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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER

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9 juillet 2023

Une météorite interstellaire pourrait être tombée dans l'océan Pacifique

La surface de notre planète est criblée chaque année de milliers de météorites. Certes, elles ne font pas la même taille que celles ayant entraîné le déclin des dinosaures, et elles parviennent toutes directement de notre système solaire. Toutes... ou peut-être à une exception près.

m_t_orite1La BBC rapporte qu'Avi Loeb, un astrophysicien controversé de Harvard, qui se fait souvent remarquer pour ses déclarations sur la vie intelligente extraterrestre, pense que lui et son équipe viennent de trouver la trace de la première météorite interstellaire (provenant d'un autre système stellaire que le nôtre) sur Terre, au fond de l'océan Pacifique.

Si la découverte est avérée et confirmée, ce qui n'est pas encore le cas, il s'agirait de la première fois qu'on trouve directement un objet qui n'est pas issu de notre système solaire. Pour l'instant, tout ce qu'on peut examiner de l'espace au-delà de nos frontières provient d'observations faites de la lumière qui a parcouru au moins 40.000 milliards de kilomètres, soit la plus courte distance qui nous sépare dAlpha du Centaure, le système stellaire le plus proche du nôtre.

IM1

Tout commence en 2014. Le 9 janvier de cette année, à 3h05, une météorite baptisée «IM1» explose au-dessus de l'océan Pacifique. Bien qu'environ 10.000 astronomes professionnels observent le ciel, note la BBC, il est impossible de le surveiller entièrement. C'est pourquoi au début, IM1 n'est pas remarquée. Seuls des capteurs du gouvernement américain détectent sa trajectoire et sa vitesse. Les autres détails entourant l'objet stellaire sont classifiés, non pas parce qu'il s'agit d'un ovni, mais parce qu'ils révéleraient les capacités militaires des États-Unis.

Certaines informations piquent la curiosité d'Avi Loeb, à commencer par la vitesse d'IM1. Celle-ci, extrêmement élevée, serait la preuve selon le scientifique que l'objet viendrait d'un autre système stellaire. Les météorites qui en proviendraient seraient en effet plus rapides que la moyenne, d'après les spécialistes. Ensuite, IM1 est particulièrement résistante et ne s'est pas décomposée en entrant dans les couches supérieures de l'atmosphère terrestre. «Sa résistance matérielle doit être au moins plusieurs fois supérieure à celle de toutes les autres roches spatiales», estime Avi Loeb.

Un simple caillou ?

Au début du mois de juin, près de l'île de Manus en Papouasie-Nouvelle-Guinée, l'équipe de l'astrophysicien commence des recherches, supposant qu'il s'agit de l'endroit où des restes de la météorite seraient tombés. À l'aide d'un «crochet interstellaire», sorte de gros aimant, et de plus d'un million de dollars (912.000 euros) de financement de la part de Cardano, une entreprise de blockchain, Avi Loeb et ses collègues récoltent des fragments reposant au fond de l'eau.Le 21 juin, le scientifique annonce qu'un membre de son équipe lui a signalé qu'ils ont trouvé des sphéruless cosmiques (micrométéorites qui ont fondu lors de leur entrée dans l'atmosphère) qui pourraient provenir d'IM1. Ces éléments sont composés de fer, de magnésium et de titane. Selon Avi Loeb, cette composition est peu fréquente, que ce soit dans les objets humains ou célestes.

La découverte ne convainc cependant pas tous les experts. C'est le cas de Marc Fries, scientifique à la NASA. «Les petites sphères métalliques sont extrêmement communes sur Terre», tempère-t-il. Même si elles proviennent d'une météorite interstellaire, il se peut qu'elles ne soient pas issues d'IM1, rappelle Marc Fries.

