclame un «plan alimentaire», et en particulier «une allocation alimentaire mensuelle, ciblant les seuls produits bons pour notre santé». Celle-ci serait réservée aux personnes vivant sous le seuil de pauvreté. Car l’association le répète : aujourd’hui, 16% de la population n’a pas les moyens de s’alimenter correctement. Cela représente 10,8 millions de personnes. Familles rurales demande enfin la mise en place d’«un “bouclier qualité prix” afin de sacraliser un panier composé d’une cinquantaine de produits sains tant pour notre santé, pour notre environnement que pour notre pouvoir d’achat, dont les prix seraient plafonnés à l’instar de ce qui se pratique en outre-mer». (selon "Capital")

29 janvier 2024

La colère des agriculteurs ouvre la bataille des élections européennes

Les critiques adressées au « Pacte vert » et à « Bruxelles » renforcent la possibilité d’un basculement du Parlement européen vers une majorité alliant conservateurs et nationalistes.

europ_ennes« Le moment est venu de forger un nouveau consensus », a déclaré ce jeudi Ursula Von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, en ouvrant un « dialogue stratégique sur l’agriculture ». C’est bien tard, avaient dès mardi grogné les ministres de l’Agriculture : le « Pacte vert » à la source de la colère date de janvier 2020, et les élections européennes ont lieu dans moins de cinq mois…

« Radicalement à droite »

« C’est tout l’enjeu de la campagne des Européennes », nous explique Mélanie Vogel, coprésidente du groupe écologiste au Parlement Européen, qui s’inquiète des conséquences de la colère paysanne : « La prochaine majorité sera-t-elle unie sur une politique climatique forte ? »

La donne est simple. Le Parti populaire européen (centre droit, dont LR en France), le plus important du Parlement, ne cesse déjà de rogner sur les mesures prévues dans le Pacte - qu’il avait massivement voté. Il forge pour ce faire des majorités avec les nationalistes de droite des groupes CRE (dont Reconquête !) et ID (dont le Rassemblement national, qui s’était abstenu), plus à l’occasion quelques députés libéraux (Renew) – récemment sur la loi sur la restauration de la nature et sur l’utilisation des pesticides.

Or, tous les sondages montrent qu’au Parlement de Strasbourg, « l’équilibre gauche-droite se déplacera radicalement à droite » avec les élections de juin, analyse une étude de l’EFCR (European Council on Foreign Relations). La majorité, aujourd’hui constituée des sociaux-démocrates (S&D), des libéraux (Renew) et du PPE, avec l’appui ponctuel du groupe écologiste, laisserait place à une « coalition de droite populiste (composée de PPE, CRE et ID) » qui détiendrait, dans l’état actuel des projections, 356 des 720 sièges. Le ralliement des eurodéputés Fidesz du Hongrois Viktor Orban, aujourd’hui parmi les non-inscrits, leur donnerait la majorité. (selon les "DNA")

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28 janvier 2024

Conseil municipal à Villé

CM

Ci-dessous une information parue dans la presse (ordre du jour incomplet).

CM1NB : la réunion est ouverte au public !

27 janvier 2024

Après les annonces, les agriculteurs déçus lèvent certains blocages en Moselle

Après les annonces du Premier ministre pour calmer la colère agricole, certains agriculteurs, déçus, ont décidé de lever certains blocages autoroutiers de Moselle.

MoselleInstallés depuis jeudi matin, sur l'autoroute A31 entre Fey et Lesménils mais aussi à Thionville et encore sur l'A4 près de Freyming, les agriculteurs en colère ont décidé ce vendredi soir de lever certains de leurs points de blocage. Déçus des annonces du Premier ministre qu'ils estiment assez peu concrètes, ils ont pris la décisions de partir de Fey et de Thionville sur l'A31, ils ne souhaitent pas bloquer la population le week-end. Ils réfléchissent à de futures actions la semaine prochaine.

A Freyming-Merlebach, les agriculteurs ont prévu de rester pour la nuit, mais ils partiront demain samedi à midi. Ils partiront avant la marche blanche en Ariège, prévue en hommage aux deux victimes de l'accident sur un blocage.

Par contre, il va falloir être patient avant de réemprunter l'A31. Aucune heure ni date de réouverture est programmée pour le moment assure le service des routes. Une bonne partie du chargement des agriculteurs, des pneus, de la paille et du lisier ont été déversés sur la route, place désormais au nettoyage.

"Dix mesures de simplification immédiates"

Gabriel Attal a fait une série d'annonces, et notamment "dix mesures de simplification immédiates" sur les normes et les règles. Il promet également une plus grande fermeté contre les entreprises qui ne respectent pas la loi Egalim. Gabriel Attal a annoncé également supprimer la hausse de la taxe sur le gazole non routier agricole , qui devait augmenter progressivement jusqu'en 2030.

