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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER

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8 août 2019

Au Pérou, construction d'un gigantesque aéroport

Le Machu Picchu est menacé

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Attention, monument en péril ! Classé au patrimoine mondial de l’Unesco, le Machu Picchu accueille chaque année plus d’un million de touristes, le double des recommandations faites pour le préserver. Une situation qui ne risque pas de s'améliorer puisqu'un immense aéroport devrait bientôt s'élever à proximité du site déjà sur-fréquenté !

En effet, afin de mieux desservir la zone, le gouvernement Péruvien prévoit la construction d’un nouvel aéroport international à quelques kilomètres de là. Un projet pharaonique dont les bénéfices sont estimés à plus de 3 milliards d’euros par an, et qui devrait permettre l’afflux d’au moins 5 millions de touristes.

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Le projet fait évidemment débat et suscite l’indignation internationale : selon les experts qui évoquent un «ethnocide culturel», les dégâts écologiques et archéologiques risquent d’être fatals pour la région.

Mais pour le président péruvien Martin Vizcarra, qui vient d’annoncer le début des travaux pour 2020, pas question d'abandonner un projet aussi porteur économiquement. Symbole de la grogne grandissante, une pétition en ligne a déjà collecté plus de 73000 signatures. De son côté, l'UNESCO menace de classer le site sur la liste du patrimoine mondial ... en péril.

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7 août 2019

Macron ignore la Tunisie

Lors de son seul déplacement en Tunisie voici plus d’un an, Emmanuel Macron avait distribué quelques bonnes paroles, promis quelques conversions de la dette et confirmé dans ses fonctions un ambassadeur, Olivier Poivre d’Arvor, jugé à Tunis totalement déconnecté par rapport aux sujets de l’heure.

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Ce n’est guère un mystère. Le chef d’état français n’avait pas de tendresse particulière pour le président tunisien, Beji Caïd Essebsi, « ce vieillard de 92 ans », disait-il en privé. C’est peu de dire que la Tunisie n’aura pas été une priorité dans l’agenda international surchargé qui est celui d’Emmanuel Macron. Entre le jeune président français qui prétend dessiner la carte du monde au pas de charge et le vieux routier de la politique tunisienne, qui, entre deux séances de dialyse, gèrait son pays comme une épicerie familiale, l’entente paraissait impossible.

Le prisme libyen

C’est un peu le destin de la Tunisie de passer toujours après l’Algérie et le Maroc. Certes, durant la parenthèse du printemps arabe, le modèle tunisien fut au coeur de l’actualité internationale et les gouvernements de Nicolas Sarkozy firent un effort notoire, 350 millions d’euros de dons et de prêts, pour aider la jeune démocratie tunisienne. Mais l’euphorie est retombée et les dirigeants tunisiens ont le sentiment d’être négligés à nouveau, alors qu’ils paient aujourd’hui la lourde facture économique et sécuritaire d’une transition semée d’embuches. La Tunisie a plus besoin que jamais de l’aide de leurs amis français et la France semble lointaine.

Quand aujourd’hui les occidentaux regardent vers la Tunisie, c’est pour tenter de gérer, au mieux, le brûlant dossier libyen. La proximité historique entre la Tunisie et la Libye, la présence sur le sol tunisien de nombreux réfugiés libyens, dont des intermédiaires influents, la complémentarité économique entre les deux pays expliquent que Tunis soit incontournable pour toute tentative de médiation à Tripoli. Ce n’est pas un hasard si ces derniers mois, les services français ont trouvé en Tunisie des relais utiles pour faire avancer l’offre de médiation qu’Emmanuel Macron tente entre les protagonistes de la crise libyenne, notamment pour rapprocher les forces islamistes de la région de Misrata et l’entourage du général Haftar.