D'ailleurs, il reste à prouver qu'IM1 ait réellement voyagé depuis les confins de l'espace. «Un expert en météorites a fait une présentation [...] lors de la conférence “Asteroids, Comets and Meteors 2023” qui montre que la meilleure explication pourrait être que “IM1” soit une météorite rocheuse banale qui viendrait de notre propre système solaire», souligne Marc Fries.

En attendant l'analyse complète des sphérules, Avi Loeb, de son côté, n'exclut pas l'hypothèse d'une fabrication des sphères métalliques par des extraterrestres intelligents. (selon "Korii.")

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8 juillet 2023

Châtenois, c'est déjà oublié

Décidément, ils sont impayables ces grands élus !

bulletin1Ils s'arrangent pour porter leur bulletin annuel le même jour, histoire d'en avoir pour la journée à lire leurs exploits ! (4 pages pour le député Sitzenstuhl, 32 pages pour le président de la CEA Bierry) Ils oublient pourtant l'essentiel : le contournement de Châtenois, pour lequel pourtant ils étaient si prompts à manifester le 3 juin dernier ! Mais c'est normal, ces pages très électoralistes ne méritent pas qu'on se fâche avec quelques écolos.

Les habitants du Centre-Alsace peuvent dormir tranquilles, ce n'est pas demain que la RN59 sera définitivement aménagée ! Les automobilistes continueront à bouchonner à Châtenois, des usines resteront fermées surtout dans les vallées, le nombre 113 pour les morts de cette voie dangereuse est loin d'être définitif !

Un grand merci à à ces chers élus qui ne pensent à la population que pour assurer leur réélection !

bulletin

7 juillet 2023

Où est Evgueni Prigojine ?

Le patron de Wagner Evgueni Prigojine est «en liberté» en Russie et non en Biélorussie, affirme Loukachenko.

ukraineEvgueni Prigojine se trouverait toujours en Russie malgré l’accord prévoyant son départ en Biélorussie à la suite de la mutinerie de Wagner, selon le président biélorusse.

Le président biélorusse Alexandre Loukachenko a affirmé ce jeudi que le patron du groupe paramilitaire Wagner, Evgeni Prigojine, se trouvait toujours «en liberté» en Russie, malgré l'accord prévoyant son départ en Biélorussie après sa rébellion avortée le 24 juin.

«Concernant Prigojine, il est à Saint-Pétersbourg. Où est-il ce matin? Peut-être parti à Moscou, ou ailleurs, mais il n'est pas sur le territoire biélorusse», a déclaré Loukachenko lors d'une conférence de presse. Selon lui, les combattants de Wagner se trouvent eux aussi «dans leurs camps» et non en Biélorussie, «pour le moment».

Loukachenko rassurant sur la non dangerosité de Wagner en Biélorussie

«Je sais de façon certaine qu'il est en liberté», a-t-il précisé, affirmant avoir eu «hier» une conversation téléphonique avec Evgueni Prigojine qui, selon Alexandre Loukachenko, lui a assuré qu'il allait continuer à travailler pour la Russie. «Que va-t-il se passer ensuite avec lui ? Vous pensez que Poutine est rancunier et va le buter demain ? Non, ça n'aura pas lieu», a déclaré le président biélorusse.

«Si (le gouvernement russe et le groupe Wagner) jugent nécessaire de déployer un certain nombre de combattants de Wagner en Biélorussie pour se reposer ou s'entraîner (...) alors j'appliquerai ma décision» de les accueillir, a-t-il ajouté. «S'il est nécessaire d'employer cette unité (Wagner) pour défendre le gouvernement (biélorusse), ce sera fait immédiatement dans n'importe quel secteur. Leur expérience sera utilisée en Biélorussie», a-t-il insisté.

«Nous ne prévoyons d'attaquer personne»

Concernant le transfert en Biélorussie d'armes nucléaires russe, il a affirmé qu'elles ne seraient utilisées qu'à des «fins défensives». «Nous ne prévoyons d'attaquer personne avec des armes nucléaires», a-t-il affirmé, tout en promettant une réponse «immédiate» si son pays était attaqué. «Je ne pense pas que Wagner se révoltera et retournera ses armes contre l'État biélorusse», a encore assuré Alexandre Loukachenko.

