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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER

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1 novembre 2017

Sahel : Macron et Le Drian bottent en touche

Lundi 30 octobre à l’ONU, une réunion ministérielle présidée par le ministre français des Affaires Etrangères, Jean Yves Le Drian, a tenté de définir la force d’interposition qui  doit se mettre en place sous l’égide du “G5 Sahel” (Mali, Niger, Tchad, Mauritanie et Burkina). En réalité, un nouveau mirage.

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Comme il est loin le temps béni où l’ancien président français, François Hollande, célébrait en 2013 le “plus beau jour de sa vie politique” au Mali où l’intervention militaire française “Serval” avait lieu. La majorité de la population noire de Bamako s’était réjouie de l’arrivée des troupes françaises avec l’espoir que les populations Touaregs du Nord, ces éternels dissidents, seraient contraints de déposer les armes. Il faut bien constater l’échec politique qui a succédé à un ratissage du Nord Mali présenté comme une victoire définitive.  Les accords de paix signés en 2015 n’ont guère été respectés, le président malien IBK, adoubé par Paris lors de son élection en 2013, est totalement discrédité; et il ne se passe pas de semaine sans accrochage violent ou attentat sanglant, non seulement au Nord du Mali, mais aussi au centre et au Sud du pays, comme le révèle un rapport de l’ONU dont le Canard Enchainé (25/10) donne de larges extraits. “A Bamako, Tombouctou, Gao et Kidal, lit-on, le nombre d’assauts contre les forces de défense maliennes a pratiquement doublé”.

Sans parler des voix de plus en plus nombreuses au sein même de la classe politique malienne qui dénoncent “l’occupation” des 4000 soldats française au Mali. Ce désarroi politique est une aubaine pour l’Imam Mahmoud Dicko, le président du très réactionnaire Haut Conseil Islamique (HCI), qui fort de la manne séoudienne, est devenu l’homme fort du pays qui pourrait, demain, devenir une République islamique soft.

Tourner la page

Ce tableau là naturellement, Jean Yves Le Drian a été bien incapable de le dresser. Principal artisan de l’opération Serval qui s’inscrit classiquement dans la filiation des quarante huit opérations militaires françaises menées par la France en Afrique depuis les indépendances africaines, l’actuel ministre des Affaires Etrangères semble bien en peine d’en reconnaitre les limites et d’avouer un échec militaire qui fut son titre de gloire. Mais il lui faut pourtant tourner la page, aiguillonné qu’il est par un patron, Emmanuel Macron, pressé d’en finir avec le fardeau financier des interventions militaires à l’étranger.

"La stupide guerre de Libye"

Confronté dès les lendemains de l’opération Serval à de mauvaises remontées du terrain, Jean Yves Le Drian a, dans la foulée, dénoncé les responsables de l’enlisement français. Si les groupuscules djihadistes avaient encore de beaux jours au Mali, mais également au Niger et au Burkina, c’est en raison de la base arrière qu’ils possédaient en Libye. Le ministre de la Défense qu’il fut n’aura de cesse de plaider pour une nouvelle intervention militaire dans le sud libyen mais n’obtiendra pas gain de cause auprès de l’Elysée, absorbé par d’autres théatres d’opération en Syrie notamment.

Ce qui est exact, c’est que “la stupide guerre de Libye”, pour reprendre l’expression du général Desportes sur Europe 1 le 21 octobre dernier, qui a été menée en 2011 par Nicolas Sarkozy et David Cameron, a déstabilisé l’ensemble de la région. Le rapport de l’ONU, daté du 28 septembre dont le Canard Enchainé donne des extraits, recense les résultats terrifiants de la situation actuelle en Libye: multiplication des attentats, appuis logistiques et financiers des groupes terroristes. Pour autant, l’existence de cette aire de jeux et de trafics pour les groupes terroristes n’explique pas à elle seule la situation sécuritaire actuelle au Mali et plus généralement au Sahel. Le rapport de l’ONU, toujours d’après le Canard Enchainé, pointe la responsabilité des pouvoirs en place, notamment en matière d’atteintes aux droits de l’homme: découverte de charniers, viols, exécutions sommaires. Dans le cas du Mali, ces experts renvoient dos à dos les groupes armés terroristes et les forces de défense et de sécurité qui sont coupables, les uns comme les autres, de ces exactions.

