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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
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alsace
3 février 2009

Voiture partagée

voiturepartageeLouer une voiture pour quelques heures près de chez vous. C’est possible. A condition d’habiter à Strasbourg. Depuis 2001, la société Auto’trement y gère la première initiative provinciale d’autopartage. Elle a été créée juste après celle de Caisse-Commune à Paris. «Nous partons du constat que beaucoup de citadins effectuent 90 % de leurs déplacements à pied, à vélo ou en transports en commun. Parallèlement, ils ont une voiture qui sert peu, leur coûte environ 400 € par mois, pollue, et encombre l’espace public. Notre objectif est de les inciter à s’en débarrasser », explique Jean-Baptiste Schmider, le directeur général. Pour y parvenir, Auto’trement possède un parc de 60 voitures, réparties sur 25 stations différentes : "80 % sont des citadines. Mais on a aussi des véhicules pouvant s’adapter aux besoins de chacun, de la Smart au minibus neuf places, en passant par l’utilitaire." Actuellement, 1 500 Strasbourgeois sont abonnés à ce système. Ils payent aux alentours de 10 € par mois pour détenir une carte à puce leur permettant d’ouvrir la totalité des véhicules. Il ne leur reste plus qu’à réserver leur plage horaire par téléphone ou internet. Les clés sont dans la boîte à gants. Lors de chaque utilisation, ils payent une location à l’heure, combinée au nombre de kilomètres parcourus : «Pour une Clio, cela représente 2 €/h et 0,35 €/km. » Le carburant, l’assurance touscarte_fap2008 risques, l’entretien, le parking à la station, le lavage et l’assistance 24h/24 sont inclus. Entre 2000 et 2500 déplacements extra-muros sont ainsi effectués par mois par des locataires qui n’ont plus qu’à se vanter d’adopter une utilisation raisonnée, écologique et citoyenne de la voiture. Car le système deviendrait presque tendance : «Il y a huit ans, on nous considérait un peu comme des illuminés et il y avait pas mal de scepticisme autour de notre initiative. Depuis deux ans, on sent une vraie évolution, liée à l’augmentation du prix du pétrole et au Vélib', qui a popularisé le libre-service. Aujourd’hui, l’autopartage apparaît comme une solution crédible. » La preuve : le réseau alsacien se développe sur Mulhouse, Colmar et Sélestat. Et sur la période 2007-2008, huit nouveaux opérateurs se sont implantés. Au total, 18 secteurs en bénéficient en France, pour un parc de 500 voitures et 10 000 utilisateurs.

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5 décembre 2008

Les "amis africains" de Jean-Marie Bockel poursuivis en justice !

7fd8df6a_f660_11dc_8393_0f8d07a9ceefIl y a quelque temps, lors d'un remaniement ministériel, notre secrétaire d'Etat alsacien, transfuge de l'Est (de l'Hexagone) a senti passer le vent du limogeage, et finalement, après un oral de rattrapage auprès du président Sarkozy, a quitté la francophonie pour les "Anciens Combattants". Le tout sous la pression amicale d'un roitelet africain, Omar Bongo, plus influent que lui ! Songez aux biens que ce dernier possède en France :

  • Trente-neuf propriétés dont dix-sept au nom du monsieur Omar Bongo, pour la plupart localisées dans le XVIe arrondissement de Paris et sur la Côte d'Azur
  • Identification de soixante-dix comptes bancaires dont onze au nom de monsieur Omar Bongo
  • Le parc automobile comprend au moins neuf véhicules dont le montant total est estimé à 1.493.443 euros, dont voici quelques exemplaires :
    • Une Ferrari 612 pour Albert Bernard Bongo, le président, à 228.600 euros

    • Une BMW 535 pour Edith Lucie Bongo née Sassou, la femme du président, montant non indiqué

    • Une Ferrari 456 GTA à 75  000 euros, une Mercedes S600 limousine à 158.200 euros, une Porsche 911 Carrera à 81.116 euros pour Ali Bongo Ondimba, fils de... et ministre de la Défense

    • Une Mercedes ML 500 A5 pour Jean Ping, l'éternel ministre des Affaires étrangères, à 67.800 euros

    Alors dire que "la Françafrique, c'est fini !" cela remue ! Et Mr. Omar Bongo, empereur du pétrole gabonais, a plus de poids auprès du président que le petit prince contesté d'une région qui n'a qu'un minuscule puits de mauvaise qualité à Pechelbronn ! Non, la France à fric, ce n'est pas fini ! mais la carrière politique de Bockel est déjà plombée ! Même ses amis transfuges de la gauche ne sont pas venus à son congrès de Suresnes.

