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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER

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17 juillet 2018

Quand le chat n'est pas là, les souris dansent !

Démission ! Enfin !

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Ce n'était donc pas une "rumeur", comme le prétendait la première adjointe Frédérique Mozziconacci  dans la presse. Elle a bien démissionné avec  effet du 1er juillet ! Et ceci, alors que le maire était en vacances pour  une semaine !  Décidément, il y en a qui ont tout fait pour les lui gâcher. C'est bien connu : quand le chat n'est pas là, les souris dansent.

Et encore a-t-il fallu que ce soit une conseillère municipale de la majorité qui annonce la nouvelle ! "Courage, fuyons..." ! En tous cas, monsieur le maire a décidé : les délégations de la démissionnaire ont été réparties provisoirement entre les adjoints restants. Quant au remplacement, rien n'est envisagé : 15 jours de réflexion n'ont pas suffi pour proposer une solution.

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17 juillet 2018

PLUi et aires de stationnement au bourg-centre

C'est quoi, cette cacophonie ?

parkingDans les documents du PLUi, l'orientation concernant les aires de stationnement de Villé est pourtant claire et adoptée par tous les élus de la comcom de la vallée. Alors, où sont les problèmes ?

 1) Les rapports municipalité - comcom !

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Et là, il faut revenir à la situation du Super-U en 2002. Les locaux (maison Choiseul-Meuse, bureaux, halll de vente et le parking) appartenaient à la société Valvil-Services, émanation de l'ancienne coopérative ouvrière des FTV (Filatures et Tissages de Villé). En cas de dissolution de cette société, les biens immobiliers et financiers auraient pu revenir à la commune de Villé, et cette solution aurait été acquise à l'amiable si le maire de Villé, mal conseillé par des personnes extérieures au conseil municipal, n'avait menacé les dirigeants de la société d'actions en justice. Ceux-ci ont pris la mouche et tout légué à la comcom.

Mais l'affaire ne s'arrête pas là. La municipalité de Villé ayant souhaité la création d'un parking, la comcom a proposé la signature d'une convention de mise à disposition des terrains. Malgré les accords intervenus, la commune n'a toujours pas signé cette convention.

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Et pendant ce temps, le terrain n'est entretenu par personne, ne comprend que des nids-de-poules, des arbustes et des déchets jamais ramassés.

Rajoutons à tout cela les incohérences : le maire de Villé accepte par ses votes la mise en place d'une aire pour camping-cars, ne parle plus de stationnement des voitures, et laisse même courir le bruit de l'aménagement d'un marché couvert. Il s'agit là de non-choix, alors que le rôle d'un élu est de faire des choix.

Alors, PLUi ou pas, la situation risque de péricliter encore longtemps. D'ailleurs pour accueillir des camping-cars, il faudrait déjà nettoyer et viabiliser le terrain (électricité, eau, etc...) avec quelles finances ?

2) L'ancien parking "Signalux"

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Là aussi, il y a à redire. Rappelons l'histoire, même si elle est ancienne. Elle date de l'arrivée à Villé de la famille Gallone et de leur entreprise Signalux, qui s'est faite après des tractations avec l'ancien maire Lucien Herrbach. L'une des exigences de Signalux était l'aménagement du parking devant l'entreprise. Ce qui fut fait,  contre une création immédiate de 60 emplois qui devinrent bien plus par la suite.

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L'entreprise Signalux ayant disparu, ce parking sert surtout aux riverains, aux clients des magasins et de la supérette voisine. L'aire n'est évidemment pas prête à n'accueillir que des camping-cars. A voir les panneaux d'interdiction, on peut même imaginer que la commune ne le souhaite pas. Alors là aussi, il s'agirait de clarifier les idées.

Et au fait ? a-t-on consulté les entreprises installées dans les anciens locaux Signalux ? Là aussi, tout semble loin d'être réglé.

Bientôt sur ce blog : PLUi et feuilleton de l'ancienne gendarmerie !

16 juillet 2018

Mexique : les Afromexicains oubliés depuis 200 ans

On estime à 450.000 le nombre d’afromexicains dans le pays, mais le chiffre réel est inconnu, car les autorités n’ont pas effectué un décompte précis.

