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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
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faune
10 octobre 2023

Le doryphore, l’insecte qui fit trembler le Troisième Reich

La Société d’histoire de la Hardt et du Ried (SHHR), vient de publier son 35e annuaire. Deux articles concernent le sud du Bas-Rhin.

doryphoreNorbert Lombard, vice-président de l’association, y consacre une étude sur les métiers liés à l’agriculture à Saasenheim du XVIIIe au XXe  siècle en évoquant l’inévitable laboureur, mais aussi d’autres métiers comme le gardien d’oies, le domestique ou encore le cocher seigneurial, dressant une impressionnante liste de noms associés à des professions.

Les Allemands soupçonnaient les alliés

Toujours dans le domaine agricole, mais pendant la période d’occupation nazie, Didier Jehl aborde un sujet inédit, sur l’importance de la pomme de terre et la lutte contre les doryphores dans le canton de Marckolsheim. Cette culture était essentielle pour nourrir les hommes et les animaux et tout était mis en œuvre pour en produire le maximum. Les Allemands allaient jusqu’à soupçonner les alliés d’avoir largué des doryphores sur l’Allemagne pour en empêcher la production et affamer l’ennemi.

Pour son étude, l’auteur s’est appuyé sur un important fonds d’archives découvertes à Schwobsheim, mais également des journaux d’époques qui permettent d’illustrer ces propos. (selon DNA)

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22 juin 2023

Le mystère des attaques d’orques

Redoutées par les voiliers, les attaques d’orques se multiplient dans les eaux espagnoles. Mais pourquoi ?

orqueDepuis trois ans, les attaques d’orques contre des voiliers se multiplient au large des côtes de l’Espagne, suscitant les interrogations des scientifiques et des autorités, notamment sur le rôle mystérieux de Gladis, matriarche d’un clan de cette espèce réputée pour son intelligence.

“Ils ont directement attaqué le gouvernail. Ils n’ont pas tourné autour du bateau ni cherché à jouer… Rien ! Ils ont foncé à toute vitesse sur le gouvernail”, raconte à l’AFP Friedrich Sommer, propriétaire allemand du Muffet, un voilier endommagé par une attaque d’orques.

Il n’est pas le seul à attendre à Barbate, petite ville de la côte atlantique andalouse, que son bateau soit réparé. “Celui-ci a complètement perdu son gouvernail” et les orques ont fait “des dégâts structurels au niveau de la coque”, explique Rafael Pecci, chargé des réparations, à propos d’un voilier appartenant à un autre étranger.

Depuis la plage principale, on aperçoit non loin le mât d’un bateau ayant coulé début mai après une attaque de ces cétacés qui peuvent atteindre neuf mètres de long pour les mâles et sept pour les femelles pour un poids de 3,5 à 6 tonnes.

Ces “interactions”, terme employé par les spécialistes et les autorités pour décrire ces attaques, ont débuté en 2020 au large des côtes atlantiques de la péninsule ibérique, particulièrement entre Cadix et Tanger. Cela s’explique par la présence accrue dans cette zone à proximité du détroit de Gibraltar de l’une des proies favorites des orques, le thon rouge, qui vient au printemps de l’Atlantique pour pondre en Méditerranée.

Selon l’organisation de sauvetage en mer espagnole Salvamento Marítimo, vingt-huit “interactions” ont déjà eu lieu en 2023. Entre 2020 et 2022, leur nombre a atteint près de 500, selon le groupe de travail sur l’orque de l’Atlantique (GTOA).

Gladis et sa petite-fille

“On en sait très peu sur les causes de ces interactions”, affirme à l’AFP José Luis García Varas, responsable du programme Océans du Fonds mondial pour la nature (WWF) en Espagne. Les légendes ne manquant pas dans la région, une orque est rapidement devenue l’emblème du phénomène : Gladis Lamari, matriarche d’un clan à laquelle on attribue de nombreuses attaques, aurait appris à ses petits à s’en prendre aux voiliers.

Sur son site, le GTOA affiche l’arbre généalogique d’un groupe d’une quinzaine d’orques apparentées nommées “les Gladis” qui ont attaqué des voiliers et dont Gladis est considérée comme la matriarche. Les orques “forment des familles, des groupes, [elles] sont très intelligent[e]s et il y a une sorte de transmission orale de la connaissance entre [elles], souligne José Luis García Varas.

