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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
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refugies
28 août 2021

Des pays africains qui ouvrent les bras aux Afghans et Afghanes

Ouganda et Rwanda, les premiers

Le département d’Etat américain a annoncé que 13 pays ont accepté d’accueillir temporairement les Afghans évacués. Parmi eux deux pays africains ont déjà reçu sur leur territoire, leur première vague d’évacués d’Afghanistan. Il s’agit de l’Ouganda et du Rwanda.

afghansCe mercredi un vol en provenance d’Afghanistan a atterri à l’aéroport international d’Entebbe. A bord 51 réfugiés Afghans et d’autres nationalités, hommes, femmes et enfants, qui constituent la première vague d’évacués qu’accueillera l’Ouganda à la demande des Etats-Unis. D’autres avions en provenance de Kaboul sont attendus dans les prochains jours. Environs 2000 personnes seront accueillies, ont annoncé les autorités ougandaises. Elles passeront à Kampala quelques mois, avant d’être à nouveau convoyées vers les Etats-Unis et d’autres pays. La décision d’accueillir les personnes dans le besoin s’appuie sur la politique constante du gouvernement ougandais d’accueillir des réfugiés et des personnes en détresse et de jouer un rôle responsable dans les questions d’intérêt international » a précisé un communiqué du gouvernement local.

Dans la foulée de l’Ouganda, c’est le Rwanda qui a annoncé mardi qu’il accueillerait 20 réfugiés afghans. Il s’agit essentiellement de l’ensemble des pensionnaires et du personnel d’encadrement du seul internat pour filles d’Afghanistan. La nouvelle a d’abord été annoncée à travers un tweet de Shabana Basij-Rasikh, présidente et co-fondatrice de l’École de leadership d’Afghanistan (SOLA). Elle a ensuite été confirmé par les autorités de Kigali.

L’ensemble des étudiants, professeurs, personnel d’encadrement et membres de la famille affiliés à l’école avaient quitté Kaboul, après la prise de la capitale afghane par les talibans. Ils ont d’abord transité par le Qatar avant d’atterrir à Kigali. Leur séjour devrait durer un semestre. (selon "Afriquinfos")

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3 juin 2021

Réfugiés syriens en exil dans un pays qui ne veut pas d’eux

Au Liban, les Syriens sont confrontés à un racisme ordinaire qui rend leur intégration extrêmement compliquée.

danemark

« Enta Souré ? (Tu es Syrien ?). Cette phrase, que j’entends tous les jours, a fini par me hanter. » Originaire de Zabadani, à la frontière libanaise, Ahmad est arrivé au Liban en 2014 pour fuir la répression du régime syrien. « Je me suis fait arrêter à un check-point car mon porte-clés avait le sigle de l’Armée syrienne libre (ASL). J’ai été battu et maltraité pendant près d’un mois dans un commissariat. Une fois sorti, j’ai quitté la Syrie pour le Liban illégalement. » Il débarque dans le camp palestinien de Bourj al-Brajné pour rejoindre son cousin et sa famille. « Durant mes premières semaines au Liban, l’adaptation à ce nouvel environnement a été particulièrement difficile. Ici, on nous fait clairement comprendre que nous ne sommes pas les bienvenus, dans les transports, dans les administrations et les magasins », explique le jeune homme de 27 ans à l’allure frêle. Pour fuir la violence du régime ou plus généralement la guerre, plus d’un million de Syriens ont afflué vers le Liban, qui n’a pas fermé ses frontières durant les premières années du conflit et qui constituait pour beaucoup la porte de sortie la plus simple. « Au moins ici, on parle l’arabe, pas comme en Turquie où il faut apprendre la langue avant de pouvoir travailler », dit Ahmad.

