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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
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faune
17 avril 2022

Hécatombe silencieuse chez les oiseaux d’une réserve du Panama

Près de 70 % des espèces d’oiseaux étudiées dans une forêt tropicale depuis 1977 sont en déclin, certaines ayant perdu plus de la moitié de leur population. Les chercheurs en ignorent la cause.

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8 avril 2022

Grenouilles de verre

Il existe un large éventail d’amphibiens insectivores nommés « grenouilles de verre ». Celles-ci appartiennent à une famille qui contient plus de dix genres et environ 150 espèces. On trouve ces petites grenouilles transparentes, considérées comme vulnérables ou en voie d’extinction, en Amérique centrale et en Amazonie.

grenouilleLes grenouilles de verre sont de vulnérables, en voie d’extinction. Hyalinobatrachium est l’un des genres de Centrolènes les plus diversifié. Ces espèces sont en grande partie classées comme vulnérable ou en voie d’extinction par la liste rouge de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). L’espère Hyalinobatrachium fragile, par exemple, est inscrite comme vulnérable, son aire de distribution étant inférieure à 20 000 km2. Cette aire devient sévèrement fragmentée et continue de décliner. En cause : un habitat forestier sur la côte vénézuélienne qui se dégrade.

Pour sa part, Hyalinobatrachium pellucidum, est en danger. On ne la retrouve plus que dans cinq zones des pentes amazoniennes, des Andes et de l’Equateur. Au total, ces zones mesurent moins de 5 000 km2. Les principales causes de leur disparition sont la destruction et à la dégradation de leurs habitats par l’agriculture et la déforestation.

La singulière particularité des grenouilles de verre

Vues de dos, ces grenouilles de verre paraissent communes et d’une couleur verte, mais dès qu’on voit leur ventre, on comprend ce qui leur vaut ce surnom. Les « Glass frogs » en anglais, ou « Ranas de cristal » en espagnol, ont la particularité de posséder un poitrail translucide.

À travers leur peau, il est possible de voir leurs poumons, leurs intestins, la présence d’œufs, voire les battements de leur cœur ! Les chercheurs ne savent pas pourquoi l’évolution les a dotées d’un abdomen transparent. Quelques hypothèses existent tout de même. Selon la première, cette transparence servirait à éviter les effets néfastes des rayons de soleil sur l’organisme. En effet, les organes internes de ces grenouilles sont recouverts de cellules (nommées iridophores) qui réfléchissent la lumière. Une autre hypothèse décrit plutôt cette évolution comme une amélioration de la capacité de camouflage et de mimétisme, en vue de se protéger contre les prédateurs.

Une petite grenouille qui atteint des sommets !

En moyenne, ces grenouilles adultes mesurent 2 cm. Les mâles étant plus petits que les femelles : généralement, les plus petits mâles de H.esmeralda atteignent 1,8 cm alors que les plus grosses femelles H.fleischmanni poussent jusqu’aux 3,2 cm.

Leur aire de distribution s’étend de l’Amazonie à l’Amérique centrale. On trouve la majorité de ces espèces dans la liste des pays suivants : Brésil, Bolivie, Bélize, Colombie, Costa Rica, Equateur, Guatemala, Guyana, Honduras, Mexique, Nicaragua, Panama, Salvador, Surinam, Venezuela, et Trinité-et-Tobago. Certaines apprécient d’ailleurs les hauteurs de la Cordillère orientale des Andes Colombiennes. C’est le cas de Hyalinobatrachium duranti qu’il est possible de rencontrer de 1 800 à 2 400 m d’altitude.

Des mâles territoriaux mais attentionnés

Durant la saison des amours, de mars à novembre, les mâles coassent dans le but d’attirer des femelles. Ils se disputent alors les feuilles qui offrent le meilleur site de ponte. Certains affrontements peuvent être violents, car ces messieurs disposent d’épines osseuses situées sur leurs pattes avant. Après l’amplexus – mode d’accouplement des crapauds et des grenouilles où le mâle s’accroche au dos de la femelle, les femelles pondent 20 à 30 œufs sur l’envers d’une feuille à proximité d’un cours d’eau. Phénomène peu commun chez les amphibiens, ce sont aussi les mâles qui assurent les soins parentaux. Ils s’évertuent à protéger les œufs des prédateurs et à les humidifier pour éviter leur dessiccation ! (selon Rudy Palatci, contribution volontaire, "Natura-Sciences")

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10 mars 2022

Au Mexique, la "résurrection" du poisson téquila

Il ne mesure que quelques centimètres et porte le nom d'un fameux spiritueux mexicain : à Teuchitlan, une localité de l'ouest du Mexique, les habitants célèbrent le retour inespéré dans les eaux de leurs fleuves du poisson téquila, une espèce endémique qui a été en danger critique d'extinction.

tequilaLa répartition géographique de ce poisson est extrêmement réduite : on le trouve uniquement dans les eaux du fleuve Teuchitlan et les drainages du fleuve Ameca, dans l'Etat mexicain de Jalisco (ouest).

