Mais ils sont où ?
L'ANEM, vous connaissez ? Son site se trouve sur ce blog dans la rubrique des sites officiels : c'est l'Association Nationale des Elus de Montagne. Son président, Vincent Descoeur, était en visite dans le massif vosgien, plus précisément dans les fermes de montagne, à Breitenbach (68), Le Valtin (88) et le massif du Champ du Feu (67). Député et Président du Conseil Général du Cantal, ce responsable est particulièrement sensible aux problématiques de la montagne : outre les problèmes de l'agriculture (manque de foin et de paille, lié à la période de sécheresse, mais pas seulement), Vincent Descoeur a aussi évoqué les autres problèmes de la ruralité en montagne : démantèlement du service public, fermeture d'écoles, absence du haut débit informatique, ...). Les agriculteurs de montagne du Val de Villé, comme ceux de la vallée de la Bruche, ont pu rencontrer cette personnalité, à Belmont, à la ferme des Fougères, qui avait il y a quelque temps déjà affiché son dynamisme en organisant la "fête de la transhumance". Deux élus de la Bruche (une conseillère générale-maire et un maire) ont également participé à cette rencontre. Mais où étaient les élus du Val de Villé (conseillère générale, président de la comcom, maires) qui ont brillé par leur absence ? Connaissent-ils trop bien ces sujets ? Ou les agriculteurs de montagne représentent-ils une part négligeable de leur électorat ?
- A lire : DNA060711belmont
Une école est sauvée
Voici le courrier reçu d'un parent d'élève de Chapelle-des-Bois (Doubs), où l'école risquait de fermer, information que nous avions relayée sur notre blog :
Bonjour,
Après 8 longs mois de bataille pour faire connaitre la situation de l'école de Chapelle des Bois, nous avons eu le plaisir d'accueillir la décision du Tribunal Administratif de Besançon : il suspend la décision de l'Inspection Académique de retirer l'un des deux postes.
Grace à la mobilisation de tous :
- les 6665 personnes qui ont signé la pétition,
- les médias (presse écrite et audiovisuelle) qui ont assuré la communication ;
- certains élus qui ont défendu le dossier ;
- les habitants de tous âges qui ne veulent pas le déclin du village...
nous avons réussi et gagné une première bataille, contre le géant Education Nationale.
Pourtant nous ne représentons que 286 habitants (dont quelques-uns contre nous).
Grâce à votre blog, nous avons trouvé certains éléments qui nous manquaient. C'est génial, continuez ainsi à relayer l'information !
Merci
E. GREUSARD
Les caravanes envahissent les terrains d'entraînement
C'est à Colmar, ville des vaillants SRC qui ont obtenu de haute lutte leur maintien en "Ligue 3", que ça se passe. Et le maintien ne sera pas remis en cause par la DNCG ! Les gens du voyage occupent les terrains de football faute de trouver à Colmar un terrain adapté, comme le prévoit la loi. Résultat : le Maire porte plainte ... l'adjoint au maire propose un terrain à Berrwiller... Nous proposons quant à nous, les terrains du Racing à Strasbourg, dont l'occupation ne perturberait pas la préparation de la nouvelle saison de football.
Chasseurs myopes
L'histoire se passe sur le Rhin supérieur et se termine devant le Tribunal de Lörrach. Un chasseur suisse comparaissait pour avoir abattu un cygne, dont l'espèce est protégée. Des témoins, ayant vu l'oiseau blessé s'enfuir malgré tout, avaient prévenu la police. L'animal avait été retrouvé, mais avait succombé à ses blessures. Devant ses juges, le chasseur plaide sa bonne foi : il croyait avoir tiré un cormoran, espèce non protégée. Et confondre un cygne avec un cormoran, cela peut arriver... Non ? Cette histoire m'en rappelle une autre qui m'est arrivée personnellement. Découpant du bois à la tronçonneuse dans une de mes parcelles forestières de l'un des bans communaux de la plus belle vallée du monde, j'ai brusquement entendu un coup de feu et vu l'étincelle provoquée par le ricochet d'une balle sur un caillou juste à mes pieds. Une dame (rien à voir avec l'image qu'on se fait de Diane la chasseresse), fusil en main, est venue s'excuser : elle m'avait confondu avec un sanglier ! Il est vrai qu'avec les lunettes qu'elle portait sa vue devait se mesurer non en quelques dixièmes, mais plutôt en quelques centièmes, voire millièmes. Toujours est-il que ce "danger public" repenti, m'a promis, pour me dédommager des frayeurs causées, quelques cuisses de chevreuil ou autre gibier pour les fêtes de fin d'année suivantes (c'était il y a déjà 6 ou 7 ans). Et j'attends toujours ! Une consolation, ma famille a peut-être échappé à la pratique du cannibalisme.