 Six cent mille Syriens vivaient déjà au Liban avant la guerre, selon les Nations unies. Beaucoup d’entre eux travaillaient dans le secteur du bâtiment, constituant une main-d’œuvre bon marché pour les entrepreneurs immobiliers libanais. « Mon cousin qui habitait au Liban depuis quelques années a réussi à me faire travailler avec lui et son “mouallem” (maître de chantier) pour une paye ne dépassant pas les 20 000 livres libanaises par jour », poursuit Ahmad qui, comme de nombreux jeunes Syriens, a dû se résoudre à travailler dans ce secteur pour subvenir à ses besoins. Selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), 865 331 réfugiés syriens étaient enregistrés au Liban en décembre 2020 sur les registres de l’ONU. Ceux-ci bénéficient d’une enveloppe de 400 000 LL par mois, transférés par le HCR, et 100 000 LL supplémentaires par personne et par mois fournis par le Programme alimentaire mondial. Mais de nombreux réfugiés, surtout les jeunes hommes, ne voient pas l’utilité de s’enregistrer, ce qui fait que les chiffres réels seraient beaucoup plus élevés (aux alentours d’un million cinq cent mille). Chaque année, entre 1,2 et 1,5 milliard de dollars sont alloués pour gérer l’afflux massif des réfugiés au Liban. Dans un pays ayant déjà une histoire compliquée avec la Syrie et où le racisme antisyrien est prégnant, cette crise a provoqué un vif ressentiment d’autant que le conflit syrien a eu un impact économique important sur le Liban dont la croissance est passée de 8,5 % en 2010 à 1,5 % en 2012.

Ne feraient-ils pas la même chose pour sauver leur peau ?

Farah, réfugiée syrienne au Liban depuis 2017, est originaire de la région de Aïn Arab (Kobani), à quelques kilomètres de Jarablos, jouxtant la rive est de l’Euphrate. Sa région a été prise dans un premier temps par les Forces démocratiques syrienne (FDS) – dominées par les combattants kurdes et soutenues par les Occidentaux – et plus récemment, à la fin de l’année 2019, l’armée syrienne et les Russes s’y sont déployés. Après la bataille féroce contre l’État islamique (EI), les FDS refusent le retour des populations arabes sunnites accusées de connivence avec le groupe jihadiste. Farah ne peut plus rentrer chez elle. « Mon mari est un gardien d’immeuble et il vit au Liban depuis les années 2000. Nous avons franchi la frontière de nuit quelque part dans le Akkar. À notre arrivée, les Syriens installés dans notre quartier nous ont beaucoup aidés. Ils nous ont donné des couvertures, des matelas... cet élan de solidarité, je ne l’oublierai jamais », dit-elle. Cette mère de quatre enfants a été également confrontée au racisme le plus ordinaire. « Ici nous vivons reclus. Il nous est très difficile de nous déplacer sans carte de séjour. Nombreux sont nos amis qui se sont fait arrêter par l’armée à des check-points et sont détenus pendant parfois de longues semaines », raconte-t-elle avec inquiétude. « Nous comprenons le ressentiment des Libanais envers les Syriens. Mais je leur demande en retour de nous comprendre, ne feraient-ils pas la même chose pour sauver leur peau et celle de leur famille ? » Le Liban n’a pas accepté de créer des camps de réfugiés à proprement parler comme proposé par les organisations internationales au début du conflit. Les implantations de réfugiés syriens ont été faites de manière chaotique, augmentant les obstacles pour acheminer de l’aide aux réfugiés dans le besoin.

80 % veulent partir

La fille aînée de Farah, Aya, a 12 ans. Ses premières années de vie ont été bercées par les raids aériens et le bruit des bombes. Sa mère se souvient que lorsqu’ils sont arrivés au Liban, la vue d’un militaire ou d’une personne en arme provoquait chez elle des crises de panique. Cette petite fille n’a quasiment jamais été à l’école. Au Liban, le programme des Nations unies pour l’intégration des enfants syriens dans le système scolaire a été limité par la dissémination des réfugiés sur l’intégralité du territoire. D’autre part, le programme scolaire libanais proposé aux réfugiés en français ou en anglais a démotivé de nombreux élèves qui n’arrivaient pas à suivre le contenu des cours, sans un soutien possible des parents. Selon l’Unicef, sur les 488 000 enfants syriens en âge d’aller à l’école au Liban, plus de la moitié ne sont pas scolarisés.