En 1998, l'espèce était considérée "éteinte" en raison de la fragmentation de son habitat, de la pollution et de la compétition d'autres poissons non endémiques, selon les données de l'Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN).

Des scientifiques américains et britanniques avaient toutefois préservé des spécimens dans des aquariums, ce qui a permis le lancement quelques années plus tard d'un processus de réintroduction du poisson dans son habitat originel, mené par l'Université michoacane de San Nicolas de Hidalgo.

Après une phase de deux ans en laboratoire, le projet a débuté en 2014 et plusieurs réintroductions de poissons dans le fleuve ont eu lieu, la dernière en 2018, explique à l'AFP Omar Dominguez, biologiste et responsable du programme.

Actuellement le nombre de poissons téquila est estimé entre 1.500 et 2.000 et si l'espèce reste "en danger" selon l'IUCN, sa population est considérée comme en croissance.

Le poisson de petite taille -- il mesure entre 6 et 8 centimètres à taille adulte - est un "élément clé de l'écosystème", souligne Omar Dominguez.

Outre son nom qui fait référence à celui d'une vallée et montagne locales, il a des caractéristiques bien précises : il est vivipare, à savoir que c'est à l'intérieur du corps de la mère que se développent pendant 45 jours le foetus ; il est aussi carnivore "se nourrissant par exemple de larves de moustiques, ce qui rend l'environnement sain pour les humains".

- "Unique au monde" -

Le projet de réintroduction a surtout cherché à impliquer les 10.000 habitants de Teuchitlan, en particulier les enfants qui non seulement informent les visiteurs sur l'importance de sauvegarder l'habitat naturel du poisson tequila, mais aussi de son caractère unique.

"Ce sont eux, les enfants, qui vont voir les visiteurs qui sont sur les berges du fleuve et leur expliquent que dans ce fleuve vit un petit poisson qui est unique au monde (...) et qu'ils ont participé à sa réintroduction", raconte à l'AFP Consuelo Rivera, 70 ans, une institutrice à la retraite de Teuchitlan.

Le collectif citoyen "Gardiens du fleuve" organise aussi des campagnes d'information et des ateliers pour enfants sur la faune et la flore.

Le tourisme est également un élément du projet de réintroduction. Dans la zone balnéaire d'El Rincon, plusieurs piscines naturelles, alimentées par les eaux du fleuve, sont très prisées des touristes locaux qui leur attribuent des vertus thérapeutiques.

Les baigneurs peuvent alors nager avec les poissons téquila, que les locaux surnomment aussi "gallito" (petits coqs) en raison de la bande couleur orange présente sur la queue du mâle qui s'en sert pour faire la cour à la femelle.

"Il y a beaucoup de ces petits poissons, ils nagent avec les baigneurs et parfois ils commencent à mordiller les gens, à leur faire des caresses", sourit Maria Aurea Martinez, une employée de la zone balnéaire.

Pour le curé de Teuchitlan, le père Jaime Navel, ce retour relève du miracle. "Le petit poisson est ressuscité, il est revenu à la vie", se réjouit-il, célébrant le retour de "la joie dans la communauté". (selon "la Provence")

7 février 2022

Plus de 200 nouvelles espèces découvertes dans la région du Mekong

Un poisson des cavernes incolore, un serpent irisé ou encore une grenouille cornue ont, entre autres nouvelles espèces, été découvertes.

mekongDes scientifiques ont découvert plus de 200 nouvelles espèces dans la région du Grand Mékong en 2020  en dépit du réchauffement climatique et de l'exploitation forestière. Parmi ces découvertes figurent un nouveau primate, un poisson des cavernes incolore et un serpent irisé dont les écailles, étonnantes, ne se chevauchent pas.

Au total 224 nouvelles espèces de plantes et d'animaux vertébrés ont été récensées dans la région - qui comprend la Birmanie, la Thaïlande, le Laos, le Cambodge et le Vietnam - indique le WWF dans son rapport "New Species Discoveries".