Des bonnes paroles

Sans marges de manoeuvre budgétaires et privé de toute affinité particulière pour le pays du jasmin, Emmanuel Macron est condamné à distribuer quelque bonnes paroles à une Tunisie hantée par le spectre de l’ancien dictateur, le président Ben Ali. Ces quelques bonnes paroles  pèsent peu face aux immenses difficultés que rencontre l’actuelle transition démocratique.

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Ce n’est pas l’ambassadeur nommé par la France, Olivier Poivre d’Arvor (frère de Patrick), un diplomate dénué de toute culture politique qui va aider le président français à trouver les mots justes et les projets pertinents pour aider la Tunisie. Nommé à Tunis par François Hollande à la demande de sa compagne, l’actrice Julie Gayet, le diplomate est surtout connu à Tunis pour les fêtes nombreuses qu’il donne dans sa résidence de Lamarsa au mépris parfois des règles de sécurité. Ses innombrables apparitions sur les réseaux sociaux et ses projets matrimoniaux vite abandonnés sont jugées totalement déplacées dans une Tunisie livrée aux incertitudes politiques et économiques.

Olivier Poivre d’Arvor, une erreur de casting

Ce diplomate très « people » devenu la star de Facebook n’a pas que des amis en Tunisie où beaucoup de dirigeants politiques ont été heurtés par ses apparitions incessantes. La bonne société tunisienne, sous ses apparences hospitalières, reste très à cheval sur les codes et usages de la culture citadine.

En dehors de sa vie mondaine, Olivier Poivre d’Arvor s’est fait connaître par des positions fermes sur les migrations et par un soutien massif et public au chef de gouvernement, Youssef Chahed. C’est peu.

Au quai d’Orsay, la cote de l’ambassadeur est au plus bas. Pourtant le soutien de l’Elysée, qui pourtant n’a pas hésité à changer de nombreux titulaires de postes diplomatiques, lui est resté acquis pour des raisons mal identifiées

6 août 2019

Colère sur l'île de Sein

La commune perd son unique canot de sauvetage de la SNSM

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L'unique canot de la SNSM de l'île de Sein ira prochainement renforcer les moyens de la station des Sables-d'Olonne (Vendée), à la suite du drame survenu début juin, une décision qui provoque la colère sur la petite île située au large du Finistère.  

"Depuis le drame des Sables-d'Olonne intervenu le 7 juin dernier, qui a causé la mort de trois sauveteurs en mer, la station de sauvetage SNSM ne dispose plus de moyens hauturiers pour la période estivale", indique dans un communiqué la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM). 

Cette nouvelle affectation durera "le temps des travaux de réparation" du canot de la station vendéenne, ajoute le communiqué, évoquant la date du 15 septembre. "Les opérations de sauvetage dans le raz de Sein seront assurées pendant cette durée par les stations SNSM d'Audierne et de Molène et les moyens aériens habituels", précise le communiqué. 

"C'est inadmissible", s'est insurgé auprès de l'AFP Dominique Salvert, maire de la petite île située dans une zone de puissants courants. 

"Comment on va faire pour les évacuations sanitaires?", s'est-il interrogé. "Les hélicoptères ne peuvent pas toujours venir", a-t-il assuré, prévenant que "tout" serait fait "pour que le bateau reste là". "On n'enlève pas un canot de sauvetage sur une île!", a-t-il pesté. 

"Je vais fermer boutique, je n'ai pas le choix", a prévenu Jacques Fouquet, président de la station SNSM de l'île. Interrogé à propos du caractère temporaire de cette affectation, il a dit ne pas y croire. "C'est un rêve ça (la date du 15 septembre, ndlr). Le bateau ne reviendra pas", a-t-il prédit, s'inquiétant pour la sécurité dans la zone. "Il y a des bateaux dans tous les sens en ce moment. L'été est la saison la plus difficile pour nous", a-t-il assuré. 

