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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
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faune
2 novembre 2019

Un trafiquant vietnamien d’espèces protégées condamné

Le trafiquant international vietnamien Tran Van Tu et ses complices ont été condamnés pour trafic d’espèces protégées. Ce verdict rendu ce vendredi 31 Mai émane du Tribunal de première instance (TPI) d’Abidjan Plateau.

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Tran Van Tu et ses autres complices ont écopé de la peine maximale prévue par la loi ivoirienne (N° 65-255 du 04 aout 1965) relative à la protection de la faune et à l’exercice de la chasse. Ils sont tombés dans les filets de la police dans le cadre d’une opération dénommée ‘Stop à l’ivoire’ lancée du 18 au 21 janvier puis les 21 mars 2018 par les autorités ivoiriennes avec l’assistance technique de EAGLE-Côte d’Ivoire et du grand réseau EAGLE international. Les trafiquants ont obtenu et gardé par devers eux – avec intention de revendre – 469,15 kg d’ivoire et 578 kg d’écailles de pangolins. L’objet de la saisie représente des parties d’espèces intégralement protégée par la loi faunique ivoirienne.

La structure du réseau criminel est composée de trois trafiquants asiatiques. Il s’agit de Tran Van Tu et Phung Tan Hung de nationalité vietnamienne qui sont à la tête du réseau et du français d’origine chinoise Zhang Fan Paul. Ils sont épaulés par le guinéen Koné Kabiné, le burkinabé Ouédraogo Moussa et l’ivoirien Vanié Bi Magloire Luc.

Le juge a suivi le réquisitoire de la procureure qui avait requis au cours de l’audience une peine exemplaire assortie d’amendes contre chacun des prévenus. Les prévenus ont été reconnus coupables pour infraction et complicité d’infraction à la législation relative à la protection de la faune et à l’exercice de la chasse. Ils écopent que de 12 mois de prison ferme qui est la peine maximum et assortie de 300.000 F CFA d’amende chacun comme prévue par les textes régissant la faune en ses articles 32 et 33.

Tran Van Tu et Zhang Fan Paul ont aussi été entendu pour d’autres faits retenus contre eux, notamment la détention illégale d’armes à feu de 6ème et 7ème catégories découvertes chez eux lors de leur arrestation. Notons que les trafiquants étaient incarcérés depuis leur arrestation à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA). Le réseau criminel de Tran van Tu est l’un des réseaux spécialisés du crime faunique le plus sophistiqué jamais démantelé en Côte d’Ivoire. (Ebony T. Christian – source EAGLE-Côte d’Ivoire)

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15 septembre 2019

Le loup de retour en Lorraine

Ce n’est pas officiellement confirmé, mais pour les éleveurs, le doute n’est pas permis. Le loup a refait son apparition en Moselle. Depuis 15 jours, cinq attaques ont été dénombrées au sud de Sarrebourg. Au total, près de 40 moutons ont vu la bête de trop près…

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Le loup est-il de retour en Moselle? Pour les éleveurs, cela ne fait aucun doute. Entre le 22 août et le 3 septembre, au moins cinq attaques ont été dénombrées sur des troupeaux ovins dans le sud de Sarrebourg, à Saint-Georges, Lorquin ou encore Landange. Quatre éleveurs ont été touchés et 38 moutons ont été tués ou blessés.

Les premières analyses confirment que ces attaques proviennent d’un même animal. Et, pour chaque attaque, la mention «Loup non écarté» accompagnait les rapports officiels. L’animal proviendrait des Alpes. Et les autorités le suivaient à la trace, au gré des attaques commises ici ou là. Cet été, il a ainsi sévi en Alsace, suivant une trajectoire le conduisant potentiellement jusque dans le sud de la Moselle.

