Nicaragua : Des manifestations durement réprimées
157 morts recensés !
Alors que la communauté internationale a les yeux braqués depuis plusieurs mois sur la situation chaotique au Venezuela, et sur les heurts qui ont secoué le pays en faisant des dizaines de victimes, un autre pays d’Amérique latine vit actuellement une période troublée sous fond de répression violente, il s’agit du Nicaragua.
De nombreux épisodes violents durant lesquels les opposants au régime de Daniel Ortega ont été réprimés par les forces de l’ordre ont secoué ce petit pays d’Amérique centrale sous fond de crise socio-politique.
Nouveaux actes de violence au Nicaragua, alors que les derniers chiffres du Centro Nicaragüense de Derechos Humanos (Cenidh) font mention de 157 morts depuis que des manifestations anti-gouvernement ont éclaté en avril en raison de réformes de la Sécurité Sociale ( baisse de 5 % des pensions de retraite associée à une hausse des cotisations). Voilà qui rappelle la hausse de la CSG décidée par Macron et qui peut expliquer l'absence d'information dans nos medias ! Partout où les mesures d'austérité passent, le peuple gronde.
La crise la plus sanglante depuis 1980, les pays voisins menant la même politique très inquiets.
Le Nicaragua vit la crise sociopolitique la plus sanglante jamais enregistrée depuis les années 1980, comme dans les cas précédents, la majorité des morts au Nicaragua ont été victimes de coups de feu précis à la tête, un témoignage d’une réelle volonté de tuer.
Les manifestations contre Ortega et sa femme, la vice-présidente Rosario Murillo, ont commencé le 18 avril, depuis s’en est suivi une demande de démission contre le couple de dirigeants après onze ans de pouvoir sous fond d’accusations d’abus et de corruption.
Devant la gravité des faits, le gouvernement chilien a réitéré sa profonde « préoccupation » face aux « actes de violence » qui ont lieu au Nicaragua et qui ont fait, outre les victimes mortelles, plus d’un millier de blessés.
« Le Chili espère que le gouvernement nicaraguayen se conformera aux 15 recommandations formulées par le rapporteur de la Commission interaméricaine des droits de l’homme lors de sa récente visite dans ce pays », a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.
Le Mexique a de nouveau lancé un appel au calme le 12 juin par l’intermédiaire du Ministère des Affaires étrangères, le gouvernement mexicain s’est déclaré préoccupé par la persistance de la violence dans ce pays et a réitéré son appel à la cessation immédiate de tout acte de violence, d’intimidation ou de menace.
En même temps, il a exhorté le gouvernement de Daniel Ortega, président du Nicaragua, et tous les secteurs de la société du Nicaragua à reprendre d’urgence le dialogue national avec la participation de la Conférence épiscopale du Nicaragua, et à mettre en œuvre les recommandations de la Commission Commission interaméricaine des droits de l’homme, émises le 15 mai de cette année.
Le président du Costa Rica a de son côté jugé indispensable que le gouvernement d’Ortega respecte les droits de l’Homme pour surmonter la profonde crise que traverse son voisin nicaraguayen.
Et pourtant la violence continue !
Outre la grève générale dans le pays, la violence s’est encore invitée dans plusieurs villes du Nicaragua (avec de nouvelles victimes à déplorer) avant la reprise du dialogue national qui vise à mettre fin à cette période sous haute tension.
Cet appel à une grève de 24h a été lancé par l’Alliance civique pour la Justice et la Démocratie, qui réunit des hommes d’affaires, des membres de la société civile, des étudiants et des paysans pour exiger la fin de la répression gouvernementale. La grève nationale a commencé à minuit avec une « cacerolada » qui a été perçue dans de nombreux quartiers de la capitale.
Le but de la grève était de faire pression sur le président Ortega pour mettre fin aux émeutes et permettre une sortie de crise de façon pacifique.
