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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
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elections
3 février 2011

Encore une histoire de caméléon

J'avais publié en date du 6 octobre 2010 un post sur les nombreux caméléons du Val de Villé :

http://jboehler.canalblog.com/archives/2010/10/06/19229528.html  

Denis Petit, bloggeur du Val d'Argent, dévoile à son tour un candidat caméléon parti du FN, en passant par "Alsace d'Abord", pour arriver à l'UMP :

http://liepvre.hautetfort.com/archive/2010/12/09/petite-lecon-de-vocabulaire.html 

A celui-là aussi nous pouvons proposer un sigle particulier pour sa campagne :

UMP_Logo

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29 janvier 2011

Poncelet contesté

35La campagne des cantonales attise le débat sur la succession de Christian Poncelet… Sauf qu’à 83 ans l’élu, depuis 1963, s’accroche à son fauteuil. Et ses opposants les plus farouches viennent de sa propre majorité.

Les amabilités ne sont plus de saison dans les Vosges. Singulièrement dégradé depuis quelques années, le climat entre Christian Poncelet et les députés UMP du département est carrément glacial. Tout sépare désormais le premier des seconds emmenés par le Néocastrien Jean-Jacques Gaultier.

Lequel souffle un vent de fronde pour accélérer la succession politique de l’octogénaire. « J’ai appelé un renouvellement à la tête de la majorité départementale, on ne veut pas ici d’un scénario à la Jean-Marie Rausch », confirme l’élu tout en précisant ne pas agir pour son propre compte. « Comme conseiller général de Neufchâteau (non renouvelable cette fois-ci) je fais campagne pour la désignation à la présidence de Philippe Faivre, conseiller général de Plombières-les-Bains ». Un message reçu cinq sur cinq par cet ancien notaire, conseiller général depuis 1992 et vice-président du Département, qui acte la suggestion : « Je serai candidat si nous conservons la majorité après les élections », tranche celui qui, à 62 ans, soulève en retour la hargne du vieux lion. Lequel dégaine aussi sec la sulfateuse et arrose « ces petits jeunes pressés et ambitieux », accusés de convoiter son scalp.

« L’arbitraire »

Sur le papier, l’ex-président du Sénat n’a rien à craindre de cette consultation. Du strict point de vue des équilibres gauche-droite, le Département ne peut basculer. Pour l’emporter, il faudrait à la gauche rafler 13 cantons des 15 renouvelables (sur 31 conseillers généraux). Mais le danger est ailleurs. Le feu couve depuis des mois à l’intérieur de la fédération UMP. Le 9 novembre, son vieux rival François Vannson lui a chipé la présidence avec 136 voix sur 138. La chute de la maison Poncelet est, semble-t-il, engagée. Rien ne dit pour l’heure que les cantonales achèveront de la précipiter. Reste qu’il lui sera bien difficile de contenir ce que d’aucuns nomment désormais « la révolution des jonquilles », en clin d’œil à l’actualité tunisienne.

« Rien à prouver »

Nombreux sont ceux bien décidés à aller jusqu’au bout de ce bras de fer. Outre les députés UMP François Vannson, Gérard Cherpion, Jean-Jacques Gaultier et la députée européenne Véronique Mathieu l’exaspération gagne sept autres conseillers généraux de la majorité départementale. S’ils se confondent en remerciements expédiés envers celui qui conduit depuis 35 ans les affaires du département, c’est pour mieux lui savonner la planche, pressés de le déposer. « A 83 ans, il n’a plus rien à prouver », attaque Jean-Jacques Gaultier soucieux de tirer un trait sur « le culte du secret » et de « l’arbitraire ». Si le député veut tourner la page « sans la déchirer », c’est pour en finir avec « l’usure » et « la coupure » qu’il perçoit entre le sommet de l’exécutif et la population. Sauf que l’intéressé, lui, n’a pas encore dit son dernier mot et réserve à ses détracteurs un chien de sa chienne(-). Non renouvelable, son mandat court jusqu’en 2014. Il aura alors 86 ans. Quand on aime…

