Pour une autre Europe
A l'appel de la Confédération Européenne des Syndicats, près de 20.000 manifestants ont envahi le centre-ville de Luxembourg pour appeler à "une autre Europe" et une Europe sociale. Parmi les manifestants, de nombreux Belges, Allemands, Luxembourgeois, Lituaniens, Français... Les manifestants rejettent les plans d'austérité imposés peu à peu dans toute l'Europe : "Nous sommes là pour dire à nos élus européens, s'ils nous entendent, que cette Europe-là, on n'en veut pas, on la vomit. S'ils ne veulent pas que la gangrène de la Grèce se propage à toute l'Europe, ils ont intérêt à nous écouter", affirme un représentant syndical d'Acelor-Mittal de Florange. En tête du cortège, de jeunes manifestants réclament "davantage et de meilleurs emplois pour les jeunes en Europe."
Le loup photographié
La préfecture des Vosges a publié, hier, une photo accréditant un peu plus la présence du loup sur ses terres. Le cliché a été pris dans le canton de Gérardmer, par un particulier.
C’est une prise de vue plutôt banale d’un canidé, de dos, au sortir d’un pré vosgien. Un cliché qui n’a pourtant rien d’anodin pour les spécialistes de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCSF) qui traquent, depuis début avril, le « serial croqueur » qui a fait 36 victimes dans les Vosges (35 agneaux et un poulain). Prise fin mai, cette photo n’a été rendue publique qu’hier par la préfecture des Vosges, dans un communiqué titré « Massif vosgien : probablement un loup ». Un pas de plus vers la reconnaissance de la présence du carnivore dans les Vosges, dernier massif montagneux de France qu’il n’a pas encore officiellement colonisé.
Des éléments probants
La photo est l’œuvre d’un particulier, qui tient pour l’instant à conserver l’anonymat. Il avait disposé, dans la forêt, un appareil à déclenchement automatique. L’image a été prise dans le canton de Gérardmer, dans un secteur assez proche des communes de La Bresse, Ventron et Cornimont, où ont été recensées les onze attaques meurtrières. Elle a ensuite été transmise à l’ONCSF, qui l’a fait analyser par ses experts nationaux, basés près de Grenoble. « Ils ont examiné l’allure générale du canidé pris de dos et concluent qu’il s’agit probablement d’un loup », affirme la préfecture. Benoît Clair, en charge de l’ONCSF des Vosges, détaille les éléments qui mènent à cette conclusion : « Le pelage et ses contrastes sont caractéristiques du loup. Tout comme le dos gris et le bas des flancs plus clair. » Mais ce n’est pas tout : « On voit que l’animal est assez haut sur patte. Et ses petites oreilles, plutôt arrondies et un peu rousses constituent aussi un critère fiable. » L’allure générale paraît également significative : « La tête basse et la queue dans le prolongement du corps constituent aussi des caractéristiques. » Mais le cliché laisse bien évidemment un goût d’inachevé aux spécialistes : « Nous ne sommes pas en mesure de voir le masque facial blanc ou les liserés sur les pattes qui pourraient nous permettre d’être affirmatifs à 100 %. » Comme sur la photo nocturne prise la semaine dernière dans le Doubs et qui ne laisse, aucun doute, sur la présence du loup dans ce département voisin. Fort de son expérience, Benoît Clair reste prudent : « Il existe une variété, baptisée chien de Saarloos, qui ressemble énormément à un loup et que seuls les spécialistes peuvent dissocier. » Reste qu’en officialisant l’existence de cette photo, la préfecture donne, pour la première fois, corps à cette hypothèse. La semaine dernière, elle avait déjà envoyé un autre signe fort en annonçant l’indemnisation prochaine des cinq éleveurs touchés. Ils seront remboursés sur neuf des onze attaques recensées. Le préfet les reçoit aujourd’hui. Il y sera, sans doute, question du futur ralliement des Vosges dans les rangs des départements soumis au « Plan loup ». Un cadre législatif visant à concilier le maintien des activités d’élevage avec la présence pérenne de cette espèce protégée. Philippe MARQUE (Le Républicain Lorrain)
RN 59 : nouvelle affabulation
Un maire, en l'occurence celui de Châtenois, porte-parole de l'Etat ! Voilà qui est original. Il est vrai qu'avec la confusion régnante à propos de la fusion des départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, et le démantèlement systématique du service public, on risque d'être privé de préfet. Et tout cela, pour nous annoncer un report du contournement de Châtenois et donc aussi, du tronçon Lièpvre - Val de Villé ! Et comme il n'y pas assez de bêtes qui traversent la route pour continuer à justifier les retards (on a quand même oublié d'étudier le passage des cirques Pinder ou Grüss qui seraient un jour amenés à remonter les vallées et qui pourraient même emprunter le tunnel de Ste-Marie-aux-Mines), on se rabat donc sur les comptages demandés par le CNPN (conseil national pour la protection de la nature) ! Impayables ces pseudo-écolos ! Comme si les comptages réguliers de la DDE n'étaient pas suffisants ! Il y a 20.000 véhicules/jour au giratoire de Val de Villé, 13.000 venant du Val d'Argent (ou y allant), 7.000 du Val de Villé. Un nouveau comptage devrait affiner les chiffres et on trouvera peut-être 19.999 pour justifier une deux voies, ou 20.001 pour réaliser une 2x2 voies (la barre de construction d'une 2x2 voies étant 20.000 passages/jour) ! Et tout ça pour ne pas avouer qu'il n'y a aucune volonté politique, et que les caisses de l'Etat sont vides !