Un gouvernement soi-disant populaire
Les tirs de la police, les bombes de mortier et les sirènes qui retentissent sont monnaie courante dans les rues du Nicaragua depuis avril. Les groupes anti-émeutes sont ceux qui essaient d’éviter les manifestations, avec une forme similaire à celle des forces paramilitaires bolivariennes de Nicolás Maduro au Venezuela.
Le gouvernement sandiniste estime, à l’instar de son homologue vénézuélien, que cette agitation vise uniquement à destituer le mariage présidentiel au pouvoir, en invoquant un complot nord-américain toujours enclin à « s’en prendre aux gouvernements populaires ». Si populaire que ça ? (Aline Timbert - Actu Latino)
S.O.S. école !
Foudre, tonnerre, pluie et bonne humeur à Elzach
Malgré les orages, la "Stadtmusik Elzach" a réussi à animer les festivités du week-end.
Le Dieu Météo avait décidé de perturber la "Stadtmurefest" (fête sur les remparts de la ville). Dès vendredi, les organisateurs pensaient avoir aménagé les installations "pour du beurre", car une véritable tempête s'était déjà déclenchée. On pensait pouvoir oublier le concert "Rock an der Mauer". Et pourtant, les tables sous le chapiteau se sont vite remplies de monde. Pluie, foudre, tonnerre ? Seule la musique comptait.
Et samedi soir, ce n'était pas différent. Dès que le groupe "Saitensprünge" ont entamé leur première chanson, les Elzachois sont arrivés en masse. Et ce n'est qu'à l'aube que les derniers fêtards sont rentrés.
Et le dimanche, toute la journée on entendit plus la "Blasmusik" que le tonnerre. Dès le matin, de nombreuses familles avec leurs enfants, les grands-pères et grand'mères étaient présents pour l'apéritif-concert de la "Werkkapelle Gütermann" avant d'apprécier un excellent repas. Et l'après-midi, les Elzachois ont pu participer à de nombreuses animations. Ce qui a fait dire aux responsables : "Nous nous en sommes sortis avec un oeil au beurre noir, mais nous avons vaincu le dieu Météo."
Stadt Elzach ist musikalisch.....!
Organisation du Mondial 2026 : Trump vainqueur
Le Maroc perd la bataille face au trio nord-américain
Le Maroc est tombé armes à la main, ce mercredi, dans la course à l'organisation du Mondial 2026. Le Congrès de la FIFA qui s'est tenu à Moscou, à la veille de la Coupe du Monde en Russie a plutôt opté pour le bloc américain.
Le verdict est finalement tombé, ce mercredi 13 juin à Moscou, lors du 68e Congrès de la Fédération internationale de football association (FIFA). Cette première attribution de l'organisation de la coupe du monde sous l'ère Gianni Infantino a en effet connu un engouement particulier. En lieu et place de la vingtaine de personnes du Comité exécutif de la FIFA qui avait droit au vote, ce scrutin a été ouvert au Congrès, c'est-à-dire à toutes les fédérations du football mondiale.
Ainsi, sur les 203 membres du Congrès qui ont pris part au vote pour l'attribution du Mondial 2026, la liste "United 2026", constituée par le trio nord-américain Etats-Unis/Canada/Mexique, a remporté le scrutin avec 67% des voix, au détriment du Maroc.
En dépit de l'espoir entretenu par les Africains d'organiser un second Mondial après celui de l'Afrique du Sud en 2010, le jeu était presque fait. Car lors de l’évaluation des deux dossiers le mois dernier, le trio américain avait obtenu une note de 4 sur 5, quand le Maroc avait de son côté été évalué à 2,7 sur 5.
Notons que le Mondial 2026 est le premier qui se jouera à 48 équipes. Ce scrutin constitue le cinquième auquel le Royaume chérifien participe, mais les résultats n'ont jusque-là pas évolué pour le pays du Roi Mohammed VI.
PLUi : friches agricoles et viticoles
Le bourg-centre : paroles, paroles ...