Xavier BROUET

(Article trouvé dans "Le Républicain lorrain" du 26/1/2011)

20 décembre 2010

Un élu municipal s'exprime sur la réforme des collectivités

photo_dnaLu dans les DNA, édition d'Obernai : Suite à notre page consacrée aux conséquences de la réforme des collectivités sur le territoire du Piémont des Vosges, le conseiller municipal d'opposition d'Obernai, Bruno Freyermuth, a souhaité réagir. « Cette nouvelle réforme territoriale est une recentralisation masquée du pouvoir, celle-ci divise bien au-delà du clivage gauche-droite et paralysera encore davantage nos collectivités, déjà soumises à rude épreuve par la suppression de la taxe professionnelle, la perte d'autonomie fiscale et le gel des dotations de l'État décidés par le gouvernement. » Il dénonce également une réforme « guidée par des tripatouillages électoraux » qui viserait à favoriser l'UMP et qui « marque un véritable recul démocratique car elle supprime la parité et renforce l'élection des notables au détriment des femmes et des jeunes ». L'élu se dit en revanche également favorable à une assemblée unique en Alsace. Et pour le Val de Villé, quelle incidence ? Votre avis nous intéresse.

15 décembre 2010

Transports, AMV ... et règlements de compte

boucEmissaireA la comcom du canton de Villé, la guerre des transports a fait rage au dernier comité directeur et tout le monde l'aura bien compris, il s'agissait avant tout de régler des comptes. La phrase anodine prononcée à l'état-major UMP bas-rhinois : "Si vous voulez perdre le canton de Villé, soutenez F..." est revenue dans le Val de Villé comme un boomerang, a fait le tour des chaumières et des mairies. Et comme cet élu est président de la commission "transports", il était évident que c'est sur les points traités dans cette commission que certains allaient "mettre le paquet" bien que son éviction de la candidature départementale soit déjà entérinée par l'UMP strasbourgeoise ! Mais enfin, dans une élection, il faut un bouc émissaire à un parti au pouvoir depuis des décennies et responsable de tous les échecs des dernières années (démantèlement du service public, de l'agriculture, de l'industrie et de l'emploi, du petit commerce, les transports et j'en passe). Alors autant accuser le maillon faible tout trouvé à la comcom pour mieux protéger "le bon candidat", qui était pourtant déjà partie prenante de tous ces échecs lors des mandats précédents en tant que vice-président du président UMP sans étiquette sortant, qui était déjà à ses côtés pour le soutenir lors du fiasco de la villa Mathis, du scandale de l'écloserie,... et j'en passe. Et on envoie ainsi en première ligne des seconds couteaux qui d'habitude n'ont qu'à se taire sur les dossiers les plus divers : un délégué de Dieffenbach et un autre de Breitenau contestent même le contenu des comptes-rendus de commission (ce qui, au passage, ne sert à rien puisque les décisions définitives sont prises par le Comité Directeur) ! Il faut "préserver" le candidat pour l'assaut final !

Puis, on monte en puissance en s'envoyant à la figure les camions de Neuve-Eglise et de la Rue de Luttenbach à Villé, comme si toutes les communes ne siégeaient pas au SCOTT, là où se règlent les problèmes d'aménagement du territoire ! Et, évidemment on n'allait pas oublier les pistes cyclables : et là, on veut sauvegarder des prés, aller jusqu'à Maisonsgoutte, où l'on oublie que les prés ont déjà été pris pour la ZAIM (zone artisanale et industrielle de Maisonsgoutte), à croire qu'en fin de compte on va arriver à faire passer, en toute logique électorale, les camions allant dans cette zone... par la piste cyclable. Oups ! Heureusement qu'il n'y a pas encore d'entreprises installées !

