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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
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elections
20 février 2010

Bade-Wurtemberg : le financement des partis politiques

geld_klDepuis la création de la communauté européenne, l'orientation a été de mettre en place des politiques communes (CECA : communauté européenne du charbon et de l'acier - PAC : politique agricole commune) et formulées aujourd'hui par "les directives de la commission de Bruxelles" qui s'imposent aux Etats membres, il y a au moins un domaine où la réglementation varie, c'est celui de la démocratie liée au financement des partis politiques. Ainsi, en France, il est sévèrement encadré et même interdit aux industriels, mais en Allemagne il n'est régi par aucune loi. Prenons l'exemple du Bade-Würtemberg : 4 importantes sociétés financent en toute légalité. Le financement le plus important vient de la société de tunneliers Herrenknecht. Le patron, Martin Herrenknecht, est d'ailleurs membre de la CDU depuis 1982. A ce titre il n'a donc versé, selon ses dires, qu'une cotisation permettant à la CDU de couvrir tous ses frais pendant 3 mois de campagne au Bundestag. Sans citer de chiffre, il conclut par un "C'est tout !" dont on ne sait s'il est sérieux ou humoristique. Herrenknecht reconnaît aussi qu'il a versé quelques dons à la FDP et au SPD. Il estime en effet que, travaillant à 90% pour l'étranger, "il est bon d'avoir des entrées partout." Deuxième société qui reconnaît un financement, la REUTAX-AG de Heidelberg, qui de 2007 à 2009 a versé 50.500 € à la FDP. SUDWESTMETALL reconnaît avoir versé depuis 2003 près de 3 millions d'€ au partis politiques (60% à la CDU, 20% à la FDP, 20% aux Verts). Mais la société se refuse expressément à financer DIE LINKE. Enfin le constructeur automobile de Stuttgart DAIMLER AG  affirme avoir donné 45.000 € aux partis CDU, SPD, FDP, die Grünen, et 40.000 € au CSU. Là encore, rien pour DIE LINKE, qui sont les laissés pour comptes du financement patronal. Quand au parti d'extrême-droite NPD, impossible d'obtenir une information, ni du côté du patronat, ni du côté du parti. En tout état de cause, le résultat des élections est inscrit dans les chiffres ! Seule surprise : l'émergence malgré tout des LINKE.

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Résultats du Bade-Würtemberg au Parlement Européen ou la démocratie patronale

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18 février 2010

Meeting du Parti Socialiste

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16 février 2010

Humour de campagne : "le suceur de roues"

49591952Alors que Jacques Bigot, tête de liste du parti socialiste, était le premier candidat à se présenter dans la vallée  et expliquait très sérieusement son programme à la population rencontrée et aux medias nationaux présents, puis organisait une table ronde (Stammtisch) à Villé, un conseiller municipal de Triembach-au-Val est venu à cette réunion faire la promotion du vin pétillant offert en général par le club de football de son village, remettre symboliquement une bouteille au candidat et annoncer par la même occasion qu'il était lui-même candidat sur la liste "Ecologie sociale, solidaire et décroissante". Une façon originale de faire une entrée fracassante en campagne en "suçant les roues" d'un candidat éligible, ce qu'un certain dirigeant villois de l'association donatrice de ce village voisin n'appréciera pas forcément. Mais celui-là, on le sait, est un fanatique de l'UMP (il est donc resté chez lui)... Quand je vous disais que les campagnes dans la vallée ne sont jamais simples!

14 février 2010

Richert, geh heim !