 Si 80 % des Syriens présents au Liban disent vouloir rentrer dans leur pays, selon les Nations unies, la situation économique et la victoire du régime syrien et ses alliés russe et iranien n’offrent pas une conjoncture favorable pour un retour en sécurité. De nombreux jeunes refusent également de rentrer pour ne pas à avoir à effectuer leur service militaire. Le HCR estime que 66 000 Syriens ont quitté le Liban pour rentrer en Syrie depuis 2016, ce chiffre ne prenant en compte que ceux qui ont fait une démarche officielle. Selon l’organisation onusienne, ils seraient bien plus nombreux. Alors que les retours s’étaient accélérés depuis la crise économique au Liban, la crise sanitaire et la fermeture des frontières entre le Liban et la Syrie a interrompu cette dynamique. Farah souhaiterait rentrer en Syrie, mais cela lui est impossible d’un point de vue financier pour l’instant. « Nous sommes cinq, moi et les quatre enfants. Pour rentrer, il nous faut tous un test PCR valide, ce qui équivaut à 500 000 LL. Puis l’État syrien demande 100 dollars par personne pour pouvoir passer la frontière légalement. Le chauffeur demande au moins 500 000 LL. Mon mari gagne 1 million de livres par mois et cela nous suffit à peine pour survivre. » Depuis l’été 2020, le régime a émis un décret contraignant les ressortissants syriens à échanger 100 dollars dès leur entrée dans le pays, par voie terrestre ou aérienne, contre l’équivalent en livres au taux officiel. Depuis plus d’un an, les réfugiés Syriens ont subi de plein fouet les répercussions économiques de la crise qui a frappé le Liban. Selon le HCR, neuf Syriens sur dix vivent aujourd’hui dans l’extrême pauvreté au Liban, une augmentation nette de 39 % juste pour l’année 2020. (selon "L'Orient, le jour")

13 mai 2021

Il refuse un test PCR avant son expulsion car « ça fait trop mal »

Le tribunal correctionnel de Metz voit comparaître de plus en plus d’étrangers qui font valoir leur refus d’exécuter un test PCR, les empêchant de monter dans l’avion qui doit les éloigner du territoire. Un droit pour la défense. Une infraction pour le parquet.

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Les étrangers du centre de rétention administrative (CRA) de Metz se seraient « passé le mot », selon le ministère public. Pour ne pas monter dans l’avion qui les éloignera de France, ils refuseraient le test PCR, obligatoire pour se rendre actuellement dans la plupart des pays du globe. « Ces personnes ont le droit de s’opposer à un acte médical. Elles n’ont pas à subir une atteinte aux droits fondamentaux qui leur restent. Et elles n’ont pas à s’en justifier », assure Me Laure Gharzouli.

Cet argument, l’avocate l’avait soulevé en février 2011 pour un de ses clients soudanais. Elle avait obtenu la relaxe devant ce même tribunal correctionnel. Ce mercredi 5 mai, il en a été autrement. La jurisprudence, notamment sur l’impulsion de la Cour d’appel de Paris, qualifie le fait de s'opposer au prélèvement d'obstruction à l'exécution d'office de la mesure d'éloignement. Une infraction, donc. Si le test ne peut être imposé, en revanche le refus induit un passage par la case prison, avant un prochain avion potentiel, sous réserve d’un futur test…

La préfecture se porte partie civile : déboutée

Ce client, originaire de Guinée, a refusé le test à trois reprises, depuis la délivrance de son obligation de quitter le territoire français, en octobre 2020. « Ça fait trop mal. Je ne veux plus que quelqu’un me touche », assure le prévenu âgé de 21 ans. Dans ce dossier, la préfecture du Haut-Rhin veut se porter partie civile. Cette tendance au refus du coton-tige l’empêche de respecter le délai de 90 jours pour l’organisation du départ, depuis le placement au CRA. Et complique, du coup, le suivi du dossier.

Pour le ministère public, l’argument de la douleur porté par le prévenu est exagéré. Le seul motif : la volonté de rester en France. La représentante du parquet réclame six mois d’emprisonnement ferme et trois ans d’interdiction de se présenter sur le territoire national. Un quantum suivi par le tribunal. En revanche, estimant que dans ces dossiers le juge des libertés et de la détention prolonge le délai autorisé, le tribunal a jugé la demande de la préfecture irrecevable. (selon "Le Républicain Lorrain")

17 mars 2021

L'histoire tragique de réfugiés éthiopiens

Désemparés d'avoir abandonné leur maison, culpabilisés d'avoir perdu des membres de leur famille dans leur fuite, horrifiés par les images de mort qui passent en boucle dans leur tête, des réfugiés éthiopiens errent dans le camp d'Oum Raquba, érigé au Soudan.

ethiopieVêtue d'une robe bleue et coiffée d'un foulard blanc, assise par terre, Ganet Gazerdier se retrouve seule car les bombardements dans la région éthiopienne du Tigré ont non seulement détruit sa maison à Humera mais également pulvérisé sa famille.