La rébellion de Wagner, menée le 24 juin, a ébranlé le pouvoir russe, en plein conflit en Ukraine. Pendant plusieurs heures, les combattants de Wagner ont occupé un quartier général de l'armée russe à Rostov-sur-le-Don (sud-ouest) et parcouru plusieurs centaines de kilomètres en direction de Moscou. (selon "Le Figaro international")
6 juillet 2023

Cet été à Albé

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5 juillet 2023

Pakistan : la démocratie sous tutelle de l’armée

Au Pakistan, des manifestations contestent l’influence de l’armée, accusée d’être à l’origine de l’évincement de l’ancien Premier ministre Imran Khan.

pakistanLe 9 mai 2023, des paramilitaires, connus au Pakistan sous le nom de rangers, pénètrent dans un tribunal d’Islamabad en cassant portes et fenêtres. À l'intérieur, Imran Khan, ancien Premier ministre évincé du pouvoir un an plus tôt par une motion de censure, est en état d’arrestation. Maintenu en détention pendant trois jours, puis jugé et libéré sous conditions par la Cour suprême, Imran Khan vit reclus chez lui, dans sa maison de Lahore encerclée par la police. Il dénonce les menaces de l’armée contre son parti le PTI -Mouvement du Pakistan pour la justice- ainsi que les milliers d'arrestations et les cas de torture contre ses soutiens massivement descendus dans les rues.

La confrontation entre l’armée et Imran Khan dure depuis un peu plus d’un an. Après la chute de l'homme politique par une motion de censure du Parlement en avril 2022, l’armée veut empêcher la tenue d'élections législatives, qui le verraient certainement revenir au pouvoir. Cette confrontation politique soulève des inquiétudes, dans un pays qui a connu trois coups d'État militaires, et qui a été dirigé pendant trente ans par l’armée.

Dans les gigantesques cortèges qui sillonnent plusieurs villes pakistanaises pour exprimer leur colère, est-ce l’institution militaire qui est contestée ? Quel est le poids de l’armée dans les affaires politiques et économiques du Pakistan ? Le gouvernement actuel de Shehbaz Sharif, certes rival d’Imran Khan, est-il prêt à se battre pour sauvegarder la prééminence des autorités civiles sur les autorités militaires ?

Pour répondre à ces questions, Julie Gacon reçoit Laurent Gayer, chercheur au Centre d'études et de recherches internationales (CERI) à Sciences Po Paris.

Laurent Gayer explique qu'en dépit du discours anti-système qu'il porte, Imran Khan est un produit classique de l'establishment pakistanais : “Il incarne l’image d’un outsider qui dénonce la corruption des dynasties politiques traditionnelles, pourtant, il n’aurait pas pu devenir Premier ministre sans un coup de pouce de l’armée qui souhaitait se débarrasser de Nawaz Sharif, son prédécesseur. Au Pakistan, systématiquement, les leaders civils arrivés au pouvoir grâce au soutien de l’armée finissent par vouloir s’en autonomiser et sont mis de côté.”

Selon Laurent Gayer, l’armée se présente comme l’institution tutélaire du Pakistan, au-dessus des partis et des politiciens : “Depuis la fondation du pays en 1947, la raison d’être de l’armée, c’est la sauvegarde de la sécurité nationale face à l’ennemi historique indien, mais aussi contre la corruption et l’incurie des élites civiles.”

Pour aller plus loin :

    Laurent Gayer est l'auteur de l'ouvrage "Le Capitalisme à main armée : caïds et patrons à Karachi" publié par les éditions du CNRS en 2023.
    Il est également à l'origine d’un reportage photo intitulé “Jours de colère au Pakistan” paru en mai 2023 dans la revue numérique du Grand Continent.

