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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
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refugies
13 octobre 2016

A propos de l'accueil de réfugiés à Villé

Une majorité de lecteurs du blog favorable à recevoir des réfugiés

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Le débat lancé dimanche à propos de l'accueil de réfugiés a été animé. Il s'agit maintenant d'en faire l'analyse. L'article a été lu près de 1800 fois en trois jours, ce qui est déjà exceptionnel en soi. Sur l'ensemble des parutions (blog, facebook, etc...) plus d'une centaine de lecteurs se sont exprimés d'une façon ou d'une autre (commentaires, "j'aime", etc...). A noter que ceux qui se sont prononcés "pour l'accueil", soit environ 75%, sont souvent restés discrets face à l'idéologie tonitruante et virulente des "contre".

A analyser de plus près les "contre" on trouve dans l'ordre : des jeunes de moins de 30 ans, même souvent issus de l'immigration, mais aussi des proches des autonomistes d' "Elsass frei" (ce qui est moins étonnant). Il est vrai que ce sont les jeunes que l'on retrouve le plus souvent à consulter internet. D'autres, parfois moins jeunes, semblent sortir de classes populaires, celles que Marx appelait déjà le "lumpenproletariat", et ne dépareraient pas la ville de Hayange du maire Engelmann. Ce n'est heureusement qu'une toute petite minorité, mais qui pollue l'atmosphère du bourg.

Une réunion secrète du conseil municipal

Dès lundi soir, le maire de Villé a organisé une réunion "commissions réunies" unique en son genre puisque la convocation n'indiquait aucun point d'ordre du jour ! Certes on reconnaît là la méthode dissimulatrice courante à la mairie de Villé. Mais enfin, admettons, il y a eu une réunion, donc il faut l'espérer, aussi une discussion. Selon des proches du maire, le sous-préfet de Sélestat était présent (serait-ce lui qui a poussé à la réunion ?). Il a été question de l'accueil de personnes réfugiées ou demandeurs d'asile. Pour le reste, il faudra attendre une réunion ultérieure publique du Conseil Municipal ou un bulletin municipal, rare ces derniers temps, pour en savoir plus. Je continue à penser qu'une réunion publique serait la bienvenue pour permettre de lever toute ambiguïté et prévoir un accueil chaleureux à tous ceux que la guerre a chassé de leur pays. On n'a pas fini de parler de cette affaire ... L'accueil des réfugiés s'est bien passé dans des communes du Centre-Alsace et d'Alsace, tout comme chez nos jumelés d'Elzach, alors pourquoi pas à Villé où l'Etat possède de magnifiques bâtiments ?

DNAExtrait de presse : DNA de ce jour

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9 octobre 2016

Villé peut-il accueillir des réfugiés ?

Une question qui devrait se poser bientôt

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Avec le démantèlement programmé de la "jungle de Calais", où les réfugiés sont entassés dans des conditions inhumaines, il est sûr que la question va être d'actualité très vite. Non seulement par rapport à ceux qui tentent de passer en Angleterre, mais par rapport à tous ceux qui fuient la guerre (Afghans, Pakistanais, Syriens, Erythréens, Irakiens, et j'en passe). Il s'agirait donc très rapidement, avec les responsables de l'Etat, les élus et la population, d'examiner les possibilités d'accueil.

L'hiver arrive à nos portes, l'hébergement doit être prioritaire

Y a-t-il à Villé de quoi héberger des réfugiés ? La réponse est oui, sans l'ombre d'un doute. Des bâtiments ont été désaffectés récemment : l'ancienne gendarmerie, la maison de retraite intercommunale. Rien que là, il y a de quoi aménager des chambres et des appartements d'accueil. L'occupation permettrait même de garder dans un état correct des bâtiments qui, dans la situation actuelle d'abandon, vont aboutir à être des ruines indignes d'un bourg-centre qui se veut touristique.

L'ancienne gendarmerie

Il n'est pas question ici de polémiquer sur les raisons ayant amené à l'abandon de cet immeuble construit en 1954 et qui appartient toujours à l'Etat, la municipalité ayant décliné l'offre de l'acquérir à l'Euro symbolique. Il doit donc être possible d'y loger des réfugiés après quelques travaux de remise en état. 