Des attaques en 2014

Rien n’a été confirmé et les autorités ont demandé aux syndicats d’éleveurs de ne pas ébruiter l’affaire, le temps de mettre en place des mesures dans la sérénité. Mais aujourd’hui, le loup semble se plaire en Moselle-Sud et s’y être installé. Ce qui fait craindre de nouvelles attaques dans le secteur, et provoque une montée de psychose chez les éleveurs locaux.

En 2014, ils avaient été sérieusement impactés par un autre loup solitaire, descendu du massif du Donon. Le Pays de Sarrebourg, connu pour son important élevage ovin, semble être un terrain particulièrement apprécié par le grand canidé. Entre janvier et mai 2014, 33 brebis ou agneaux avaient péri sous les crocs et des dizaines d’autres avaient été blessés.

Dernière attaque mardi

Après cette série d’attaques, un comité Grand Carnivore a été créé en 2017, le retour du loup en Moselle semblant inéluctable, alors que la population de loups progresse en France. Ce comité rassemble tous les acteurs du dossier, y compris les pro-loups et les éleveurs.

L’organisme n’a pas encore été saisi après ces dernières attaques. «Mais une réunion est en train de se mettre en place», souligne une source. «De toute façon, ces attaques ne pouvaient pas rester secrètes bien longtemps…»

La dernière recensée a eu lieu mardi matin, à Landange. Dans cette seule exploitation, une dizaine de bêtes ont été victimes du loup, en deux dates. Les éleveurs redoutent un scénario pareil à celui de la Meurthe-et-Moselle, où un loup solitaire sévit depuis des mois dans la plaine des Vosges, certains l’ayant même qualifié de  «loup le plus meurtrier de France». Entre les Vosges, le Toulois et la Meuse, 136 bêtes ont été tuées au cours de l’année.(selon Le Quotidien du Luxembourg)

10 août 2019

Arctique: 200 rennes retrouvés morts de faim

Le changement climatique pointé du doigt

arctiqueQuelque 200 rennes ont été retrouvés morts de faim sur l'archipel norvégien du Svalbard dans l'Arctique, un nombre inhabituellement élevé qui s'explique par les changements climatiques dans la région, a indiqué lundi l'Institut polaire norvégien. 

Au cours de leur cartographie annuelle de la population de rennes sauvages sur ce groupe d'îles, situées à quelque 1.200 km du pôle Nord, trois chercheurs de l'Institut polaire ont recensé cet été quelque 200 cadavres de cervidés, morts de faim au cours de l'hiver passé. 

Cheffe du projet de recensement, Åshild Ønvik Pedersen voit dans ce "très haut degré de mortalité" une conséquence du réchauffement climatique, deux fois plus rapide dans l'Arctique que dans le reste du monde selon les climatologues. 

"Le changement climatique fait qu'il pleut beaucoup plus. La pluie tombe sur la neige et forme une couche de glace sur la toundra, ce qui fait que les conditions de pâture pour les animaux sont très mauvaises", a-t-elle expliqué à l'AFP. 

Les rennes se nourrissent généralement de lichen qu'ils dénichent l'hiver à travers la neige grâce à leurs sabots. Les alternances de gel et de redoux peuvent cependant former une ou plusieurs couches de glace impénétrables qui les privent de nourriture. 

Selon Mme Ønvik Pedersen, un degré comparable de mortalité n'a été enregistré qu'une fois, à l'issue de l'hiver 2007-2008, depuis que la population des rennes du Svalbard a commencé à faire l'objet d'un suivi il y a 40 ans. 

Cette mortalité élevée est aussi due à une nette augmentation sur l'archipel norvégien du nombre de rennes qui entrent ainsi en compétition pour les mêmes zones de pâture, a précisé la chercheuse. 

Selon l'Institut polaire norvégien, le nombre de rennes au Svalbard, territoire grand comme deux fois la Belgique, a doublé depuis les années 1980 pour atteindre aujourd'hui environ 22.000 têtes.

9 août 2019

Alerte à la leptospirose, la "maladie des rats"

En cette période estivale, les personnes qui se baignent en eau douce sont appelés à la vigilance. Ils peuvent s'exposer à un risque d'exposition aux bactéries responsables de la leptospirose, une maladie infectieuse potentiellement mortelle.

