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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER

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14 novembre 2018

PLUi : réunion publique à Villé !

Une séance de xyloglossie !

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La langue de bois, voilà ce qui a marqué la réunion publique consacrée au PLUi du Val de Villé. On peut résumer les discours du président de la comcom à une phrase : "La comcom c'est bien, les ratés viennent des municipalités." Et le seul maire qui répond avoue n'être au courant de rien. On croit revoir Gérard Collomb devant la commission d'enquête parlementaire dans l'affaire Benalla.

Revenons à la présentation du PLUi par le président Riebel. On apprend que c'est la comcom qui est chargée d'établir le Padd (plan d'aménagement et développement durable), que ce plan devait être approuvé par les conseils municipaux puis par la comcom. Premier accroc : à Albé on votait depuis un an à toutes les réunions, à Villé on n'a jamais voté (une seule séance d'inscription du PLUi à l'ordre du jour, et pas de vote à ce sujet, juste une information).

D'où ma première question : "Y a-t-il eu  un accord de coordination ou de procédure commune dans les 18 communes ?" La réponse du président fuse : la comcom est seule responsable, les communes font comme bon leur semble. Aucun maire présent ne prend la parole pour expliquer sa propre méthode. Dont acte. Eh bien ça promet pour la suite de la réunion.

Ma deuxième question : "Le PLUi se doit de respecter le SCOTT et la loi-montagne. Si pour le SCOTT, cela ne semble pas trop compliqué, comment faire pour la politique de montagne alors que, dans la vallée, seule la moitié des communes figure en zone de montagne." La réponse du président est pour le moins foireuse, et il ne peut se retrancher derrière un maire quelconque. Il reconnaît que la "zone montagne" ne couvre effectivement que 10 communes de la vallée, mais que l'ensemble des communes bénéficient de la politique du massif vosgien. Voilà qui va réjouir les agriculteurs de l'avant-vallée qui n'ont jamais touché un centime de fonds européens d'aide à ce titre. Quant au RPI Villé-Albé que j'ai évoqué, on ne sait toujours pas quels sont les critères de création ou de fermeture de classes. Certes, la décision ne dépend pas du PLUi, mais il n'en reste pas moins qu'il s'agit d'une préoccupation des parents des deux communes à laquelle nos élus se doivent de répondre.

A propos des zones de montagnes, à titre annexe, je rappelle que la conseillère départementale et municipale Frédérique Mozziconacci est vice-présidente de la commission permanente du Comité de Massif. Elle aurait pu nous éclairer. A-t-elle seulement été invitée ?

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Nouvelle question : "Les bâtiments en friches : sont citées dans le PADD trois friches à Villé (ancienne gendarmerie, ancienne maison de retraite, anciennes FTV, et trois autres à Steige). Que prévoit la comcom pour l'avenir de ces bâtiments ?" Là encore des réponses ambiguës de la part du président. Les FTV : trop cher ! Vu la dépollution à réaliser, il faudrait pouvoir l'acheter à l'€ symbolique. La comcom a donc décidé de "geler" ce dossier. On peut donc se demander pourquoi l'avoir inscrit au PADD. Quant à la gendarmerie et à la maison de retraite, pas un mot. Pourtant il me semble que notamment pour la gendarmerie, l'Etat était prêt à le céder à l'€ symbolique. Alors ? 

Autre question : "Les compétences de la comcom : ne faudrait-il pas les modifier ? ou y rajouter d'autres telles les chemins forestiers, surtout que beaucoup vont d'une commune à une autre ? Certaines municipalités font un grand effort pour leurs chemins, d'autres rien." Je lance de façon humoristique : "Inutile dans certains cas d'aborner les limites communales, il suffit de voir à quel endroit l'état d'entretien des chemins change. (rires dans la salle, tout le monde sait qui je vise). Sur le fond, le président ne souhaite pas prendre cette compétence. Il veut cependant aider les communes qui le souhaitent. A noter, que le maire vice-président chargé des transports et de la mobilité douce n'a pas de contacts avec lui à ce sujet.