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Un bâtiment habité aurait quand même un meilleur aspect qu'avec des volets clos !

migrants_003Des habitants qui, en collaboration avec la municipalité, entretiendraient les abords, voilà qui permettrait très certainement au maire de Villé d'obtenir enfin la troisième fleur qu'il appelle de tous ses voeux !

Enfin, faut-il rappeler qu'en annexe du bâtiment, d'anciens terrains laissés en friches ont servi comme jardins potagers. Pourquoi ne pas trouver parmi les réfugiés des volontaires pour les réhabiliter et pour profiter de légumes frais ?

Située non loin du bourg-centre, cette occupation permettrait peut-être aussi de relancer le commerce de proximité.

L'ancienne maison de retraite

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migrants_009Voilà un bâtiment, appartenant à la Communauté des Communes de la vallée de Villé, encore plus récent que la gendarmerie, et même agrandi il y a à peine deux décennies. Le mobilier s'y trouve encore (même la vaisselle, paraît-il). Quelques travaux de nettoyage et de rangement suffiraient. Qu'attend-on pour lancer une demande d'accueil immédiatement. Le président de la comcom et le maire de Villé, vice-président de la même collectivité, devraient pouvoir s'entendre !

Enfin, sachons qu'à Villé plus de 40 logements sont inoccupés. Pourquoi le maire ne lancerait-il pas un appel aux propriétaires ? Avec l'arrivée de réfugiés, peut-être la 3ème classe d'école maternelle n'aurait-elle pas été fermée pour manque d'effectif ?

Voilà un sujet qui mériterait au moins une réunion publique entre toutes les bonnes volontés favorables à l'accueil de réfugiés.

Par le passé, le Val de Villé s'est souvent montré généreux dans l'accueil de réfugiés (Italiens, Polonais, etc... après la 2ème guerre mondiale, Hongrois en 1956 lors de l'invasion de leur pays par les chars russes, etc...). Alors pourquoi pas cette fois-ci ? où nos "Rafale" participent aux bombardements en Irak et en Syrie ? 

Vivement, uneunion et Monsieur le Maire, affichez un peu de courage politique (pas de réunion ku-klux-klanesque pour une fois, svp) ! Ce ne sont que ceux qui n'ont jamais vu de réfugiés qui votent à l'extrême-droite dans nos campagnes !

14 juillet 2016

Cinq ans après le retour de la paix en Côte d’Ivoire, les réfugiés ivoiriens vivant au Ghana ont encore peur de rentrer chez eux

Malgré les assurances de la communauté internationale sur la situation sécuritaire, beaucoup se montrent encore réticents. Sur les 11.000 réfugiés ivoiriens au Ghana, seuls quatre sont officiellement rentrés dans leur pays depuis la visite à Accra de leur ministre de la Cohésion sociale, Mariatou Koné, qui a pourtant promis que « personne ne sera arrêté à son retour ».

REFUGIES_IVOIRIENS

Mais pour la plupart des 2200 réfugiés pro-Gbagbo vivant au camp Egyeikrom, dans le centre du Ghana, pas question de revenir. « Aller en Côte d’Ivoire, c’est aller mourir, il vaut mieux rester ici et attendre le jour de ma mort réelle plutôt que d’aller me faire tuer par les rebelles en Côte d’Ivoire. Je préfère rester ici », soutient Ange-Pelagie Baya, une réfugiée, directrice d’une ONG. « Je suis de l’ouest et ceux qui sont visés aujourd’hui sont les gens de l’ouest. Je n’ai plus de village ni de campement. Tous les rebelles ont occupé le secteur de chez nous. On ne peut pas rentrer à Abidjan. Même au marché, les rebelles sont au marché. Moi rentrer ? Ce n’est pas maintenant tant que le régime de Ouattara est en place. Je suis toujours en asile », explique-t-elle.