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Trois cas de contamination en Haute-Saône

Une alerte à la leptospirose, maladie infectieuse potentiellement mortelle surnommée la "maladie des rats" car souvent véhiculées par ces rongeurs, a été lancée en Haute-Saône, après trois cas constatés chez des baigneurs, a indiqué vendredi la préfecture.

L'Agence régionale de santé (ARS) de Bourgogne-Franche Comté "a été informée de trois cas de leptospirose suite à une baignade dans une zone non contrôlée", a précisé la préfecture de Haute-Saône dans un communiqué, sans préciser dans quel état se trouvait les trois personnes infectées.

"L'ensemble des activités de baignade et de loisirs aquatiques en eau douce présente un risque d'exposition aux bactéries responsables de la leptospirose", ajoute la préfecture rappelant que "la baignade doit se pratiquer dans des zones surveillées faisant l'objet d'un contrôle sanitaire".

La leptospirose, maladie à prédominance estivale, est due à des bactéries présentes dans les urines des animaux, essentiellement les rongeurs, qui peuvent contaminer les rivières, les étangs ou encore les piscines naturelles.

Après l'incubation, de trois à une vingtaine de jours, la maladie se manifeste dans la majorité des cas par des signes ressemblant à la grippe (forte fièvre avec frissons, douleurs musculaires et articulaires, maux de tête, troubles digestifs).

Les formes graves peuvent entraîner une atteinte de tous les organes (défaillance multiviscérale) potentiellement mortelle, avec une insuffisance rénale, des hémorragies et une jaunisse.

20 juillet 2019

Un million d’espèces menacées d’extinction dans le monde

Le rapport du groupe d’experts de l’ONU sur la biodiversité (IPBES) publié lundi peint un tableau assez sombre en ce qui concerne la biodiversité dans le monde. Les recherches menées par les spécialistes ont permis d’identifier près d’un million d’espèces menacées d’extinction.

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L’avenir de l’être humain dépend de la nature à tous les niveaux et à tous les stades de sa propre évolution. Pour boire, respirer, manger, se chauffer ou se soigner, l’homme a eu recours et aura toujours recours aux plantes, animaux, matériaux et minéraux divers que lui offre la nature. Or l’Homme qui s’est lancé dans une course au développement incontrôlé et dans une quête de richesse uniquement exprimé en termes de PIB est en train de dégrader la nature.

Déforestation, agriculture intensive, surpêche, urbanisation galopante, mines…75% des terres et 66% des océans ont été gravement modifiés par les activités humaines. Le réchauffement climatique, la fonte des glaciers et la pollution de l’air, de l’eau et des sols sont les signes visibles de cette activité humaine qui met en péril un héritage qui doit être préservé pour des générations avenirs. Résultat : environ un million d’espèces animales et végétales sur les quelque 8 millions estimées sur Terre sont menacées d’extinction.

De nombreux scientifiques parlent de plus en plus du début de la 6ème ‘extinction de masse’ contre laquelle l’Homme peut encore agir.

Les coupables identifiés

L’homme est tenu pour premier responsable de cette menace qui plane sur la nature à travers cinq de ces activités. Dans le rapport de de l’IPBES, produit grâce au travail de près de 450 experts pendant trois ans, les cinq activités humaines sont dans l’ordre, l’utilisation des terres (agriculture, déforestation), l’exploitation directe des ressources (pêche, chasse), le changement climatique, les pollutions et les espèces invasives. Toutes ces activités contribuent au réchauffement climatique, privent les espèces animales de leurs habitats naturels et polluent les océans.

L’homme est donc le seul capable de sauver la planète où il vit en adoptant des changements pour ralentir les moteurs de la perte de la biodiversité et ainsi contribuer à refroidir la planète comme le préconise l’accord de Paris sur le climat. « Les gouvernements doivent penser au-delà du PIB comme mesure de la richesse et incorporer d’autres formes de capital » préconise également Robert Watson.