María Dolores Iglesias, présidente d’une organisation locale de protection de l’environnement, pense, elle, que la matriarche est morte mais que les membres du clan continuent à attaquer les voiliers en raison d’un ressentiment qu’elle leur aurait transmis. “Il y a une petite-fille de Gladis” qui attaque les bateaux avec “fureur”, affirme-t-elle.

Docteur en sciences marines et président de l’organisation Circe (Conservation, information et étude des cétacés), Renaud de Stephanis estime pour sa part qu’il existe “plusieurs hypothèses” pouvant expliquer ces attaques. L’une y voit de simples “jeux”, alors qu’une autre explique ce comportement par “l’animosité”.

“Terrifiant”

À l’heure actuelle, “nous n’avons pas d’explication définitive”, ajoute le spécialiste, qui parcourt les eaux espagnoles afin de repérer et suivre les orques grâce à un marquage satellite dans le cadre d’un programme du ministère espagnol de la Transition écologique destiné à “limiter les interactions avec les embarcations” dans la zone.

“C’était assez terrifiant”, a raconté sur son compte Instagram la navigatrice britannique April Boyes dont le voilier a été attaqué par un groupe d’orques alors qu’il venait d’atteindre le détroit de Gibraltar.

“Ils ont commencé par donner des coups dans le gouvernail pendant plus d’une heure”, et après l’envoi de deux messages de détresse, “ils ont réussi à l’arracher”, ajoute-t-elle. Cette situation a obligé l’équipage à écoper l’eau du bateau pour éviter le naufrage avant l’arrivée des secours, comme le montre une vidéo accompagnant son récit. (selon "Fast forward")

19 juin 2023

Au Brésil, les reptiles sont utilisés comme traitement thérapeutique

Les séances thérapeutiques avec des reptiles ont lieu dans sous un grand auvent, près d'un haras où d'autres patients sont en contact avec des chevaux. La thérapeute brésilienne a l'embarras du choix, avec plusieurs espèces de serpents, des lézards ou des tortues, et même un petit caïman.

br_sil"Je n'ai pas peur", assure David de Oliveira Gomes, pendant qu'un imposant boa jaune aux taches marron s'enroule doucement autour de son cou. Cet adolescent brésilien de 15 ans, autiste, fréquente un centre thérapeutique de Sao Paulo qui utilise des reptiles pour aider les patients atteints de divers troubles à se détendre et à améliorer leurs capacités motrices ou leur communication avec les autres.

"Il s'appelle Gold, il est froid et il mange des souris", dit ce grand gaillard au crâne rasé, qui sourit tandis que le serpent se promène le long de sa veste en treillis. "Pour David, c'est un travail de mémoire et d'élaboration du discours", explique Andrea Ribeiro, orthophoniste et spécialiste des thérapies avec les animaux. Elle reçoit de jeunes autistes, des personnes handicapées, mais aussi des patients souffrant de dépression ou de crises d'angoisse.

Ce type de thérapie n'a pas reçu de validation scientifique. Mais "la médecine a montré que, quand une personne est en contact avec un animal, son organisme libère des neurotransmetteurs comme la sérotonine ou la beta-endorphine, qui donnent une sensation de bien-être", affirme Andrea Ribeiro.

De bons résultats obtenus grâce aux reptiles

Gabriel Pinheiro, 10 ans, n'a pas peur de caresser un petit caïman aux dents acérées. "C'est son préféré", révèle la thérapeute. "Il est mouillé", dit le garçonnet autiste, tout en regardant le saurien dans les yeux à travers ses épaisses lunettes. Andrea Ribeiro lui fait décrire les contrastes du corps de l'animal, ses écailles "dures" et son ventre "mou". Ensuite, ils chantent la "chanson du caïman", pour exercer sa mémoire auditive.

"Il est tout heureux de venir ici", dit sa mère Cristina de Oliveira Pinheiro. En quatre ans de thérapie, Gabriel a fait des progrès "dans la compréhension, la communication et la motricité", assure-t-elle. Avec les reptiles, "on obtient de meilleurs résultats, et plus rapidement, (...) car les patients se sentent bien et ont envie d'apprendre".

Les patients autistes, par exemple, n'ont "pas de préjugés" contre les serpents ou les caïmans, qui inspirent habituellement la peur. Et les reptiles "sont impassibles", contrairement aux chiens, qui, comme ils sont souvent très affectueux et réclament de l'attention, peuvent causer une gêne chez les enfants autistes.