- A lire : DNA220611RN59 et Lalsace220611RN59
- Et même en Allemagne, on parle du tunnel de Ste-Marie (Vogesentunnel) : BZ260611tunnel
Histoire des décharges de Villé
Les décharges de Villé, voilà un sujet venu au jour plus vite qu'on ne l'attendait. Alors faisons un peu d'histoire :
1) 1950 - 1960 : La décharge communale se situait en plein centre ville, et a permis de combler les anciennes douves (Kirchgraben) au pied des remparts qui entouraient l'église de Villé. Bien sûr, les déchets étaient moins nombreux et moins encombrants qu'aujourd'hui. Il n'en reste guère de trace. Une fois par semaine, un cultivateur de Villé y déversait le contenu des poubelles du seul bourg-centre. Chaque village avait en effet sa propre décharge.
2) 1960 - 1970 : Déjà avant la fermeture de la décharge du Kirchgraben, les objets encombrants (notamment les reprises d'un marchand de télévisions et d'électro-ménager) se retrouvaient stockées sur l'actuel site des Pommiers 2. Puis, petit à petit, cette décharge a servi à tous les détritus. Et ce ... jusqu'à l'ouverture, pour la vallée, de la décharge de Neubois créée lorsque le SIVOM du Val de Villé a pris la compétence du ramassage d'ordures dans tout le canton, laissant à l'abandon les lieux de décharges dans la plupart des villages.
Un petit rappel qui méritait d'être fait.
- A lire : DNA190611_coquartier
Reprise du marché paysan à Dambach-la-Ville
Le marché paysan, artisanal et artistique des remparts de Dambach-la-Ville reprend lundi, 27 juin à 17 heures. Cette première manifestation sera animée par la "Yvonns'Band du Duppigheim accompagné par le "Coeur des Roches" de Dieffenthal. La formation musicale "Le Yvonn's Bans" existe depuis 26 ans et est composé de 11 musiciens et musiciennes. Ces artistes sont des travailleurs handicapés inscrits en ESAT (Etablissement et Services d'Aide par le Travail) et résident dans différents foyers d'hébergement de l'ADAPEI du Bas-Rhin. Jean-Marie Friedrich, pianiste et auteur-compositeur, encadre cette activité. Le concert débutera à 19 h. L'entrée est gratuite. Pour tous renseignements complémentaires, s'adresser à Gilbert Beck : 06.13.41.26.11
Transhumance dans le massif du Champ du Feu
La "montée des bêtes" donnait lieu autrefois à une fête. C'est l'idée qu'a reprise un jeune agriculteur de 23 ans, Mickael Rochel, et qu'il mettra en oeuvre ce dimanche, 19 juin à l'occasion de la transhumance. Le public pourra accompagner le troupeau de vaches sur la route de Belmont au Champ du Feu (départ à 10 heures au chalet de l'Avant-Garde du Rhin), en passant par l'auberge Hazemann et le parking des myrtilles. Route bloquée à cette occasion ! La "promenade" se fera sur le rythme d'animations musicales et "les Amis du Ban de la Roche" accompagneront le troupeau en costume traditionnel. Quelques-unes des vaches porteront ces belles cloches remportées et rapportées de concours. De 10 h à 18 h se tiendra un "marché de montagne" (nos édiles de Villé, surtout les responsables du "marché du terroir" devraient s'y rendre pour y puiser des idées pour leur propre organisation), et un "repas marcaire" sera proposé à l'auberge Hazemann à 19 € (autre idée peut-être à creuser par les élus locaux pour sortir du chemin battu des sempiternelles tartes flambées qui n'ont plus rien de locales). En tous cas, une belle journée à envisager à l'air pur de la montagne. Mais au fait, pourquoi cette belle initiative n'est-elle pas annoncée sur le site de la très officielle "ADAR Montagne", censée soutenir les agriculteurs ? tout comme elle ne publie rien pour le marché estival du terroir de Villé 2011 qui débute dès le 23 juin sous le tilleul !