Le rapport de l’IPBES évoque des pistes de solution sans être prescriptif notamment dans le domaine de la production agro-pastorale. D’ici 2050, le système agro-alimentaire doit pouvoir nourrir 10 milliards de personnes de façon durable. Un impératif qui implique une transformation (en amont) de la production agricole actuel vers un modèle agro-écologie, une meilleure utilisation des sols, moins de pesticides et une meilleure gestion de l’eau. En aval, les habitudes de consommation doivent aussi changer pour mettre fin au gaspillage et au suremballage. (Eburnie today - Ebony T. Christian)

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13 avril 2019

Un poisson-lune géant échoué au sud de l'Australie

Un poisson-lune de 1,8 mètre, poisson osseux le plus lourd existant sur Terre, s'est échoué sur une plage australienne, et les images de ce spécimen méconnu ont fait le tour du monde.

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Le poisson-lune ou môle a été retrouvé mort à l'embouchure du fleuve Murray, au sud de l'Australie ce week-end. Ce type de poisson se distingue par sa grande taille et sa forme plate particulière. Il peut peser jusqu'à 2,5 tonnes selon le National Geographic. 
Les raisons de l'échouage du poisson-lune ne sont pas connues. "Il est fréquent qu'ils se heurtent aux bateaux et certains sont si gros qu'ils peuvent faire couler un voilier", a affirmé Ralph Foster, le responsable de la collection de poissons du South Australian Museum. 
Le poisson-lune échoué était en fait d'une taille plutôt moyenne pour son espèce, selon lui.  Les poissons-lunes "peuvent être beaucoup plus gros (...) près du double de cette taille", a-t-il expliqué à la chaîne Australian Broadcasting Corporation (ABC). 
"Nous savons très peu de chose sur (cette espèce) ce n'est que dernièrement que la technologie nous a permis de commencer à avoir des informations". Elle est classée comme "vulnérable" par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). 
Ces poissons ont pour particularité d'étendre une partie de leur corps au soleil ce qui lui vaut son nom anglais de "sunfish". 
Ils peuvent aussi plonger à plusieurs centaines de mètres de profondeur. 
Les images du poisson échoué, postées sur Facebook par Linette Grzelak, ont suscité la curiosité. "Le nombre de médias du monde entier qui veulent en parler est incroyable. Je ne m'attendais pas à ça", a-t-elle indiqué à l'AFP.

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27 décembre 2018

Terres australes et antarctiques françaises : l'archipel de Crozet

Sur l'île aux Cochons, dans l'archipel subantarctique de Crozet, dans les TAAF (Terres australes et antarctiques françaises) la plus grande colonie de manchots royaux au monde aurait fondu de 88% en 35 ans.

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 "Une réduction énorme"
Entre le début des années 1980 et aujourd'hui, "la colonie a décliné de 88%, passant d'environ 500.000 couples reproducteurs à 60.000 couples", selon cette étude publiée dans Antartic Science. Dans la mesure où l'on estime qu'un couple reproducteur représente quatre individus (le couple et deux jeunes), cela signifie qu'il resterait environ 240.000 manchots royaux sur l'île.

"C'est une réduction énorme", a déclaré vendredi à l'AFP Henri Weimerskirch, chercheur CNRS et premier auteur de l'étude parue cette semaine. "Si les causes de la disparition de ces manchots pourraient être environnementales, le mystère reste entier", souligne le CNRS.