"J'habitais avec mes trois filles. Quand les obus ont commencé à pleuvoir sur notre demeure, paniquées, elles ont fui dans l'obscurité et je ne les ai pas retrouvées", explique cette femme de 75 ans.

Ganet s'est ensuite jointe à l'afflux de réfugiés. "J'ai rencontré des amis qui fuyaient et je les ai suivis", raconte-t-elle.

- "Corps putréfiés" -

Sur la route, "j'ai vu des corps démembrés par les explosions, et d'autres putréfiés, par terre, tués à coup de couteau", poursuit-elle. Elle arrête des réfugiés pour leur dire son histoire, mais personne n'y prête attention car chacun vit avec son propre malheur.

"J'ai une autre fille qui vit à Khartoum mais je ne connais pas son adresse, comment pourrais-je la retrouver dans cette grande ville ?", marmonne-t-elle.

Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a lancé il y a 13 jours une offensive militaire contre la région dissidente du Tigré, qui a déjà fait des centaines de morts et poussé des milliers de personnes à fuir vers le Soudan.

Une "crise humanitaire à grande échelle" est en train de se développer à la frontière soudano-éthiopienne, s'est alarmée mardi l'ONU.

D'après un porte-parole de l'agence onusienne chargée des réfugiés, 4.000 personnes traversent la frontière avec le Soudan tous les jours depuis le 10 novembre.

Selon Gerdo Burhan, 24 ans, malheur aux jeunes tigréens qui tombent aux mains des soldats éthiopiens. Ils le paient cher. "Ils vous demandent, l'arme pointée sur vous, si vous appartenez à l'armée tigréenne. A la moindre hésitation, vous êtes morts. Ils vous abattent sur-le-champ et laissent le corps dans la rue", assure-t-il.

Dire que vous êtes un civil ne vous tire pas pour autant d'affaires. "Ils vous battent, parfois à mort, ou ils vous emmènent vers une destination inconnue et je doute qu'on en revienne vivant", ajoute-t-il.

"C'est la terreur", lâche Gerdo qui a réussi à fuir mais a perdu son père, sa mère et ses deux sœurs en route. "Je ne sais même pas s'ils sont encore en vie".

Face à l'afflux des réfugiés, les autorités soudanaises ont décidé de rouvrir le camp d'Oum Raquba (est), situé à 80 km de la frontière avec l'Ethiopie. Fermé il y a 20 ans, ce camp avait servi de refuge à de nombreux Ethiopiens fuyant alors la famine.

- Culpabilité -

Aujourd'hui, les ouvriers s'y activent car il devrait abriter à terme 25.000 réfugiés, environ 10 fois plus que ce qu'il accueille actuellement.

Pour les réfugiés, passé le bref moment de soulagement d'avoir évité la mort, c'est la culpabilité qui l'emporte, accentuée par l'incertitude sur le sort d'être chers qu'on a abandonnés.

En échappant aux soldats, Messah Geidi a perdu sa femme et son fils de quatre ans, et il ne se le pardonne pas. "Je ne sais pas où ils sont et même s'ils sont encore en vie. J'ai fui car à Mai-Kadra, l'armée égorgeait les jeunes gens comme des moutons".

Selon Amnesty International, un "massacre" a "probablement" fait des centaines de victimes civiles à Mai-Kadra, dans le sud-ouest de l'Ethiopie. Il pourrait constituer un "crime de guerre" selon l'ONU.

Dans le camp d'Oum Raquba, Takli Burhano, 32 ans, raconte avoir échappé de peu à la mort. Arrêté à Mai-Kadra, il dit avoir été frappé pendant de longues heures puis les militaires ont décidé de l'exécuter. "Un soldat s'est alors approché de son chef et lui a dit +vous ne pouvez pas faire ça: c'était mon professeur+. Il m'a sauvé la vie". (selon AFP)

11 mars 2021

Australie: des migrants libérés après des années de détention

Des dizaines de migrants ont été libérés en Australie après des années passées dans les camps de rétention du Pacifique où Canberra reléguait les clandestins pour dissuader les demandeurs d'asile de tenter d'entrer sur l'île, ont annoncé mardi des ONG.

australieCe sont plus d'une soixantaine de personnes qui ont été autorisées ces deux derniers jours à quitter des hôtels et centres de détention de Brisbane, Sydney et Darwin, selon la Coalition pour l'action pour les réfugiés ainsi que des avocats.