petitepierrePour Philippe Richert, tête de liste UMP, la campagne des Régionales commence à Colmar à la Salle des Catherinettes ... par une grossière erreur de comptage sur le nombre de participants ! Voir le blog Mon Mulhouse - Eric citoyen (post : la double vue de P. Richert). Mais nous ne nous arrêterons pas là-dessus ! Comme tous ceux qui n'ont pas de programme, Richert avance en incendiant celui des autres. Rien de plus facile que de s'en prendre à Martine Aubry qui n'est pas candidate en Alsace. Ce qui intéresse l'électeur, c'est le terrain, et pour nous l'Alsace Centrale ! Et les habitants de nos vallées, les usagers de la RN 59, nous n'oublions pas et nous ne nous tromperons pas! Si le contournement de Châtenois -inscrit au contrat de plan Etat/Région 2000/2006- ne s'est pas fait, c'est que le Conseil Général du Bas-Rhin qu'il présidait a transféré les fonds prévus pour la RN59 au contournement de Mertzwiller en date du 4 décembre 2003 (peut-être pour faire plaisir à son ami et ministre Loos?). Ce n'est que le 22 décembre de la même année, que le Tribunal Administratif a annulé la Déclaration d'Utilité Publique, sur les recours des viticulteurs et d'Alsace-Nature. Dès cette époque, notre vaillant candidat était donc doté d'une double vue! Monsieur Richert, dans nos vallées sinistrées, nous comptons juste : la RN 59, c'est 85 morts depuis 1976 sur un bout de route de 25 km, et c'est tous les jours un gros bouchon à Châtenois. Vous qui reprochez les 35 heures à Martine Aubry, vous êtes l'artisan des 45 h des salariés de nos vallées qui passent tous les jours 1 h à 2 h sur la route pour leurs déplacements! Et sans les 35 h de Martine Aubry, ils en seraient à plus de 50 heures hebdomadaires. Merci, Mr. Richert, rentrez chez vous, c'est le meilleur service que vous puissiez rendre à l'Alsace et à nos vallées!

12 février 2010

Premier candidat sur le terrain : Jacques Bigot

bigot_3La campagne des élections régionales a débuté dans le Val de Villé avec la présence sur le terrain pour toute une journée du candidat tête de liste PS Jacques Bigot. Fait assez rare pour être souligné, car en général le Val de Villé reste méconnu dans ce genre d'élection à la proportionnelle, ou ne donne lieu qu'à une légère réunion du soir dans une mairie à laquelle n'assistent que  quelques élus qui se sentent "obligés" de marquer leur présence. Mais Jacques Bigot a fait le bon choix : c'est le peuple entier qui vote. D'ailleurs les médias ne s'y sont pas trompés puisqu'une télévision nationale (La Chaîne Parlementaire) qui fait partie du bouquet TNT, accessible à tous, l'a suivi une grosse partie de la journée. Une journée marquée par des distributions de tracts devant un supermarché et au marché de Villé, une rencontre-repas avec les militants. Quant à l'après-midi il a été occupé à se rendre compte de l'état de la vallée, par la visite de la friche industrielle des FTV qui marque l'histoire  industrielle de la vallée et qui démontre bien que les vallées vosgiennes n'en finissent pas d'être sinistrées au niveau industriel. La fermeture du textile a d'ailleurs eu des répercussions dans tous les domaines : exode des jeunes, démantèlement du service public, disparition du petit commerce dans les villages, disparition de la pluriactivité (ouvriers-paysans), etc... La mono-industrie textile a souvent laissé la place à des investissements étrangers (attirés par les salaires bas pratiqués dans ce secteur mourant et par les primes en région de montagne) qui aujourd'hui, à l'heure des délocalisations, fragilisent à nouveau le tissu industriel de la vallée bien plus qu'ailleurs. A suivi une visite d'une ferme à Urbeis pour s'imprégner de la vie des producteurs agricoles de la vallée. En soirée un "stammtisch" à la Brasserie du Centre à Villé, habituel lieu de rencontre des habitants de la vallée où le débat fut animé, et a permis aux participants de prendre connaissance du programme du candidat, et à celui-ci d'apprécier la volonté des habitants pour que leur vallée ne meure pas ou ne devienne une vallée-dortoir. Chapeau à Jacques Bigot d'avoir commencé sa campagne dans un secteur en difficulté, c'est ce message fort de vouloir prendre à bras-le-corps les problèmes de tous, et notamment des vallées  les plus démunies, qui a été retenu.

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5 février 2010

Le PS en campagne

ps_logoDans le cadre des élections régionales de mars  2010


Jacques Bigot
tête de liste du Parti Socialiste

sera dans le Val de Villé toute la journée du mercredi, 10  février.

En soirée (à 18h00) : réunion publique à la Brasserie du Centre (PMU), place du Marché à Villé.