Connue depuis les années 1960, cette colonie se trouve dans la réserve naturelle des Terres australes françaises (TAAF). Dans les années 1980 elle était considérée comme la plus grande colonie de manchots royaux au monde. Mais en raison de son isolement et de son inaccessibilité, il n'y avait pas eu d'évaluation récente de cette colonie depuis des décennies.

crozet1Le manchot royal (Aptenodytes patagonicus) a un ventre blanc, un bec noir et une tache orange sur le côté de la tête. Il est un peu plus petit que le manchot empereur. Les chercheurs du Centre d'études biologiques de Chizé (CNRS/Université de la Rochelle) ont utilisé des images haute résolution prises par satellites pour mesurer les changements de taille de la colonie depuis la dernière visite de l'île par une équipe scientifique en 1982. A l'époque, la colonie comptait 500.000 couples reproducteurs, soit une population de plus de 2 millions d'individus.

Des images satellitaires

Pour évaluer les surfaces occupées par les manchots entre 1960 et aujourd'hui, les scientifiques ont mesuré sur les images satellitaires les bords de la colonie année après année et se sont rendus compte que celle-ci diminuait au profit d'un retour de la végétation.

"L'élément déclenchant" a été sans doute un épisode climatique majeur dans l'océan Austral lié au phénomène El Niño en 1997. Celui-ci aurait affecté temporairement les capacités de recherche de nourriture des manchots royaux, comme cela a été observé sur une colonie dans une autre île de l'archipel de Crozet et aux Kerguelen. "Mais ces colonies se sont ensuite stabilisées (...), alors que celle de l'île aux cochons a continué à décliner", relève le scientifique. "C'est étonnant. Il s'est passé quelque chose en plus sur cette île. Il faudrait aller sur place pour comprendre",ajoute-t-il.

Plusieurs facteurs ont pu jouer : une très forte densité rend la compétition plus rude entre les individus, surtout lorsque la nourriture manque. Ce qui peut accentuer le déclin. Autre hypothèse avancée : une maladie comme le choléra aviaire.

"Jusqu'à cette étude, dans tout l'océan austral, la population de manchots royaux était estimée à 1,5 million de couples reproducteurs". Cette mauvaise nouvelle venant de l'île aux Cochons "signifie qu'on a perdu un tiers de la population globale de manchots royaux", souligne le chercheur.

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11 juillet 2018

Exportation d’animaux rares du Congo vers la Chine

Les gorilles de montagne et d’autres espèces menacées de la République démocratique du Congo risquent d’être capturés dans la nature afin d’être exportés vers les zoos chinois, affirment des associations.

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Une lettre du ministre de l’Environnement de la RDC à une société chinoise, qui a été divulguée, fait apparemment référence à une demande d’exportation pour un certain nombre d’espèces rares. Les associations protectrices de la nature s’indignent.

Le courrier en cause fait référence à une demande pour une douzaine de gorilles de montagne, 16 chimpanzés pygmées ou « bonobos », 16 chimpanzés, huit lamantins africains et 20 okapis. Les animaux, qui appartiennent tous à des espèces menacées d’extinction, auraient été demandés pour le zoo de Taiyuan, dans la province septentrionale du Shanxi, et le zoo Anji Zhongnan dans l’est de la Chine.

La RDC n’a pas de programme de reproduction en captivité, il est donc entendu que tout accord nécessiterait que les animaux soient capturés dans la nature. Seuls 200 gorilles de montagne resteraient en RDC.

La lettre, datée du 8 juin 2018 et signée par la ministre congolaise de l’environnement, Amy Ambatobe Nyongolo, semble confirmer un accord pour l’exportation des animaux et précise qu’une équipe d’experts congolais devrait être hébergée en Chine pour assurer l’introduction et la conservation appropriées du diverses espèces aux deux zoos.

La réponse est adressée à Liu Min Heng, PDG de Tianjing Junheng International Trade Corporation Ltd, et cite un prétendu accord entre les zoos chinois et l’Institut au Congo pour la conservation de la nature (ICCN), le gardien de la faune et de la flore du pays.

Le courrier a été récupéré par Adams Cassinga, un journaliste d’investigation devenu environnementaliste et fondateur de l’organisation Conserv Congo. Il l’a mis en ligne et a lancé une pétition pour empêcher l’exportation des animaux.