Pourtant, la situation dans le camp de réfugiés n’est pas des plus reluisante. La distribution de vivres aux réfugiés a été arrêtée en novembre, alors que le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés n’a reçu que 3 % de l’aide promise par les donateurs, depuis le début de l’année. Mais l’organisme onusien ne compte pas laisser, les déplacés livrés à eux-mêmes. « Le rapatriement du HCR est volontaire, chaque individu évalue la situation et en fonction de cela, ils prennent la décision de rentrer. Notre rôle est de faciliter ça pour s’assurer que nous avons des informations de sources diverses des pays ciblés, afin qu’ils puissent prendre une décision », soutient Nii Ako Sowa porte-parole du HCR au Ghana.

Selon l’agence des Nations Unies, plus de deux tiers des 300.000 Ivoiriens qui ont fui leur pays en 2010 n’ont pas été enregistrés. Et difficile de dire actuellement où ils se trouvent, même si certains affirment que la plupart ont rejoint l’Afrique du Nord et l’Europe. « Nous faisons tout ce que nous pouvons pour relayer les inquiétudes des réfugiés au gouvernement ivoirien et inversement, afin de s’assurer que tout le monde se comprend, et qu’on puisse travailler et avancer, même si je dois dire que, honnêtement, à l’heure actuelle, de nombreux réfugiés ne veulent pas rentrer parce qu’ils ne pensent pas que les conditions sont réunies », déclare Tetteh Padi du Conseil des réfugiés du Ghana.

Le haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés a tenu une réunion à Abidjan mardi, pour préparer le retour de tous les Ivoiriens qui ont fui les violences post-électorales entre novembre 2010 et mai 2011.(selon AFP)

sos refugiés ivoiriens

1 juillet 2016

France, Pays des Droits de l'Homme

Les associations humanitaires dénoncent ...

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La Cimade, le Forum-réfugié, France Terre d’Asile, l’Ordre de Malte et l’ASSFAM, ont, dans un rapport conjoint rendu public ce mardi 28 juin 2016, dénoncé un recours systématisé, démesuré et détourné de la rétention administrative, en France et en Outre-mer.
Intervenant dans les camps de rétentions où sont placés les étrangers en situation irrégulière en vue de leur expulsion, les cinq associations ont rendu leur rapport annuel. Selon elles, le recours à l’enfermement est la méthode privilégiée par les autorités françaises, notamment en France et en Outre-mer. Au total 230 000 femmes, hommes et enfants ont été victimes d’un tel acte, entre 2011 et 2015. Selon les associations, en 2015, près de 48 000 personnes sont passées par un centre ou local de rétention administrative, et 10 % des retenus sont des mineurs. Et depuis 2014, le nombre d’enfants concernés par la rétention a doublé, en métropole. « Une privation de liberté banalisée, alors que trop souvent l’enfermement est inutile voire abusif et illégal », dénoncent les associations.
De l’autre côté en Outre-mer, à Mayotte, 4 400 enfants ont été enfermés. Parmi eux beaucoup étaient rattachés illégalement à un adulte non membre de leur famille, alors qu’isolés ils devaient bénéficier de l’Aide social à l’enfance. Sur les cinq dernière années, c’est plus de 21 500 mineurs qui ont été renvoyé de Mayotte en passant d’abord par la rétention. Sur cette même période. Pour les associations, « les éloignements sont réalisés en quelques heures, sur la base de lois dérogatoires, ce qui produit des violations des droits fondamentaux sans pratiquement aucun contrôle de la justice ».
Dans le rapport, les cinq associations fustigent le fait qu’en France métropolitaine la rétention a été employée par les autorités à d’autres fins que celles prévues par la loi. Les salariés et bénévoles intervenants auprès des personnes placées en rétention dénoncent aussi l’enfermement de personnes malades, de femmes enceintes, de demandeurs d’asile, et de victimes de la traite des êtres humains. La vulnérabilité de ces individus n’ayant pas été prise en compte, d’autant qu’ils nécessitent une protection urgente de l’administration, plutôt que d’être privés de liberté. France, Pays des Droits de l'Homme !
19 octobre 2015

187 réfugiés à Elzach, 0 à Villé ?