Dernière question : "Friches agricoles, viticoles et zones AOC" : je rappelle que les friches datent des années 1950/60, et qu'elles ont deux origines : 

1) la PAC (politique agricole commune) mise en place par l'Europe, imposait aux viticulteurs d'abandonner 10% de la surface viticole. De nombreux viticulteurs du piémont ont acheté des vignes dans notre vallée ... pour mieux les abandonner en friches.

2) La crise industrielle textile, obligeant de nombreux habitants à quitter la vallée, a fait le reste.

Certaines communes, comme Villé, ont acquis ces terres il y a plus de 30 ans afin de réhabiliter les friches. Quelle politique la comcom mènera-t-elle dans ce domaine." Là encore, pas de réponse précise. "Certaines communes ont déjà réhabilité des friches, d'autres non." Le président, une fois de plus, renvoie aux communes. L'agriculture, comme l'industrie, est pourtant une compétence intercommunale. Et aucun maire ne prend l'initiative de répondre. Le chef dirige la manoeuvre ! Les sous-fifres n'ont pas droit à la parole ! J'arrête mes questions car le bois à langues va devenir rare. Et d'autres personnes vont encore s'exprimer : entrée est de Villé, le Schmissberg, les zones inondables, etc... J'aurai encore l'occasion de revenir là-dessus.

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13 novembre 2018

Le parti socialiste soutient les manifestations du 17 novembre

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12 novembre 2018

PLUi : rappel de réunion publique à Villé !

Lundi, 12 novembre 2018 à 20 h 00 à la salle festive de l'école.

Citoyens de Villé et de la vallée, il est temps de vous exprimer !

Le PLUi sera le document référence au service de la politique que vous aurez choisie et qui obligera vos élus.

Venez nombreux ! 

PLUI

11 novembre 2018

La fin de la guerre 14/18 vue d'Elzach

11 novembre 1918 : fin de l'horreur

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L'Elztal, il y a 100 ans, le 11 novembre 1918. L'horreur était enfin terminée, comme pour tout le monde, y compris les "Elztäler". On ne parlait pourtant pas encore de fin de la guerre, mais de trêve (mais personne n'était dupe). Elle avait duré plus de quatre longues années, cette guerre mondiale, que personne à cette époque n’appelait encore la "Première". Quiconque voit, lit ou compte les nombreux noms sur les monuments commémoratifs de guerre dans les cimetières d'Elz et de Simonswäldertal a une idée de la façon dont cette guerre s'est déroulée.

Les acclamations, comme on en trouve sur certaines photos de jeunes hommes de villes allemandes, et avec des paroles ridicules dans les trains militaires ("En route pour Paris, ça me démange!"), ici, elles dérangent. Dès les premiers jours d'août 1914, peu d'Elztäler se sentaient attirés par cette guerre. On entendait plutôt : "Qui fera tout le travail à la maison? En ce moment, pendant la saison des récoltes?Naturellement, les habitants des zones rurales ont été les premiers à traiter de telles questions. Ils espéraient que le slogan "À Noël, nous serons de retour à la maison!s'appliquerait. Mais il ne s'appliqua ni pour Noël 1914, ni 1915, 1916 ou 1917. Et très rapidement, cette guerre fut une horreur pour tous ceux qui devaient la rejoindre - avec ses nombreuses sordides nouveautés telles que des mitrailleuses, d'énormes armes à feu, des canons, des gaz toxiques -.

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Le célèbre pasteur Heinrich Hansjakob du Kinzigtal écrivait dans son dernier ouvrage avant son décès en 1916 "Sur des dialogues tenus avec des poissons au fond de la mer". Le titre étrange venait du fait que Hansjakob a imaginé que le poisson de l'Atlantique se demandait probablement pourquoi, à la suite de la guerre, soudainement autant de morts et de navires ont été abattus pour couler au fond de la mer. "Quand, en 1914, à Haslach, j'ai vu les premiers blessés arriver à l'hôpital, les larmes coulaient de mes yeux ..." écrit-il. Ou: "Alors un jour, la femme d'un jeune fermier, mère de cinq enfants, a pleuré avec amertume, son mari est au front depuis le début de la guerre et elle n'a presque personne pour l'aider dans son travail." Après une permission de 15 jours, le père repart, puis ne vient plus. Il est mort et reste loin de chez lui dans une tombe sans nom.

