Notre président s'est levé du mauvais pied et affiche sa mine des mauvais jours : sa belle majorité recule à l'assemblée nationale sous les coups de l'opposition. Les magasins ouverts le dimanche : de 52, on a passé à 10, puis à 8, puis reporté à janvier 2009 ou à la Saint-Glinglin ... Quant à la suppression de la publicité sur les chaînes publiques, même des élus de sa majorité ont voté contre. C'est donc, après un petit-déjeûner tendu avec Jean-François Copé, bien fâché contre ses propres amis, qu'il s'est envolé avec son ministre de l'agriculture Michel Barnier, vers notre massif pour aborder le thème de la ruralité. Et là on lui a rappelé les grandes préoccupations des agriculteurs : "Le cours du blé a perdu 50% en un an, pourquoi le prix du pain ne baisse-t-il pas ?" Et lors des différentes rencontres toutes les problématiques ont été abordées : fermeture d'usines, exode, démantèlement du service public, les difficultés du petit épicier, le dépeuplement et le vieillissement, l'isolement géographique... Mais visiblement, Nicolas Sarkozy avait la tête ailleurs. Voici le discours tenu à Darney à la fin de cette matinée : "Que l'opposition, si elle a des idées, n'hésite pas à les donner pour résoudre les problèmes de la France, je serais très heureux de les écouter et de les entendre. Mais les injures, le blocage systématique, empêcher de voter des textes, empêcher des réformes pour le seul plaisir d'empêcher des réformes, inquiéter des jeunes pour le seul plaisir d'inquiéter des jeunes, c'est pas la démocratie ça c'est la pagaille.J'ai appris qu'à l'Assemblée nationale, on s'est un peu énervé. C'est pas toujours un spectacle que peuvent comprendre les Francais qui souffrent de la crise, de voir les gens s'insulter, s'invectiver. Je comprends parfaitement qu'il y ait une opposition qui n'est pas d'accord avec la majorité, mais enfin, il y a manière et manière de s'exprimer, de faire valoir ses idées.Je ne pense pas qu'en s'agitant avec des pancartes et avec des badges sur les bancs de l'Assemblée nationale, on rende particulièrement fiers les électeurs qui ont voté pour vous. Les gens n'ont pas voté pour nous pour avoir un combat de boxe, pour donner un spectacle un peu ridicule, un peu caricatural." Hors sujet, monsieur le président ! Même si, à propos de l'Assemblée Nationale, vous avez pris très ruralement le taureau par les cornes. Quant aux ruraux, ils attendent toujours leurs réponses ! A part un léger recul sur la privatisation de La Poste, on n'a rien entendu !