Tour de passe passe

Le véritable tout de passe passe des Français fut de transmettre le relais, notamment au Mali et en Centrafrique, aux forces onusiennes de la Minusma, 12000 hommes au total. Mais  cela ne marche gère. Quatre vingt soldats ont été tués ces dernières semaines, alors même que la situation empire chaque jour.

Face à ce constat qui marque les limites des forces onusiennes dans cette guerre atypique, le nouveau président français, Emmanuel Macron, tente aujourd’hui de mettre les chefs d’Etat de la région face à leurs responsabilités. Organisez-vous, leur dit-il, dans le cadre d’une force d’interposition, dite du G5 Sahel (Mali, Niger, Burkina, Tchad, Mauritanie), et l’Europe comme l’ONU vous aideront financièrement.

C’est cette stratégie que Jean Yves Le Drian a vendu ce lundi à l’ONU. Mais ses interlocuteurs ne sont plus ces présidents africains, les Déby au Tchad, Issoufou au Niger, Aziz en Mauritanie, qu’il avait su mettre de son côté en fermant les yeux sur leur fâcheuses tendances autoritaires et leurs légers penchants prédateurs.

Cette fois, l’état des lieux a été dressé par une délégation du Conseil –formée de la France, de l’Éthiopie et de l’Italie–, qui s’est rendue du 19 au 23 octobre en Mauritanie, au Mali et au Burkina Faso pour juger des recommandations du rapport « à l’aune de la réalité de terrain ». Et les financements s'avèrent loin d’être bouclés. Quatre cent millions d’euros seraient nécessaires pour que les armées du G5 Sahel soient formées, armées et modernisée. Pour l’instant, cent millions d’euros seulement ont été trouvés.

Les talents de bonimenteur de Jean-Yves Le Drian auront-ils suffi ? Seul l'avenir le dira. (selon Nicolas Beau - "Mondafrique")

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31 octobre 2017

Mauvais coups à répétition contre les plus démunis

L'Assemblée nationale a supprimé dans la nuit de vendredi à samedi l'obligation de généraliser le tiers payant au 30 novembre.

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L'Assemblée nationale a supprimé dans la nuit de vendredi à samedi, dans un hémicycle pratiquement vide, l'obligation de généraliser le tiers au 30 novembre. Peu après, les députés ont achevé l'examen en première lecture du projet de budget de la Sécu, à l'issue de quatre journées de débats dont une dernière de plus de 15 heures au total. L'ensemble du projet de loi fera l'objet d'un vote solennel mardi. 

Au sujet de ce dernier amendement clé du gouvernement qui a été adopté, la ministre de la Santé a dit souhaiter "changer de méthode": "il s'agit d'abord de mettre en place les outils" en vue d'un tiers payant "généralisable" mais "pas obligatoire", selon Agnès Buzyn

La politique du perroquet !

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Les socialistes, qui avaient voté cette dispense d'avance de frais au 30 novembre dans le cadre de la loi Santé de Marisol Touraine, ont vivement protesté. C'était "vraiment un progrès social" et "il y a de temps en temps des mesures qui nécessitent du courage", a lancé Joël Aviragnet (Nouvelle Gauche).  

L'Insoumis Adrien Quatennens a déploré la disparition d'un des très rares acquis sociaux du quinquennat Hollande et évoqué "un amendement clientéliste" à l'égard des médecins qui en nombre ne voulaient pas du tiers payant généralisé, synonyme selon eux de lourdeurs administratives. "A l'heure de la télémédecine, c'est d'une simplicité biblique" pourtant, a ironisé le communiste Pierre Dharréville, après le vote d'autres mesures dites "d'innovation" dans le cadre de ce projet de budget.

Quant aux LREM, ils n'ont comme toujours d'autre argumentation que : "C'était prévu dans le programme présidentiel de Macron !" En fait, la "politique du perroquet".