Des reptiles non-venimeux

Paulo Palacio Santos, 34 ans, a subi de graves troubles neurologiques après un traumatisme crânien lors d'un accident qui a réduit presque à néant ses capacités motrices. Ses membres inférieurs sont paralysés, les supérieurs bougent à peine, et il ne peut plus parler.

Andrea Ribeiro pose sur son cou un boa dont la peau froide provoque chez lui un réflexe de déglutition. Puis elle fait glisser sur son visage un serpent plus fin, qui stimule les muscles autour de la bouche.

La thérapeute est toujours accompagnée de la biologiste Beatriz Araujo, qui veille à éviter le moindre risque pour les patients au contact des reptiles, dont la possession est régulée par l'organe public environnemental Ibama.

"Il y a des risques au contact de tout type d'animal. Ici, nous n'utilisons pas de serpents venimeux, et je surveille les reptiles en permanence", explique-t-elle. Andrea Ribeiro assure qu'aucun incident n'a été déploré en dix ans de thérapies. (selon "Geo")

6 juin 2023

Thaïlande, pays des dinosaures

La Thaïlande préhistorique était autrefois une terre particulièrement prisée par les dinosaures comme l’atteste de nombreuses découvertes dans le pays. Début mai, des empreintes de dinosaures datant d’environ 225 millions d’années ont été découvertes dans la province de Phetchabun, dans le Nord de la Thaïlande.

tha_lande

Un géologue de l’Office des ressources minérales a été dépêché sur les lieux pour identifier les traces.

Les empreintes ont été mises à jour dans le lit asséché d’un ruisseau en raison de la sécheresse qui sévit depuis de longs mois dans la région.

Le géologue Kamonlak Wongko a déclaré que les empreintes semblaient appartenir à une espèce de la famille des Sauropodes.

Il s’agit d’une espèce d’herbivore à long cou qui a proliféré pendant la période du Trias.

Souvent appelé « l’âge des reptiles » ou « l’âge des dinosaures », le Trias a duré de 250 millions à 200 millions d’années.

C’est cette période qui a vu l’arrivée et la prolifération des dinosaures qui ont repeuplé la Terre.

Le Trias a suivi la plus grande extinction de masse de l’histoire de la Terre.

« Cette époque, marquée par les extinctions qui l’ont précédé, a connu d’énormes changements dans la diversité de la faune et la domination de la vie sur Terre.

tha_lande1Elle a vu l’apparition de nombreux groupes d’animaux – connus de tous sous le nom de dinosaures – qui allaient régner sur la planète pendant plusieurs dizaines de millions d’années » peut-on lire sur le site web du British Museum of Natural History.

La particularité de cette dernière trouvaille réside dans le fait qu’elle se situe à plus de 200 km de la région où la plupart des découvertes précédentes ont eu lieu.

C’est en effet sur le plateau de Korat, dans le Nord-est de la Thaïlande que se sont faite la plupart des découvertes d’animaux préhistoriques.

Le premier fossile de dinosaure a été découvert en Thaïlande en 1973, dans la province de Khon Kaen.

tha_lande3La ville est surnommée depuis « la capitale des dinosaures ».

Et on peut y trouver un parc à thème sur les dinosaures et un musée dédié aux gigantesques reptiles.

Depuis, une multitude de fossiles de différents types de dinosaures ont été découverts, principalement dans le Nord-est de la Thaïlande, dont certains étaient jusqu’alors inconnus.

Le dernier en date a été découvert en 2019 dans la ville de Nakhon Ratchassima (aussi appelée Korat).

Il s’agissait d’un raptor à dents de requin qui a été baptisé par les paléontologues « Siamraptor ».

En 2016 un autre nouveau type de raptor avait été découvert.

Baptisé Vayuraptor, il s’agit d’un lointain cousin du Tyrannosaurus Rex.(selon "Toutelathaïlande")

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21 novembre 2022

Le Venezuela envahi par des escargots géants

L'ouest du Venezuela fait face à une invasion d'escargots géants africains pouvant transmettre la méningite et plaie des récoltes, dont la propagation serait due aux intenses pluies tombées récemment dans la région, ont alerté autorités locales et l'ONG Fundacion Azul Ambientalista.

venezuelaUne espèce importée un peu trop bien acclimatée

Les premières "colonies" de cet escargot géant subsaharien, Achatina fulica, ont été détectées début novembre sur les rives du lac Maracaibo, dans la ville du même nom et capitale de l'Etat de Zulia. D'autres foyers sont apparus ensuite dans d'autres régions de cet Etat de l'ouest du pays, ainsi que dans celui voisin de Tachira.