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4 juillet 2023

Une femme revient à la vie lors de ses funérailles en Thaïlande

Une femme âgée de 49 ans s’est réveillée alors que sa famille se préparait à ses funérailles dans un temple d’Udon Thani, dans le Nord-est de la Thaïlande.

Le jeudi 29 juin, Weeraphon Rak Samerwong, administrateur de la page Ban Dung Update, a été informé du transport de Chataphon, une habitante du district de Ban Dung, vers son domicile après avoir succombé à une grave maladie.

Chataphon était très malade et son médecin avait informé Mali, sa mère, que les chances de survie de sa fille étaient minces, ils avaient donc décidé de la ramener chez elle.

tha_landeCependant, au milieu du voyage vers Ban Dung, Chataphon est décédée. Mali, sa mère, a rapidement alerté les proches qui les attendaient au temple pour commencer le cortège funèbre.Mais, lorsque le véhicule qui transportait le corps de la défunte est entré dans le temple Sri Phadung, Chataphon est revenue à la vie, provoquant une réaction de surprise parmi les personnes qui se trouvaient dans la camionnette.

 Lorsqu’elle a réalisé que sa fille avait repris connaissance, Mali s’est empressée de l’emmener à l’hôpital Somdet Phra Yuparaj de Ban Dung.

Elle a joyeusement informé tout le monde de leur bonne fortune, annonçant la survie miraculeuse de Chataphon.

Les membres de la famille qui préparaient les funérailles au temple ont été sidérés par cette nouvelle.

 Le trajet entre le district de Nong Han et Ban Dung est d’environ 40 kilomètres et aurait pris au moins une heure.

 La famille a émis l’hypothèse que Chataphon ne voulait peut-être pas mourir tout de suite, car elle attendait sa fille, qui faisait le trajet depuis Bangkok pour assister aux funérailles.

 À l’heure actuelle, Chataphon est sous surveillance médicale à l’hôpital Ban Dung, avec sa fille à ses côtés, elle lutte toujours pour sa survie.

 En janvier 2020 les membres d’une famille thaïlandaise, qui étaient en train de célébrer des funérailles, ont été choqués en voyant la personne qu’ils pensaient morte, venir assister à son propre enterrement.

 En fait, la personne dans le cercueil n’était pas celle qu’ils pensaient. (selon "Toute la Thaïlande")

3 juillet 2023

Souvenirs, souvenirs !

Motion pour le contournement de Châtenois

maires"Concernant l’arrêt du chantier du contournement de Châtenois, l’amicale, afin de défendre les intérêts des habitants de la vallée, a annoncé qu’elle adressera officiellement une motion de soutien pour la reprise rapide des travaux. Les anciens ont exprimé leur mécontentement car, au cours de la manifestation organisée par le maire de Châtenois, aucun élu ni du Val d’Argent ni de la vallée de Villé n’a pris la parole au nom des habitants des deux vallées. La population concernée attend depuis des années la réalisation de ce contournement…"

Voilà les termes dans lesquels la presse locale relate une assemblée générale d'anciens maires et adjoints de la vallée de Villé. Pourtant il y a un quart de siècle environ et dès la fin des années 90, alors que la plupart était "au pouvoir", on ne les a guère entendus ! En plus de muets, seraient-ils devenus amnésiques ? Et aujourd'hui, ils arrivent avec un mois de retard sur la dernière manifestation où personne ne les a vus ! Décidément, toujours à l'heure ces anciens.

2 juillet 2023

Motivation ukrainienne pour la guerre

Des tankistes de Leopard 2 inventent des pannes pour ne pas aller au front

charCertains soldats ukrainiens simulent des dysfonctionnements de leurs chars pour ne pas être déployés sur le champ de bataille. La peur d’être confrontés aux blindés russes ou d’exploser sur une mine serait ce qui les pousserait à inventer ces pannes.