30 décembre 2017

Des randonneurs photographient un loup en Forêt Noire

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Des touristes ont vu et photographié lundi un loup à proximité de la commune de Vöhrenbach, située dans le district de Fribourg-en-Brisgau. Une analyse des clichés réalisée par l’Institut de recherche et d’expérimentation forestières de Fribourg a permis de confirmer que l’animal état bel et bien un loup, a déclaré un représentant du ministère de l’Environnement. Les vacanciers ont pris les photos depuis leur voiture, alors que le loup traversait tranquillement la route en direction de  Titisee-Neustadt avant de disparaître dans un fourré.

«Tant que les loups n’ont pas trouvé de territoire adéquat, ils se déplacent en permanence et parcourent de grandes distances », a précisé le ministère. Par ailleurs, on ignore pour le moment s’il s’agit du même animal qui a tué trois moutons en novembre à Bad Wildbad (arrondissement de  Calw) et des cervidés en décembre à Simmersfeld (arrondissement de Calw) et Bad-Rippoldsau-Schapbach (arrondissement de Freudenstadt).

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5 février 2016

Chili : la faune marine en péril

Après des centaines de baleines, c'est au tour des calmars de mourir en masse

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Au Chili, les autorités ont réalisé en ce mois de janvier le survol d’une zone éloignée du sud de la Patagonie afin de trouver les causes du décès d’environ 330 baleines, un échouage massif découvert il y a quelques mois dans un fjord. Les recherches prennent une nouvelle dimension avec « un vol de l’Armée chilienne », c’est au mois d’avril que 20 baleines de l’espèce Sei (pouvant mesurer jusqu’à 16 mètres de long et peser 30 tonnes) échouées ont été découvertes par un groupe de scientifiques dans le Golf de Penas, à environ 1950 km au sud de Santiago, puis une nouvelle expédition scientifique effectuée en juin a permis d’identifier près de 330 baleines sans vie.

Les chercheurs souhaitent déterminer si les cétacés sont décédés de causes naturelles ou s’il y a une cause humaine de type pollution et également si les deux échouages s’expliquent de la même façon. Mauricio Ulloa, chargé de préserver les espèces protégées sur le territoire national chilien a rappelé que le nombre de cadavres retrouvés était vraiment impressionnant « il s’agit d’un record mondial. Jamais il n’y a eu un échouage qui inclut autant de spécimens de cette taille et de ce poids dans un même lieu, lors d’un même évènement »À ce jour, les causes restent une énigme pour la communauté scientifique, les autorités chiliennes avaient annoncé au mois de décembre un travail conjoint avec des experts étrangers pour identifier les origines de ces morts.

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La présence du Niño en cet été austral pourrait avoir un impact, en effet le réchauffement des eaux océaniques réduit les sources d’alimentation des baleines. L’acidification des océans en raison de l’augmentation du dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère affecte également les baleines, car il réduit le plancton dont elles se nourrissent.

En effet, El Niño, résultant de l’interaction entre l’océan et l’atmosphère dans les régions de l’Est et du centre du Pacifique équatorial, peut avoir des effets dévastateurs, et a déjà provoqué la disparition de 90 % des iguanes marins, 50 % des phoques, 75 % des pingouins et de presque tous les bébés phoques de moins de trois ans aux Galapagos (à 1000 km des côtes équatoriennes).

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Malheureusement, il est prévu que les effets globaux du changement climatique dépassent largement celles causées par El Niño « avec les événements de 1982-83 et en 1997-98, deux des trois phénomènes les plus forts depuis 1950 », a déclaré dans un récent rapport un représentant du Parc national des Galapagos.

Autre fait inquiétant, ces derniers jours les cadavres de milliers de calmars géants (Dosidicus gigas) ont été retrouvés sur le littoral de l’île Santa María, situé face aux côtes de la province d’Arauco (au Chili), et encore une fois l’influence du phénomène météorologique El Niño n’est pas totalement écartée par les scientifiques. (selon Actu Latino)

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