"Je suis très mitigé, très déçu" expriment Germain Bach, le président de la FDSEA pour le canton de Pange Nord. "On sait que c'est compliqué de prendre des décisions en trois jours, mais sur plusieurs points ça reste creux" témoignage l'agriculteur. Sur le barrage de Freyming, des manifestants déclarent : "il a enfumé tout le monde" au sujet de Gabriel Attal, et prévoient de nouvelles actions à partir de lundi pour "embêter ceux qui doivent l'être". (selon "France Bleu")

Les annonces d'Attal « très largement insuffisantes » selon la Confédération paysanne

Les mesures d'aides et de simplification pour les agriculteurs annoncées par le Premier ministre Gabriel Attal sont « très largement insuffisantes », a affirmé vendredi sur RTL la porte-parole de la Confédération paysanne, Laurence Marandola, qui a appelé à « rester mobilisé ».

« On continuera à rester mobilisé. Ce n'est pas nécessairement des barrages, il y aura différentes formes de mobilisations, sur la route, sur des ronds-points, devant des grandes surfaces, des façons inventives de dire au gouvernement que c'est très largement insuffisant », a-t-elle annoncé.

26 janvier 2024

Colère des agriculteurs: avec l'Italie et l'Espagne, le mouvement s'étend au sud

Pour la présidente du Copa et ancienne présidente de la FNSEA Christiane Lambert, la colère des agriculteurs gagne l'Europe. Après la France, l'Allemagne, la Pologne, la Hongrie et la Roumanie, l'Espagne et l'Italie vont rejoindre le mouvement.

agriculteursLa grogne des agriculteurs s'étend dans toute l'Europe et, selon Christiane Lambert, présidente du Comité des organisations professionnelles agricoles de l'Union européenne (Copa) et ancienne présidente de la FNSEA, l'Italie et l'Espagne sont sur le point de rejoindre le mouvement déjà lancé en France, mais aussi en Pologne, en Hongrie, en Roumanie et en Allemagne.

Ce mercredi, à 11 heures, des agriculteurs européens manifesteront à Bruxelles. Pour Christiane Lambert, l'Europe n'est pas seule responsable de la situation.

"Ce n'est pas seulement la faute de l'Europe, c'est aussi la faute à la guerre en Ukraine. (...) Poutine a choisi l'arme alimentaire en mettant la main sur le robinet de l'alimentation et de l'énergie pour fragiliser tous les pays. Son objectif est d'affaiblir l'Europe".

Cette stratégie a déjà des effets dans plusieurs pays de l'Union européenne. Des manifestations ont démarré il y a plusieurs semaines en Pologne, en Hongrie, en Bulgarie et en Roumanie. Idem en Allemagne où la gronde des agriculteurs a démarré il y a un mois et demi.

"C’est parce que tous les flux commerciaux sont perturbés à l'Est. Les cours s'effondrent, les agriculteurs ne tiennent plus", explique la présidente du Copa en rappelant que les céréales Ukrainiennes sont bloquées dans les pays de l'est.
Crises de l'énergie et du climat
Christiane Lambert pointe d'autres raisons pour les agriculteurs allemands. Elle met en avant le coût de l'énergie.
"La décision brutale prise par Olaf Scholz de leur supprimer l'avantage fiscal [sur le GNR] les met dans une situation économique plus difficile. Il voulait taxer les machines agricoles pour récupérer un milliard d'euros pour boucler son budget", dénonce Christiane Lambert.

Quant à l'Espagne et l'Italie, la gronde s'appuie cette fois sur le dérèglement climatique dont ne tiennent pas compte les institutions européennes.

"Avec la guerre, se téléscopent les prévisions de l'UE de faire un green deal très offensif de verdir beaucoup l'agriculture sans ralentir la cadence malgré les évènements économiques et climatiques".

"L'Espagne va rentrer en manifestation. En Italie, suite aux inondations et insuffisamment d'accompagnement ils sont aussi exsangues, poursuit la patronne de la Copa. Les agriculteurs de ces deux pays vont lancer des actions pour avoir le soutien de leur gouvernement". (selon "BFMTV")

25 janvier 2024

Une épée médiévale aux origines mystérieuses découverte en Pologne

Les premières recherches sur une épée du Xe siècle exceptionnellement bien préservée, retrouvée dans les profondeurs du principal fleuve polonais, ont mis en lumière l'intrigante inscription "U[V]LFBERTH", qui pourrait être liée à l'ancien royaume des Francs… voire aux Vikings.

pologne0C'est l'une des huit armes de ce type jamais identifiées en Pologne : une épée médiévale "parfaitement préservée" a été fortuitement découverte par des ouvriers "chanceux" le vendredi 12 janvier 2024, lors de l'approfondissement du bassin portuaire du fleuve de la Vistule, dans un centre de loisirs de la ville de Włocławek (Couïavie-Poméranie, centre de la Pologne).