Ils ont obtenu un titre de séjour temporaire après avoir passé jusqu'à huit ans pour certains dans des centres de rétention offshore. Ils avaient été transférés en Australie pour raisons médicales.

Canberra a relégué pendant des années les clandestins tentant de gagner ses côtes vers des camps offshore financés sur l'île papouasienne de Manus ou dans le petit Etat de Nauru plus à l'Est, en application d'une politique d'immigration condamnée par les organisations de défense des droits de l'homme.

Un premier groupe d'une soixantaine de personnes avait déjà été libéré en décembre et janvier.

Le ministre de l'Intérieur Peter Dutton avait expliqué en janvier à la radio qu'il était moins cher de libérer les migrants que de les laisser en détention.

Noeline Balasanthiran Harendran, de l'organisation Sydney West Legal and Migration a expliqué que ces libérations intervenaient alors que de nombreux migrants avaient déposé des recours en justice contestant la légalité de leur maintien en détention.

Toujours 250 à Manus et Nauru


"Nous pensons que c'est parce que nous avons établi qu'ils étaient détenus sans raison", a-t-elle dit à l'AFP.

Ian Rintoul, de la Coalition pour l'action pour les réfugiés, a exhorté le gouvernement à libérer 75 migrants toujours détenus en Australie.

On estime par ailleurs à plus de 250 le nombre de migrants qui restent dans une impasse juridique en Papouasie-Nouvelle-Guinée et à Nauru.

"Ils n'ont aucune idée de la raison pour laquelle on les a laissés derrière et aucune idée de ce que peut être leur avenir", a-t-il dénoncé.

Le ministère de l'Intérieur a affirmé que la politique de l'Australie n'avait pas changé et que le gouvernement était déterminé à ne laisser aucun des réfugiés s'établir dans le pays de façon permanente.

"Les personnes en transit ont la possibilité de partir dans un pays tiers", a déclaré un porte-parole du ministère. "Nous les encourageons à terminer leurs traitements médicaux afin de poursuivre leur processus de relocalisation aux Etats-Unis, retourner en Papouasie ou à Nauru ou bien retourner dans leur pays d'origine."

M. Dutton a cependant admis qu'il serait désormais "très difficile" pour le gouvernement de les contraindre à partir.

Canberra a refoulé en mer à partir de 2013 tous les bateaux de clandestins, arguant sauver ainsi des vies en dissuadant les migrants d'entreprendre un périlleux voyage maritime vers ses côtes. Les arrivées de bateaux, jadis quasiment quotidiennes, sont aujourd'hui rarissimes.  

Les clandestins qui passaient au travers des mailles du filet étaient envoyés dans des camps, à Nauru ou Manus. Ils étaient interdits d'installation permanente en Australie, même s'ils remplissaient les critères de l'asile.

Les associations de défense des droits de l'homme ont longtemps dénoncé les conditions de vie dans les camps et l'impact psychologique de cette détention à durée indéterminée, notamment pour les enfants, accusant le gouvernement de ne pas offrir de solution. (Selon "Tahiti.infos")

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1 décembre 2020

Réfugiés ivoiriens au Libéria

Les violences liées à l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire ont provoqué un afflux de réfugiés ivoiriens dans les pays voisins. Plus de 10.000 d’entre eux ont traversé la frontière ouest avec le Libéria selon des sources officielles.

c_ted_ivoireLe chef de la commission des réfugiés du Libéria, Festus Logan confirme que des centaines d’Ivoiriens ont passé la frontière. L’ampleur de ce mouvement de personnes fait craindre une nouvelle crise de réfugiés dans un pays qui lutte encore pour se relever dix-sept ans après la fin de sa guerre civile. Les Ivoiriens ont commencé à entrer au Liberia depuis septembre lorsque le climat socio-politique pré-électoral laissait planer de forts risques de tension.

La représentante résidente de l’agence des Nations unies pour les réfugiés, le UNHCR, Roseline Okoro, a dirigé une équipe d’agences des Nations unies afin de constater l’ampleur de ce déplacement massif de population et de trouver les voies et moyens pour assister les arrivants.  Elle a déclaré aux journalistes à quel point elle était soulagée que le problème initial des Ivoiriens ne soit pas lié aux difficultés à les faire accepter par les communautés d’accueil. L’assistance aux réfugiés ivoiriens qui a commencé et se poursuit porte sur l’accès à la nourriture, à l’eau, aux soins de santé primaire et au logement.