Dans l'Elztal, le nombre de blessés, de mutilés, de disparus et de morts était également important, comme en témoignent les monuments cités et certaines chroniques locales. Un exemple parmi d'autres de Prechtal (= Prechtal avec Oberprechtal): "La guerre a entraîné d'énormes pertes en vies humaines - 95 soldats Prechtäler ne sont pas retournés dans leur pays, ce qui représente près de 5% de la population totale à l'époque ou 10% de la population masculine" (Livre "Prechtal" de Augustin Gutmann / Thomas Steimer).

Le 9 novembre, l'empereur était parti et la République proclamée. La tournure des événements se propagea rapidement. Le 10 novembre déjà, un conseil des travailleurs et des soldats a été formé à Waldkirch. "Die Volkswacht" (journal local de l'époque) a écrit: "Waldkirch a également connu son grand jour dimanche et dès le matin, ce n’était un secret pour personne que le drapeau rouge flotte également 
ici ..." La "nouvelle ère" était là, à Waldkirch et dans le reste de l'Elztal. Mais elle ne pouvait pas guérir la douleur des pertes et des expériences de cette terrible guerre mondiale.

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10 novembre 2018

Réunion "Linky"

Jeudi 8 novembre a eu lieu à la MJC de Villé une réunion publique concernant les compteurs Linky. Il me semblait important d'y assister, surtout que Villé va bientôt changer de régie (au 1/1/2020). Je m'attendais à trouver "deux pelés et trois tondus", mais à mon grand étonnement, la salle était pleine à craquer (200 personnes au minimum). Mais un seul maire de la vallée ! Vu la foule, c'est sûr, ils viendront la prochaine fois. Les deux présentateurs du collectif "Linky non merci - Bruche Piémont" ont été convaincants dans leurs explications. Plutôt que d'en faire un résumé, voici la video de l'émission "Envoyé spécial" : "Les révoltés du Linky". Elle présente tout ce qui a été exposé par les deux intervenants bénévoles.

Envoyé spécial. Les révoltés du Linky - 14 juin 2018 (France 2)

Alors comment faire pour garder votre compteur actuel satisfaisant et ne pas accepter Linky ! Envoyez les deux lettres dont le modèle figure ci-dessous, l'une au maire de votre commune (elle est propriétaire des compteurs), l'autre à votre fournisseur d'électricité (Enédis dans la plupart des communes, Centrale électrique Vonderscheer à Villé).

1) Lettre au maire (en LR avec AR) :

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 2) Lettre au fournisseur (en  LR avec AR) : 

  • Adresse : ENEDIS, Tour Enedis, 34, place des Corolles, 92079 Paris La Défense Cedex
  • Adresse pour les habitants de Villé (régie privée locale) : Centrale Electrique Vonderscheer, 19, rue Louis Pasteur, 67220 Villé

fournisseur

linky

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9 novembre 2018

La lettre qui a mis le feu aux poudres au conseil municipal de Villé

Où est la cohérence politique du bourg-centre ?

C'est bien d'une "lettre explosive", qui a été envoyée par l'association des commerçants au maire de Villé, qu'il s'agit. Une lettre qu'aucun conseiller n'avait vu le soir du 30 octobre, lors de la réunion plénière. "C'est à quel propos ?" s'étaient osés quelques élus. Le maire avait bien proposé de lire le contenu, mais finalement s'était abstenu. A la lecture, cette "abstention" du plus courageux des personnages politiques du Val de Villé n'est pas surprenante. Voici l'intégralité de ce courrier plein de "tendresses" et de "vérités".

commerce

8 novembre 2018

Macron à Morhange

Les habitants triés sur le volet pour pouvoir rencontrer le président.

morhangeEmmanuel Macron a débuté lundi un périple à travers l'est et le nord de la France. Première étape à Morhange, une ville sinitrée par la crise et où les Morhangeois qui vont assister à la commémoration ont été soigneusement sélectionnés.