Lors du dernier conseil municipal, nos élus (ou plutôt notre élu, le maire de Villé, car il n'y a pas eu de vote) se sont penchés en point unique de la réunion sur le PLUi. Voici in extenso le compte-rendu intégral ! Un monument du genre ! En contradiction complète avec le projet bourg-centre, établi certes de façon téméraire sans évaluation budgétaire en 2003 (ce qui a en grande partie amené à l'impasse budgétaire actuelle de la commune). J'avais déjà dit à cette époque que ce document pouvait au plus figurer dans les archives de la Société d'Histoire, mais manquait de sérieux et de chiffré pour des demandes de subvention. La suite me donnera raison, puisque toutes les subventions espérées, notamment une grosse partie du FISAC (fonds d'intervention pour les services, l'artisanat et le commerce) n'a pas été versée. Les travaux de la succession villoise du baron Haussmann ont été payés par les seuls villois.
Pourtant, en 2003, le maire de Villé André Frantz écrivait dans son projet :
"3 secteurs d'Appelation d'Origine Contrôlée partiellement plantés en vignes, au nord et au nord-est de la commune couvrent une superficie totale de 2,1 ha..."
Puis un peu plus loin :
"Après avoir effectué une étude paysagère sur Villé, deux problèmes importants se sont posés, à savoir les friches sur les versants vers Albé et Triembach-au-Val et les plantations forestières sans réglementation pour Villé depuis 1968. Une nouvelle réglementation et une résorpsion des friches passent par la création d'une Commission Communale d'Aménagement Foncier, financée par le Conseil Général du Bas-Rhin.
En date du 12 mars 2002, le conseil municipal décide à l'unanimité de demander au Conseil Général la création d'une C.C.A.F.
Le 21 octobre 2002, la commission permanente du Conseil Général émet un avis favorable à l'institution à Villé d'une C.C.A.F. ayant pour vocation de donner un avis sur la réglementation de certains boisements."
Si par la suite, il a bien été créé une CCAF, celle-ci ne s'est réunie qu'une fois pour sa création et pour deux visites sur le terrain, restées sans aboutissement ! et ceci malgré toutes mes relances (j'en étais membre en tant que représentant des propriétaires forestiers). A mes dernières relances, en 2014, monsieur le maire n'a même pas daigné répondre. (voir ci-dessous)
Aujourd'hui, à l'heure du PLUi, on en voit le résultat :
1) Les friches viticoles et agricoles ne sont pas résorbées. De deux zones, elles sont même devenues trois (Giesshübel, vers Saint-Martin, en plus) !
2) Les zones AOC restantes risquent de disparaître à jamais ! au profit de lotissements-bidon (comme "les Pommiers 2"?). Et pourtant les élus de Villé ont souscrit au P.A.D.D. du PLUi (projet d'aménagement et de développement durables) : "Les terres agricoles et viticoles seront préservées de I'urbanisation. De plus, il s'agira d'en reconquérir d'autres sur les nombreux terrains en friche, pour faire face à la forte demande en foncier agricole ou viticole AOC. Cet objectif est nécessaire au maintien d'une agriculture de montagne dynamique qui entretient le paysage et évite l'enfrichement." Mais c'est connu, à Villé on n'a peur de rien, surtout pas des contradictions.
3) Et la réglementation des boisements n'aura pas lieu ! Voilà encore un point qui va rendre plus complexe le zonage ! J'y reviendrai dans un article ultérieur.
Quelle crédibilité peut-on accorder à un vice-président de la comcom pour la réalisation d'un PLUi cohérent, alors qu'il a échoué dans l'application de sa propre politique dans le bourg-centre qu'il dirige d'une main plus que tremblante ?