30 octobre 2017

Volksmusik : Robin Leon

Un alsacien au hitparade d'été à Rust 

29 octobre 2017

Jupiter le fêtard

Quand le pape vient à Strasbourg il va à la cathédrale, quand des chefs d'Etat étrangers viennent à Strasbourg ils vont au parlement européen, quand Giscard vient à Strasbourg il va au restaurant "au boeuf" à Blaesheim, quand Chirac vient à Strasbourg il va à la winstub "chez Yvonne", et, c'est bien connu,

Quand Jupiter vient à Strasbourg, il va au

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 Apéro et karaoké

Un collègue de promotion de Jupiter à l'ENA raconte le passé de fêtard du Dieu du Capitole : "C'était beaucoup de dîners, d'apéros, à l'académie de la Bière. Il sortait, mais les boîtes de nuit, ce n'était pas vraiment son truc..." Alors c'était quoi son truc ? "Il n'hésitait pas à partager ses talents de chanteur. On s'est fait deux ou trois karaokés, notamment un à Strasbourg qui s'appelait le Bunnies, vraiment bas de gamme, mais très sympa. Au programme de la playlist, "Que je t'aime" de Johnny Hallyday, mais aussi "Est-ce que tu viens pour les vacances ?" de David et Jonathan. "Pour moi, Jupiter aime plutôt Aznavour, Johnny... et De Gaulle ou Mitterrand en politique. La verticalité en musique et en politique se répondent ! Jupiter est le roi du karaoké et il a une connaissance encyclopédique de la chanson française".

bunnysbar3Sorties uniquement pour "oiseaux nocturnes"

bunnysbar1Nuits animées !

bunnysbar6Pas d'eaux minérales au menu !

bunnysbar4Le haut de gamme, svp

bunnysbar8Et encore un "spécial Capitole"

bunnysbar5Dernier verre avant la rentrée au petit matin !

bunnysbar7Conclusion !!!

28 octobre 2017

Madagascar : deuxième guerre mondiale

5 mai 1942 :  L’opération Ironclad 

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Durant la seconde guerre mondiale, la Grand Île était encore une colonie française. De ce fait, Madagascar était sous le contrôle du Regime de Vichy, qui a signé une armistice avec l’Allemagne nazie. 

Le 5 mai 1942, de peur que Madagascar ne soit utilisé comme base dans l’Océan Indien par le Japon, allié de l’Allemagne nazie, les Britanniques lancent l’opération Ironclad en bombardant des bâtiments de guerre français à Diego-Suarez, puis en débarquant sur la partie Nord de l’Île. Des débarquements ont également eu lieu à Majunga et dans d’autres villes portuaires.

S’en suit une progression des Britanniques vers le sud, jusqu’à la capitulation le gouverneur général Armand Annet près d’Ihosy en novembre 1942.

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Débarquement anglais à Tamatave

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Déchargement des bateaux britanniques à Tamatave

guerre3Bombardement des troupes de Vichy à Ambositra

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27 octobre 2017

Réseau anti-arnaques : l'affaire du mois d'octobre

Cannaphytol ne sert à rien !

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26 octobre 2017

Chine : Le rêve de Xi Jinping

Une puissance aérospatiale complète en 2045, selon le "Quotidien du Peuple" 

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Le matin du 18 octobre, le Grand Hall du Peuple a accueilli un groupe de 19 députés de la base, dont un membre de l’équipe de taïkonautes de l’Armée populaire de libération, Jing Haipeng. « Actuellement, mes camarades et moi préparons à la mission de la station spatiale, qui est une tâche glorieuse que nous ont confiée la patrie et le peuple ». A cette occasion, Jing Haipeng a révélé qu’il était impatient de partir à nouveau dans l’espace. Le 18 octobre, jour de la cérémonie d’ouverture du 19e Congrès national du Parti communiste chinois, le Secrétaire général Xi Jinping a clairement mis en avant, dans son rapport important au Congrès, l’objectif stratégique de faire de la Chine une puissance spatiale.

200 satellites en orbite en 2020 !

Lei Fanpei, représentant au Congrès et président et secrétaire du Parti de la China Aerospace Science and Technology Corporation, a déclaré aux médias que d’ici à 2020, la Chine va s’efforcer d’atteindre un nombre de plus de 200 satellites en orbite, ce qui lui permettra d’atteindre le statut de puissance spatiale mondiale. Selon Lei Fanpei, la Chine possède déjà 30% des indicateurs techniques aérospatiaux permettant de parvenir au niveau de classe mondiale, et elle va s’efforcer de faire passer ce chiffre à 60% à l’horizon 2030, au-delà du niveau de puissance spatiale mondiale de la Russie. D’ici 2045, elle ambitionne de rivaliser avec les États-Unis dans un certain nombre de secteurs, faisant d’elle une puissance spatiale mondiale dans tous les domaines.