Et on monte encore en puissance, en évoquant la RN 59, le tunnel de Ste-Marie-aux-Mines, autant de problèmes que notre représentant cantonal (toujours ce candidat éjecté) devrait connaître puisqu'il siège à l'AMV (association des élus du massif vosgien), une AMV qui, justement, n'a pas de position claire, les Vosgiens et Alsaciens ne s'entendant en rien sur l'aménagement du tunnel et des arrêtés à prendre. Et finalement, la faute à tout cela, c'est le GPS ! ben voyons !

Mais, à trop considérer ce président de commission responsable de tous les maux, on peut se poser la question de la responsabilité de ceux qui l'on désigné. Non pas que je veuille le défendre : j'ai toujours dit que Villé devait avoir au moins une vice-présidence à la comcom, mais j'ai aussi toujours ajouté que Villé devait être le moteur du canton... Et de cela, on peut à l'heure actuelle en douter !

Pour en revenir aux élections cantonales, il faudra m'expliquer la différence de politique pour notre vallée entre un UMP-évincé et un UMP-apolitique ! Car c'est de politique qu'il faut changer, de fond en comble, et donc d'une autre majorité au Conseil Général ! Or, l'UMP-indépendant rejoindra, s'il est élu, la majorité actuelle. Il ne changera donc rien. Tout le reste c'est du cinéma !

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14 décembre 2010

Le candidat "UMP apolitique" avance sa première proposition : le trail !

Petit_ballon_d_alsace_033_2_Lors de la dernière réunion du Comité Directeur de la "Comcom" du Val de Villé, on pouvait s'attendre aux premières propositions du vice-président candidat "UMP-sans-étiquette, écolo-indépendant et apolitique" pour les élections cantonales de mars 2011. Et on l'a eu, mais pas là où on l'attendait, à savoir la politique économique et sociale du canton. Ou plutôt qu'une proposition, on a eu droit à une "récupération électoraliste" d'une proposition de l'office du tourisme, à qui la nouvelle direction intercommunale reproche depuis un certain temps de "faire trop dans l'associatif" et pas assez "dans le promotionnel". Alors, cette nouvelle manifestation appelée "le trail de Würtzel" (histoire de faire oublier que le "Saint-Gilles"  est mort ?) a été donnée en gestion à l'OISC (Office Intercommunal du Sport et de la Culture) dont le président n'est autre que le candidat UMP et-cetera cité plus haut. Et il va falloir trouver une bonne centaine de bénévoles pour cette organisation, qui seront autant "de voix" dans l'urne au printemps prochain ? Des réunions d'associations et d'élus ont même déjà eu lieu.

Qu'est-ce que le "trail" ?

Rien à voir avec le tram-train de la vallée de la Thur qui faute de financement s'arrête à Thann ou de celui de Bruche-Piémont pas encore commencé. Il s'agit d'une course à pied de 60 km environ avec des dénivelés importants, ce qui va amener "le Würtzel ressuscité" à courir du Frankenbourg au Champ du Feu en passant par le Rocher du Coucou et l'Ungersberg ! Il est évident que cette course fera double emploi avec "les courses d'une nuit d'été" organisées par l'Office du Tourisme à Villé la veille de l'Assomption (14 août). Et en vertu du principe énoncé plus haut, celle-ci risque fort à la longue de disparaître, tout comme la fête du pain. Et, bien sûr, nos vaillants dirigeants intercommunaux ne se soucient guère de la vie associative qui y est liée, qui a déjà bien du mal à survivre et qui, vivante, serait aussi un "facteur promotionnel du canton". La preuve de ce désintérêt : nos élus intercommunaux invités par les associations à la première "fête d'automne de Villé" par courrier personnalisé, ont littéralement boycotté les festivités : pas de député, pas de conseiller général, pas de président de la comcom, pas de vice-président président de l'OISC ! Pas d'excusés non plus ! "Ô ministres intègres, conseillers vertueux, voilà votre façon de servir..." (Victor Hugo dans "Ruy Blas"), merci pour votre effort, nous, les citoyens, nous nous en  souviendrons... au printemps.