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Lors de la guerre d’indépendance du Mexique dont les célébrations des 200 ans débutent cette semaine, des milliers d’Afromexicains ont combattu dans l’armée rebelle. Deux des héros les plus illustres du mouvement, José María Morelos et Vicente Guerrero avaient une ascendance noire.

Mais ces faits n’ont pas été reconnus. Et deux siècles plus tard, les communautés afrodescendantes vivent isolées et dans des conditions d’extrême pauvreté.

La majorité des habitants du pays ne sait pas qu’il y a des Noirs Mexicains et même les autorités ne connaissent pas totalement ce secteur de la population, affirme Ricardo Bucio, président de Conseil National pour la Prévention de la Discrimination (CONAPRED), un organisme gouvernemental.

"Il n’y a pas de statistiques fiables émanant du gouvernement, ni de politique publique spécifique en leur faveur. L’information empirique que nous avons, c’est qu’ils sont dans une situation désavantageuse", indique-t-il dans un entretien avec BBC Mundo.

Les études de l’Université Nationale Autonome Mexico (UNAM) estiment à environ 450.000 personnes la population des afromexicains, et selon la Chambre des députés, la moitié environ se trouve dans une situation de forte marginalisation.

La population afromexicaine provient des esclaves emmenés en Nouvelle-Espagne dès 1580, pour remplacer les quelques 10 millions d’indigènes morts suite à une série d’épidémies inconnues sur ce territoire.

Certains historiens évaluent à environ 250.000 le nombre d’esclave arrivés dans le pays.

Les africains se mélangèrent aux peuples autochtones, ce qui fit apparaitre les afrométisses (afromestizos) qui constituèrent une nouvelle classe sociale qui vivait en liberté, mais dans des conditions difficiles.

Il y avait cependant encore des milliers d’esclaves, surtout dans les exploitations agricoles du centre et du sud-est du Mexique.

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En Décembre 1810, Miguel Hidalgo abolissait l’esclavage dans la ville de Guadalajara, à l’ouest, où l’on trouvait l’un des rares marchés d’êtres humains opérant au Mexique.

De nombreux afromestizos rejoignirent l’armée d’Hidalgo, particulièrement dans le sud du pays.

Mais il y eut également des esclaves dans les forces adversaires, car les propriétaires des haciendas les obligèrent à rejoindre l’armée du Vice Roi espagnol, explique à BBC Mundo le chercheur Faustino Aquino, de l’Institut National d’Anthropologie et d’Histoire.

Leur participation à la conquête de l’indépendance a été oublié. "Le patrimoine noir est resté occulté, il a presque disparu", indique Aquino.

Aujourd’hui, deux siècles plus tard, les afromexicains se tiennent habituellement à part.

Leurs manifestations culturelles sont un mélange de traditions indigènes avec des caractéristiques venant d’Afrique.

Les choses ont toujours été ainsi, indique à BBC la chercheuse Alejandra Luz Cardenas, de l’Université Autonome de Guerrero.

"L’Inquisition disait que leurs vêtements étaient condamnables, et certaines femmes furent accusées d’avoir participé aux pratiques de sorcellerie uniquement pour accomplir leurs rituels".

Aucun ne fut condamné à mort, pour une raison perverse : "Les esclaves coûtaient autant qu’une maison, et personne ne voulait perdre tant d’argent", indique Cardenas.

Beaucoup d’esclaves s’échappèrent des plantations pour se réfugier dans les zones montagneuses, où ils fondèrent des communautés qui existent encore, comme à Guerrero et Oaxaca, au sud du pays.

Et comme à l’époque, leurs conditions de vie sont souvent difficiles.

Près de deux siècles après l’abolition de l’esclavage, les communautés d’afromestizos sont virtuellement invisibles.

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Par exemple, les recensements de population n’incluent pas de questions visant à mesurer la population noire, ce qui a pour conséquence l’inexistence de statistiques fiables et ce qui entraine à son tour une négligence de la part des autorités, préviennent les organisations de la société civile.

"Les programmes gouvernementaux confinent les communautés noires, car ils semblent avoir été conçues pour une autre population", affirme Israël Reyes, coordinateur de l’association África AC.

En plus, selon le président du CONAPRED, les descendants des Africains sont une minorité qui n’a pas l’habitude de s’organiser pour faire les démarches pour l’obtention de services, ce qui les met dans une situation désavantageuse par rapport aux autres groupes ethniques comme les autochtones.