Des équipages ukrainiens à bord des chars Leopard 2 refusent le combat au point de simuler des pannes. C’est ce qu’a révélé le magazine allemand Der Spiegel qui a décrit les conditions de vie de soldats de Kiev entraînés en Europe de l’Ouest ou envoyés sur le champ de bataille. L’hebdomadaire s'est entretenu avec trois soldats ukrainiens formés en Allemagne qui font partie de l'équipage de deux chars Leopard 2A6 fournis aux troupes ukrainiennes par l’armée allemande.

Der Spiegel a cité un chargeur de canon surnommé Gutsik, qui a soutenu que certains équipages simulaient des dysfonctionnements techniques pour éviter d'être envoyés sur la ligne de front. Il a déclaré au magazine qu'il valait mieux éviter un engagement plutôt que de fuir en plein milieu d’un combat contre les troupes de Moscou. "Si les Russes touchent la tourelle du char, vous n'êtes plus qu'un tas de cendres", a déclaré un autre tankiste surnommé Micha. Ce dernier ne veut pas fuir le champ de bataille mais il a également indiqué qu’à la vue des risques encourus, il ne blâmait pas les soldats qui feignaient de tomber en panne pour éviter d’être envoyés au front.

Les soldats de la Russie, "des adversaires redoutables"

Micha a soutenu qu’en plus de cela, les tankistes ukrainiens faisaient face à une résistance féroce de la part des soldats russes qui “ne sont pas des combattants inexpérimentés mais des adversaires redoutables”. D’autant plus que les combats face aux tanks russes ne sont pas les seuls dangers que doivent affronter les équipages ukrainiens. Les soldats interrogés par Der Spiegel craignent aussi de traverser les nombreux champs de mines créés par les forces de Moscou.

Le tankiste a pris l’exemple de trois chars Léopard qui ont roulé sur des mines le premier jour de la contre-offensive. L'un d'entre eux a apparemment été détruit, tandis que le second a pu repartir de lui-même. Le troisième blindé serait encore en un seul morceau, mais les troupes ukrainiennes n’ont pas pu le récupérer parce que la zone est fortement minée et que la carcasse d’un véhicule Bradley américain détruit se trouve en plein milieu du chemin.

Enfin, les difficultés rencontrées par les troupes ukrainiennes durant la contre-offensive lancée par le gouvernement de Volodimir Zelenski seraient aussi un facteur décourageant pour certains soldats. Le personnel médical interrogé par Der Spiegel a noté que ces combats coûtaient cher en vies humaines. Il a fait état d'une augmentation notable du nombre de blessés au cours de ces derniers jours, tandis qu'un officier de renseignement ukrainien responsable de la surveillance de l'ensemble du front sud a affirmé que l’armée ukrainienne subissait “des pertes substantielles”. (selon "Capital")

1 juillet 2023

Érythrée : la Corée du Nord de l’Afrique

L’Érythrée, l’une des dictatures les plus fermées au monde, vient de célébrer les 30 ans de son indépendance, toujours dirigée par le même homme.

_rythr_eL'Erythrée a fêté ses 30 ans le 24 mai. Des célébrations qui sonnent comme le douloureux rappel des années perdues et un « appel à agir », confie Vanessa Tsehaye, une militante des droits de l'homme suédo-érythréenne. Souvent qualifié de « Corée du Nord de l'Afrique », ce pays est dirigé d'une main de fer par Issayas Afeworki, premier et seul chef de l'État depuis 1993. Toute information y demeure quasiment inaccessible et aucune donnée officielle ne filtre de ce huis clos, jusqu'au nombre d'habitants, qui se trouveraient entre 3 et 6 millions.

Les votes aux Nations unies sur la guerre en Ukraine représentent un bon indicateur des positions de l'Érythrée. Lorsqu'un texte est proposé au vote pour que la Russie « cesse immédiatement de recourir à la force contre l'Ukraine », le 23 février dernier, 141 pays membres y sont favorables. Seuls six pays se distinguent en apportant leur soutien à Moscou : la Corée du Nord, la Biélorussie, la Syrie, le Nicaragua, le Mali… et l'Érythrée d'Issayas Afeworki.