Lei Fanpei a par ailleurs ajouté que les prochaines étapes du groupe de technologie aérospatiale consisteront à achever sans faillir des tâches majeures de projets de haute technologie et de sciences et technologies nationales, de construire et mettre en service la première station spatiale chinoise, de réaliser les missions de prélèvement d’échantillons de sol lunaire et leur retour sur Terre et d’atterrissage et d’exploration de Mars, d’achever la construction d’un système mondial de satellites de navigation et d’un système d’observation de la Terre à haute résolution.

Il s’agit également d’assurer la promotion globale du développement de véhicules de lancement lourds et de construire des infrastructures spatiales civiles basées sur des systèmes de communication, de navigation et de télédétection, afin que la Chine dispose de capacités d’exploration et d’application spatiales complètes, dans le but de bâtir un pays innovant et une puissance aérospatiale,de construire une force de dissuasion stratégique « trois en un », et de contribuer davantage à la consolidation de la pierre angulaire de la stratégie de sécurité nationale.

Propagande, quand tu nous tiens !

25 octobre 2017

L'Algérie en colère contre Macron

Depuis son élection à l’Elysée au mois de mai dernier, Emmanuel Macron est attendu en Algérie. Or, cette visite d’Etat est retardée parce-qu’au coeur d’une délicate controverse politique. 

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L’ambassadeur de France, Xavier Driencourt, à Alger l’a avoué:  aucune date n’a encore été arrêtée pour la visite du président français, Emmanuel Macron en Algérie. Lors d’un déplacement dans la région de Blida, à une quarantaine de kiloètres d’Alger, Xavier Driencourt a confirmé qu’une “visite est prévue”, en précisant qu’il s’agit d’une visite d’Etat qui suppose encore quelques réglages. “Nous restons à la disposition de nos amis algériens pour arrêter ensemble une date”, a-t-il dit.

Très diplomatiquement, Xavier Driencourt a confirmé la rumeur qui existait: la Présidence algérienne est en colère contre Emmanuel Macron.

 L’Algérie banalisée 

Le ressentiment d’Alger s’explique par la vision politique que semble adopter Emmanuel Macron sur le Maghreb depuis son élection. Lorsque peu avant le scrutin, les réseaux d’Alger s’étaient mis “en marche” pour soutenir la candidature d’Emmanuel Macron, l’Algérie espérait été traitée comme le partenaire privilégié de la France dans la région. L’axe entre l’Elysée et la présidence algérienne qui avait marqué les débuts de la présidence Hollande allait être à nouveau d’actualité. Et un tel choix ne pouvait que peser favorablement sur un appui éventuel des Français au clan Bouteflika, et notamment au frère du Président, Said, dans la guerre de succession que se livrent aujourd’hui les clans en présence en Algérie.

Or, très vite, les autorités algériennes découvrent que le Président français ne veut aucunement donner à l’Algérie le statut de “force régionale au Maghreb”. Au contraire, soulignent des sources diplomatiques algériennes, Emmanuel  Macron a fait comprendre à ses interlocuteurs algériens qu’il veut traiter tous les pays du Maghreb sur le même pied d’égalité. L’Elysée ne veut à aucun prix froisser le partenaire marocain qui, sur le terrain sécuritaire, a marqué des points, ces dernières semaines, auprès des Français.

La semaine dernière, l’appui de la diplomatie française à la candidature d’Audrey Azoulay, fille de l’ancien conseiller spécial d’Hassan II, a démontré, s’il en était besoin, que les autorités françaises soignent leurs relations avec le Maroc.

 Pressions françaises

Cette politique d’équilibre n’a pas été du tout du goût du président algérien Bouteflika et de ses conseillers qui ont espéré un meilleur “renvoi d’ascenseur”. La présidence algérienne avait donné plus que des gages cet été, en montrant à quel point les conseils de l’allié français étaient écoutés. C’est l’époque où celui qui était alors Premier ministre, Abdelmajid Tebboune, s’en était pris aux oligarques algériens et notamment à Ali Haddad, le patron du FCE (organisation patronale algérienne). Lequel était au mieux avec Emmanuel Macron, depuis la rencontre des deux hommes au printemps lors de la visite du candidat Macron à Alger.