Libération des otages, ça tombe à pic !
En ce jour, on ne peut que se féliciter de la libération de deux journalistes français pris en otages en Afghanistan, sans pourtant oublier ceux qui restent prisonniers à travers le monde, qu'ils soient français ou non. Comme toujours une libération provoque en France une surmédiatisation que d'autres évitent, car elle ne peut que risquer de faire grimper le montant des rançons exigées, même si notre ministre Alain Juppé prétend que la France n'en verse jamais. Tu parles ! Mais cette libération tombe à pic pour "camoufler" au public les "rançons" dont seront victimes au 1er juillet tous les français : hausse des tarifs SNCF, eurotarifs sur téléphones portables, prix du timbre-poste, tarif de l'électricité, réforme des retraites. Des pilules dures à avaler et il vaut mieux pour notre gouvernement qu'elles soient occultées ! Sarkozy prépare les élections !
Grève chez Rossmann
307ème fortune de France, la famille Rossmann a vu son capital augmenter de 2009 à 2010 de 25%, passant de 80 à 100 millions d'€ ! Et pendant ce temps, les dirigeants de l'entreprise restent inflexibles (tout au plus promettent-ils 2% au 1er juillet), refusent toute négociation, font venir les huissiers pour constater les blocages de l'entreprise. La production est donc arrêtée, les salariés n'ayant pu obtenir satisfaction (ou même discussion) sur leurs revendications : augmentation des salaires au moins égale à l'augmentation du coût de la vie et rétroactive au 1er janvier, et un accès au bénéfice par la prime à la plus-value. Ce dont la direction ne veut entendre parler. 200 salariés sont concernés.
NB : la grève vient d'être suspendue à partir de 13 h, la direction acceptant enfin de discuter.
Après la Françafrique, la Chinafrique
Après avoir été perçus commes les "sauveurs" de l'Afrique qu'ils ont arrosée d'argent sous forme de dons, de prêts à taux zéro et bien sûr de troc (par exemple au Congo: 6 milliards de dollars d'infrastructures médicales contre 10 millions de tonnes de cuivre et 400 000 tonnes de cobalt), les relations-sino-africaines commencent à se dégrader.
C'est très intéressant à observer car l'Europe aussi, à commencer par la Grèce et le Portugal, bénéficiera de plus en plus de ces investissements et découvrira aussi le revers culturel de la médaille. Aujourd'hui la Chine importe 35% du pétrole africain et construit à tour de bras dans 35 pays de ce continent. Ainsi en Angola où j'ai vécu et travaillé, les Chinois (70 000!) ont indéniablement amélioré les équipements publics, construisant 4000 km de route, des banlieues résidentielles à perte de vue, un nouvel aéroport etc...
Mais les entreprises chinoises qui profitent de ces financement publics (via les banques) et mènent ces projets fonctionnent exactement comme en Chine sans s'adapter du tout au contexte local. Contrairement à ce qu'elles sont contraintes de faire en Europe (et qui les décourage d'y investir plus) elles ne respectent pas en Afrique les lois du travail et les règles de sécurité. Elles exportent leur "culture d'entreprise" fondée sur le rapport de force et aussi leurs ouvriers, 30% moins chers qu'en local.