A Elzach, la municipalité vient d'organiser une réunion publique concernant l'hébergement des réfugiés. 250 personnes se sont déplacés dans le seul but de réaliser une synthèse sur les besoins des 107 réfugiés déjà arrivés et des 80 qui vont encore venir.

elzachLa soirée a été animée par le délégué aux réfugiés du district Hanno Hurth et le Bürgermeister (maire) de Elzach. Selon Hanno Hurth, des enquêtes précises prouvent que 40% des personnes resteront ici. Il s'agit donc de trouver des solutions d'hébergement à court terme mais aussi à long terme. Pour la première fois, le maire Tibi se voit obligé dans l'immédiat de réquisitionner un gymnase, car l'utilisation de bâtiments et d'appartements vacants ne suffit pas. Mais il prévoit de réaliser rapidement la réhabilitation de bâtiments communaux et la construction de bâtiments provisoires pour 50 personnes. Un centre d'accueil est aussi prévu au centre-ville,  afin de faciliter l'intégration des enfants dans les écoles, les garderies et jardins d'enfants. Fin novembre, tous les travaux devraient être terminés. Roland Tibi espère aussi trouver quelques appartements sur le marché immobilier privé. Autre problème traité : l'aide et les soins. Ceux-ci seront coordonnés par l'association Caritas, auprès de laquelle les bénévoles sont les bienvenus.

Question posée par des participants : que va coûter tout cela à la communauté ? Le maire Tibi rassure : il y aura peu d'incidence sur le budget communal. Le nouveau centre d'incendie sera réalisé comme prévu. Un soutien financier conséquent est prévu par le Bund (l'Etat) et le Land (Région). Par contre, un certain nombre de services pourront continuer à fonctionner grâce à l'arrivée de cette population : écoles, clinique de Waldkirch, etc...

Pour Elzach, l'accueil de réfugiés est certes contraignant au moment de leur arrivée, mais au bout du compte peut être un avantage pour tout l'Elztal.

Pendant ce temps, dans le Val de Villé, on continue à dormir du sommeil du juste. Peut-être que lors du prochain "Noël des coeurs" les maires et élus de la vallée pourront-ils s'informer auprès de la délégation badoise qui se déplacera, et le président des maires du canton et maire de Villé, avec le soutien du président de la comcom et de la conseillère départementale, verront-ils enfin comment faire preuve de solidarité envers ces populations qui vivent la guerre et la misère dans leur pays.

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18 septembre 2015

Frontière austro-allemande : des contrôles qui ne gênent que les frontaliers

Incroyable, mais vrai ! A Freilassing (Bavière) la police allemande (Bundespolizei) contrôle les passages vers l'Allemagne en pleine ville. Non seulement ces contrôles sont faits à 300 mètres de la frontière sur le territoire allemand, mais ce "check-point" ne gêne que les frontaliers ! Quant aux  migrants, conduits par des passeurs, ils traversent la frontière dans les rues parallèles non surveillées.

douaneCe mardi 15 septembre, la jeune Marie Sifft, 10 ans, a fait sonner son réveil à 5 heures du matin. Car elle ne voulait pas passer, comme le jour précédent, manquer les premières heures de cours de son école. Car elle habite Freilassing en Allemagne et sa mère l'accompagne en bus dans son école privée à Saltzbourg en Autriche. De Freilassing à Salzbourg, la distance n'est pourtant que de 6 km, mais le bus a mis 3 heures et demie à les parcourir.

Les Sifft sont une de ces familles frontalières dont le quotidien est devenu plus difficile depuis que les contrôles des frontières ont été mis en place. Au niveau routier, c'est l'embouteillage permanent. Helena Sifft affirme : "Dans la société que dirige mon époux, un tiers du personnel doit passer la frontière. Ceux-là viennent en retard ou pas du tout."

Un retraité allemand revenu de vacances en Serbie décrit son voyage de 20 heures vers Münich : cet ancien électricien de 68 ans a passé 5 heures à se faire contrôler.