Cet été donc, l’Elysée aurait fait pression sur l’Algérie, indiquent de bonnes sources à Alger, pour que  l’offensive anti Haddad cesse. A la même époque, le Premier ministre, Edouard Philippe, avait d’ailleurs tenu à recevoir Abdelmajid Tebboune, en vacances alors en France, pour lui demander plus de modération dans sa croisade anti oligarques. Finalement, Tebboune, fidèle entre les fidèles de Bouteflika, avait été limogé brutalement. A la grande satisfaction des Français.

Autant d’égards pour Paris qui expliquent les désillusions actuelles.  La Présidence algérienne n’a fourni aucune date pour la visite d’Etat de cet ingrat d’Emmanuel Macron.

En parfait connaisseur des rouages du sérail algérien, Xavier Driencourt s’active pour réparer les dégâts et renouer le contact. Très respecté et consulté par les tenants du pouvoir à Alger, Xavier Driencourt espère réconcilier l’Elysée et le Palais d’EL-Mouradia bien avant la fin de l’année. La tâche sera rude. (selon "Mondafrique")

24 octobre 2017

Mexique : Un mois après un séisme dévastateur

Une ONG se préoccupe du sort des enfants

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Au moins 226 000 enfants restent directement impactés par le terrible séisme du 19 septembre qui a secoué le Mexique et ces conditions de vie précaires menacent les plus vulnérables un mois après la catastrophe selon l’organisation qui défend les droits de l’enfant à travers le monde, Save the Children.

«En situation d’urgence, les enfants deviennent vulnérables à la maltraitance, à l’exploitation, à la violence ou à la négligence. Il est impératif de mettre en place tous les mécanismes permettant de protéger les enfants», a expliqué María Menéndez de Save the Children.

Plus de 226 000 enfants se trouvent actuellement dans des abris et des camps de fortune, ou encore à la rue selon une enquête de Save the Children.
La représentante exécutive de l’ONG au Mexique, María Menéndez, a averti que le chiffre estimé est peut-être plus élevé encore parce qu’il n’y a pas de recensement officiel du nombre de personnes sans-abri après la terrible catastrophe qui a frappé la population.

La représentante estime que les autorités mexicaines n’ont pas appliqué les protocoles usuels dans ce genre de situation afin d’assurer la sécurité, la protection des mineurs et des familles touchées (plus de 250 000 personnes privées d’un toit sur la tête) après le tremblement de terre.

Ces familles ont été forcées d’abandonner les abris qui sont pour la plupart des tentes de fortune dans le but de se réinstaller dans leurs maisons endommagées de peur d’être dépouillées de leurs biens. Une situation qui les expose à des risques plus importants en raison de la détérioration des zones où ils résident.

L’enquête de l’ONG a également montré que la plupart des écoles sont restées fermées et qu’il n’y a pas de contrôle des allers et venues dans les refuges, ce qui oblige beaucoup d’enfants à rester dans la rue toute la journée.

Save the Children a détecté l’absence de dossiers concernant le recensement des enfants sinistrés, et le fait qu’ils peuvent passer de longues périodes sans la présence d’un adulte.

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Le séisme de magnitude 7,1 qui a frappé le Mexique le 19 septembre a fait 369 morts et 214 blessés et a endommagé plus de 1 500 bâtiments, selon les chiffres des autorités mexicaines.

Les sinistrés désabusés dénoncent les actions du gouvernement d’Enrique Peña Nieto qui ne suffisent pas à combler le manque de logements, les dégâts sont estimés à plus de 8 milliards de pesos (550 millions de dollars environ) seulement dans le centre historique de la capitale. 

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Save the Children affirme dans son rapport« Nous devons réduire les risques encourus par les enfants dès que possible. Pour cette raison, Save the Children cherche à travailler main dans la main avec les autorités et les communautés où nous opérons pour nous assurer que tous les refuges suivent les protocoles pour la protection des enfants ».

Selon les données du gouvernement, plus de 86 657 ménages ont subi des dommages totaux ou partiels dus aux secousses telluriques obligeant les familles à déménager dans des foyers gérés par les autorités, dans des camps organisés par les membres mêmes de la communauté ou dans des foyers familiaux.
L’organisation travaille avec 2 270 enfants et adolescents dans 35 abris ou camps, dans les zones affectées de Puebla, Mexico, Oaxaca et Morelos, transformées en espaces d’échange où les enfants reçoivent un soutien psychosocial et matériel pour couvrir leurs besoins fondamentaux.