Des alertes concernant le gastéropode ont été publiées sur les réseaux sociaux et la mairie de Maracaibo a coordonné des actions avec le gouvernement national et celui de Zulia pour réduire leur présence. Cependant, aucune estimation de leur nombre n'a été fournie jusqu'à présent.

600 œufs tous les 15 jours !

Prisé par l'industrie cosmétique pour sa bave, l'escargot Achatina est présent au Venezuela depuis 1997. Il avait déjà envahi certaines régions du pays en 2017 mais dans une proportion moindre, selon José Sandoval, de l'ONG Fundacion Azul Ambientalista.

"Nous sommes confrontés à une invasion, un fléau et en tant que tel, il est très difficile de l'éradiquer (...) mais il est possible de contrôler" sa présence, a assuré M. Sandoval.

En raison de leur capacité de reproduction (jusqu'à 600 œufs tous les 15 jours) et de leur durée de vie moyenne de six ans, ils sont considérés comme l'une des espèces envahissantes les plus dommageables pour les cultures et même pour la santé humaine car ils peuvent transmettre des maladies comme la méningite.

En juillet, les autorités de l'Etat américain de Floride avaient également sonné l'alarme face à une invasion de ces escargots pouvant mesurer jusqu'à 20 centimètres. (selon RTBF.be)

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6 octobre 2022

Découverte de trois nouvelles espèces de serpents en Équateur

Endémiques du sud du pays, les reptiles appartiennent à un groupe de serpents cavernicoles peu étudiés.

serpent2Alejandro Arteaga et son équipe se sont rendus dans les forêts de nuage du sud de l’Équateur en novembre 2021, avec, pour mission, de trouver des crapauds d’une espèce sans doute déjà éteinte. S’ils n’ont malheureusement vu aucun spécimen, les scientifiques ont toutefois fait une découverte inattendue sur le chemin du retour.

Déçus et affamés, ils se sont arrêtés dans la petite ville d’Amaluza pour déjeuner.

« Il n’y a pas vraiment de restaurant où l’on peut manger dans les zones rurales équatoriennes. Il faut donc frapper aux portes. Si quelqu’un vous ouvre, il ou elle se fera un plaisir de vous préparer quelque chose et de vous raconter des anecdotes », confie Alejandro Arteaga, biologiste-chercheur pour la Khamai Foundation, une organisation non gouvernementale récemment créée qui a pour objectif de protéger la biodiversité du pays d’Amérique du Sud.

L’équipe a été accueillie par une femme du coin, qui leur a cuisiné de la truite pêchée dans les environs.

En entendant les chercheurs parler d’amphibiens et de serpents, elle leur « a indiqué qu’elle apercevait régulièrement des serpents au cimetière de la ville quand elle s’y rendait pour se recueillir sur la tombe de ses proches décédés », raconte le biologiste.

D’après la description de leur hôte, il devait s’agir de serpents cavernicoles appartenant au genre Atractus. Ces animaux très discrets passent la plupart de leur temps sous terre et n’avaient jamais été décrits scientifiquement dans cette région de l’Équateur. Leur motivation retrouvée, l’équipe a décidé de faire un petit détour pour se rendre au cimetière situé à flanc de colline.

« Surprise : nous avons découvert deux serpents dans la terre, meublés à proximité des tombes », explique Alejandro Arteaga, avant de préciser qu’aucune sépulture n’a été touchée de quelque manière que ce soit par les chercheurs.

La présence des serpents à ventre jaune a convaincu l’équipe de rester un peu plus longtemps dans cette région des Andes, recueillant même des serpents prélevés par Diego Piñán, un instituteur du coin. D’après l’étude parue le 15 septembre dernier dans la revue ZooKeys, ce sont au total trois nouvelles espèces de serpents cavernicoles qui ont été décrites au cours de cette expédition.