Un chauffeur de taxi, quant à lui, affirme qu'il ne perd pas de temps car une rue à 100 mètres de ces contrôles n'est pas bloquée et beaucoup, y compris les réfugiés, passent par là. Selon lui, les passeurs sont informés des nombreuses voies de détour. D'ailleurs, un policier confirme : "En une journée nous n'avons intercepté qu'une trentaine de réfugiés et dix passeurs." Infime par rapport aux 19000 migrants arrivés à Münich pendant le week-end.

Un problème juridique se pose d'ailleurs : les barrages routiers se font sur le sol allemand. A la frontière la route est trop étroite. Il en est d'ailleurs de même pour les trains Salzbourg - Münich qui devraient s'arrêter sur un pont. Difficile à envisager. Les réfugiés ne sont donc pas refoulés, mais dirigés vers un centre d'accueil. C'est de toutes façons là qu'ils voulaient se rendre.

Autrement dit, les mesures prises par le ministre de l'intérieur Thomas de Maizières ne servent à rien, si ce n'est à couvrir de honte et à ridiculiser non seulement l'Allemagne, mais l'Europe entière. La réunion des ministres de l'intérieur de l'espace Schengen qui a eu lieu lundi dernier n'en est que la triste réalité. Quand les hommes politiques européens s'attelleront-ils à la réalité : l'accueil d'hommes, de femmes et d'enfants en détresse ? 

refugies

17 septembre 2015

Un migrant intercepté au ferry de Rhinau-Kappel ?

Décidément, le blocage des migrants devient ridicule.

alsace

Voilà qu'Angela Merkel et son ministre de l'intérieur Thomas de Maizières (descendant d'émigrés français en Allemagne au temps des guerres de religion) placent des policiers pour contrôler d'éventuels passages de migrants de l'Alsace vers l'Allemagne ! Sûr qu'au pont de Kehl, ils vont en arrêter beaucoup. Bien que pour l'instant, ni là, ni à Vieux-Brisach aucun migrant n'a encore pointé son nez, pas même sur la passerelle du jardin des deux-rives !

Mais les autorités allemandes ont pensé à tout, car les migrants pourraient traverser le Rhin en empruntant le ferry Rhinau - Kappel (départ tous les 1/4 heures). Et si certains, à la vue des policiers, seraient tentés de se jeter pour tenter de rejoindre les rives allemandes à la nage, la police fluviale germanique aurait été renforcée aussi, et même des unités de secours pour éviter les noyades vont être mises en place. Personne ne souhaite que le Rhin devienne un lieu de naufrage de boat-peoples. 

policeMême la passerelle des Deux-Rives est bien surveillée

rhinau_kappel1Bac de Rhinau - Kappel

rhinau2Un  migrant sans papiers ?

16 septembre 2015

Les réfugiés syriens bien accueillis dans les territoires d'outremer

Le périple de trois migrants syriens à travers la forêt amazonienne

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En pleine guerre syrienne, les premiers réfugiés arrivent en Guyane. A Cayenne, trois syriens victimes d’un naufrage à l’embouchure du Maroni, ont été pris en charge par les autorités. Ils ont traversé l’Atlantique, puis le Brésil en direction de l’Oyapock. De là, ils ont pris une embarcation pour se rendre à Saint-Laurent-du-Maroni où s’achève brutalement leur périple, puisqu’ils chavirent au niveau de l’embouchure du Maroni. Ils réussissent malgré tout à regagner la côte à la nage et sont rapidement pris en charge par les autorités.

Ehssan Ibrahim (médecin à l’hôpital Andrée Rosemon de Cayenne) d’origine syrienne apporte son aide pour les premières démarches. Il avoue avoir appelé des connaissances afin d’aider ses compatriotes à obtenir des logements. Pour lui, il ne serait pas étonnant d’en voir d’autres arriver, sachant que peu de pays aident les réfugiés syriens. Ahmed (réfugié syrien) explique les raisons pour lesquelles il s’est enfui : « j’ai fui la Syrie car j’avais peur pour ma vie. Je n’ai pas voulu faire la guerre, alors j’aurai pu aller en prison. Plusieurs membres de ma familles sont morts, mes deux frères sont en prison et nous n’avons plus de nouvelles d’eux ».
D’après leur témoignage, ces trois hommes ont bien été traités par les autorités depuis leur arrivé à Saint-Laurent-du-Maroni. Leur plus grand espoir aujourd’hui est d’obtenir le sésame : un statut de réfugié politique.