Le canot tous temps de Sein est le premier d'une série de trois dont s'est dotée la SNSM depuis 2015 pour mieux répondre à l'évolution du sauvetage en mer. Le second a été affecté à la station des Sables-d'Olonne et le troisième à celle de Sète (Hérault). Mais celui des Sables-d'Olonne a rencontré des problèmes et ne navigue plus depuis janvier. C'est la raison pour laquelle le 7 juin les sauveteurs avaient pris la mer à bord du Jack Morisseau, un canot construit en 1986. (selon AFP)

5 août 2019

Guadeloupe : grève du personnel hospitalier

En soutien, des milliers de personnes dans la rue

guadeloupePlusieurs milliers de personnes ont défilé jeudi dans les rues de Pointe-à-Pitre, au départ du CHU, a constaté un journaliste de l’AFP, répondant  à un appel à la mobilisation générale lancé par une dizaine d’organisations syndicales pour soutenir le personnel en grève.

Victime d’un incendie majeur le 28 novembre 2017, le CHU de Guadeloupe fonctionne depuis de façon perturbée. Plusieurs services ont été délocalisés dans des locaux transitoires inadaptés, selon le personnel. Un mouvement de grève générale a débuté au CHU de Guadeloupe le 23 juillet, et même depuis le 10 juillet aux urgences et à la maternité, pour dénoncer le manque de moyens humains et matériels, ainsi que la vétusté et l’exiguïté des locaux. 

En conséquence, la majorité des services fonctionne en service minimum. 

Jeudi, le cortège est parti du CHU en direction du centre-ville de Pointe-à-Pitre et s’est ensuite rendu devant la sous-préfecture. La radio RCI a annoncé que 6.000 personnes avaient défilé d'après le décompte des syndicats. Le comptage des forces de l'ordre faisait état de 2.500 manifestants. 

En plus de l’Union des travailleurs de la santé (UTS) – une branche de l’Union générale des travailleurs guadeloupéens (UGTG) – et de la CGTG, qui sont mobilisés à l’hôpital, onze organisations syndicales avaient invité leurs membres à manifester. 

En soutien, un appel à la mobilisation avait aussi été lancé devant le centre hospitalier de Basse-Terre ce jeudi. 

Les différentes négociations entre la direction du CHU et les autorités sanitaires n'ont pas permis de parvenir à un accord jusqu'ici. Mercredi, le dialogue s'est même tendu après des menaces du directeur, Gérard Cotellon, d'assigner en justice les organisations syndicales qui bloqueraient l'entrée du site à partir de jeudi avec une astreinte quotidienne de 5.000 euros. 

Selon un sondage Qualistat réalisé en juillet 2019, 82 % de la population guadeloupéenne estime que ce mouvement social est justifié et 15% des sondés le juge injustifié. 

Les négociations doivent reprendre vendredi matin. Mercredi, M. Cotellon a annoncé qu'une aide de 20 millions d'euros accordée par l'État, initialement remboursable, ne sera finalement pas à rembourser. De même, l'assurance de 40 millions d'euros débloquée après l'incendie de 2017, initialement déductible des aides gouvernementales, ne sera pas déduite. 

Le CHU fait actuellement face à de grosses difficultés budgétaires, avec notamment une dette fournisseur de près de 49 millions d'euros.

4 août 2019

En 1966, avant Zapata !

En 1966, bien avant Franky Zapata et son flyboard, il existait déjà des "hommes volants"

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4 août 2019

Quand la papauté chasse les pauvres

À Paris, le Vatican menace d'expulser une locataire ainsi que son frère et sa sœur handicapés

vaticanUne locataire, ainsi que son frère et sa soeur handicapés, risquent de se faire expulser de leur logement parisien à cause de loyers impayés depuis avril 2015. L'appartement en question appartient au Vatican.

Selon une information du Parisien, Pascale N., une locataire de 59 ans, est menacée d'expulsion, en compagnie de son frère et de sa sœur handicapés, tous deux à sa charge. Son appartement, situé au 41 avenue Bosquet (VIIe), est géré par la société Sopridex au nom de l'Etat souverain du Vatican. N'ayant pas payé ses loyers depuis avril 2015 (même si l'Etat français s'en est chargé à sa place), elle risque aujourd’hui l'expulsion.  