NB : Dans les années 1960/70, dans le cadre de la PAC (politique agricole commune) et à l'occasion des quotas instaurés par la commission de Bruxelles, de nombreuses terres viticoles de la vallée - et notamment à Villé - furent achetées par des viticulteurs de Scherwiller, Nothalten, Dambach-la-Ville, qui ont ainsi contourné la règle des quotas dans leur vignoble. Les anciennes vignes de la vallée, sont restées à l'abandon et devenues des friches. Les 2,1 ha cités par le maire de Villé sont la surface viticole encore cultivée et non le périmètre de la zone AOC.
Friche d'une ancienne vigne à la Gänzlach !
* Prochain article à propos du PLUi : toujours, et encore des friches, F.T.V. ou les occasions manquées !
Endettement africain
Les dessous de la dépendance
Le fléau de la dette africaine fait toujours couler beaucoup d’encre, de mots et de maux. Les « requins » de la finance mondiale sont pointés du doigt à juste titre, mais sont-ils vraiment les seuls responsables ? Certes les financiers ont une responsabilité mais les Etats africains emprunteurs ne sont pas innocents : dépenses expansives ; dépendance aux seules matières premières ; fiscalité dissuasive et mal gérée ; mauvaises habitudes consécutives aux remises de dettes multiples. La liste est longue.
Selon le rapport du FMI sur les perspectives économiques régionales (2017), le nombre de pays à faible revenu surendettés ou risquant de le devenir est passé de 7 en 2013 à 12 en 2016. Il y en a même qui se sont déclarés en défaut de paiement comme le Mozambique, en janvier 2017. Une histoire qui semble se répéter en dépit des séquelles indélébiles des anciennes crises de l’endettement. Alors, pourquoi les vieux démons de la dette reviennent encore roder autour du continent africain ?
A qui la responsabilité ?
Pour beaucoup d’Africains, les « requins » de la finance internationale, de façon générale, et les institutions de Bretton Woods en particulier, sont les seuls responsables de l’endettement sans fin des pays africains. Sans dédouaner ces acteurs de leur part de responsabilité, il est désolant de constater que les premiers responsables du boulet de la dette que traînent les pays africains à leurs pieds depuis des décennies sont avant tout leurs propres dirigeants.
D’abord, l’augmentation rapide de la dette des pays africains est la conséquence des politiques budgétaires expansionnistes. Il s’agit des dépenses dans des infrastructures pharaoniques (« les éléphants blancs ») pas toujours en adéquation avec les besoins urgents de la population ; de nombreuses subventions distribuées pour des raisons politiciennes, du nombre pléthorique et souvent mal utilisé des fonctionnaires de l’administration, etc. Ces dépenses souvent improductives sans retour rapide sur investissement entrainent inéluctablement des déficits publics et rendent l’endettement incontournable.
La dépendance aux matières premières
Ensuite, la dépendance des économies africaines rentières aux cours des matières premières apparait comme un facteur favorisant l’endettement. Des indépendances jusqu’à ce jour, les pays africains au sud du Sahara n’ont pas réussi la transformation structurelle susceptible de diversifier leurs économies. Ces dernières mono-productrices restent très vulnérables aux fluctuations des cours de matières exportées à l’état brut. Ainsi, une baisse significative des cours de ces matières premières se traduit par une chute des ressources, de laquelle nait des déficits importants. Pour les financer, les dirigeants africains ont souvent recours à l’endettement. A titre d’illustration il faut noter que à la suite de la chute du prix du cacao en 2017, premier produit d’exportation de la Côte d’Ivoire, le gouvernement ivoirien a sollicité et obtenu auprès de la France un appui budgétaire pour le financement de son déficit budgétaire d’un montant de 65,6 milliards FCFA. Cette exposition aux chocs sur les prix des matières premières est accentuée par l’absence de politique contra-cyclique. En effet, au lieu d’économiser en période de vache grasse, pour financer leurs dépenses en période de vache maigre, les gouvernements africains font l’inverse. Ils dépensent trop lors des périodes de boom en s’engageant dans des projets coûteux et improductifs, et quand les cours des matières premières baissent ils manquent de ressources et sont obligés de s’endetter pour boucler leurs budgets.