  • Et demain, sur ce blog, la suite de la "longue marche UMP-etc... vers les cantonales" ou "Transports, AMV et ... règlements de comptes".
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3 décembre 2010

Un habitant de la vallée écrit dans "Le monde"

Le mirage du candidat indépendant

« De nombreux candidats aux élections cantonales se présentent aux suffrages

des électeurs comme indépendants ou apolitiques. »

«  Les Partis et groupements politiques concourent

à l'expression du suffrage »

  (Constitution de la cinquième république Titre 1 Art, 4)

Le texte de la Constitution est clair, les divers candidats aux élections issus d'un parti politiquesont à même de représenter une volonté collective qui concoure au respect de la démocratie. Pourtant, à chaque élection, c'est vrai principalement pour les élections locales ou départementales, on voit réapparaitre des candidats indépendants, apolitiques, ou sans étiquette. Certains vont jusqu'à vouloir rester « libres ». Ce phénomène est ancien et surtout présent dans le monde rural.

  Le candidat indépendant est le cas typique permettant l'utilisation de la langue de bois qui ne veut strictement rien dire sauf à ratisser large. A chaque fois, l'apolitisme réapparait en force avec des arguments ressassés depuis des lustres.« On n'est pas dans des combinaisons politiciennes »

« On est au service de l'ensemble de la population »

« L'idéologie n'a pas sa place dans la gestion locale »

etc..etc...

   En clair, ce qui est nécessaire au plan national devient nuisible au plan local. Une décision politique à l'Assemblée Nationale, ne serait que de simple gestion à l'Assemblée Départementale. La noblesse de l'acte d'un coté, la gestion du quotidien de l'autre. Il faut remarquer que cette attitude est adoptée plutôt par des gens rejoignant la droite une fois élu. Souvent, ils assument des choix libéraux en se cachant derrière un discours alambiqué de petit élu rural. Le sommet de l'hypocrisie dans ce genre de pratique, c'est le candidat qui accepte ou sollicite le soutien d'un Parti traditionnel tout en se voulant indépendant. C'est à la limite de l'escroquerie politique. L'avance masquée ne dure que l'espace d'une campagne. On rejoint ensuite son camp d'origine. En terme de rigueur intellectuelle, la démarche n'augure rien de bon. Certains exclus ou dissidents de partis font aussi les beaux jours du camp des indépendants. En terme footballistique, on pourrait dire qu'ils  purgent leurs matchs de suspension.                

 Ce positionnement n'est ni honnête, ni courageux. L'action concrète de tout élu même local l'oblige à prendre des décisions qui mettent en jeu des valeurs politiques. Au niveau institutionnel, ces élus sont « grands électeurs » lors des Sénatoriales. Ils ont donc à choisir entre les candidats présentés par les grands Partis Politiques. L'apolitisme ne résiste pas à ce choix. L'apport de leur signature pour un candidat aux Présidentielles, l'influence que peut représenter leur signature pour un comité de soutien etc etc.. ces actes sont des actes politiques et partisans. Chaque décision mettant en jeu des moyens financiers ayant des conséquences sociales, économiques, culturelles, environnementales sont des décisions politiques. Vouloir nous faire croire le contraire, c'est vouloir  nous cacher la réalité de la politique menée. On le voit, ce discours est non seulement mensonger,  il est aussi dangereux au niveau de la vie démocratique. Si l'on peut s'affirmer « apolitique » lors d'élections cantonales, c'est que le débat politique n'aurait pas lieu d'être à ce niveau,  ce qui est déjà réducteur de la vie démocratique et contraire on l'a vu à l'esprit de la Constitution. Si la démocratie locale peut se passer de la politique, attention à ce qu'elle ne puisse se passer des politiques. Se revendiquer de « l'apolitisme » c'est contribuer au rejet populiste de la politique. L'histoire nous a montré les dangers d'un tel rejet.