56 demandeurs d'asile irakiens et syriens arrivés en Guyane
La plupart de ces réfugiés transitent en Guyane dans l'espoir de gagner ensuite l'Hexagone, ayant pu profiter au Liban de visas vers le Brésil. Comme les trois précédents, ils ont bravé tous les périls pour traverser l'Amazonie.  Les procédures de demande d'asile sont classées prioritaires dans leur cas. Cinquante-six réfugiés du Proche-Orient sont actuellement en Guyane. Selon la Préfecture, ils sont 30 Irakiens et 26 Syriens à demander l’asile politique. Leur prise en charge est assurée par l’OFPRA, l’Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides. Les réfugiés en provenance du Proche-Orient bénéficient d’un traitement prioritaire par rapport à la procédure normale de demande d'asile. Ces demandes sont enregistrées rapidement avant d'être examinées en priorité par l’Ofpra. Une démarche qui prend moins de trois mois voire moins d’un mois. Une fois le statut de réfugiés obtenu, ils gagnent l’Hexagone, leur destination finale, bien souvent.

 Guadeloupe : une histoire particulière

Ces derniers mois, plusieurs familles syriennes ont trouvé refuge en Guadeloupe., elles ont été accueillies  par leurs compatriotes, solidaires.

guadeloupe

La Guadeloupe a toujours été une terre d'accueil pour les Syriens et les Libanais. Depuis plus le début du XXème siècle, une importante communauté siro-libanaise s'est installée aux Antilles et, singulièrement en Guadeloupe. Un choix motivé en premier lieu par une recherche d'un nouvel essor économique et qui, plus tard, a aussi eu pour motivation l'exercice de la foi souvent difficile pour une communauté majoritairement chrétienne.

Plusieurs générations sont nées aux Antilles et en Guyane et se sont intégrées à la population, se revendiquant aujourd'hui totalement guadeloupéenne, martiniquaise ou guyanaise. Ce qui n'empêche pas pour autant une communication permanente avec la terre d'origine. Certains jeunes décident souvent de retourner y vivre. Certains s'y marient et s'y établissent.

Avec les conflits permanents au Proche-Orient, au Liban tout d'abord et en Syrie ensuite, beaucoup de ressortissants de ces pays ont fait le choix de les quitter pour chercher refuge ailleurs. Ces derniers mois ayant été particulièrement rudes en Syrie, la population s'est vue obligée de fuir ce pays en guerre; en ligne de mire  des terroristes des mouvements islamistes, les chrétiens. Souvent soumis à des actes de tortures, à la spoliation de leurs biens, à l'obligation d'adjurer leur foi chrétienne, beaucoup choisissent, la mort dans l'âme, de s'expatrier.

C'est presque naturellement, qu'ils sont accueillis aux Antilles et singulièrement en Guadeloupe.  Malgré la volonté de l'Etat de les compter désormais comme réfugiés, il reste difficile de les dénombrer puisque, parmi ceux qui arrivent, on compte aussi des personnes nées en Guadeloupe, partis vivre en Syrie et revenus chassées par la guerre. Ceux-là possèdent souvent la double nationalité franco-syrienne. Tous trouvent auprès de la communauté déjà installée en Guadeloupe un accueil fraternel quand il n'est pas familial.

25 août 2015

Bad-Krozingen accueille plus de réfugiés que prévu

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Si vous prenez la route de Colmar à Fribourg par Neuf-Brisach, vous passerez forcément par Bad-Krozingen, une petite ville du Pays de Bade réputée pour ses bains chauds dont les sources ont été découvertes par hasard en 1911 lors d'une recherche de pétrole. Leur exploitation a transformé le petit village en une ville  balnéaire et touristique. Le mot « bad » est ajouté en 1933 au nom de la ville par référence aux eaux thermales curatrices.