    Aux dernières nouvelles, une ONG "Transparency International" a porté plainte pour détournement de fonds auprès du parquet de Paris contre Omar Bongo, Theodoro Obiang Nguema et Denis Sassou Nguesso, dictateurs du Gabon, du Congo et de Guinée équatoriale. Combien de chances de voir aboutir cette affaire ? Nos trois larrons seront-ils extradés ? mis en prison ? condamnés ? ou continueront-ils à venir goûter des vacances paisibles sur la Côte d'Azur ?

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    7 octobre 2008

    Des réunions municipales : de vieille France au Pays de Bade

    conseil_municipalAu-delà du mode de scrutin qui varie de pays en pays, il est intéressant aussi de voir le mode de fonctionnement des assemblées.

    • En vieille France, un ordre du jour est établi par le premier magistrat. Le public peut assister aux réunions, mais ne peut s'exprimer.

    • En Alsace-Moselle, le premier magistrat établit l'ordre du jour, mais le point "divers" y est obligatoire. Idem pour le public : il peut assister en se taisant.

    • A Elzach, comme dans toute l'Allemagne, un autre point figure à l'ordre du jour : intervention des spectateurs. Ce point, en dernière position de l'ordre du jour, permet aux personnes qui le souhaitent d'évoquer des sujets qui leur tiennent à coeur. La présentation des points ne doit théoriquement pas dépasser le quart d'heure.

    Ce n'est pas forcément au pays de la liberté, de l'égalité, de la fraternité que la démocratie est la plus évoluée.

    17 septembre 2007

    "Au revoir" jusqu'aux municipales !

    cigogne1Les cigognes de la plaine du Rhin sont en route pour l'Afrique, après s'être rassemblées depuis une quinzaine de jours. Des 400 couples de cigognes alsaciennes, seules 30 % encore émigrent. Les autres, sédentaires, provenant des centres de reproduction, sont nourries pendant l'hiver. En effet, ce n'est pas le froid qui pousse les cigognes à émigrer, mais le manque de nourriture. Dans les années 1970, il restait neuf couples en Alsace. Les cigognes perdent leur instinct migrateur si elles sont maintenues sur leur territoire pendant deux ans. Il vaut d'ailleurs mieux les sédentariser, car seules 10 % de celles qui entreprennent le long voyage périlleux reviendront. Cette année, au retour, elles risquent d'être accueillies par quelques nouvelles municipalités (lors d'un vin d'honneur ?).

    4 juillet 2007

    Vous avez dit : rapprochements franco-allemands...

    ICE3Le président Sarkozy vient de tenir à Strasbourg un beau discours sur le couple franco-allemand. Mais alors que la France verra cet été le gouvernement mettre en place un service minimum en matière de transports, en Allemagne les cheminots se mettent en grève (pour le moment une simple grève d' "avertissement"). A lire l'article de TV Südbaden du lundi, 2 juillet :

    Warnstreiks im Fern- und Regionalverkehr auch in Freiburg und Karlsruhe

    Mit diesen Warnstreiks wollen die Gewerkschaften den Druck auf die Bahn erhöhen. Die landesweiten Bahnstreiks haben in Freiburg zu weniger Verspätungen geführt als erwartet. Zwischen 6 und 8 Uhr legten heute Morgen rund 40 Bahnangestellte am Freiburger Hauptbahnhof ihre Arbeit nieder. Bei der Protestaktion wurden zwei ICEs aus Basel blockiert. Von den Streiks war auch der Fernverkehr zwischen Freiburg und Karlsruhe betroffen. Zu Verspätungen im Regionalverkehr kam es dadurch aber nicht. Auslöser für die Warnstreiks ist der Tarifkonflikt zwischen den Gewerkschaften und der Deutschen Bahn AG um höhere Löhne. Die Warnstreiks sollen morgen ausgeweitert werden.

    En résumé, si le trafic local a subi peu de retards à Fribourg, c'est surtout la grande ligne Fribourg - Karlsruhe qui a été touchée. Quant aux deux ICE venant de Bâle, ils ont été bloqués. La grève était prolongée hier. Les syndicats allemands, d'habitude si réticents aux grèves, se radicalisent et y appellent de plus en plus.

    A lire l'article du 9/7 concernant la nouvelle grève des chemins de fer en Allemagne : BADZEI0907STREIK

    Autre sujet : alors qu'en Alsace on manifeste ces jours pour le bilinguisme franco-allemand, les parents d'élèves badois préfèrent pour leurs enfants l'étude de l'anglais à celui du français...