Les scientifiques ont proposé les noms suivants pour les reptiles nouvellement décrits : A. discovery pour l’espèce aux yeux particulièrement petits et au ventre jaune sur lequel court une ligne noire ; A. zgap pour l’espèce au ventre totalement jaune ; et A. michaelsabini pour l’espèce « la plus potelée de toutes » précise Alejandro Arteaga. Michael Sabin, qui a donné son nom à l’un des serpents, est un jeune naturaliste dont la famille a protégé plus de 105 hectares d’habitat essentiel aux amphibiens et aux reptiles.

« Il ne faut jamais ignorer les observations ou les croyances des locaux, car elles peuvent mener à des découvertes incroyables », souligne le biologiste.

DES SERPENTS ÉNIGMATIQUES

serpent1Si vous entendez parler pour la première fois de serpents cavernicoles, vous n’êtes pas le ou la seul.e.

« Il s’agit du groupe de serpents le moins étudié au monde », remarque Alejandro Arteaga. Aucun serpent mâle ou juvénile n’a ainsi été observé chez certaines espèces.

Cela s’explique en partie par le fait que les 146 espèces de serpents cavernicoles, toutes endémiques d’Amérique centrale et du Sud, vivent sous terre, dans de profondes crevasses et souvent à proximité de forêts de nuage isolées.

Il semblerait aussi qu’elles se plaisent au sein d’habitats façonnés par l’Homme, tels que les cimetières et les églises des petites villes, comme le démontre cette découverte.

Selon Alejandro Arteaga, les serpents qui vivent dans cette région de l’Équateur seraient attirés par ces lieux en raison du calme qui y règne et du fait qu’ils ne sont que peu dérangés par les humains. Ces derniers tuent d’ailleurs souvent les serpents par peur.

Fort heureusement pour les humains qui ont des serpents cavernicoles comme voisins, les reptiles sont totalement inoffensifs.

« Sauf si vous êtes un ver de terre », plaisante un chercheur et spécialiste des serpents cavernicoles à l’université fédérale du musée national de Rio de Janeiro, qui n’a pas pris part à la nouvelle étude.

« Il est toujours passionnant de découvrir de nouvelles espèces », confie-t-il. Selon lui, près de la moitié des espèces connues du genre Atractus ont été décrites au cours des 40 dernières années.

« Alejandro Arteaga et son équipe ont le mérite de mener leur étude dans les néotropiques, en Équateur, où les financements sont rares pour les recherches sur le terrain et les difficultés d’ordre logistique importantes », fait-il savoir dans un e-mail.

UNE DÉCOUVERTE À CONFIRMER

Paulo Roberto Melo-Sampaio est toutefois sceptique quant à la méthodologie de l’étude, et plus particulièrement concernant le fait que celle-ci repose grandement sur la génétique pour distinguer les trois nouvelles espèces. (À lire : 22 photographies spectaculaires de serpents.)

Afin de décrire une nouvelle espèce, les scientifiques ont généralement recours à l’analyse génétique et morphologique (c’est-à-dire des caractéristiques physiques de l’animal) pour déterminer si elle est différente des espèces apparentées.

Le chercheur souligne ainsi que A. michaelsabini ressemble beaucoup sur le plan physique à un serpent cavernicole déjà décrit, A. roulei, mais qu’il est encore trop tôt pour dire qu’il s’agit d’une nouvelle espèce. Il en va de même pour A. discovery, qui partage des similitudes avec une autre espèce connue, A. resplendens.

Alejandro Arteaga et son équipe ont fait savoir qu’ils comptaient étudier en détail la morphologie des serpents cavernicoles dans le cadre d’une prochaine publication, déjà en préparation.

À LA RESCOUSSE DES SERPENTS CAVERNICOLES

serpentEncore peu connus, les serpents cavernicoles pourraient s’avérer essentiels pour la santé humaine.

« À première vue, ces reptiles ne sont pas aussi colorés et semblent avoir une importance biomédicale moindre que les vipères et les serpents corail », dont le venin est souvent étudié, explique Alejandro Arteaga.

« Mais le serpent corail est le principal prédateur des serpents cavernicoles », ajoute-t-il.

C’est pourquoi les scientifiques pensent que ces derniers ont pu développer une certaine résistance biologique au venin du serpent corail. L’étude de prélèvements sanguins de serpents cavernicoles pourrait conduire à des avancées dans la mise au point d’antivenins susceptibles d’aider les personnes mordues par des serpents corail. En Équateur, qui affiche l'un des taux de morsures de serpents les plus élevés d'Amérique du Sud, on recense entre 1 400 et 1 600 incidents de la sorte par an.