3 février 2010

La candidature Frantz confirmée

kraemerOuf ! Après bien des sueurs à grosses gouttes, le Maire de Villé, 5ème vice-président de la Comcom, a obtenu "à l'arraché" la 25ème place sur la liste UMP aux Régionales, juste devant les poids-lourds de fin de liste Guy-Dominique Kennel, président du conseil Général, et Joseph Daul, député européen. Heureusement, que l'homme de l'Elysée, Eric Schahl (photo ci-dessus), conseiller technique auprès du Président de la République, chargé des élections et des relations avec le Sénat (nomination retrouvée au JO du 11/03/09), installé depuis quelques semaines en Alsace, n'a pas demandé plus son reste qu'il ne l'avait demandé à Saint-Maur aux dernières municipales et cantonales. Il faut croire que le parti du président n'aime pas les hommes du président, car notre maire aurait bel et bien, par le plus bel effet domino, risqué  d'être évincé de la liste, lui qui y figure comme "indépendant", ce qui nous change des "sans étiquette". L'affaire est-elle déjà jouée pour autant pour lui ? A sa place, je brûlerais un cierge à la vierge Marie pour que les centristes alsaciens ne soient pas trop gourmands dans les dernières tractations, ils risqueraient encore de lui chiper cette place. Mais là n'est pas l'essentiel. Le loup est sorti du bois, il faut de toute manière qu'il assume. Pour la première fois, un président et un vice-président de la comcom, qui devraient se montrer solidaires dans l'intérêt de la vallée, s'affronteront pour des élections à travers des listes qui n'ont rien de commun. Le gagnant et le perdant devront en tirer les conséquences. Et c'est bien le bourg-centre qui risque de payer quelques petits pots cassés. J'ai  toujours soutenu que Villé devait avoir une vice-présidence et être le moteur du canton. Mais si la vice-présidence a été obtenue (non sans mal), le moteur quant à lui est resté bien grippé, voire à l'arrêt. Alors cette candidature sert à quoi ? A savoir qui sert qui, notamment aux prochaines élections cantonales. La politique que représente  dorénavant le maire de Villé est celle  qui depuis de nombreuses décades a mené la vallée à la faillite économique et sociale dans laquelle elle se trouve. Avec l'UMP, il est dorénavant le nouveau représentant de la classe politique du passé et du passif du canton. A ce titre, pas une voix de gauche n'ira au maire de Villé, ni maintenant, ni à l'avenir. C'est la clarté, et bien la seule, qu'a le mérite d'avoir cette candidature.

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Le maire de Villé, pourra-t-il encore voter pour lui au 2ème tour des élections régionales?

28 janvier 2010

Elections régionales et incohérence intercommunale ?

maire La campagne des élections régionales risque fort de provoquer des remous à la communauté des communes du canton, non pas par le fait que son président soit candidat, mais par le fait que l'un des membres éminents et vice-président se présenterait aussi, sur une autre liste, à savoir celle de l'UMP. Depuis la mise en place de l'intercommunalité (SIVOM, puis Comcom) ce cas de figure ne s'était jamais produit. Voilà qui pourrait amener une recomposition du paysage politique dans l'instance cantonale qui va trouver des fissures dans son unité  qui n'était  donc que de façade et qui devrait provoquer la création d'un groupe d'opposition. La logique voudrait que celui qui se retrouve minoritaire démissionne, ou  pour le moins, se voie retirer ses délégations, car je doute qu'Europe-Ecologie et l'UMP aient la même vision politique.  La situation sera cependant définitivement clarifiée lorsque les délégués à la comcom seront élus au suffrage universel. A moins qu'elle ne le soit un peu plus dès les élections cantonales de 2011. Mais dans le Val de Villé, politique et logique vont rarement de pair. Au fait, quel est donc ce vice-président qui aurait l'outrecuidance de se présenter contre son président? Réponse dans les heures qui viennent!

26 novembre 2009

Val de Villé : les grandes manoeuvres électorales ont-elles commencé ?