    Rapprochements ou divergences franco-allemands ?

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    25 juin 2007

    Intervilles de transfuges

    rausch_jean_marie74042qbockel_jean_marie04040a00000Ce soir, à la télé, grande soirée à Metz pour la venue des "vachettes" d'Intervilles. L'équipe messine sera opposée à celle de Mulhouse, dans le cadre de cette émission historique créée par Guy LUX. Cette rencontre aura un petit "goût politique" très spécial puisqu'elle verra se rencontrer deux "transfuges", Jean-Marie BOCKEL, sénateur-maire de Mulhouse, récent transfuge de la gauche vers la droite, et Jean-Marie RAUSCH, sénateur-maire de Metz, ancien transfuge (il y a plus de 20 ans) de la droite vers la gauche. Ils pourront se livrer leurs expériences réciproques et peut-être participer à une épreuve de traversée de lignes...sans se faire encorner par les vachettes.

    21 avril 2007

    Rendons à Bismarck...

    bismaL'EST REPUBLICAIN (quotidien lorrain et franc-comtois) a publié un article sur la baisse des cotisations du régime local d'Alsace-Moselle. Quelle n'a pas été ma surprise de lire : "Le régime local a été introduit à titre provisoire en 1945 lors du retour à la France de l'Alsace et de la Moselle annexées, afin de combler l'écart des remboursements entre les systèmes de protection allemand et français." Hitler aurait été plus social que Pétain ? Tout cela n'a évidemment aucun sens ! Si le régime spécifique Alsace-Moselle a bien ses origines en Allemagne, c'est BISMARCK, artisan de l'unité allemande, qui est à la base des premières lois d'assurances sociales instituant l'assurance obligatoire des ouvriers (21 mai 1883) et c'est le 14 mars 1884 que ce dispositif de protection sociale fut élargi à l'Alsace-Moselle. Le décret du 12 juin 1946 permit à titre transitoire de continuer à faire bénéficier les Alsaciens et Mosellans d'un niveau élevé de prise en charge des soins "maladie" en contrepartie d'une cotisation supplémentaire. Cela méritait bien de rendre à Bismarck ce qui lui appartient.

    A lire : ER2104r_gime

    20 février 2007

    Un sujet d'actualité : l'abus bancaire

    banqueEntre 1984 et 1991, la législation bancaire a évolué et subi des réformes importantes. Elles se répercutent dans la vie courante et donnent lieu à de nombreux abus. Les établissements ont souvent des "pouvoirs de police" alors que ce sont des commerçants au terme de la loi. En sus, nous sommes aujourd'hui régulièrement envahis tant par courrier que par internet du publicité pour des crédits faciles (où la banque même ne prend pas beaucoup d'informations et de garanties) qui se terminent souvent par la suppression brutale du découvert autorisé, les prélèvements injustifiés de frais, les rejets intempestifs de chèques, les déchéances de termes, les poursuites à l'encontre des débiteurs jusqu'à leur ruine...Les conséquences peuvent être graves : la consommation en baisse, l'exclusion économique et sociale, le développement du travail clandestin et parrallèle, l'augmentation du stress et des dépressions.

    Lire le forum : http://www.coupdegueule.com/banques3.htm

    Face à ces situations, des associations de défense contre les abus bancaires se développent de plus en plus. Ainsi l'AACAB (Association d'Aide contre les Abus Bancaires), antenne régionale d'Alsace-Lorraine, tél. 03 83 38 04 96 - site : www.aacab.net .

    23 octobre 2006

    La guerre de trente ans (1618 - 1648)