Qui sait, peut-être qu’une créature vivant enfouie entre les tombes pourrait un jour sauver la vie d’êtres humains.

Cet article a initialement paru sur le site nationalgeographic.com en langue anglaise.

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19 août 2022

Une jeune otarie soignée à Tahiti

Une jeune otarie a été retrouvée à Rurutu dans l'archipel des Australes mercredi 3 août 2022. Très affaiblie, elle a été envoyée à Tahiti le 5 août et prise à la clinique vétérinaire de Fariipiti. L'équipe soignante met tout en œuvre pour qu'elle puisse rejoindre la mer et retrouver ses congénères...

tahitiRetrouvée à Rurutu le 3 août dernier l'otarie blessée, amaigrie et déshydratée, avait été directement prise en charge par un habitant de Rurutu, membre du réseau local d’échouage (mammifères marins et autres espèces protégées) de Polynésie française, supervisé par la Direction de l’environnement.

Le 5 août, l'animal a ensuite été transféré en avion vers la clinique de Fariipiti, où les premiers soins lui ont été prodigués.

Le pronostic vital est toujours engagé mais l’animal semble reprendre des forces. Des analyses complètes sont en cours pour essayer de comprendre son état de santé actuel et la raison de son échouage. L'équipe soignante s'occupe de l'otarie, jusqu'à ce qu'elle puisse à nouveau nager et retrouver ses congénères...

Il s’agirait d’une otarie de Nouvelle-Zélande, Arctocephalus forsteri. Des analyses génétiques préciseront son espèce.

En dehors de son aire de répartition

Mi-juillet, c'est à Rapa aux Australes qu'une otarie s'échouait. L'association Mata Tohora pour la protection des mammifères marins de Polynésie, rappelait justement que, bien qu'elles ne fassent pas partie des espèces recensées en Polynésie, les otaries sont fréquemment observées ces dernières années : en août 2012, août 2016, juillet 2020, juillet 2021, juillet 2022 puis en août 2022 à Raivavae, Tubuai, Rurutu et Rapa dans l'archipel des Australes... Des dates qui coïncident toutes avec la période fraîche en Polynésie. 

Pourtant, la Polynésie ne convient pas vraiment au régime alimentaire des otaries, qui se nourrissent essentiellement de krill (petits crustacés des eaux froides) et de poissons-lanternes (Myctophidae). Or, l'océan polynésien est pauvre en krill, même s'il abrite néanmoins des poissons de la famille des myctophidae. (selon "Polynésie.1")

16 août 2022

Norvège : Un morse devenu une vedette estivale pourrait être euthanasié

Le morse Freya se baigne dans les eaux d’Oslo depuis le 17 juillet dernier et attire énormément d’attention au point de mettre sa vie et celles des badauds en danger.

Il est devenu une véritable vedette dans le fjord d’Oslo. Les autorités norvégiennes ont annoncé jeudi qu’elles envisageaient d’euthanasier le morse Freya. Cette jeune femelle de quelque 600 kg continue d’attirer énormément d’attention malgré les appels incessants à rester à distance et à ne pas la déranger.

norv_ge« Le comportement imprudent du public et le non-respect des recommandations des autorités peuvent mettre des vies en danger », a souligné une porte-parole de la Direction norvégienne de la pêche, Nadia Jdaini. « Nous explorons maintenant des mesures supplémentaires parmi lesquelles l’euthanasie peut être une véritable alternative », a-t-elle ajouté.

Sur place depuis mi-juillet

Les morses vivent généralement sous les latitudes encore plus septentrionales de l’Arctique, mais Freya, dont le nom renvoie à une déesse associée à l’amour et à la beauté dans la mythologie nordique, est arrivé à Oslo. Devenu une vedette dans la torpeur estivale, l’animal a été filmé chassant des oiseaux ou se hissant sur des embarcations chaloupant sous son poids pour y somnoler, y faisant au passage des dégâts significatifs.

Mais, malgré les consignes, l'animal continue d’être importuné par des curieux qui se baignent à proximité ou s’en approchent excessivement, parfois avec des enfants, pour le photographier, a indiqué la Direction de la pêche. « Son bien-être est clairement diminué. Le morse ne dispose pas d’assez de repos et les experts avec qui l’on discute estiment maintenant qu’il est stressé », ont fait valoir les autorités.