Première étape de sa grande tournée sur les lieux historique de la Première guerre mondiale, Emmanuel Macron a rencontré une centaine d'habitants de Morhange en Moselle, une ville durement touchée par la crise et la désindustrialisation. Les heureux élus ont été triés sur le volet, au grand dam des absents du jour.

7 novembre 2018

Arnaque et diffamation par internet

Longwy : un bar devient centre de détention sur Google

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Dimanche soir, le gérant du Diamond, à Longwy, a constaté que son bar était répertorié comme « Centre ce détention pour immigrants » par Google Maps. « C’est du racisme ! », estime Sofien Mostefa-Sba.

Comment un bar peut-il se retrouver répertorié comme centre de détention pour immigrants  sur internet ? Rien de plus simple… À Longwy, le patron du Diamond l’a appris à ses dépens. Dimanche soir, un client l’a alerté sur la mention attachée à son établissement par Google Maps… « Quel est l’intérêt de faire ça ? Nous salir ? Nous faire fermer ? S’en prendre à un musulman ? », se questionne le gérant, Sofien Mostefa-Sba, 27 ans.

La méthode, elle, est des plus simples. Pour changer la catégorie d’un lieu sur Google Maps, il suffit de… créer un compte Google ! La société collecte des infos que le demandeur peut aisément fausser. Sauf le numéro de téléphone. Celui-ci est nécessaire afin que le site vérifie que l’internaute est bien l’utilisateur de l’appareil.

Le compte Google créé, son propriétaire est autorisé à « suggérer une modification » sur n’importe quel lieu. Puis la faire valider en quelques secondes. Et l’efficacité de l’option « Vous possédez cette entreprise ? », vouée à empêcher les interventions indésirables, reste à prouver… La blague a un revers non négligeable. Elle peut être qualifiée de diffamation, ou bien de provocation à la discrimination, par des moyens de communication électronique, explique le commissaire Jean-Baptiste Leheup, à l’hôtel de police de Mont-Saint-Martin. Par conséquent, elle se traduit par une peine allant jusqu’à un an de prison et 45000 euros d’amende. (Selon "Le quotidien", journal indépendant du Luxembourg)

6 novembre 2018

Où est le "plan grand froid" promis par Macron ?

Vannes : une retraitée expulsée car elle ne payait plus le chauffage

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Françoise Le Clanche, enseignante retraitée de 66 ans, a été expulsée de son logement HLM mercredi 31 octobre à Vannes (Morbihan), à la veille de la trêve hivernale. Elle assure qu'elle payait son loyer, mais plus le chauffage, trop cher.

Le timing est mal choisi, à la veille de la trêve hivernale et alors que le gouvernement vient d'annoncer son plan grand froid.

Mercredi 31 octobre, des huissiers et des policiers sont venus au matin pour expulser Françoise Le Clanche, enseignante à la retraite de 66 ans, relate RTL. Comble de la situation : la retraitée devra payer elle-même les frais d'expulsion... Celle-ci a été filmée par un soutien de l'ancienne enseignante sur place : la vidéo, qui dure plus de 30 minutes, a déjà été vue plus de 50 000 fois sur Facebook depuis mercredi soir.

Trois chats comme seule famille

Françoise Le Clanche assure qu'elle payait son loyer à HLM Vannes Habitat. Mais elle ne pouvait plus payer le chauffage, trop cher pour elle. Une réalité à laquelle sont confrontés de nombreux Français : selon un rapport publié par le médiateur national de l'énergie, 30% des Français vont réduire le chauffage dans leur habitation cette année en raison du coût de cette dépense.

