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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER

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3 juin 2010

Coupe d'Europe de paracyclisme à Elzach

La Coupe d'Europe des épreuves de paracyclisme aura lieu les 19 (en soirée) et 20 juin (toute la journée) chez nos jumelés d'Elzach. Les participants à l'organisation sont la fédération des sports pour handicapés d'Allemagne, la ville d'Elzach, et la société "Concordia". 20 pays européens présenteront des concurrents dans les différentes disciplines.

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2 juin 2010

Extinction des feux à Villé

couvrefeuCette fois, c'est décidé ! Malgré la crise économique et sociale, les travaux pharaoniques de la municipalité doivent continuer ! Et plus de favoritisme ! Pour réduire le budget de fonctionnement, l'extinction des feux sera générale le 5 juin à partir de 1 h du matin dans tout le bourg. Monsieur le maire vient de l'écrire à ses concitoyens avec la mention : "Je vous remercie d'avance pour votre collaboration", oui mais pour quoi faire ? Chaque citoyen sera-t-il chargé d'éteindre le lampadaire à proximité de sa maison? Il y avait pourtant d'autres solutions, que celle qui favorise les cambrioleurs et défavorise les piétons : voir l'article paru ci-dessous dans "Energie et Environnement", magazine publié par Sia-Conseil !

L’éclairage public, un enjeu de développement durable pour les villes




 

L’éclairage public est un service au cœur de la politique de la ville. Il est en effet garant de la sécurité publique, de l’amélioration du cadre de vie des habitants et de la promotion de l’image par la mise en valeur du patrimoine et l’éclairage événementiel, comme les illuminations de Noël par exemple. Sous ces prestations lumineuses se cache un réel casse-tête pour les collectivités qui doivent faire face à  une demande toujours plus grande de qualité et de sécurité tout en respectant la protection de l’environnement et des rigueurs budgétaires.

Des impacts à  la fois sociétaux, environnementaux et économiques

part_energie007Une bonne gestion de l’éclairage public est un élément majeur de l’amélioration du cadre de vie des habitants. Les collectivités qui optimisent l’entretien et le matériel de leur parc lumineux diminuent la pollution lumineuse qui nuit à  la faune locale et se mettent à  l’abri de défaillances des candélabres. De plus, c’est aussi un moyen pour la ville de se donner une image dynamique en se montrant à  la pointe de la technologie avec un patrimoine mis en valeur par des éclairages adaptés. Aussi, dans un environnement où les problèmes écologiques font parties de notre quotidien, utiliser des solutions adaptées en matière d’éclairage est une bonne façon de moins polluer. En plus des solutions innovantes permettant de réaliser des économies d’énergie, il existe des moyens pour mieux gérer cette consommation et diminuer le besoin croissant d’énergie et donc de rejet de CO2. Le recours à  des solutions d’approvisionnement par des énergies renouvelables est également possible. Enfin, issu d’un rapport de l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME), le graphique fourni ci-dessous montre que l’éclairage public représente 18% de la consommation d’énergie des collectivités et 23% de leur facture énergétique. Réduire ce qui représente le quart de leur coût en énergie peut donc aider les villes à  faire des économies. Les dépenses pouvant être évitées dans ce domaine représentent un poste important du budget et pourront conduire à  maîtriser les impôts locaux ou être investies dans d’autres projets.

Quelles sont les solutions dont disposent les municipalités ?

Ces enjeux financiers, certaines entreprises les ont compris et ont mis l’accent sur l’innovation pour permettre aux villes d’augmenter la part d’énergies renouvelables et de réduire l’utilisation de matériel « énergivore ». Parmi ces innovations, nous trouvons :

  • L’introduction de courants porteurs en ligne (CPL). Cette technologie permet à  un appareil d’envoyer des signaux d’informations par les mêmes câbles qui lui fournissent de l’énergie. Les CPL transforment le parc d’éclairage en un véritable réseau d’information, ce qui permet de suivre en télégestion l’état de fonctionnement de chaque candélabre et de piloter progressivement la réduction de puissance. Des expérimentations dans les villes de Sammarcolles, Saint-Secondin et Saulge ont été réalisées pour démontrer la faisabilité de cette technologie à  l’échelle d’une commune.
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  • L’utilisation de ballast électronique. Le défaut des lampes de l’éclairage public par rapport aux lampes à  incandescence est que leurs conditions d’alimentation ne sont pas adaptées au réseau. Les ballasts permettent d’adapter les caractéristiques courant-tension, de mieux amorcer la mise en route des lampes et de diminuer de 10% l’énergie consommée par la limitation à  la puissance nominale de la lampe et l’amélioration du facteur de puissance. La plupart des entreprises spécialisées en distribution d’énergie et éclairage public proposent ce genre d’équipement.
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  • La production d’énergie par cellules photovoltaïques et des éoliennes pour certains types d’éclairages. Par exemple, la construction de mâts photovoltaïques à  Rennes pour l’éclairage piétonnier a permis de réaliser des progrès en matière d’esthétique et de réduire significativement la consommation d’énergie dans le domaine.