Espèce protégée, le morse se nourrit essentiellement d’invertébrés tels que les mollusques, les crevettes, les crabes et les petits poissons. S’il ne s’en prend normalement pas aux êtres humains, il peut, selon des experts, se sentir menacé par des importuns et les attaquer. (Selon "20 minutes")

NB : Aux dernières nouvelles, et contre toute attente,  le morse a été euthanasié.

11 août 2022

Le chat, espèce invasive en Pologne

Un institut scientifique polonais déclare les chats comme "espèces exotiques invasives" et déclenche un tollé.

Le chat, espèce invasive ? L'Académie polonaise des sciences a inscrit au mois de juillet les chats sur la liste des espèces invasives en raison des répercussions sur la biodiversité liées au grand nombre d'oiseaux et d’animaux qu'ils chassent.

chatFelis catus a été inscrit par l'Institut dans la base de données nationale gérée par l'institut de conservation de la nature de l’Académie. Les dégâts infligés aux autres animaux sauvages, et notamment les oiseaux, sont invoqués.

Consensus scientifique

Wojciech Solarz, biologiste à l'Académie polonaise des sciences, a décrit le consensus scientifique croissant selon lequel les chats domestiques ont une incidence néfaste sur la biodiversité étant donné le nombre d'oiseaux et de mammifères qu'ils chassent et tuent.

Les critères pour considérer ces félins parmi les espèces invasives "sont remplis à 100" %", déclare le scientifique à l'agence Associated Press. Mais des réactions agacées se sont fait entendre. Dorota Sumińska, l'auteur d'un livre intitulé "The Happy Cat" (Le Chat heureux), a souligné d'autres causes de diminution de la biodiversité, notamment un environnement pollué et des façades de bâtiments urbains qui peuvent tuer des oiseaux en vol.

140 millions d'oiseaux tués chaque année

Mais les scientifiques polonais ont mis en avant les 140 millions d'oiseaux tués chaque année en Pologne par les chats. D'autres pays ont également pris des mesures pour limiter les effets des chats sur la biodiversité. En 2016, l'Australie a par exemple lancé un plan d'éradication de millions de chats errants. À l'époque, le commissaire australien aux espèces menacées expliquait : "L’Australie a perdu 29 espèces de mammifères ces deux derniers siècles, et les chats ont contribué à la plupart de ces extinctions". (selon "GEO")

24 mai 2022

Les frelons attaquent en Guadeloupe

Depuis quelques jours, ils font parler d'eux. Arrivés probablement avec des produits agricoles importés, les frelons semblent désormais établir leurs quartiers en Guadeloupe. Plusieurs essaims ont été remarqués à Saint François et même au Moule. S'il ne s'agit pas pour autant de céder à la panique, il faut tout de même prendre des précautions notamment par rapport aux animaux domestiques qui peuvent en être les victimes.

frelonLes frelons sont bien en Guadeloupe. Melissa Bellaire n'est pas prête de l'oublier. Propriétaire de sept chiens, elle vient d'en perdre deux à cause d'une attaque de frelons. Son mari présent à ce moment-là n’a rien pu faire pour les défendre puisqu'il s'est lui-même fait attaquer par ces insectes qu’il prenait pour des abeilles.

Avisé, le vétérinaire n’a rien pu faire et la jeune femme n’arrive toujours pas à s’en remettre.


Melissa Bellaire propriétaire de chiens

Cabinet de vétérinaire
 

Et Melissa n'est pas la seule à s'en plaindre. Depuis quelques jours cette vétérinaire reçoit régulièrement des appels de propriétaires qui sont particulièrement inquiets.
Et la nouvelle de la mort des deux chiens de Mélissa n'est pas pour les rassurer. Bien au contraire.

 Maud Montigny vétérinaire

Des précautions d'usage malgré tout bien dérisoire face à une attaque de frelons. Tout au plus elle contribuera à les éloigner des lieux de vie. Mais la situation doit aussi interpeller les pouvoirs publics pour qu'ils agissent afin de freiner l'expansion des colonies de l'insecte et peut être même, les éradiquer. 

Mélissa elle s'est donnée un nouvelle mission : faire passer le message pour que les frelons ne fassent plus de victimes en Guadeloupe. (selon "Francetvinfo")

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