Le premier radar "tronçon" sur la RN 59
Depuis hier, le premier radar automatique fixe de type « vitesse moyenne » – ou radar tronçon – installé en Lorraine est officiellement mis en place dans les Vosges, sur la RN 159 entre les communes de Frapelle et Bertrimoutier. Actuellement, il en existe quatorze autres de ce type en France. « Pour l’année 2012, c’est le 4e radar fixe mis en service dans le département des Vosges par la délégation interministérielle à la sécurité routière », explique Julien Anthonioz-Blanc, sous-préfet, directeur de cabinet de Marcelle Pierrot, préfète des Vosges.
Ce dernier est venu présenter ce nouveau dispositif destiné à faire respecter la limitation de vitesse qui est de 90 km/h sur cet axe de circulation. Un choix qui n’est pas anodin à cet endroit puisque sur la période 2007-2011, on avait dénombré 7 accidents faisant 4 tués et 9 blessés. « En 2012, dans les Vosges, la vitesse excessive ou inadaptée a été la cause principale identifiée de plus d’un tiers des accidents mortels ». Aux côtés du capitaine de gendarmerie Philippe Biette, Alain Habert, responsable de l’Observatoire départemental de la sécurité routière et Lionel Claudel, chef du CEI de Saint-Dié de la Dir Est, le représentant de l’État a expliqué le fonctionnement de cet appareil qui sera mis en service prochainement. Il ne reste plus qu’à fixer les caméras et faire les réglages techniques afin d’être opérationnel.
Sur une portion distante de 2,400 km, deux bornes sont installées à l’entrée et deux autres à la sortie permettant de calculer la vitesse moyenne des usagers de la route. À chaque fois, des caméras fixées sur les mats de 3,50 m de haut liront la plaque d’immatriculation du véhicule (auto, moto, poids lourds) et l’heure de passage. Les contrôles s’effectuent dans le sens Frapelle – Saint-Dié. « Un radar pédagogique sera installé à l’entrée de la zone permettant à l’usager d’avoir une information sur sa vitesse. » A ce jour, le département compte 21 radars tout type confondu.
Depuis le début de cette année, ces appareils ont relevé 110 000 infractions. Une peine de 5 ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende sont requis pour leur dégradation ou leur détérioration.
B. MORVAN (Vosges-Matin)