Les premières analyses du Bureau provincial pour la protection des monuments de la Toruń voisine, annoncées sur Facebook et repérées par CBS News, révèlent qu'elle pourrait autrefois avoir appartenu aux Vikings… et surtout, avoir été le témoin d'une période historiquement importante pour le pays, la formation de son royaume en tant qu'entité politique indépendante.

Une épée du Xe, siècle pivot dans l'histoire polonaise

L'étude préliminaire de l'épée montre qu'elle a survécu aux effets du temps durant plus de 1 000 ans, et que sa création remonterait au Xe siècle apr. J.-C., une époque significative pour la Pologne.

C'est à ce moment que le premier souverain attesté du pays, le chrétien Mieszko Ier, consolide et étend son territoire sur les terres polonaises actuelles. Ses successeurs de la dynastie des Piasts feront de même durant plusieurs siècles, jusqu'au XIVe, où la dynastie des Jagellons prend le relais.

En revanche, la formidable arme identifiée, à la lame simple s'étendant symétriquement depuis la base (classe "S" dans la typologie de Petersen), semble par ses caractéristiques provenir de l'Europe du nord-ouest, et pourrait ainsi être liée aux cultures scandinaves et franques.

Depuis le début du Ier millénaire de notre être, les tribus slaves qui ont émergé dans ce qui est aujourd'hui la Pologne, vivant de l'agriculture et de l'élevage, ont entretenu des liens plus ou moins étroits avec leurs voisins.

Mais la relation avec les Vikings scandinaves – et l'influence qu'elle a pu avoir – reste quelque peu obscure pour les historiens. Ce type de découverte peut donc les aider à dresser un tableau plus détaillé de la manière dont la Pologne est devenue indépendante.

Inscription secrète, possiblement liée aux Vikings

Une radiographie a également permis de dévoiler, sous les couches de corrosion, "d'autres faits fascinants liés à la construction même de cet objet exceptionnel", écrivent les chercheurs dans la publication. Notamment, une inscription cachée sur la lame de Włocławek :"U[V]LFBERTH".

Selon le Bureau polonais, cette marque aurait déjà été identifiée sur environ 170 épées médiévales, principalement mises au jour en Europe du Nord – mais aussi, près de 90 en Pologne – et datées des IXe, Xe ou XIe siècles. Certains experts suggèrent ainsi qu'il s'agit potentiellement d'un ancien nom franc, "Ulfberht", indiquant simplement l'origine des armes.

Si cette dernière reste incertaine, nombre sont ceux qui les surnomment les "épées vikings" depuis le XXe siècle. L'artefact appartenait-il à l'un de ses guerriers ayant, lors d'une expédition de pillage et muni de sa lame, remonté la Vistule, probable voie navigable d'importance durant le haut Moyen Âge, reliée aux routes maritimes lointaines de la mer Baltique ?

"Je ne sais pas d'où vient l'idée que l'épée appartenait à un Viking", s'interroge pourtant auprès du média polonais Gazeta Wyborcza, basée à Varsovie, l'archéologue Robert Grochowski. Techniquement, rappelle-t-il, les armes portant l'inscription auraient été créées dans des territoires de l'actuelle Allemagne, avant d'être largement échangées dans toute l'Europe. Elles auraient ainsi pu atteindre la Pologne par le biais de la Scandinavie. Mais ce n'est là qu'une théorie.

Sans recherche détaillée, [l'appellation "d'épée viking] est totalement injustifiée. Le fait que l’épée soit décorée selon des motifs scandinaves ne signifie pas qu’il s’agissait d’une épée viking. – l'archéologue polonais Robert Grochowski.

"[...] seulement après le nettoyage et la conservation, il sera possible de confirmer cette hypothèse sur l'origine de la lame de l'épée", confirment les experts du Bureau provincial pour la protection des monuments de Toruń. L'étude scientifique du précieux objet devrait se poursuivre à l'université Nicolas Copernic de la ville polonaise. "[Elle] pourrait nous révéler d'autres informations sur sa construction, son ornementation, et par conséquent, sur son histoire magnifique", concluent-ils. (selon "Géo")

24 janvier 2024

Villages d'avenir : les projets qu'un village rural veut mener

Voici un village plus grand que Villé qui espère en l'aide l'Etat. Mais le maire émet quand même quelques doutes.

LabarocheLabaroche (68) : une supérette et un accueil touristique au musée du Bois.

Le maire Bernard Ruffio espère bientôt proposer aux 2 400 habitants de Labaroche une supérette sur l’emplacement de l’ancienne colonie de vacances : « Notre village est magnifique mais isolé, ce commerce manque vraiment ». Autre projet fort, la réhabilitation de l’ancienne tournerie du musée du bois afin d’y installer un accueil touristique et un espace pédagogique. « Notre musée est en pleine expansion, avec 1 000 visiteurs de plus par an. Avec notre nouvel interlocuteur nous espérons un accompagnement logistique mais aussi financier pour se repérer dans le maquis des aides, qui sont promises mais pas forcément versées. » (selon les "DNA")

Labaroche0

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