Dans de nombreuses communautés et selon certaines informations, ils vivent dans des logements sans plancher solide, sans drainage ou entassés. Mais en la réalité, il n y a aucune donnée spécifique.

Alors que l’on célèbre 200 ans d’indépendance du Mexique, les communautés d’afrodescendants ont peu de choses à fêter, ou alors elles le font à leur manière.

À Melchor Muzquiz, Coahuila, au nord du pays, il y a un peuple d’afromexicains qui préfère célébrer le 19 Juin plutôt que l’anniversaire du bicentenaire.

Cette date leur semble plus importante toute la célébration de l’indépendance : un 19 Juin il ya 200 ans, les Noirs Moscongos, comme le nom que porte cette communauté, ont cessé d’être des esclaves et devinrent légalement des citoyens de ce pays.

15 juillet 2018

Un conseil en pleines vacances !

Il était temps !

vill_C'est par un mois de juillet vacancier bien entamé qu'aura lieu le prochain conseil municipal à Villé (voir l'annonce ci-contre).

Mais il fallait s'y attendre, après les retards importants entrevus lors des distributions du bulletin municipal.

Finalement la date arrangera tout le monde : le maire, qui n'aura pas à débattre avec une partie de son conseil déjà en vacances, les conseillers absents exemptés de discours inaudibles et soporifiques, les services qui auront moins de conseillers à fournir en oreillers et draperies nocturnes.

Quant à l'ordre du jour, il a enfin été affiché à la mairie ! Après une réunion "point unique", voilà la réunion "fourre-tout" (sauf le point 10).

La réunion est évidemment publique ! Et emmenez un stylo qui marche pour ne pas déranger le maire pendant son monologue.

Ordre du jour

1) décision modificative budgétaire n° 1.

2) tarifs de l'accueil communal pour les enfants de l'ULIS école.

3) convention de mise à disposition de personnel avec l'association Tremplins.

4) création de postes pour l'accompagnement des enfants de l'ULIS.

5) délibération instituant à titre expérimental la médiation préalable obligatoire.

6) avis sur une installation classée.

7) convention avec DOMIAL sur les mesures environnementales compensatoires.

8) mise en conformité avec le règlement général sur la protection des données - convention avec le CDG67.

9) validation du document d'information communal sur les risques majeurs (DICRIM) et du plan communal de sauvegarde (PCS).

10) projet de constitution d'une association foncière urbaine autorisée  (AFUA) *voir remarque sous l'ordre de jour.

11) choix d'un fournisseur de gaz.

12) divers.

13) communications du  maire.

* commentaire du point 10 : après la réunion PLUi du 15 mai, il fallait s'y attendre. Les promoteurs sont sur les rangs ! Ils ont fait vite !

14 juillet 2018

A propos des hélicoptères de l'armée française

Seul un aéronef léger sur trois en état de voler

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En quelques jours, deux hélicoptères de l'armée se sont crashés, l'un à Abidjan, l'autre dans le Var. Au total : 3 morts ! Au même moment, le Sénat a remis un rapport alarmant au ministère des Armées, dans lequel il préconise de moderniser rapidement la flotte d'aéronefs légers. Edifiant !

"Seul un hélicoptère sur trois est aujourd'hui en mesure de décoller", s'alarme Dominique de Legge, sénateur Les Républicains (LR) d'Ille-et-Vilaine et rapporteur des crédits de la mission "Défense", dans Ouest-France.

Dans le détail, en 2017, sur 467 hélicoptères, 300 étaient ainsi immobilisés au sein des armées ou chez les industriels. Les raisons de cette immobilité sont diverses.

Au Sahel, où les forces françaises sont engagées depuis 2013, les appareils sont par exemple soumis à de rudes conditions climatiques (chaleur, poussière, etc.) qui accélèrent leur usure.

Des accidents en hausse

L'indisponibilité des appareils a des conséquences lourdes au quotidien : la gestion des hélicoptères s'effectue à flux tendu "conduisant à un épuisement des personnels de maintenance" ainsi qu'à une réduction des temps de vol destinés à l'entraînement des jeunes pilotes. Conséquence directe de ces défaillances ou pas, le nombre d'accidents a considérablement augmenté depuis le début d'année. Le 10 juillet dernier, un soldat français a été tué et un autre grièvement blessé dans le crash d'un hélicoptère militaire près d'Abidjan."