L'avocat de Pascale a assigné Sopridex ce lundi 29 juillet devant le juge de l'exécution (magistrat chargé notamment des expulsions),  dans l'espoir d'obtenir un nouveau délai.

Après leur départ forcé de Tunisie en 1961, les parents de Pascale se sont installés dans un 160 m² au premier étage de l'immeuble, tandis que les travaux n'étaient pas encore achevés. Pascale explique qu'elle a dû s'occuper de ses parents, puis qu'elle a été victime des aléas de la vie : elle a dû abandonner son travail de directrice commerciale. Elle ne payait donc plus son loyer depuis avril 2015. 

À présent , elle touche 1.198 euros par mois, tandis que le montant mensuel du loyer est de 3.700 euros. La dette locative dépasse les 110.000 euros. L'État français rembourse pourtant tous les loyers impayés au Vatican depuis avril 2017.

"Dès que j'ai été incapable de payer, j'ai entrepris les démarches pour un logement social adapté, j'ai même écrit au représentant du Vatican, et je continue à remuer ciel et terre », assure Pascale au Parisien. 

Cette dernière reproche à Sopridex de bloquer la situation: "Elle m'empêche d'avoir un plan de surendettement, or sans ce plan, aucun bailleur social n'acceptera notre dossier. On veut nous faire sortir de l'appartement mais on ne nous en donne pas les moyens !"

Me Baptiste de Monval, qui défend les intérêts de Pascale N., a expliqué de son côté que : "Le Vatican a contesté les mesures imposées par la commission de surendettement ce qui a pour conséquence directe de bloquer le relogement de Madame N. Pourtant, il continue de s'opposer aux demandes de délai à une mesure d'expulsion de ma cliente."

SDF, pour un logement adressez-vous au pape !

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3 août 2019

Au nord du Cameroun, Boko Haram

La secte jihadiste sévit toujours malgré le calme médiatique

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En 2014, le président camerounais Paul Biya annonçait solennellement son entrée en guerre contre Boko Haram, présent surtout au Nord. Cinq ans plus tard et malgré les lourds moyens militaires investis, la menace n’est pas anéantie, même si les médias locaux se tournent davantage vers la crise anglophone qui frappe le pays.

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Guibaï Gatama avance que les jihadistes conservent encore bien plus qu’une forte capacité de nuisance. Ce journaliste directeur de publication de l’hebdomadaire L’œil du Sahel et naturel de Mokolo dans la région de l’Extrême-Nord, en pleine zone de conflit, a depuis des années consacré l’essentiel de son travail à la couverture du phénomène Boko Haram et ses conséquences.

« La situation est toujours difficile. Elle l’est moins toutefois que pendant les années 2014-2015 où l’armée devait prendre la mesure de la situation, où les populations devaient s’adapter, faire preuve de résilience. Ce que j’essaie de regarder, c’est la capacité de la secte à pouvoir continuer à mener ses actions, comme à Darak, sa capacité à franchir les tranchées pour venir mener ses actions terroristes ».

Le journaliste appuie son argumentaire sur les indicateurs humanitaires et économiques toujours aussi préoccupants : « On a les mêmes problèmes qu’avant, mais dans des proportions je dirais peut-être moindres. La situation humanitaire, elle est là, les déplacés sont là. L’activité économique peine à reprendre dans certains endroits. Ce qui est intéressant aujourd’hui, c’est la résilience de la population camerounaise. Si vous allez dans le Mayo-Moskota, globalement dans le Mayo-Tsanaga [régions de l’Extrême-Nord, NDLR], cette capacité est impressionnante quand même : après les attaques, les gens reprennent vie ».

Autrement, Boko Haram, quoi qu’un peu moins sous les projecteurs de l’actualité, n’en continue pas moins ses ravages.

Une guerre désormais silencieuse ?