La faiblesse des recettes
Par ailleurs, la faiblesse des recettes de l’Etat constitue aussi un facteur favorisant l’endettement. Le niveau des recettes fiscales représente moins de 20% du PIB de ces pays ; un niveau largement inférieur à celui des pays de l’OCDE. De plus, la pression réglementaire et fiscale des Etats incite les entreprises formelles à se cacher et frauder pour échapper au poids écrasant de la fiscalité. Elle encourage aussi celles qui sont déjà dans l’informel à y demeurer. Ce secteur est une composante essentielle de la plupart des économies subsahariennes, où sa contribution au PIB s’échelonne entre 25 % et 65 %. Donc au lieu de faire des réformes pour améliorer l’environnement des affaires et faire sortir les entreprises de l’informel et accroitre leurs recettes fiscales, les dirigeants africains choisissent la voie de la facilité en continuant de s’endetter.
Les remises de dettes
Enfin, l’accoutumance aux différents mécanismes de réduction de la dette pourrait expliquer la tendance des dirigeants africains à vouloir toujours s’endetter. Depuis le milieu des années 70, les créanciers des pays africains ont élaboré différents mécanismes de réduction de la dette. Ainsi, les mécanismes comme les Plans Baker et Brady, les Termes de Toronto (1988), les Termes de Londres (1991), les Termes de Naples (1995) et les Termes de Lyon (1996) et plus récemment l’initiative PPTE renforcée et l’initiative d’allégement de la dette multilatérale (IADM) ont été mis en place pour la réduction de la dette. Les dirigeants africains semblent s’être accoutumés à ces mécanismes, dans le sens où même s’ils adoptent de mauvaises politiques publiques ils ont un filet de sécurité permettant de les protéger en gommant leurs erreurs. Ils n’ont plus d’incitations suffisantes pour combattre les causes de l’endettement conduisant toujours au ré-endettement.
Comment sortir du cercle de la dette ?
Somme toute, pour pouvoir résister à la tentation de la dette, les dirigeants africains doivent d’abord améliorer la qualité des dépenses publiques à travers l’augmentation de l’efficience des dépenses, la redéfinition des dépenses prioritaires et la mise en œuvre d’une politique macroéconomique saine. Il s’agit aussi pour l’Etat de se consacrer à ses fonctions régaliennes en cédant certaines activités au secteur privé. Ensuite, il apparait urgent d’augmenter les recettes fiscales des pays africains. Ces derniers doivent renoncer à la facilité et faire des réformes pour l’accroissement de la base imposable. Il s’agit d’améliorer l’environnement des affaires en réduisant la pression réglementaire et fiscale pour attirer le secteur informel vers le formel et augmenter ainsi les ressources de l’Etat et réduire le recours à l’endettement extérieur. Enfin, il est indispensable de faire de la transformation structurelle des économies africaines la priorité pour amoindrir les effets des chocs consécutifs aux fluctuations des cours des matières premières. Bref, il faut sortir de l’économie de rente et aller vers l’économie productive du marché.
KRAMO Germain, analyste économiste ivoirien.
Le nazisme, une crotte d’oiseau…
Le chef du groupe d'extrême-droite AfD au Bundestag, Alexander Gauland, a minimisé les années 1933 à 1945 en les désignant comme « une crotte d’oiseau ». L’homme n’est pas à son premier dérapage.
En France, il y avait Jean-Marie Le Pen et sa tristement célèbre phrase qui réduisait les chambres à gaz à un « détail de l’histoire » ; maintenant, l’Allemagne doit s’occuper d’Alexander Gauland qui, comme beaucoup de cadors de partis d’extrême-droite, a déraillé lors d’une apparition au congrès des jeunes extrémistes de l’AfD, la « Junge Alternative ». Lors de son intervention, Gauland a qualifié les 12 ans du règne nazi de « crotte d’oiseau », sous-entendant que ces années ne pesaient pas lourd face à « l’histoire allemande de 1000 ans ». Là, Alexander Gauland dépasse les limites de la libre expression d’une opinion. L’apologie du nazisme n’est pas une opinion, mais constitue un délit. Et puisque Gauland n’est pas à son premier dérapage de ce type, tous les regards se tournent vers la justice. Qui elle, ferme les deux yeux devant les extrémistes identitaires.