Plus de 3000 nouvelles espèces découvertes depuis 1997

Des images du singe Langur de Popa, qui tire son nom du volcan éteint du Mont Popa, situé dans le centre de la Birmanie, ont été prises. Ce primate est cependant menacé par la chasse, l'exploitation forestière et la perte d'habitat. Selon des estimations, seuls 200 à 250 individus subsistent au total.  

Au Vietnam, les chercheurs ont découvert, à plus de 2000 mètres d'altitude, la grenouille cornue du Mont Ky Quan San, aux couleurs vives.La région du Grand Mékong est un haut lieu de la biodiversité, grâce à ses paysages variés: on y trouve la jungle, la montagne, ou encore des formations karstiques. Elle recèle certaines des espèces les plus impressionnantes - et les plus menacées - du monde, notamment le tigre, l'éléphant d'Asie et le poisson-chat géant du Mékong.

Le WWF souligne que le rythme auquel sont découvertes de nouvelles espèces - plus de 3000 depuis 1997 - prouve l'importance de préserver les écosystèmes fragiles de la région. (selon BFM-TV)

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19 novembre 2021

Quand l'homme contamine l'animal

animaux(extrait des DNA du 11/11/2021)

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18 août 2021

Vosges : naissance de deux lynx boréal

Une espèce menacée

lynxDeux chatons lynx boréal, une espèce menacée, sont nés au printemps dans le massif des Vosges du nord, une première depuis la disparition du félin de la région au XVIIe siècle, a annoncé vendredi l’Office français de la biodiversité (OFB).

La mère, Lycka, une femelle âgée de 10 ans, avait été relâchée en mars 2020 dans le massif frontalier du Palatinat en Allemagne dans le cadre d’un programme européen de réintroduction, a précisé dans un communiqué l’OFB, qui suit les mouvements de l’animal grâce à un collier GPS.

Née en Suisse, Lycka a vécu dans le canton de Neuchâtel avant d’être transférée le 20 mars 2020 dans la forêt du Palatinat. Elle est arrivée fin mars 2020 sur le territoire français, selon les relevés des équipes d’observation française et allemande.

“Une nouvelle porteuse d’espoir”

“C’est la coopération internationale en faveur de la biodiversité qui porte ses fruits”, a salué l’OFB, qui souligne que la naissance de cette première portée depuis le retour du lynx dans les Vosges représente “une nouvelle porteuse d’espoir pour l’espèce”, même si son statut de conservation demeure “très précaire”.

Reconnaissable à son pelage beige et à ses grandes oreilles pointues, le lynx boréal est le seul grand félin sauvage présent en France, et est classé comme espèce en danger sur la “liste rouge” nationale publiée par l’Union mondiale pour la nature.

Les deux tiers de la population de lynx en France, qui s’élève à 150 individus environ, sont situés dans le massif du Jura. L’animal est également présent dans l’est, dans les Alpes et, de manière sporadique, dans le massif des Vosges. Le lynx avait disparu du pays au début du XXe siècle, avant d’être réintroduit dans l’est de la France dans les années 80 et 90. (selon Le Quotidien Luxembourgeois)

21 juillet 2021

10 000 défenseurs des pollinisateurs

Alors qu’une abeille sur quatre est menacée d’extinction en Europe, le gouvernement français veut autoriser les pesticides tueurs d’abeilles jusqu’à dix années encore pour certains – tout ça dans un  « Plan » pour sauver les pollinisateurs !

abeille3Pour protester contre ce tour de passe-passe scandaleux du gouvernement, qui fait mine de vouloir protéger la biodiversité en choyant les intérêts des lobbys, plus de 10 000 citoyens mobilisés aux côtés de POLLINIS ont participé simultanément à la consultation publique mise en place par le gouvernement : les serveurs ministériels ont été littéralement débordés par leurs messages d’indignation, et il a fallu plusieurs heures pour que les services publics remettent le site en route !

Une mobilisation déstabilisante pour les autorités, qui n’attendaient visiblement pas un tel afflux de participants à cette consultation. 

Alors même qu’un tiers des papillons et près de la moitié des bourdons sont en déclin dramatique sur notre continent, menaçant par leur disparition la survie même de notre système alimentaire…

...il est temps de taper du poing sur la table, et de montrer à nos dirigeants qu’il est hors de question qu’un sujet aussi dramatique que l’extinction de la biodiversité ne soit pour eux qu’une opportunité de communication, pour mieux protéger les intérêts financiers des multinationales agrochimiques !

Pour alerter et mobiliser l’opinion publique, nous multiplions les interventions et avons publié deux Tribunes dans les journaux Le Monde et Libération.