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Si le Cameroun a été l’un des pays qui a le plus subi ces dernières années les assauts meurtriers de Boko Haram, le groupe jihadiste reste plutôt discret dans la couverture médiatique locale. Cela depuis l'émergence en 2016 de la crise anglophone, quand le conflit contre la secte jihadiste est progressivement sorti des radars.

Une situation que déplore Guibaï Gatama, journaliste, spécialiste de Boko Haram qui analyse les raisons de cette guerre désormais silencieuse. « De mon point de vue, cela s’explique parce qu’il y a de nouvelles zones de conflit qui ont émergé, notamment la crise anglophone, et c’est proche de l’épicentre des médias. Les médias sont en grande partie installés dans le grand Sud, donc ils sont proches, il y a de l’émotion, il y a du débat autour. »

Pour le journaliste, « il y a aussi sans doute une méconnaissance du Nord-Cameroun par les Camerounais qui vivent dans la partie Sud »« C’est une zone qui sur le plan économique n’est pas la plus attractive, explique-t-il. Donc le brassage des populations également est moindre. C’est normal. Les autres Camerounais essaient de s’informer par les médias. Pour les médias, ce n’est plus le sujet d’actualité majeur, dont il y a un certain décalage, alors que la menace est là, le conflit est toujours là et que des milliers de Camerounais continuent de souffrir, de payer le haut prix du terrorisme. Et il y a une nécessité, il y a une urgence à se mobiliser et à continuer à combattre ce fléau ». (selon RFI)

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2 août 2019

Benalla bientôt directeur de campagne en Côte d'Ivoire ?

Un tête-à-tête Soro - Benalla pour prévoir 2020 ?

benallaGuillaume Soro est déterminé à mener une bataille électorale farouche contre ses anciens alliés du RHDP unifié. L'ancien Président de l'Assemblée nationale ivoirienne multiplie les contacts en Europe, où il se trouve depuis quelques temps.Tous deux mis à la touche du camp présidentiel, en France comme en Côte d'Ivoire, Alexandre Benalla et Guillaume Soro ont le temps de se retrouver pour partager un copieux repas et discuter sur des projets d'avenir. En effet, lors de son séjour au Maroc, l'ancien chef du Parlement ivoirien a dîné avec l'ex-chargé de mission du cabinet d'Emmanuel Macron, révèle Jeune Afrique. Et ce n'est pas leur première rencontre.

Rien n'a pour l'instant filtré de ce que ces deux hommes se sont dit. L'on devine cependant aisément que Soro voudrait se faire accompagner dans ses ambitions présidentielles par des soutiens extérieurs, dont Benalla. Le président du Comité politique se trouve, depuis la mi-juillet, à l'étranger où il mutiplie les rencontres avec certaines personnalités. Une rumeur prédit même que Benalla sera le directeur de campagne de Soro en 2020. Voilà qui promet. 

Les deux hommes se sont rencontrés pour la première fois lors du Congrès de La République en Marche (LREM) grâce à leur ami commun Gérard Collomb. Et depuis, ils ne manquent pas une occasion pour renforcer ce lien d'amitié. Ce dîner partagé dans le Royaume chérifien vient assurément booster cette relation.

Notons cependant qu'Alexandre Benalla est poursuivi après des violences du 1er mai et l'utilisation d'un passeport diplomatique qu'il aurait frauduleusement acquis après avoir été démis de ses fonctions à l'Elysée. N'empêche qu'il continue de garder des contacts avec ses amitiés africaines, dont Guillaume Soro. Avec l'assentiment de Macron ? dans le cadre d'une nouvelle relance de la Françafrique et d'une intervention systématique dans les présidentielles africaines ?