Il y a deux semaines, le parquet de Mühlhausen a demandé un non-lieu à l’encontre d’Alexander Gauland. Plusieurs personnes avaient porté plainte pour « incitation à la haine », suite à une déclaration ouvertement raciste de Gauland qui avait attaqué la Chargée de l’Intégration du gouvernement allemand, la ministre d’Etat Aydan Özoguz. A son adresse, Gauland avait vociféré : « […] Invitez-là au Eichsfeld et dites-lui ce que c’est que la culture spécifique allemande. Après, elle ne reviendra jamais plus. Et nous pourrons – Dieu soit loué – la déposer sur une déchetterie en Anatolie. » Le parquet de Mühlhausen a estimé le 14 mai dernier qu’il n’y avait « aucun intérêt public de poursuivre Monsieur Gauland ».
Samedi dernier, Alexander Gauland était presque euphorique lorsqu’il s’exprimait devant les 1000 délégués du congrès de la « Junge Alternative » à Seebach en Thuringe. Devant les jeunes extrémistes, il a osé ceci : « Hitler et les nazis ne sont qu’une chiure d’oiseau dans les plus de 1000 ans du succès de l’histoire allemande ! ». La salle applaudissait debout.
Hormis le fait que Gauland, du haut de ses 77 ans, ignore visiblement tout de l’histoire allemande, cette phrase constitue carrément une apologie du nazisme. En utilisant ces termes, Gauland ramène le plus grand crime contre l’humanité jamais perpétré à une petite tache que l’on peut essuyer d’un coup de mouchoir. Son public, aussi peu au courant de l’histoire du pays et de son identité qu’il prétend défendre, est réceptif à ce genre de dérapage verbal. A un moment où le « … first ! » inventé par Donald Trump et repris par la quasi-totalité du monde politique dans les différents pays, cette phrase permet aux jeunes crânes rasés de scander fièrement « Deutschland first ! ». Cette auto-absolution pour les crimes des nazis est insupportable.
Et la suite ? La justice allemande fermera à nouveau les yeux, probablement en estimant une nouvelle fois qu’il n’y a aucun intérêt public à sanctionner cet homme haineux. Au lieu de se pencher sur ceux qui invitent la jeunesse allemande à la haine et par conséquent, à la violence, la justice préfère s’occuper, avec la police, de poursuivre au niveau européen des manifestants ayant participé l’année dernière aux manifestations contre le sommet G20 à Hambourg. Ces jours-ci, il fait bon être extrémiste identitaire en Allemagne – plus personne ne pense à vous molester. Mais après, lorsque les excès arriveront dans les rues, il ne faudra peut-être pas s’étonner. A moins que le Bundestag prenne son courage entre les deux mains, vote la levée de l’immunité du député Gauland et porte plainte pour « incitation à la haine ». Car c’est exactement de cela qu’il s’agit. (selon "Euro-journalistes")
Coupe du monde 2022 : des changements ?
Le Qatar opposé à un élargissement à 48 équipes
Le Qatar, pays organisateur de la Coupe du monde 2022 qui doit rassembler 32 équipes nationales, pourrait s'opposer à un élargissement à 48 équipes, a révélé lundi le président de la Fifa, Gianni Infantino. Le premier Mondial à 48 équipes est programmé pour 2026, année pour laquelle le Maroc d'une part, un trio USA-Mexique-Canada d'autre part, sont en lice pour l'organiser. "Les Qataris ont obtenu une Coupe du monde à 32 équipes. Les contrats sont là pour être respectés", a déclaré Infantino.