La mobilisation des citoyens engagés aux côtés de POLLINIS a permis d’envoyer près de 50 000 messages d’interpellation à la ministre Barbara Pompili, et nous espérons pouvoir faire déborder encore sa boîte mail dans les jours qui viennent, avant l’adoption définitive du « Plan pollinisateurs » dévoyé par les lobbys.

Si vous le pouvez, aidez-nous à engager encore davantage de citoyens dans cette bataille cruciale pour l’avenir du vivant : parlez-en autour de vous, et mobilisez vos proches dans cette dernière ligne droite pour obtenir un « Plan pollinisateurs » qui protège vraiment ces précieux butineurs et leurs indispensables services écosystémiques.

POLLINIS

pollinis

* POLLINIS est une ONG indépendante, financée exclusivement par les dons des citoyens, qui agit pour la protection des abeilles domestiques et sauvages, et pour une agriculture qui respecte tous les pollinisateurs.

Fondée en 2012, l’association loi 1901 à but non lucratif rassemble aujourd’hui plus d’1,3 million de sympathisants à travers l’Europe et plus de 20 000 donateurs qui garantissent son indépendance absolue.

2 juillet 2021

Le plus grand dinosaure découvert en Australie

Ce dinosaure, l’un des plus grands animaux à avoir foulé la surface du globe, appartient au groupe des titanosaures, qui a vécu il y a près de cent millions d’années.

australieLes os fossilisés d’un énorme dinosaure avaient été découverts en 2006 dans une ferme australienne, à un millier de kilomètres à l’ouest de Brisbane, dans le bassin d’Eromanga, et le squelette avait été baptisé « Cooper », du nom d’une rivière de l’Etat du Queensland.

Le squelette a été formellement été identifié comme le spécimen d’une nouvelle espèce, nommée Australotitan cooperensis, et l’un des plus grands animaux connus à avoir foulé la surface terrestre. Ce dinosaure appartient au groupe des titanosaures, qui a vécu il y a près de cent millions d’années. Des spécimens de ce groupe de dinosaures herbivores au long cou ont été découverts sur tous les continents.

Les scientifiques estiment qu’il mesurait de 5 à 6,5 mètres de haut et de 25 à 30 mètres de long, ce qui en fait le plus grand dinosaure australien connu. « Si on se fie aux comparaisons de taille des membres, ce nouveau titanosaure fait partie des cinq plus grands du monde », a déclaré Robyn Mackenzie, de l’Eromanga Natural History Museum, dans le sud-ouest de l’Etat du Queensland.

« Processus très long »

Cette découverte avait été initialement tenue secrète alors que les chercheurs effectuaient patiemment le chantier de fouilles. Le squelette fut pour la première fois exposé au public en 2007. Scott Hocknull, paléontologue au Queensland Museum, a expliqué que la confirmation du fait que Cooper appartenait bien à une nouvelle espèce était le résultat d’un « processus très long et fastidieux ». Ces recherches, qui ont impliqué des comparaisons en 3D des os de Cooper avec ceux de ses cousins les plus proches, ont été publiées lundi 7 juin dans la revue scientifique PeerJ.

Nombre d’autres ossements de dinosaures ont été découverts dans la même zone, a expliqué M. Hocknull, ajoutant que davantage de fouilles étaient nécessaires. « Des découvertes comme celles-ci ne sont que la pointe émergée de l’iceberg », a-t-il dit. Le plus grand dinosaure connu à ce jour est Patagotitan mayorum, le « titan de Patagonie », découvert en Argentine et décrit en 2017. Les paléontologues ont estimé qu’il pouvait peser environ 70 tonnes, soit l’équivalent d’environ dix éléphants d’Afrique, et mesurer environ 37 mètres de long et 8 mètres au garrot. (selon AFP)

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24 mai 2021

La cigogne est toujours là

Sur le point d’en disparaître voilà une quarantaine d’années, la cigogne plane à nouveau majestueusement sur l’Alsace. Le symbole d’une région autant que d’une action volontariste pour redonner son envol à une espèce en danger.

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Symbole de l’Alsace depuis des générations, la cigogne représentait surtout au milieu des années 1970 un souvenir… «En 1974, n’étaient plus recensés que neuf couples », rappelle Cathy Zell, chargée de mission pour la Ligue de Protection des Oiseaux Alsace. Autant dire que le défi était de taille pour que l’échassier ne perde pas définitivement ses plumes entre Rhin et Vosges, à plus forte raison que les causes de cet effondrement démographique se trouvaient à des milliers de kilomètres de là. À savoir en Afrique subsaharienne où l’hivernage était fatal aux oiseaux en raison des épisodes catastrophiques de sécheresse qui y sévissaient, avec en corollaire la famine des populations humaines qui donc chassaient tout ce qui pouvait les nourrir, sans parler du danger des lignes à haute-tension.