Notons aussi que Guillaume Soro, candidat souvent annoncé aux présidentielles ivoiriennes de 2020, est depuis 2016 sous le coup d'un mandat d'amener. Il possède en effet une belle propriété à Nanterre où il loge sa deuxième épouse. Le couple avait fait venir une servante du Burkina Faso, qui n'était pas payée, mais séquestrée dans la cave de la maison. Ayant réussi à s'enfuir elle a porté plainte contre ses maîtres pour esclavagisme. Une personnalité française très bien placée serait intervenue pour faire lever le mandat d'amener. Et Guillaume Soro semble aussi impliqué dans une affaire où un ressortissant franco-ivoirien Michel Gbagbo a porté plainte contre lui.

D'autres bruits laissent penser que Benalla cherche toujours un lieu sûr pour planquer un de ses coffres-forts disparu. Aux dernières nouvelles, la police n'aurait retrouvé qu'un téléphone portable au contenu compromettant pour un dénommé Macron. Et si Soro voulait quant à lui planquer quelques-uns de ses secrets dans ce même coffre-fort ?

Et l'affaire est loin d'être une fake-new : Alexandre Benalla a créé la société "COMYA GROUP" et il affiche son ambition d'en faire “un géant européen” de la sécurité et de l’intelligence économique en Afrique. De la sécurité ? Tiens donc : les événements qui ont suivi la campagne ivoirienne de 2010 avaient fait au moins 1.100 morts. Avec Benalla, habitué des violences, ce sera combien en 2020 ?

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1 août 2019

Décès de Armand Jung

C’est avec une grande tristesse que nous avons appris ce matin le décès d’Armand JUNG.

ArmandJung

Figure de la gauche strasbourgeoise et alsacienne, infatigable débatteur, socialiste de cœur et de convictions, Armand est toujours resté fidèle - dans les victoires comme dans les défaites - à sa famille politique.

Armand JUNG aura marqué durablement un territoire - celui de la Montagne Verte, de l’Elsau et de Koenigshoffen dont il a été le conseiller général ; Il en connaissait chaque habitant, chaque rue, chaque association et n’avait nul autre pareil pour tenir un débat, même au milieu d’une rue, sur une place, pour défendre avec force les dossiers de « son quartier ».

Député de la première circonscription du Bas-Rhin, il aura porté plus particulièrement le dossier difficile de la sécurité routière. Toujours avec détermination et le courage de parfois être à « contre courant ».

Devenu Député honoraire et jusqu’à ces dernières semaines, il demeurait au fait de la vie politique française, en commentateur avisé et éclairé ; il est toujours resté attentif à l’évolution de ce parti qu’il aimait profondément et de la fédération du Bas - Rhin, écoutant et promulguant conseils à la « jeune génération » et notamment après la défaite cuisante de 2017 et lors du congrès d’Aubervilliers ou sur des dossiers déterminants locaux, régionaux ou nationaux.

Je garde moi d’Armand le souvenir de cette campagne un peu « folle » des législatives de 1997 où jeune militante, je prenais pour la toute première fois part à l’organisation interne d’une campagne. J’avais été fascinée (et reste fascinée) par cette capacité incroyable qu’avait Armand d’aller sur tous les terrains, mégaphone à la main, écoutant de la même manière et avec la même attention tous les citoyens. C’est ce souvenir que je garde ce matin de lui.

La Fédération du Bas Rhin du PS perd un grand militant, une figure emblématique du socialisme alsacien.

Au nom de la direction fédérale, au nom de l’ensemble des militants du PS 67, j’adresse à sa femme Martine, à sa fille Aurélie et à son petit - fils, à Eric Elkouby, à sa famille et à ses proches, toutes mes pensées et amitiés sincères.
 
Pernelle RICHARDOT
Première secrétaire Fédérale
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Notons aussi qu'en 1999 Armand Jung, en tant que membre, puis président du Conseil National de la Sécurité Routière, avait soutenu le projet d'inscription de la RN 59 (contournement de Châtenois, études d'une nouvelle route Lièpvre - Val de Villé) au Contrat de Plan Etat - Région 2000 - 2006.