32 équipes, ça suffit ! Le Qatar, pays organisateur de la Coupe du monde 2022 qui doit rassembler 32 équipes nationales, pourrait s'opposer à un passage à 48 nations, a révélé lundi le président de la Fifa, Gianni Infantino. Le premier Mondial à 48 équipes est programmé pour 2026, année pour laquelle le Maroc d'une part, un trio Etats-Unis-Mexique-Canada d'autre part, sont en lice pour l'organisation.
La proposition d'un Mondial à 48 équipes, en 2026, a été validée dans la foulée de l'élection d'Infantino aux commandes de la Fifa, il y a deux ans. Et Gianni Infantino juge « intéressante à étudier » la proposition par la Confédération sud-américaine (CONMEBOL) d'avancer de quatre ans cet élargissement. Le président de la Fifa n'a pas affirmé catégoriquement que le Qatar avait le droit de mettre son veto à cette proposition, mais estimé qu'il serait « absolument » injuste d'imposer cet élargissement anticipé à un pays qui est en train de préparer un tournoi à 32 équipes.
« Il est évident que le Qatar devra être d'accord » (pour accueillir 48 sélections), a souligné M. Infantino, pour qui un tel accord du Qatar sera indispensable « car nous devons travailler ensemble », a-t-il déclaré à des journalistes, au siège de la Fifa à Zürich. Les membres de la Fifa doivent se réunir en Russie dès la semaine prochaine. Ils vont décider, formellement, si l'option d'un Mondial-2022 à 48 équipes mérite une analyse plus approfondie.
« Ils ont obtenu un Mondial à 32 équipes »
Selon le président Infantino, il est prématuré de spéculer sur cette hypothèse: « Nous avons un contrat avec les Qataris. Ils ont obtenu une Coupe du monde à 32 équipes. Nous en sommes là. Les contrats sont là pour être respectés », a-t-il ajouté. L'autre aspect de cette question est, selon certains experts, le besoin de recourir à une co-organisation si le Mondial passe de 32 à 48 équipes: « Bien sûr, plus d'équipes cela veut dire plus de stades, plus de sites, plus d'hôtels, plus de transports », a souligné M. Infantino.
« Est-ce qu'il serait possible de le faire seulement au Qatar, cela pose question, donc il faut regarder cela de plus près », estime le président de la Fifa, alors que l'attribution du Mondial-2022 au Qatar suscite, depuis huit ans, plusieurs controverses. Des soupçons de corruption font toujours l'objet d'une enquête de la justice suisse, ajoutés à des accusations d'abus des droits de l'Homme, sur les chantiers de certains stades, sans compter un embargo économique de la part d'autres pays du Golfe, sur fond de financement du terrorisme.
La désignation pour 2026 dans quelques jours
Le Qatar a, jusqu'à maintenant, surmonté tous ces obstacles mais, selon Simon Chadwick, un expert de l'université britannique de Salford, partager cette Coupe du monde serait « une défaite pour Doha ». La question de la co-organisation sera au centre des débats la semaine prochaine en Russie, lors du Congrès de la Fifa, le 13 juin, qui doit choisir entre le Maroc et le trio Canada-Etats-Unis-Mexique, longtemps considéré comme favori.
Le Maroc est bel et bien candidat à l'organisation du Mondial 2026
Vendredi dernier, les inspecteurs de la Fifa ont qualifié la candidature africaine comme étant « à haut risque », en matière de stades, d'hébergement et de transports, tout en donnant des notes solides au projet nord-américain. Sur ces bases, la Task Force de la Fifa aurait déjà pu éliminer le Maroc mais elle préfère laisser décider, par vote, les participants au Congrès de la Fifa. Ce qui pourrait donner une dernière chance au Maroc.
Leur vote « devrait vraiment être basé sur le football », estime M. Infantino, alors qu'une attribution au Maroc serait considérée, en plus d'une surprise, comme un camouflet absolu pour le président américain Donald Trump.






