Bad-Krozingen a un bâtiment qui hébergeait jusqu'à il y a peu de temps l'ancienne bibliothèque municipale. Les livres ont disparu depuis un certain temps transportés vers la nouvelle médiathèque. Les travaux ont été réalisés pour transformer le bâtiment en lieu d'hébergement pour réfugiés. Une cuisine a été aménagée ainsi que des douches, financées par les dons des particuliers. La salle de lecture a été gardée comme salle de réunion pour les réfugiés. Les autres locaux sont devenus autant de chambres. 

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Tout devait être prêt fin août. Mais dans l'urgence, il a fallu héberger depuis le début du mois un père et son enfant, ainsi que deux familles de 3 personnes chacune. La municipalité s'est engagée à recevoir 146 personnes. Elle mettra ausssi à disposition des containers pour les déchets. Pour l'ensemble des communes du "Landkreis" de la haute Forêt Noire, il est prévu d''ici la fin de l'année d'héberger 1500 réfugiés.

Le Bürgermeister Volker Kieber (sans appartenance politique) de Bad-Krozingen estime que sans logement, l'intégration n'est pas possible. Aussi, outre l'ancienne bibliothèque, ce maire cherche des hébergements en location chez des privés et garantit le coût de la location au propriétaire. Mais il est rare que la municipalité doive pallier à la défaillance de paiement des réfugiés.

Et que dire du Val de Villé où l'ancienne gendarmerie, l'ancienne maison de retraite, les bureaux de l'ancien Super-U sont vides ? et de Villé où environ 40 logements particuliers n'ont pas de locataires ? Décidément nous ne sommes pas dans la même Europe.

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22 juin 2015

Pays de Bade : des écoles pour les enfants de réfugiés

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Alors que nos dirigeants résument trop souvent le problème des migrants à Vintimille et Calais, et à détruire quelques camps de Roms, au nom du slogan "France, terre d'accueil" nos voisins du Pays de Bade aménagent des logements, et surtout font l'effort de créer des écoles pour les enfants de ces migrants. Le Land Bade-Würtemberg a déjà créé 1100 classes dans le but d'intégrer ces élèves, qui ne connaissent souvent pas un mot d'allemand. Ces classes sont gérées avec une certaine flexibilité nécessaire au vu des origines très diverses des réfugiés. D'où un gros problème à résoudre : la formation des enseignants.

L'école n'est pas seulement une obligation, mais aussi un droit

Le nombre des réfugiés augmente rapidement, et plus encore celui des enfants en âge d'aller à l'école. Cette année, le gouvernement du Land compte avec l'arrivée de 52000 migrants, dont un tiers d'enfants à scolariser, soit, selon le ministre de l'éducation Andreas Stoch (SPD) un doublement des effectifs.

L'obligation de scolarisation débute, selon la loi allemande, au plus tard six mois après l'arrivée des familles, sans qu'il ne soit fait une différenciation sur les origines ou sur les situations administratives. D'où la nécessité de scolariser aussi les enfants de l'ex-Yougoslavie menacés de reconduction dans leur pays. Le droit à l'inscription dans une école est quasi-immédiat.

16000 élèves du Land nécessitent des classes spéciales

La plupart des enfants de réfugiés viennent des Balkans, de Gambie et de Syrie, un autre tiers provenant de l'Afrique de l'Ouest (surtout  du Nigeria), d'Algérie, d'Irak, du Pakistan, d'Afghanistan et d'Erythrée. Non seulement ils ne parlent jamais l'allemand, mais sont aussi très souvent analphabètes et n'ont jamais vu d'école. L'administration scolaire du Land a déjà aménagé 780 classes dans les écoles primaires, et 800 classes de formations professionnelles.

Nécessité de recruter des enseignants et d'assurer leur formation

De nombreux enseignants d'écoles allemandes traditionnelles sont recrutés et formés notamment au niveau des langues. "Nous voulons donner à ces enfants les meilleures chances de repartir dans la vie" promet Stoch.

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