Accidents de la route: quelles causes? (interview du 21 juin 2011)

31 juillet 2019

Des étudiants strasbourgeois au Togo

Construction d'un éco-village solidaire

togoSept étudiants strasbourgeois de l’INSA ont joint, cette année, un projet de solidarité internationale dans le village de Wonougba au Sud du Togo. Ils sont rentrés la semaine dernière de leur périple d’un mois visant à construire des bâtiments à moindre coût s’inspirant de techniques écologiques locales. 

A environ 1h30 de la capitale, Lomé, se trouve le village de Wonougba, touché par la pauvreté et la malnutrition. L’association togolaise SOS Vol lutte pour faire face aux difficultés sociales, sanitaires, éducatives et environnementales dans la région. Porteuse de projets humanitaires depuis une dizaine d’années, elle vient en aide à ses habitants en mobilisant des actions de solidarité internationale. L’objectif est la création d’infrastructures qui abriteront des activités solidaires : centre de restauration pour les personnes âgées et l’école, dortoirs… Mais aussi de mettre en place une activité agro-pastorale durable pour permettre au village d’être complètement autonome. Deux groupes d’étudiants français dont les Strasbourgeois de GoTogo, sont en charge de mener ce projet à bien.

Diverses compétences à mobiliser

De mi-juin à mi-juillet, Go Togo, le groupe d’étudiants strasbourgeois porté par l’association SOSVol, a œuvré à la construction d’écomaison de la solidarité pour les populations défavorisées du village de Wonougba. En amont, ils ont travaillé sur les plans et techniques de construction durable. 

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Forts de la diversité de leurs compétences, les ingénieurs en étude ont arrêté leur choix sur une technique largement utilisée en Afrique : la voute nubienne. Murs et plafonds sont faits de terre crue, un matériau écologique qu’il est facile de se procurer dans la région. Pour le financement, ils ont mis en place une cagnotte leur permettant de récolter 91 % de leur objectif. 

La saison des pluies s’éternisant, les Strasbourgeois ainsi que les bénévoles du chantier ont dû faire face à de lourdes précipitations ne permettant pas le séchage optimal du matériau - très fragile à cette étape. Ils se sont alors adaptés faisant évoluer leur projet en créant une charpente de bois - coupé à proximité -, en montant des murs de briques de terre crue puis en couvrant de taule, seul matériau disponible dans ce court laps de temps. Au cours du mois passé sur place, le dortoir et la salle polyvalente sont sortis de terre. 

Ces lieux seront des espaces d’échange, de sensibilisation et de formation à la production locale : apprendre à élever et cultiver de manière à respecter l’environnement et devenir autonome. Le projet s’inscrit dans l’objectif de lutte contre la malnutrition par la création d’une économie sociale et solidaire pérenne.

Le projet a déjà un an

L’aventure solidaire débute en 2018 avec un groupe d’étudiants bordelais qui est à l’origine de We are ready (WART). En partenariat avec l’association Solid’Earth et sur l’initiative de SOSVOL. Le groupe est en charge de la construction d’une cantine collaborative alimentée par l’agriculture et l’élevage, pour les personnes âgées n’ayant plus la force de travailler aux champs et les enfants de l’école. 

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Cette année avant leur second départ pour Wonougba, et dans le but de se financer, We are ready Togo proposait au parrainage... Des poules ! De fin mai à fin juin, WART a défriché la partie du terrain réservée au poulailler, à la machette. Ils ont débuté la construction du poulailler et de la cantine avec l’aide des bénévoles de SOSVol, de maçons et de menuisiers locaux et grâce à l’expertise d'un agronome. Ils ont aussi travaillé à la mise en place du forage pour l’alimentation en eau du village. 

Selon Adèle, étudiante en Architecture et Génie Civil à l’INSA de Strasbourg, "c’est un projet sur le long terme, le budget est morcelé, cela prendra entre 3 et 5 ans". La suite l'année prochaine... (selon ID - L'info durable)

Unknown

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