Dans les mines de Zambie, les salaires sont inférieurs à la moyenne et les équipements de sécurité dégradés. Des accidents graves se succèdent faute de ventilation des conduits. Impossible de négocier: les managers chinois ne parlent pas anglais (disent-ils). En octobre 2010, ils ont tiré sur des mineurs grévistes...gloups! En Afrique du Sud les industriels chinois ont considéré que le salaire minimum est trop élevé pour que leurs usines soient rentables. Elles peuvent compter sur une main d'oeuvre prête à tout pour avoir un emploi.
Or les entreprises chinoises créent peu d'emploi, ainsi le projet de restauration du chemin de fer angolais emploierait 160 chinois contre 60 Angolais, une proportion qui illustre bien le peu d'estime des Chinois pour la capacité de travail des Africains, et qui leur évite en outre l'effort de s'adapter à leurs valeurs, leurs comportements et de les former. Or cet effort les entreprises pétrolières opérant en Afrique sont forcées de le faire par les politiques de "localisation" de leur main d'oeuvre que leur imposent des Etats africains. Contraintes qui ne s'imposent pas aux Chinois...
Le management interculturel n'intéressera pas les Chinois tant qu'ils seront ultra dominants dans le rapport de force, pourvoyeurs d'argent frais et de BTP à prix cassés. Et c'est la logique de l'Histoire, les entreprises occidentales n'ont commencé à intégrer la "dimension culturelle" que lorsqu'elles ont été obligées de prendre en considération les attentes de leurs partenaires et salariés des filiales étrangères (notamment Moyen-Orient, Chine et Inde), parce que ces dernières devenant "stratégiques" et que le rapport de force s'inversait.
Les Africains s'aperçoivent que parfois le "deal" n'est pas "fair" quand les hôpitaux se fissurent dès leur inauguration et que le goudron des routes est si fin qu'il ne résiste pas aux premières pluies.
Chloé Ascencio (Aujourd'hui la Chine)
Présence chinoise en Afrique
Le vélo électrique "tueur silencieux" ?
Certains parlent de développer le vélo électrique comme moyen pratique et écologique. Evidemment, la plupart de ces engins vont être "made in China". Deux sortes de ces machines sont d'ailleurs déjà fabriquées dans les usines d'Extrême-Orient : d'abord, des sortes de petits scooters, avec des batteries au plomb, avec des vitesses théoriquement limitées à 35 kmh, réservées au marché chinois, pour lesquelles ni le permis ni le casque sont obligatoires. Coût de ce vélo pour un Chinois : de 170 à 180 €, une fortune (6 semaines à 2 mois de salaire) ! Puis, il y a le vélo d'exportation : limitation de vitesse à 25 kmh, batteries au lithium moins polluantes que les batteries au plomb qui relâchent une partie de métal toxique dans la nature, aux normes européennes, mais trois fois plus chères. Le vélo d'exportation vaut 300 € au départ, mais il coûtera (frais de transport compris) environ 900 à 1000 € en France ou en Allemagne, soit près d'un mois de salaire pour un smicard. Cherchez l'erreur ! Autre question à se poser : le code la route des deux roues est-il adapté à ces engins, qui vont circuler plus vite qu'un vélo ordinaire sur les pistes cyclables, qui vont aussi se faufiler plus vite en ville entre les voitures ? Les "vrais cyclistes" ne seront-ils pas les dindons de la farce, victimes non des voitures, mais de ces "tueurs silencieux" qu'ils n'entendront pas même fondre sur eux. Alors qu'on nous parle de lancer la mode en occident, des municipalités chinoises sont en train de les interdire, après 15 à 20 ans de pratique, ... pour raison de sécurité. En Chine, le vélo électrique est en effet le véhicule le plus impliqué dans des accidents mortels.
- A noter : présentation de vélos électriques dimanche, 3 juillet à 14 h au Parc Alsace Aventures au Kreuzweg.
Vélo pour la réglementation, moto pour les caractéristiques ?
En Chine, bientôt la fin du vélo électrique ?