Seul un effort massif de régénération des matériels permettrait" d'inverser la tendance, selon Dominique de Legge. "Or l'effort prévu, dans le cadre de la loi de programmation militaire pour les années 2019 à 2025, apparaît limité s'agissant de la composante hélicoptères, d'autant plus que la livraison des premiers hélicoptères léger interarmée a été reportée à 2028", regrette le rapporteur. D'ici là, combien de crash ? combien de morts ?

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13 juillet 2018

Nos voisins vosgiens mécontents

Pour l’ensemble des organisations syndicales des retraités,

« la situation se dégrade »

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Les représentants de l’ensemble des organisations syndicales des retraités des Vosges ont fait le point sur les actions menées depuis quelques mois et sont tous d’accord pour constater que la situation des retraités vosgiens se dégrade. Unanimement, au nom de tous les retraités vosgiens, ils s’opposent toujours et encore à cette majoration de la CSG et à l’augmentation de tous les prix et charges qui érodent de plus en plus leur pouvoir d’achat.

Un communiqué

« Les journées de manifestation ont été bien suivies par les retraités vosgiens  témoignant du malaise grandissant. Une pétition a été largement signée sur les marchés du département : Epinal, Gérardmer, Contrexéville, Bruyères…..

Très bien accueillie, cette démarche a permis de mesurer le très fort mécontentement des retraités qui voient leur pouvoir d’achat baisser rapidement. De plus, ils vivent très mal le mépris manifesté à leur encontre par nos gouvernants dans cette accumulation de mesures.

 Vient s’y ajouter l’idée de perdre la pension de réversion ce qui est insupportable pour toutes et tous !

Pourquoi cette augmentation de prélèvement de CSG au bénéfice des actifs, alors que dans le même temps serait envisagé une deuxième journée de solidarité pour « les anciens » ? Comprenne qui pourra !

Tous ces passages en force sans concertation, le mépris et la non reconnaissance de la place des retraités dans la société sont très mal vécus. La non prise en compte de leur apport économique très important au sein des familles, des associations, de leur engagement au sein des municipalités, leur contribution à la cohésion sociale les blessent profondément. En arriver là après toute une vie de labeur est insupportable pour tous et revient à nier leur contribution à l’évolution économique pendant leur période d’activité.

Plus de 600 signatures, recueillies en peu de temps, sont remises au préfet, ainsi qu’un courrier demandant la prise en compte de ces revendications dans le projet de loi rectificative pour l’abrogation de la hausse de la CSG, et réitérant la demande d’augmentation générale des pensions de retraite.

Nous attirerons aussi son attention sur le fait que les retraités ne baissent pas la garde devant les mesures annoncées et qu’ils restent mobilisés quoique puisse en penser le gouvernement. Les nouvelles actions qui devraient s’engager dès la rentrée témoigneront, s’il en était besoin, de la volonté réaffirmée des retraités de faire entendre leurs voix, reconnaître leur place dans notre société et la justesse de leurs revendications. »

l’UD CGT des Vosges

12 juillet 2018

Automobilistes belges et luxembourgeois mal accueillis en France

L’aire la plus répugnante de France se trouve sur l’A31

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Toilettes bouchées, robinets fermés, poubelles ouvertes aux quatre vents… La première aire de repos que les étrangers découvrent en arrivant en France par l’A31, à Entrange, est insalubre. Le problème dure depuis des années. Écœurant.

Thionville Porte de France mérite-t-elle encore son appellation d’aire de repos? C’est à en douter.

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Depuis des années, cet arrêt censé soulager les automobilistes qui arrivent en France par l’A31 offre un spectacle pitoyable. Et encore, si on ne parlait que d’équipements vieillots, de panneaux d’information d’un autre âge, de parking défoncé et de carreaux de carrelage manquant, cela passerait…

Le vrai problème de la première aire de repos du pays, c’est son caractère franchement insalubre. Du genre à vous faire plier bagages en deux temps trois mouvements. Après, on pourra toujours sortir les rames pour vanter les charmes de la France et de la Moselle…

Où est l’hygiène ?

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La reprise des migrations estivales vers le sud, depuis le début de la semaine, ne fait qu’amplifier le problème. En attendant, les touristes vont de haut-le-cœur en vaines invectives en découvrant l’ampleur des dégâts.