La frontière du Libéria avec la Côte d’Ivoire s’étend sur 600 kilomètres, l’une des plus longues que la Côte d’ Ivoire ait avec un de ses voisins. En l’absence de moyens logistiques permettant aux services d’immigration libériens de surveiller la frontière, on s’attend à ce qu’il y ait plus de réfugiés ivoiriens dans les villes le long de la frontière avec la Côte d’Ivoire si la situation socio-politique ne se calme pas. (selon "Eburny.today, Traoré Bakary)

23 novembre 2020

Réfugiés au Soudan, des rescapés du massacre de Mai-Kadra témoignent

En Éthiopie, le conflit entre le régime d'Addis-Abeba et les dissidents du Tigré a peut-être déjà été le théâtre de crimes de guerre. La communauté internationale s'alarme de l’opacité de la situation, onze jours après le début des combats. Samedi, L'ONU a réclamé vendredi une enquête tandis qu'Amnesty international dénonçait un « massacre » ayant « probablement » fait des centaines de victimes civiles à Mai-Kadra, dans le sud-ouest du Tigré.

_thiopie1Pour échapper aux combats, une seule échappatoire pour de nombreux civils : se réfugier dans le pays voisin, le Soudan. Au moins 18 000 Éthiopiens ont déjà franchi la frontière. Au poste-frontière de Lukdy, les réfugiés continuent d’affluer. Un camion vient de franchir la frontière soudanaise. À son bord, une dizaine d’hommes, assis sur un tas de jerricans. Ils sont exténués après des heures de route. Kifley Geberi en a les larmes aux yeux.

« Il y a deux jours, raconte-t-il, on était en train de travailler dans les champs à Mai-Kadra. Il y a eu une attaque soudaine, brutale. J’ai vu des collègues se faire massacrer donc j’ai couru dans la nature. Je n’ai rien emporté avec moi. La seule chose qu’on a pu faire c’est courir, on a eu tellement peur. »

Le camion repart et parcourt quelques kilomètres vers le village de Hashaba où s’entassent déjà 11 000 réfugiés. Samhara Hailé, 16 ans, a fui dans la voiture de ses voisins. Elle est sans nouvelles de ses parents car le réseau a été totalement coupé dans le Tigré.

« À Mai-Kadra, les maisons brûlaient, tout brûlait. J’ai vu des gens s’entretuer. Il y avait du sang par terre. Et des cadavres sur la route, tués au couteau ou par balles. »

Abiy Ahmed avait annoncé que la guerre serait brève mais les combats semblent ne pas avoir cessé en Éthiopie. Poussant chaque jour un peu plus de réfugiés sur les routes du Soudan. Pour le moment, ils s’entassent pour la plupart à quelques kilomètres de la frontière, dans le village d’El Hashaba dans des conditions très précaires. (selon RFI)

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17 août 2020

Le Coronavirus ne freine pas la migration illégale vers l’Europe

Après une baisse record des chiffres liés à la migration illégale, Frontex, l’agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes note un rebondissement du nombre des passages frontaliers illégaux vers l’Europe.

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L’observation des principales routes migratoires européennes au cours du mois de Mai 2020 a conduit à un rapport très différent de celui d’Avril où les chiffres liés à la migration illégale avaient baissés en raison de la fermeture des frontières liée au Covid-19. Dans un communiqué,  Frontex évalue le nombre total des passages frontaliers illégaux en Mai à 3.500 pour un total de 30.800 sur les cinq premiers mois de l’année.

L’agence note une baisse de 9% de passages illégaux sur la même période l’année dernière. En avril, le nombre des passages détectés n’avait atteint que 900, soit le chiffre le plus bas depuis que Frontex a commencé à collecter des données sur les frontières en 2009. Les principaux axes de passage au cœur du monitoring du mois écoulé sont la méditerranée orientale, la méditerranée centrale, la méditerranée occidentale et les Balkans (occidental).

La Côte d’Ivoire figure toujours parmi les nationalités les plus présentes sur ces routes de la migration irrégulière aux côtés des Bangladeshis et des Soudanais sur l’axe de la méditerranée centrale. Sur cet itinéraire, le nombre des migrants en situation irrégulière a augmenté en mai de 75% par rapport au mois précédent pour atteindre environ 1.300.