  La  nouvelle loi sur la réforme des collectivités territoriales qui entrera en vigueur en 2014, corrigera cette dérive en supprimant le Conseiller Général. Drôle de remède pour guérir la maladie. Point positif tout de même, la nouvelle assemblée obligera les élus à se déterminer bien avant le scrutin. Comme nous l'avons dit, l'apolitisme n'est que passager. Une fois élu, « l'indépendant » devient une pièce rapportée d'un parti qui lui, pratique la politique. Pas sûr que ce soit le meilleur parcours. Faire partie du premier cercle est toujours plus valorisant.

Dans ce domaine, le sentiment d'indépendance,

n'est que douce utopie ou, ce qui est plus grave,

manipulation des électeurs.


André Wandoch

10 Novembre 2010

7 octobre 2010

Elections cantonales : les 20 et 27 mars 2011

urne_electionsLes dates des prochaines élections cantonales sont désormais connues : les Français voteront les 20 et 27 mars 2011. Le calendrier a été officialisé lors du Conseil des ministres de ce mercredi 6 octobre. Les élections cantonales servent à élire les conseillers généraux, qui gèrent les départements. Il pourrait s'agir des toutes dernières élections cantonales. Car si la réforme territoriale est adoptée, les conseillers généraux et les conseillers territoriaux vont disparaitre, pour être remplacés par un conseiller unique, le conseiller territorial. La gauche a cependant annoncé que si elle revenait au pouvoir en 2012, elle reviendrait sur cette réforme. Quoi qu'il en soit, les nouveaux conseillers généraux ne seront élus que pour trois ans, et non six ans, afin que la fin de leur mandat coïncide avec l'arrivée des conseillers territoriaux. Pour la première fois, le suppléant devra être obligatoirement de sexe opposé au candidat, pour favoriser la parité. La moitié des conseillers généraux de tous les départements seront renouvelés, lors d'un scrutin uninominal à deux tours. Cela représente 1.941 élus, en métropole et en outre-mer. La campagne officielle démarrera le 7 mars. (extrait du jounal "LE MONDE")

6 octobre 2010

Les caméléons du Val de Villé

cameleonumpLes élections cantonales dans le Val de Villé se suivent et se ressemblent dans le fait que les alliances politiques se font souvent contre nature (ce qui est un paradoxe lorsque certains candidats sortent d'une soi-disant écologie), et dans le flou le plus absolu qui a pourtant toujours le même aboutissement : l'adhésion au groupe départemental majoritaire. Cela a été le cas du député-conseiller général  Jean-Marie CARO qui de réformateur, dissident du RPR, se voulait soutenu par la gauche, puis de nouveau par le RPR, et du conseiller général sortant HAAG, qui d'indépendant, est devenu "sans étiquette", puis "UMP sans étiquette", puis vice-président du groupe majoritaire UMP comme son prédécesseur. Et le voilà qui impose à l'UMP "son dauphin", le maire de Dieffenbach-au-Val, qui s'est toujours dit "écologiste", mais qui a soutenu René HAAG en 2004, se dit maintenant "indépendant" (ce qui n'engage pas à grand'chose, si ce n'est à rejoindre, s'il est élu, le groupe UMP). On peut donc dire que le Val de Villé est le canton de la faune très particulière des "caméléons politiques". Nous attendons avec impatience de connaître les états-majors bas-rhinois qui soutiendront ce candidat. Quant à moi, qui ne le soutiendrai certes pas, car j'aime la clarté, je veux bien lui proposer le logo pour sa campagne : un caméléon aux couleurs bleu-rouge de l'UMP, verte de l'écologie (peut-être même une écologie dénaturée vert-pâle ou vert-citron), avec un peu d'orange centriste, qui pourrait avoir des similitudes avec la proposition ci-dessus. La vente de t-shirts, de casquettes, de fanions, d'autocollants et de porte-clés avec un tel logo fera certainement fureur et devrait permettre au candidat de financer sa campagne, même s'il n'est pris en charge par ceux qui disent (ou ne le disent pas) le soutenir moralement, ou si par mégarde il n'obtenait ses 5% de voix pour le remboursement officiel de sa campagne. 