Du côté des femmes, les portes des toilettes ne ferment plus. Le sol semble ne pas avoir été nettoyé depuis des lustres, les semelles s’y accrochent comme à du chewing-gum. Les excréments s’accrochent aux parois des blocs WC, les murs transpirent de graffitis mal faits. Évidemment, il ne faut pas compter y trouver la moindre feuille de papier. « Cet endroit est absolument atroce ! Quelle honte ! », lâchent deux valeureuses touristes belges après à avoir tenté l’expérience. « Bonne chance mais si j’étais vous, je me retiendrais encore un peu… » Tout est dit.

Chez les hommes, ça n’est pas mieux. En réalité, c’est même pire : un des deux urinoirs est bouché depuis des jours, un liquide désormais verdâtre déborde jusque sur le sol. On patauge, c’est à vomir. Après un temps d’hésitation, cet autre touriste belge se ravise franchement. « Je vais plutôt aller derrière un arbre au fond du champ. Au moins, je ne risque pas d’attraper une maladie ! C’est étrange de trouver un endroit aussi sale ici… » Eh bien malheureusement si.

selon "Le Républicain Lorrain"

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11 juillet 2018

Exportation d’animaux rares du Congo vers la Chine

Les gorilles de montagne et d’autres espèces menacées de la République démocratique du Congo risquent d’être capturés dans la nature afin d’être exportés vers les zoos chinois, affirment des associations.

gorille

Une lettre du ministre de l’Environnement de la RDC à une société chinoise, qui a été divulguée, fait apparemment référence à une demande d’exportation pour un certain nombre d’espèces rares. Les associations protectrices de la nature s’indignent.

Le courrier en cause fait référence à une demande pour une douzaine de gorilles de montagne, 16 chimpanzés pygmées ou « bonobos », 16 chimpanzés, huit lamantins africains et 20 okapis. Les animaux, qui appartiennent tous à des espèces menacées d’extinction, auraient été demandés pour le zoo de Taiyuan, dans la province septentrionale du Shanxi, et le zoo Anji Zhongnan dans l’est de la Chine.

La RDC n’a pas de programme de reproduction en captivité, il est donc entendu que tout accord nécessiterait que les animaux soient capturés dans la nature. Seuls 200 gorilles de montagne resteraient en RDC.

La lettre, datée du 8 juin 2018 et signée par la ministre congolaise de l’environnement, Amy Ambatobe Nyongolo, semble confirmer un accord pour l’exportation des animaux et précise qu’une équipe d’experts congolais devrait être hébergée en Chine pour assurer l’introduction et la conservation appropriées du diverses espèces aux deux zoos.

La réponse est adressée à Liu Min Heng, PDG de Tianjing Junheng International Trade Corporation Ltd, et cite un prétendu accord entre les zoos chinois et l’Institut au Congo pour la conservation de la nature (ICCN), le gardien de la faune et de la flore du pays.

Le courrier a été récupéré par Adams Cassinga, un journaliste d’investigation devenu environnementaliste et fondateur de l’organisation Conserv Congo. Il l’a mis en ligne et a lancé une pétition pour empêcher l’exportation des animaux.

10 juillet 2018

L’Allemagne devient chère pour les camions

Depuis le 1er Juillet 2018, les poids lourds doivent payer un droit de péage non seulement sur les autoroutes allemandes, mais aussi sur la totalité des routes nationales. L’Allemagne devient chère…

camions

Voilà une décision que le monde politique aime bien placer en pleine période de vacances et de Coupe du Monde : le 1er Juillet 2018, le réseau routier payant en Allemagne a été élargi de 39000 km, à savoir la totalité du réseau des routes nationales, en plus des autoroutes. Ainsi, les transporteurs qui laissaient rouler leurs camions sur les routes secondaires allemandes se voient privés de la dernière possibilité de traverser l’Allemagne sans passer par la caisse. Pour l’Allemagne, il s’agit d’une excellente source de revenus.

A l’occasion de l’introduction du droit de péage pour les camions de plus de 7,5 tonnes en 2005, certaines grandes routes nationales faisaient partie des tronçons payants. 2300 km de routes nationales étaient déjà concernées par ce droit de péage (Maut), mais désormais, ce sont les 39000 km du réseau des routes nationales qui sont payants. Le gouvernement allemand table sur des recettes d’environ 7,2 milliards d’euros, un plus de 2,5 milliards.