Le président érythréen, officieusement au pouvoir depuis 1991, a dès le départ installé un régime autoritaire. Il n'a, pour cela, pas hésité à se débarrasser de tous ses concurrents, jusqu'à faire exécuter son propre frère de sang. En 1993, l'ONU et l'Union africaine reconnaissent l'indépendance de l'Érythrée. Les espoirs de démocratie auxquels s'accrochaient les Érythréens vont rapidement être déçus. Les élections n'auront jamais lieu et un régime de parti unique s'impose.

Un an après, le dictateur, admirateur de Mao, fonde un nouveau mouvement politique : le Front populaire pour la démocratie et la justice (FPDJ). Le pays se dirige dès lors vers le totalitarisme, contrairement à ce que les idéaux de liberté et de justice suggèrent. Au pouvoir, Afeworki rompt avec les ambitions du FPLE (Front populaire de liberté de l'Érythrée), le parti de libération, qui s'était largement inspiré du FLN algérien.

Guerre contre l'Éthiopie

La guerre contre l'Ethiopie, déclarée par Issayas Afeworki en 1998, a ensuite plongé de nombreux Érythréens dans le désarroi. « Ils ont dansé pour l'indépendance puis ont été sacrifiés pour une guerre qui n'avait aucun sens », explique Meron Estefanos, journaliste d'origine érythréenne qui vit en exil en Suède. Au contraire, la dérive s'est accentuée.

Cela a provoqué, en 2001, la formation du G15, un groupe de 15 anciens compagnons de route du chef de l'État. Dans une pétition, ces dissidents réclament des élections ainsi que l'application d'une constitution. Leurs demandes ne sont pas entendues et onze d'entre eux sont directement emprisonnés. Depuis ce jour, leur sort est toujours inconnu. La même année, des étudiants suivent le modèle du G15. En guise de réponse, l'université ferme ses portes et, dès 18 ans, les Érythréens sont envoyés dans des camps de travail forcé.

À partir de ce tournant de 2001, tout espoir de démocratie est effacé. Dans cette « prison à ciel ouvert » qu'est devenu ce petit pays de la Corne de l'Afrique, la répression et les détentions arbitraires n'ont jamais cessé. À ce jour, il n'existe aucune information concernant le nombre de prisonniers politiques détenus dans le pays.

Issayas Afeworki « ne se soucie absolument pas de son peuple, et tous ceux qui ne sont pas de son avis sont des traîtres », explique Alain Gascon, professeur à l'université de Paris-VIII et spécialiste de l'Érythrée. En 2013, des membres de l'armée ont tenté un coup d'État au Forto, l'ancien fort colonial italien où se trouvent la radiotélévision d'État et le ministère de l'Information. Ils réclamaient notamment l'application d'une constitution et la libération des prisonniers politiques. Mais le putsch a échoué.

Cet épisode conduit le chef d'État à se constituer une garde prétorienne, composée principalement de réfugiés originaires de la région éthiopienne du Tigré. Cette milice présidentielle est réputée pour sa violence, ses pillages, ses exécutions sommaires et ses viols. « Ces méthodes sont la base de la répression en Érythrée, explique le spécialiste. On n'a jamais connu, du moins dans cette partie de l'Afrique, un régime aussi brutal, aussi sanguinaire, aussi peu soucieux de la vie humaine. » L'Érythrée, classée 176 sur 191 à l'indice du développement humain en 2021 par l'ONU, serait ainsi « un des régimes les plus horribles qui puisse exister à la surface de la Terre », d'après Alain Gascon. (selon "Le point")
30 juin 2023

Fumée qui sort du moteur, pneus pourris...