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A cela ne s’offrait guère d’alternative, d’où le projet de maintenir les cigognes en Alsace afin de leur éviter que leur voyage ne soit le dernier. « Les oiseaux ne meurent pas de froid en hiver, ils meurent de faim », précise Cathy Zell en indiquant que les couples furent dès lors nourris en captivité durant deux-trois ans afin de mettre leur instinct migratoire en sommeil, sans que cela ne se répercute sur les générations suivantes. Néanmoins, le dérèglement climatique incite de plus en plus les cigognes à rester… ou en tout cas partir moins loin.

« La population se porte bien »

Supervisée par l’Association pour la protection et la réintroduction des cigognes en Alsace Lorraine (Aprecial), fondée en 1983, cette politique de maintien a porté ses fruits : en 2004, l’Alsace a recensé 368 couples, puis en 2015, 300 dans le Bas-Rhin et 500 dans le Haut-Rhin pour une population estimée aujourd’hui à un millier de couples sur l’ensemble de la Région. Si les avis étaient partagés sur le sujet, « nous sommes favorables à la LPO à l’arrêt du maintien pour que le processus naturel suive son cours », poursuit Cathy Zell.

cigogne

Car une fois le nid établi, impossible de l’enlever sauf dérogation spécifique. Or, « on ne peut pas laisser des cigognes s’installer partout », évoque encore la jeune femme face à ce voisin certes charmant, mais vite encombrant dont les nids peuvent peser plusieurs centaines de kilos. Entre outre, et bien que chaque commune soit tentée d’arborer « ses cigognes », il n’est évidemment pas sensé de privilégier une espèce au détriment d’une autre. Quoi qu’il en soit, « la population se porte bien », reprend Cathy Zell. Trop bien ? Certains le pensent, dont des chasseurs demandant une régulation. « S’il n’y a plus rien à manger, l’autorégulation se fera parce qu’il s’agit d’une espèce locale », à condition toutefois de ne pas nourrir artificiellement l’espèce. À noter enfin que 2021 a été décrétée année de la cigogne blanche par la LPO Grand Est, ce qui entraînera un comptage exhaustif et donnera une idée précise des effectifs. (extrait des DNA)

15 mai 2021

Nouveautés au zoo d'Amnéville

Après sept mois de fermeture, le zoo d’Amnéville rouvrira ses portes au public le mercredi 19 mai. Il présentera de nouveaux aménagements pour vivre des expériences au plus près des animaux. Et proposera un nouveau parcours de visite pour découvrir, notamment, ses nouveau-nés.

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Comme de nombreuses activités, après sept mois de fermeture au public, le zoo d’Amnéville rouvrira ses portes le mercredi 19 mai 2021. Il proposera un nouveau parcours de visite pour découvrir notamment ses nouveau-nés, restés discrets pendant ce confinement forcé : des tamarins pinchés, une tortue Kinixys erosa, des wallabies, des moutons d’Ouessant… Pas moins d’une quinzaine de nouveaux pensionnaires ont vu le jour depuis le mois d’octobre.

Volière immersive, passerelle à girafe…

Après des mois de difficultés dues au Covid-19, mais également aux problèmes financiers antérieurs, le parc poursuit ses changements. Il présentera de nouveaux aménagements pour vivre des expériences au plus près des animaux. Telle une volière immersive pour découvrir l’univers des conures (perroquets et perruches tropicaux) ou une passerelle à girafe qui permet de nourrir l’animal en se portant à sa hauteur.

Un nouveau spectacle d’oiseaux avec des vautours, des calaos, des serpentaires et autres espèces d’oiseaux du monde entier a été mis sur pied, en attendant la réouverture de la salle de spectacle pour une innovation «spectaculaire en exclusivité mondiale». Celle-ci permettra, dès le mois de juin, une découverte du monde sauvage présentée comme «complètement inattendue et très surprenante». «Notre souhait, c’est que le visiteur puisse davantage s’immerger dans la réalité du parc, qu’il puisse établir un lien avec les animaux pour mieux les découvrir et mieux les comprendre», explique dans un communiqué Albane Pillaire, nouvelle présidente du zoo d’Amnéville. (selon "Le Républicain Lorrain")

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