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Sur les cinq premiers mois, le nombre des passages a dépassé 5.700, soit près de trois fois plus qu’au cours de la même période de 2019. La Méditerranée orientale est redevenue l’itinéraire migratoire le plus emprunté vers l’Europe avec environ 100 détections de passages frontaliers illégaux en mai, précise Frontex. Entre janvier et mai, près de 11.500 passages frontaliers illégaux, principalement d’Afghans, ont été détectés sur cet itinéraire, soit 34% de moins qu’il y a un an.

Dans les Balkans, plus de 900 passages illégaux de frontières ont été enregistrés sur cet itinéraire en mai, soit 10 fois plus que le nombre détecté le mois précédent. Au cours des cinq premiers mois de 2020, le total a augmenté de 50 % par rapport à la même période de l’année dernière, pour atteindre plus de 6 900.

Les algériens ont été plus présents sur l’axe de la méditerranée occidentale. Le nombre de migrants arrivant en Europe par cette route en mai a presque quadruplé par rapport à avril, pour atteindre plus de 650. Au cours des cinq premiers mois, le total s’est élevé à plus de 3 700, soit moins de la moitié du chiffre de l’année précédente.(Anderson Diédri dans "Eburnie today")

29 avril 2020

Israël a 30 jours pour restituer les sommes bloquées aux travailleurs migrants

C’est une victoire pour les associations de défense des migrants en Israël. La Cour suprême a invalidé une mesure phare d’une loi visant à encourager les demandeurs d’asile à quitter le pays : elle les obligeait à déposer 20% de leur salaire sur un compte en banque bloqué. Dans un jugement publié jeudi 23 avril, la Cour a estimé que cette mesure est contraire aux droits fondamentaux des demandeurs d’asile.

israelLa loi avait été adoptée en 2017 alors que le gouvernement avait dû renoncer à expulser de force les ressortissants érythréens et soudanais présents en Israël, qualifiés d’ « infiltrés » par les autorités. « C’est le seul outil légal que nous avons aujourd’hui afin d’encourager les infiltrés à partir volontairement » avait déclaré Yoav Kisch, un député du Likoud, à propos de cette loi.

Mais après trois ans de procédure, la Cour suprême a estimé que ce prélèvement obligatoire de 20% sur les salaires « sape clairement, de manière tangible et substantielle les droits à la propriété » de ces travailleurs employés de manière légale. Et si elle estime que « l’usage d’incitations économiques est une tactique légitime pour mettre en place une politique d’immigration », elle juge par ailleurs que cette loi n’a guère incité les Érythréens et Soudanais à partir volontairement.

Plusieurs dirigeants du parti de la droite nationaliste religieuse ont attaqué cette décision qui menace, selon eux, l’identité juive d’Israël. Mais en vertu de ce jugement, le gouvernement a désormais 30 jours pour rendre ces sommes bloquées aux travailleurs concernés. Selon l’association qui a mené la bataille judiciaire, ce sont plus de 70 millions d’euros qui devraient leur être ainsi reversés. (selon RFI)

27 avril 2020

Coronavirus : où est la solidarité européenne?

Dans le Bas-Rhin : 240 Moldaves bloqués sur une aire d’autoroute

moldavieFaute d’accord entre l’Allemagne et la République tchèque, trois cars transportant des travailleurs moldaves et leur famille se retrouvent bloqués sur l'aire d’autoroute à Brumath.

Coincés en France. En pleine épidémie du coronavirus, trois autocars transportant environ 240 personnes de nationalité moldave, majoritairement des hommes, sont bloqués, ce dimanche, sur l’aire d’autoroute de Brumath, dans le Bas-Rhin, dans le sens Strasbourg vers Paris.

Pas d’accord entre l’Allemagne et la République tchèque

Les voyageurs sont partis, samedi matin, de Paris pour retourner dans leur pays, mais ils n’ont pas eu l’autorisation de traverser la frontière. Selon les informations reçues, l’Allemagne, qui avait préalablement donné son accord, a décidé de faire marche arrière devant le refus de la République tchèque de permettre aux ressortissants moldaves de pénétrer dans le pays.

Les trois autocars ont dû faire demi-tour pour stationner sur l’aire d’autoroute de Brumath, dimanche matin. Les lieux ont été sécurisés par la gendarmerie, en attendant de trouver une solution diplomatique.

Aux dernières nouvelles, les bus retourneraient à Paris. Un avion pourrait en emmener 130 d'entre eux vers la Moldavie. Et les 110 autres ? Verront-ils leur galère continuer ? On peut le redouter.

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