11 mai 2010

Rhénanie du Nord - Westphalie : une claque pour Angela !

Les élections au Landtag de la Rhénanie du Nord - Westphalie (le plus grand Land allemand) ont atteint la coalition noir-jaune d'Angela Merkel à deux niveaux : la perte de la majorité au Landtag, certes, mais aussi et surtout la perte de la majorité absolue à la chambre haute du Bundesrat à Berlin, ce qui va rendre beaucoup plus difficile sa position politique. Au niveau du Landtag, on ne sait cependant pas qui gouvernera : si CDU et FDP sont minoritaires, les cas de figure d'alliances gouvernementales sont nombreuses : la plus logique serait un gouvernement rouge-rouge-vert (SPD, Linke, Verts), ce qui ne semble cependant pas convenir aux Grüne dont la tête de liste Sylvia Löhrmann vient de déclarer : "Je suis naturellement pour une alliance rouge-vert (SPD - Grüne), mais s'il le faut, nous nous résoudrons à une grande alliance (CDU - SPD - Grüne)." En arrière-plan : l'alliance avec les Linke leur pose  toujours problème du fait de l'histoire récente de l'Allemagne! alors que le peuple du NRW vient pourtant de donner la majorité à la gauche, cette "grande alliance" remettrait en selle les perdants (un peu, et même beaucoup, contre nature, non?)

nrw

26 avril 2010

Fribourg-en-Brisgau : victoire de Salomon à la Pyrrhus

fribourgL'élection de l'Oberbürgermeister de Fribourg-en-Brisgau s'est terminée comme prévu dès le premier tour  par la victoire de Dieter Salomon (die Grüne). Ne nous leurrons pas cependant sur l'importance du score réalisé (50,5 %), la CDU et le FDP n'ayant pas présenté de candidats et ayant appelé à voter pour le candidat vert. Il est clair donc que Salomon a été élu avec 35 à 40 % de voix chrétiennes-démocrates et libérales, et 10 à 15% de voix habituellement écologistes. Là n'est donc pas la surprise, même s'il faut admettre que les 50% auraient pu être dépassés plus  largement. Le candidat SPD Ulrich von Kirchbach a tenu lui aussi son rang avec 29,3 % des voix. La surprise en fin de compte est venue du candidat indépendant, soutenu par "Die Linke", Günter Rausch, qui a réuni sur son nom 20,7 % des suffrages. Plus surprenant encore est le score de Günther Rausch dans les bastions habituels des "Grüne" tels l'écoquartier populaire Vauban (anciennes casernes de l'armée française) cité en exemple dans toute l'Allemagne en matière d'aménagement environnemental et écologique. Le candidat des Linke y fait 40 % des voix, Salomon 35% et von Kirchbach 25%. De nombreux électeurs écologistes et SPD n'ont plus peur de voter pour un parti encore souvent présenté comme un vestige de l'Allemagne de l'Est soviétique. Ce parti a su attirer une bonne partie de l'électorat populaire, autrefois réservée au SPD et aux Grüne. Et ces derniers devraient se rendre compte que l'écologie ne sert à rien si on ne résoud en même temps les problèmes sociaux. Dieter Salomon a joué sa carte personnelle grâce à des manoeuvres politiques contre nature. Prisonnier de la CDU, quelle politique va-t-il bien pouvoir mener? Son exemple risque cependant de donner des idées à d'autres : Jacques Fernique et Daniel Cohn-Bendit, aux dernières Régionales, ont appelé à une grande coalition des Verts dans tout le Bassin Rhénan ! Attention à ne pas retrouver en Alsace comme en Allemagne une écologie de droite, c'est-à-dire réservée aux plus nantis!   

L'écoquartier Vauban a voté pour "die Linke"

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