    3f282ca10La guerre de Trente Ans fut une guerre qui ravagea le sud de l'Allemagne, et aussi l'Alsace, plus par des pillages des mercenaires que par des batailles. Elle est une suite des guerres de religion et commença en 1618 par la défenestration de Prague. Les bandes de pillards protestantes étaient conduites par le général Mansfeld, les bandes catholiques par les généraux Wallenstein et Tihy. De 1620 à 1629, ces guerres furent marquées par des triomphes catholiques, ce qui entraîna l'entrée en guerre du roi du Danemark Christian IV, puis du roi de Suède Gustave-Adolphe. Ce sont les armées de celui-ci quio occupèrent l'Alsace, et notamment les places-fortes de Benfeld, Epfig et St-Hippolyte. Ils détruisirent les châteaux-forts et les monastères. Plus près de nous, ils pillèrent les villages de St-Pierre-Bois et Albé.PAGE53_02 C'est le cardinal de Richelieu qui envoya les premières troupes françaises en Alsace pour combattre les troupes suédoises. L'Alsace était une des régions les plus touchées et les plus détruites pendant cette guerre. Les épidémies de peste (1628 et 1638) contribuèrent en plus à réduire la population de 60 %. Exemples : Breitenbach avait 1 000 habitants en 1610, 200 en 1650. Albé avait 1 500 habitants, il n'en resta que 150. A Dieffenbach-au-Val, village de 500 habitants, il ne restait qu'une famille de 7 habitants.PAGE53_01 Deux villages disparurent et ne furent pas repeuplés (Hundswiller, aujourd'hui lieu-dit de Thanvillé, Gunderswiller). Politiquement, l'Alsace était très morcelée. Le Val de Villé était partagé en trois parties : les terres appartenant à l'empereur d'Autriche (Villé, Triembach, Thanvillé, St-Pierre-Bois, Bassemberg, St-Martin, Maisonsgoutte, Breitenbach, Albé, Charbes), une partie appartenant au duc de Lorraine (Urbeis, Fouchy, Breitenau, Lalaye, Steige) et une troisième partie, le Comte-Ban, appartenant à l'évêché de Strasbourg (Neuve-Eglise, St-Maurice, Dieffenbach-au-Val, Neubois).

    14 août 2006

    Les députés "démocrates socialistes" de la IIème République en Alsace (cf. messages des 5 et 8 août)

    2rep

    La 2ème République (1848 - 1851) a vu en Alsace une majorité de députés "démocrates socialistes" (les Montagnards) qui ont tous payé cher leur attachement à la République. La 2ème république est la première où a été mis en place le suffrage universel, où a été instauré le droit au travail et sa règlementation, l'abolition de l'esclavage,  l'abolition de la peine de mort en matière de politique. C'est pour s'être opposés à la prise de pouvoir de Louis-Napoléon Bonaparte que ces députés ont vu leur carrière brisée. Les Montagnards (180 élus pour toute la France) furent tous arrêtés et condamnés après le coup d'Etat du 2  décembre 1851 de Louis-Napoléon Bonaparte.

    Les noms de ces montagnards alsaciens méritent d'être cités :

    Bas-Rhin :

    Nicolas BANDSEPT (1818 - 1890) ouvrier-cordonnier, condamné aux travaux forcés, exilé en Angleterre de 1851 à 1860.

    Philippe-Eugène BEYER (1817 - 1893  ), artiste-peintre, condamné à la déportation. Une de ses  huiles sur toile est exposée en permanence au musée de la Communication à Riquewihr.

    François-Auguste BRUCKNER (1814 -     ), officier d'artillerie, condamné à l'exil.

    Charles BOCH (1824 - 1871), vigneron, condamné à la déportation.

    Marie-Victor CHAUFFOUR (1819 - 1889), professeur à la Faculté de Droit de Strasbourg, condamné au bannissement.

    Sébastien COMMISSAIRE (1822 -   ), sergent, condamné aux travaux forcés et à la détention à vie.

    Jonas ENNERY (1801 - 1863), condamné à l'exil.

    Charles-Claude-Alexandre GERARD (1814 - 1877), avocat.

    Alphonse HOCHSTUHL (1823 - 1875), instituteur.

    Ignace JEHL (1799 - 1882), agriculteur, maire de Rhinau.

    Charles - Emile KOPP (1817 - 1875), chimiste, condamné à la déportation.

    Charles - Emile WESTERKAMP (1799 -     ), notaire.

    Haut-Rhin :

    Hugues CASSAL (1818 - 1885), maire d'Altkirch. Condamné à l'exil.

    Joseph FAWTIER (1801 - 1866), préfet du Haut-Rhin.

    Josué HOFER (1805 -     ), manufacturier. Condamné à la déportation.

    Georges KESTNER (1803 - 1870), fabricant de produits chimiques. Arrêté le 2 décembre 1851, il fut arrêté, puis relâché. Réélu, il fut destitué.

    Charles-Frédéric KOENIG (1797 - 1874), avocat. Condamné à la déportation.

    Laurent MUHLENBECK (1794 - 1852), maire de Ste-Marie-aux-Mines. Destitué de toute fonction élective le 2 décembre 1851.

    Louis-Charles PFLIEGER (1817 -    ), horticulteur. Condamné à la déportation.

    Henri-Charles-Joseph SAVOYE (1819 - 1869), professeur de langues. Considéré comme étranger (il est né à Heidelberg) et destitué de la nationalité française, il fut expulsé.

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