L'Otan envoie des armes défectueuses à l'Ukraine

charLes alliés de Kiev fournissent aux soldats ukrainiens des blindés qui sont parfois inaptes au combat et nécessitent d’être réparés. Pire encore, certaines armes seraient complètement inutilisables ou disparaissent avant d’arriver en Ukraine.

30% de l’arsenal ukrainien serait en permanence en train d’être réparé depuis le début de l’offensive de Moscou. Ce fâcheux état des lieux a été révélé par le New York Times qui a obtenu auprès de hauts gradés ukrainiens ce pourcentage déjà difficile, qui cache une réalité encore plus sombre pour les troupes de Kiev. D’après le quotidien américain, si autant d’armes sont en cours de restauration du côté ukrainien, ce n’est pas forcément parce qu'elles ont connues l’épreuve du champ de bataille mais parce qu’elles ont été livrées déjà défectueuses par les pays membres de l’Otan.

Le New York Times prend l’exemple de 33 obusiers M109 américains donnés par l’Italie à l’Ukraine. Ces systèmes d’artillerie étaient déjà mis en hors service par Rome mais Kiev les a quand même demandés et a confié leur réparation à une entreprise américaine nommée Ultra Defense. Le gouvernement de Volodimir Zelenski a payé environ 18 millions d’euros pour que ces armes soient livrées en bon état. Or l’Ukraine a reçu 13 de ces obusiers dans un état pitoyable, impropre au combat.

"La société américaine qui nous a offert ses services n'avait pas l'intention de remplir ses obligations", s'est plaint Vladimir Pikuzo, directeur des achats de défense de l'Ukraine, dans une lettre adressée au Pentagone le 3 février dernier. Des vidéos obtenues par le New York Times ont montré de la fumée s'échappant du moteur de l'un d'entre des M109 et du liquide de refroidissement s'échappant d'un autre obusier. "Chacun d'entre eux fonctionnait lorsque nous les avons livrés", s’est défendu auprès du New York Times, Matthew Herring, PDG de la société Ultra Defense, basée en Floride. Ce dernier reproche aux Ukrainiens de ne pas avoir correctement entretenu les canons automoteurs.

Des pneus pourris sur des véhicules envoyés à l'Ukraine

Selon le journal, l’armée américaine a elle aussi envoyé des armes qui n’étaient pas prêtes pour le combat. Durant l’été 2022, une unité de l'armée américaine a reçu l'ordre d'expédier 29 Humvees à l'Ukraine à partir d'un dépôt situé à Camp Arifjan, une base au Koweït. Il s’agit de véhicules massivement déployés lors de la guerre en Irak est à la fois adapté pour le transport de troupes mais aussi pour le combat contre l’infanterie. Bien que les chefs de l'unité aient précédemment déclaré que tous les Humvees étaient "entièrement aptes à la mission", une première inspection après réception de ces véhicules a révélé que 26 d'entre eux étaient trop endommagés pour le combat.

Ces engins ont été réparés une première fois, puis ont été envoyés en Pologne avant d'être déployés sur le territoire ukrainien. Cependant, lors d'une deuxième inspection, les responsables ont constaté cette fois ci que les pneus de 25 d'entre eux étaient pourris. Il a fallu près d'un mois pour trouver suffisamment de pneus de remplacement, ce qui a retardé l'envoi d'autres équipements en Ukraine et a nécessité beaucoup de travail et de temps.

Pire encore, d’autres armes seraient tellement endommagées que les troupes de Kiev sont obligées de les démonter pour essayer de récupérer certaines parties encore utilisables. D’autres équipements militaires n’arriveraient même pas en Ukraine alors que le gouvernement de Volodimir Zelenski les a bien achetés. Le New York Times a rapporté qu’en décembre 2022, le ministère ukrainien de la Défense avait passé des contrats pour plus de 730 millions d’euros d'armes et de technologies qui "n'ont pas été livrées, ou seulement en partie". (selon "Capital")

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