Le marché du transport, déjà hautement concurrentiel, doit désormais composer avec cette nouvelle donne qui risque d’avoir des répercussions sur les calculs de tous les transporteurs qui desservent l’axe nord-sud européen. Le droit de péage, lui, est assez compliqué. L’état tient compte de la classe de pollution du véhicule (A à F) ainsi que du nombre d’axes du véhicule. Le droit de péage se situe entre 8,1 cent/km et 21,8 cent/km et les transporteurs doivent doter leurs chauffeurs d’une série de nouveaux documents, car ce sont les chauffeurs qui doivent être en mesure de justifier à tout moment de s’être acquittés de la bonne somme.

Avec de tels droits de péage, il est évident que le prix du transport à travers l’Allemagne augmentera, puisque logiquement, les transporteurs passeront ce surcoût à leurs clients. Si on comprend aisément que l’Allemagne cherche à financer la rénovation urgente de son réseau routier par le biais d’un tel droit de péage, la situation est particulièrement ennuyeuse  pour toutes les régions frontalières de l’Allemagne où les échanges économiques avec les pays limitrophes risquent de s’en trouver alourdis. Pourtant, au début de la discussion, plusieurs ministres-présidents de Länder frontaliers  avaient demandé une dérogation dans les régions frontalières, il n’y en aura pas.

A terme, les usagers du réseau routier sur l’axe nord-sud européen choisiront leur itinéraire selon le paramètre du coût – et il y aura davantage de circulation sur le réseau français, si les tarifs devaient se situer en-dessous des tarifs allemands. En tout cas, ce sera un groupe français qui régulera ce flux de la circulation. Outre le GCO à hauteur de Strasbourg, le groupe Vinci s’est également assuré d’un goulot d’étranglement sur l’autoroute allemande A5 entre Malsch et Offenburg. Et qu’importe l’itinéraire choisi par les transporteurs entre les pays scandinaves, baltes et de l’Europe Centrale et les pays du sud de l’Europe : tout le monde paiera chez Vinci. C’est aussi ça, l’Europe… (selon "Euro.journalist")

vinci

9 juillet 2018

A 30 km de Villé, des expulsions !

Manifestation devant la sous-préfecture de Saint-Dié pour protester contre l’expulsion d’une famille kosovare

asileSuite à la reconduite au Kosovo d'une femme, Lendite Krasniqi et ses 3 enfants âgés de 7, 6 et 3 ans, qui logeaient dans un hôtel déodatien avant leur expulsion mercredi, une soixantaine de personnes se sont réunies devant la sous-préfecture de Saint-Dié-des-Vosges ce jeudi en fin de journée, sur les coups de 17h30.

Un rassemblement à l’initiative des associations Asil’Accueil 88, Amnesty International, le Secours Catholique et le CCFD-Terre Solidaire. Entrés illégalement en France le 19 octobre 2014, cette femme et ses 3 enfants ont épuisé tous les recours possibles pour obtenir un titre de séjour. Le père, qui était absent au moment de l’arrivée des forces, n’a quant à lui pas été conduit dans l’avion et se trouve toujours en France. Mais au-delà de ce retour forcé, ce que dénoncent les manifestations c’est avant tout la manière dont s’est déroulée cette expulsion.

« On n’expulse pas les gens de cette manière. On ne met pas des coups dans la porte très tôt dans la matinée. On ne sépare pas une famille de la sorte. Ces personnes ne sont pas des terroristes. Ils n’ont rien fait de mal, ils n’ont pas commis de crime. Les parents sont effondrés, les enfants pleurent. C’est un drame au pays des Droits de l’Homme. On n’a plus de leçons à donner aux autres après ce type d’expulsion, qui n’est d’ailleurs pas la seule en France »déplore Nathalie Georgeon, présidente d’Asil’Accueil 88.

Il s'agit de la deuxième expulsion en 2018 à Saint-Dié. Les associations ont sollicité une entrevue avec la sous-préfète de l’arrondissement Sylvie Siffermann, mais cette dernière a répondu par la négative. La nouvelle méthode Macron - Collomb est en marche !

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