Selon un récent rapport publié par le Bureau des Nations Unies, les tremblements de terre qui ont dévasté le Mexique en septembre dernier ont causé la mort d’au moins 400 personnes, endommagé plus de 150 000 maisons, 12 000 écoles et 1 500 monuments historiques.
L’équipe des Nations Unies chargée de l’évaluation et de la coordination des catastrophes (Undac) a été mobilisée pour travailler avec l’équipe mexicaine de protection civile. Elle a également appuyé le lien entre la réponse nationale de l’ONU et celle de la communauté internationale. Alors que le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a fourni un soutien psychosocial aux mineurs pour qu’ils soient préparés émotionnellement à de possibles scénarios futurs.

Dans l’ensemble, l’OCHA a également mentionné que l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS) a mené des évaluations dans les centres hospitaliers et les centres d’hébergement, tout en veillant à la prévention des maladies. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a soutenu les communautés affectées en faisant don de tentes. La Banque mondiale a estimé que le coût de la reconstruction au Mexique atteindrait 2 milliards de dollars avec un impact de 0,2 à 0,3% sur le produit intérieur brut (PIB) du pays. (ActuLatino)

23 octobre 2017

Justice : ils découpent le radar pédagogique à la meuleuse

Quand l'alcool donne des idées !

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L’alcool est néfaste pour la santé, et encore plus pour les neurones. C’est la conclusion qu’on peut tirer au regard des faits commis par trois prévenus convoqués cette semaine devant le tribunal. Face aux juges, deux hommes et une femme d’une vingtaine d’années regardent leurs baskets et se disent que tourner à l’eau claire peut parfois éviter des ennuis judiciaires…

Pour comprendre l’affaire, il faut remonter à une soirée de l'été dernier. Cette nuit-là, le trio absorbe de l’alcool jusqu’à plus soif, au domicile de l’un d’entre eux. Soudain, ils sont frappés par le génie de Thomas Edison, ou plus certainement par les verres de « bibine » qu’ils ont absorbés et décident d’aller explorer l’univers mystérieux des… radars pédagogiques.

Un choix qui n’est pas dû au hasard puisqu’il y en a un à quelques mètres de leur lieu de beuverie. Ils sortent de la maison, traversent la route en déroulant un câble et s’arrêtent devant le radar. Ce câble, c’est celui d’une meuleuse électrique. Les prévenus ont en effet décidé de découper le socle de l’appareil. Pour ce faire, ils montent sur le toit de la voiture garée devant l’engin. Mais pendant qu’ils « ferraillent » avec le radar, le voisin, lui, est réveillé par le boucan. En observant la scène, il prévient la gendarmerie et filme les trois acolytes en pleine action et notamment une scène digne du film « Nuit d’ivresse ». La jeune femme alcoolisée a pour rôle de rattraper le radar une fois scié. Mais elle n’a plus vraiment le compas dans l’œil. Résultat : elle a beau tendre les bras, le radar s’écrase lamentablement au sol…

Ce dossier est bien plus léger que les affaires courantes d’un tribunal correctionnel et fait sourire les magistrats. Mais les prévenus, eux, ne font pas les fiers et ne bronchent pas face aux peines d’amende requises à leur encontre. Pour expliquer leur geste, un des protagonistes avance, un brin gêné, qu’ils voulaient « voir ce qu’il y avait dedans… »

L'avocat de la défense, estime que ces amendes sont appropriées et fait part des regrets de ses clients. Après avoir émergé de ses excès nocturnes, l’un d’entre eux s’est en effet excusé auprès du maire et s’est proposé de payer les réparations de l’appareil. Le juge a même endossé le rôle de sage en lançant une conclusion qui s’est souvent révélée exacte : « Est-ce que quelqu’un a déjà eu une grande idée en buvant beaucoup d’alcool ? Dans le domaine artistique, vraisemblablement. Mais dans un domaine plus technique, non… »

Jugement : 200 € pour le vol du radar et 100 € pour le tapage nocturne qu’ils ont provoqué. Les frais de justice et de remise en état du radar en plus.

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