3a_SA_330_Puma_Manoeuvres___Ph_Alexandre_ParingauxInvité à la deuxième inauguration du collège de Villé (j'avais déjà assisté à la première en 1969), je me dois de reconnaître que la restructuration des bâtiments est une réussite. De ce côté, le Val de Villé a fait une bonne affaire. Mais ce qui m'a intéressé aussi, c'est en cette période où se préparent les élections l'attitude du gratin politique de notre vallée. Et pour une fois je commencerai par les absents : pas de député à l'horizon ! Le Val de Villé n'intéresse déjà plus le député de la 6ème circonscription Molsheim-Villé et l'élu correspondant de la 5ème (Sélestat-Erstein), à laquelle le Val de Villé sera rattaché, ne se sent pas encore dans le bain, et préfère envoyer son attaché parlementaire. Une fois de plus le Val de Villé est orphelin d'un député, mais ça, on a l'habitude. Alors, parlons plutôt des présents ! Le conseiller général a fait un beau discours très réaliste, reprochant même au représentant de l'Education Nationale le manque de collaboration pendant les travaux, en créant un poste de surveillant supplémentaire. Il est vrai que, ne cherchant pas à renouveler son mandat, il s'est permis de parler librement. Pas comme le président de la Comcom aux deux casquettes (intendant et président) candidat aux Régionales sur une liste écologiste, et dont le maître mot, revenu 25 fois dans sa bouche (je les ai comptés), était "durable" ! Histoire de faire rentrer ce mot-programme dans nos cervelles ? Enfin, une vraie profession de foi a été l'intervention du maire de Villé qui, sortant du sujet, a raconté son voyage à Paris au congrès des maires de France et nous a confié qu'il avait été "rassuré" par le premier ministre Fillon et le président de la République en ce qui concerne les prochaines réformes à intervenir (suppression de la taxe professionnelle, réforme territoriale). Un vrai discours d'UMP téléguidé ... en recherche d'investiture pour les cantonales ? En tous cas, avec ces candidatures, les unes certaines, les autres supposées, nous ne sommes guère rassurés sur la disparition des cumuls de mandats dans notre vallée !

15 novembre 2009

"Die Grüne" : des Verts qui virent à droite

saarlandtagLes Verts ont-ils trahi la gauche ? La Sarre était appelée à devenir le premier Land ouest-allemand à réaliser l’union de la gauche, avec un gouvernement SPD soutenu par les néocommunistes de Die Linke et les Verts. Mais les Verts sarrois ont décidé en une soirée, dimanche dernier, de virer à droite. Le CDU Peter Müller formera le prochain gouvernement régional, soutenu par les libéraux du FDP et les Verts. D'autant plus surprenant que pendant leur campagne électorale les Grüne sarrois s'en prenaient avant tout à la coalition de la droite CDU-FDP (voir affiche ci-dessous). «Les chrétiens-démocrates et le FDP nous ont fait d’importantes concessions», explique le chef des Verts de la région, Hubert Ulrich qui ne pèse que trois députés au Landtag, mais qui obtiendra grâce à la surenchère deux postes de ministres (Education, Environnement) tout en ajoutant : "Die Linke ne représentent pas un partenaire fiable…" Jamais encore l’Allemagne n’avait connu de coalition dite «Jamaïque» (vert, jaune - la couleur fétiche des libéraux - et noir, pour la CDU) et la décision des Verts de Sarre provoque un raz de marée politique. Au point que la gauche toute entière(à la fois die Linke et le SPD) vitupère et se pose la question au niveau fédéral de savoir si les Grüne sont encore à gauche. «C’est une grande erreur que de placer les Verts à gauche, estime le politologue Peter Lösche, professeur à l’université de Göttingen. On les classe à gauche sur la base des trois mouvements dont ils sont nés, les féministes, les activistes pour la paix et les défenseurs de l’écologie. Mais entre-temps, les Verts se sont normalisés. En termes de coalitions, ils sont à même de s’entendre avec tout le monde. Et ils ont le même profil d’électeurs que le FDP : très bon niveau de formation, revenus supérieurs à la moyenne nationale. La seule différence porte sur leur conception du rôle de l’Etat. Les Verts sont en général favorables à son intervention contrairement aux libéraux.»  D'ailleurs, l'affaire de Fribourg-en-Brisgau relève de la même démarche : le Bürgermeister vert Dieter Salomon sera candidat à sa succession avec le soutien du CDU et du FDP qui ne présenteront pas de candidat. Les Grüne se trouveront donc confrontés uniquement au candidat SPD, Ulrich von Kirchbach, qui est déjà dans les starting-blocs et celui des "Wählerinitiative", où l'on retrouve les LINKE et des GRÜNE qui refusent l'alliance avec la droite, qui sera désigné en début d'année 2010. En attendant, il apparaît dans les deux cas, que les Grüne ne représentent pas les classes populaires.

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Affiche des Grüne en Sarre pendant la campagne électorale

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Autre affiche : "Die Linke" avaient-ils senti "le bouchon" ?

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