- A lire : DNA240611tranhumance
Cartes bancaires : ne vous laissez pas tondre
"Archaïque" et "juteux" : voici comment UFC-Que choisir décrit le système de tarification des cartes de paiement en France. Et l'association de consommateurs plaide pour une "carte bancaire responsable" : une jolie formule qui risque de rester un vœu pieux si le consommateur n'y met pas un peu du sien, au prétexte que la somme qui vous est prélevée chaque année n'est finalement pas si douloureuse. Voici quatre idées simples pour faire baisser la facture.
1- N'hésitez pas à négocier
Ce n'est pas parce qu'on vous indique un tarif qu'il faut l'accepter sans réagir. Comme d'autres frais bancaires, le prix de cotisation de votre carte de paiement est négociable. Au vu de l'étude d'UFC-Que choisir, on comprend aisément pourquoi. L'association évalue à 36,30 euros le prix moyen facturé pour une carte bancaire standard internationale, alors que les coûts identifiables à mettre en face (cotisation auprès de Visa ou Mastercard, fabrication de la carte, assurances et services inclus) sont de 21 euros. Cela signifie que la marge de la banque est potentiellement supérieure à 40%.
2- Et si vous changiez de banque ?
Si la négociation avec votre banquier s'avère difficile, vous pouvez toujours le menacer de changer d'établissement. Pour peu que vous ayez un historique important et quelques avoirs, il devrait vous écouter plus attentivement, sachant que, pour une banque, il est toujours plus coûteux de conquérir un nouveau client que d'en conserver un. Et en cas de refus, passez de la menace à l'acte : il est toujours plus facile de négocier avec une banque dont vous n'êtes pas encore client. C'est peut-être aussi l'occasion de passer à une banque en ligne : ces établissements sans agences physiques sont tout aussi sérieux et souvent synonymes de tarification plus légère, certains proposant même des cartes bancaires gratuites (INGDirect, Boursorama,...).
3- Choisissez le bon type de carte
Chacun nourrit un rapport avec l'argent qui lui est propre. Pour certains, le fait de posséder une carte à débit différé ne suscitera pas de changement de comportement, pour les autres, il déclenchera une véritable "fièvre acheteuse". Si vous êtes dans ce cas, ne tentez pas le diable et optez pour le débit immédiat. Il faut garder à l'esprit que les établissements bancaires français facturent chaque année 2,7 milliards d'euros à leurs clients au titre des incidents sur carte bancaire, soit un montant équivalent à celui des cotisations annuelles des mêmes cartes. Si vous avez tendance au dérapage, imposez-vous de suivre régulièrement vos dépenses, ce qui est aujourd'hui très facile grâce aux services fournis par les établissements bancaires sur internet.
4- Une carte bancaire n'est pas nécessairement liée à votre compte
Ce n'est pas parce que vous détenez un compte courant à la banque X que vous êtes obligés de prendre tous les services de la banque X. Pour réduire la facture, une solution peut justement être d'aller chercher votre carte bancaire chez un autre fournisseur. Dans ce cas, elle sera généralement associée à un crédit renouvelable, sans vous contraindre à l'utiliser. Si vous savez être raisonnable, vous pouvez même obtenir une carte dite à "cash back", ou à "prime", ce que fournit par exemple Oney. Le principe est simple : sur chaque achat réglé avec la carte, on vous rembourse 1% de la somme, voire plus si vous faites des achats sur certains sites internet partenaires. Si vous dépensez en moyenne 500 euros par mois, cela vous permet d'encaisser 60 euros au bout de l'année. Non seulement vous remboursez votre carte, mais elle vous fait gagner de l'argent. Une carte bancaire responsable, c'est bien, un consommateur avisé, c'est mieux !
(Vu sur Yahoo)
Un habitant de Lalaye publie
L’histoire de Mot, c’est l’histoire d’une adoption qui échappe à la loi. Mot a onze ans quand sa mère meurt et qu’il quitte sa cité sensible pour chercher un avenir en pleine campagne… Comment réagira la société ? Les rencontres seront-elles au rendez-vous, plus étranges les unes que les autres ? Y aura-t-il des êtres humains sur son chemin ? Oui, Mot verra tout cela de ses yeux d’enfant à la dérive : des jeunes capables d’inspirer l’admiration aussi bien que la peur, un roi dont on a effacé l’histoire, des amitiés adolescentes sous surveillance… Et des gens prêts à aimer les enfants, que ceux-ci soient, ou non, de leur sang.
Au-delà de ces destins hors du commun, on découvre un monde qui transforme les hommes à force de vouloir se parfaire. Notre monde.
Ce livre de 314 pages, écrit par Jamie Oberland-Sibilly, habitant de Lalaye, est en vente aux Editions Amalthée.