Françoise Le Clanche explique que sa retraite est passée de 1 080 à 880 euros et qu'elle a perdu son APL en 2016, détaille RTL. Elle assure que son bailleur n'aurait pas apprécié ses critiques concernant la vétusté de son logement, d'où son expulsion à la veille de la trêve hivernale... Contacté par RTL, Vannes Habitat évoque une procédure de 4 ans, des loyers impayés et des tentatives de relogement qui ont échoué, ce que dément la principale intéressée. Durant ce pont de la Toussaint, la retraitée est restée dans l'attente d'une solution d'hébergement avec sa seule famille : ses trois chats... (selon AFP)

5 novembre 2018

Migrants honduriens en marche vers les Etats-Unis

Qui se cache derrière la caravane des migrants ?

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Cette caravane de migrants n'est pas un mouvement spontané, comme certains l'affirment. Ce n'est pas non plus une action lancée par le camp démocrate, ou républicain, aux États-Unis. À l'origine, c'est un opposant au président du Honduras, Luis Redondo, qui a lancé cet appel sur les réseaux sociaux. Elle appelle les Honduriens à se retrouver le 12 octobre pour aller au Mexique. Cette « caravane » est une manière pour ce politique  de dénoncer la "corruption" du parti au pouvoir au Honduras. Et la date du 12 octobre n'a pas été choisie au hasard :  c'est le jour de la découverte de l'Amérique  par Christophe Colomb, jour de protestation  dans toute l'Amérique latine - et fête nationale en Espagne.

Qui finance la caravane ?

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Dans un tweet, un membre du Congrès républicain proche de Trump, Matt Gaetz y assure que les migrants sont payés pour rejoindre le mouvement. Sur Fox News, le 25 octobre 2018, on insinue même que c'est George Soros, le milliardaire américain, juif,  qui finance cette « invasion de migrants » pour reprendre leurs termes. Nous avons posé la question à la principale ONG qui accompagne les migrants, qui se trouvent actuellement au Mexique. Selon Rodrigo Abeja, membre de l'ONG Peuples Sans Frontières"C'est un mensonge grotesque de dire que la caravane est financée par les démocrates, les républicains ou George Soros" L'ONG Peuples Sans Frontières collecte des fonds, sur Internet, via un système de financement participatif. Les migrants sont donc aidés par cette ONG, des bénévoles, mais aussi par les habitants des régions qui leur donnent de la nourriture et des médicaments.

Qui sont ces migrants ?

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Pour l'entourage de Donald Trump, pas de doute : ce groupe est infiltré par Daech. Une assertion que ne dément pas le président américain. "Vous allez trouver des gangs du Honduras, vous allez trouver le Moyen-Orient, vous allez trouver de tout dans cette caravane !" se permet ce président populiste. Ces accusations sont démenties par Amnesty International,  qui s'est rendu sur place. "Nous n'avons pas vu de personnes du Moyen-Orient à la frontière. Nous avons vu des familles avec des jeunes enfants et des mamans qui allaitaient", assure Adeline Neau, chercheuse à Amnesty International. La plupart des migrants fuient le Honduras, où sept habitants sur dix vivent dans la pauvreté. 

À qui profite la "caravane" ?

Cette caravane de migrants a déclenché une polémique aux Etats-Unis. Ce thème polarise désormais tout le débat de la campagne des élections de mi-mandat. C'est une aubaine pour les Républicains, et  Donald Trump. C'est en tout cas l'analyse du président, le Harpers magazine : "Cela aide les Républicains, beaucoup plus que les démocrates, de voir une foule qui avance vers la frontière. C'est le cauchemar dont Trump parle sans arrêt". Ces migrants sont donc doublement instrumentalisés - par l'opposition politique hondurienne, et aussi par les Républicains aux États-Unis. Donald Trump souhaite laisser ces migrants aller à la frontière, dans des tentes, sous la surveillance d'au moins 5000 militaires.

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