Cependant, sans aller jusqu’à  la pointe de la technologie, certaines économies et avancées pourraient être faites en matière de développement durable. Par exemple, un simple diagnostic du parc lumineux peut parfois amener à  des conclusions intéressantes :

  • A utilisation et durée de vie égale, les lampes à  sodium haute pression consomment deux à  trois fois moins d’énergie que les lampes à  mercure. Pourtant, les lampes à  mercure haute pression sont largement majoritaires dans le parc lumineux français en raison de leur faible coût à  court terme. L’utilisation de plus en plus de lampes à  sodium représenterait un investissement très rentable sur le moyen et long terme en raison des économies d’énergie que cela engendrerait.
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  • Les luminaires associés à  une optique réfléchissante doublent leur efficacité. Sans optique réfléchissante, les luminaires diffuseurs avec boule opale sont très chers si on rapporte leur prix à  leur efficacité. Outre les 35% de lumière absorbée par la boule opale, 35% est perdue car orientée vers le ciel, ce qui ne porte qu’à  30% la lumière effectivement exploitable et non génératrice de pollution lumineuse. Ajoutée à  une optique réfléchissante, la pollution lumineuse est quasiment supprimée et l’efficacité lumineuse doublée.
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  • L’ADEME évalue à  40% les lampes vétustes, c’est-à -dire qui ont plus de 26 ans. Pourtant, remplacer ces lampes par des nouvelles représenterait un investissement très rapidement amorti : les lampes usagées n’assurent pas le niveau de qualité initial et requièrent plus d’entretien. Le renouvellement du parc lumineux tous les 3 ou 4 ans entraîne une baisse significative de la consommation d’énergie et des entretiens moins fréquents, ce qui donne ici encore une source d’économies dans le temps tout en faisant baisser la facture énergétique.

Ainsi, l’éclairage public représente un important gisement de réduction des coûts et de la pollution. Les investissements sont tous amortis en moins de 10 ans par une meilleure gestion du parc, une optimisation de l’entretien des lampes et l’introduction de technologies innovantes. C’est un moyen de promouvoir le respect de l’environnement tout en faisant baisser les factures des municipalités de 30% et en offrant un meilleur cadre de vie aux citadins.

Sia Conseil

1 juin 2010

Congrès national de la FNCOFOR

bucheronFNCOFOR = Fédération Nationale des Communes Forestières. Et c'est son congrès national qui vient d'avoir lieu dans le massif vosgien à Plaine. Bonne occasion pour des réunions de travail des élus de l'hexagone présents qui ont mis l'accent sur leurs volontés d'exploitation forestière : action "1000 chaufferies-bois", les constructions en bois, L'accent a aussi été mis sur les conséquences toujours présentes de la tempête de 1999 et le bostryche qui a doublé les dégâts. Les congressistes ont aussi visité entre deux barbecues de nombreuses entreprises de la région : scierie de résineux Siat-Braun à Urmatt (incontournable après le passage du président de la république), scierie de feuillus à Steinbourg, l'entreprise de construction en bois lamellé-collé Mathis à Muttersholtz, un négoce de bois à Sainte-Croix-aux-Mines. Bref, de quoi s'instruire dans tous les domaines du bois.

31 mai 2010

Eclipse partielle ou partiale ?

53318495_pAlors que la vallée subit de plein fouet les crises financières et sociales, alors que l'emploi est en pleine déroute, la municipalité de Villé a passé à un plan draconien d'austérité qui est fait d'augmentations conséquentes des taxes locales et d'économies de bouts de chandelles (ou plutôt de six lampadaires). Nos édiles ont en effet décidé de couper l'éclairage public la nuit dans la rue du soleil ! Un essai paraît-il pour calculer le montant des économies pouvant être réalisées ... et peut-être pour relancer le petit commerce local en encourageant la vente de bougies et de lampes de poche. Mais le plus étonnant dans cette affaire, qui fait jaser tout un quartier du bourg-centre, c'est que le bout de la rue reste éclairé par trois lampadaires toute la nuit ! Et les jaloux et les mauvaises langues prétendent que c'est là que se situe le domicile d'une "huile" du conseil. Enfin, admettons, les lampes à huile ne consomment pas d'électricité... mais elles peuvent se révéler dangereuses : lors du tremblement de terre de 1333 qui a touché le fossé rhénan, la ville de Bâle a subi un incendie gigantesque provoqué par l'embrasement des huiles des lampadaires publics renversées par les secousses. Soyons pourtant rassurés, à Villé, même la sécurité sismique est assurée, "l'huile" visée étant garantie ininflammable.

31 mai 2010

Eclipse de soleil partielle ou partiale ?

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31 mai 2010

Le parti socialiste et les retraites

 

 

 

30 mai 2010

Après la Grèce, le Portugal

CGTPFoule2La CGTP, la plus grande centrale syndicale portugaise a organisé hier à Lisbonne une grande manifestation de protestation contre la politique d'austérité du gouvernement. Plus de 200.000 manifestants y ont participé. Le syndicat n'exclut pas, par ailleurs, de lancer un mot d'ordre de grève générale dans les semaines qui viennent. Les réductions financières imposées, dans la foulée de la crise grecque, aux salariés pour tenter de maîtriser les déficits publics n'ont jusqu'ici pas suscité de grandes manifestations au Portugal, considéré comme l'un des maillons faibles de la zone euro en raison de son endettement. Ce qui ne signifie pas que la colère ne monte pas. "Nous allons intensifier la lutte et toutes les options sont ouvertes à nos yeux, y compris l'appel à la grève générale", a déclaré l'un des dirigeants de la centrale, Armenio Carlos. Le 13 mai, le gouvernement avait annoncé des hausses d'impôts et des réductions de dépenses qui sont venues s'ajouter à de précédentes mesures d'austérité comme le gel des traitements des fonctionnaires. Les gouttes commencent à déborder du vase, l'ampleur de la manifestation le prouve. De moins en moins, les peuples d'Europe acceptent les politiques d'austérité imposées par les gouvernants.

29 mai 2010

La centrale électrique d'Elzach

31339083_p_590_450Alors qu'à Villé la centrale électrique a disparu depuis bien longtemps, à Elzach, une petite centrale hydroélectrique fournit de l'électricité depuis plus de 100 ans. Elle alimente des édifices publics, notamment l'office du tourisme, et les bains municipaux. Aujourd'hui le débat est lancé de savoir si cette centrale doit rester indépendante ou si elle doit se rattacher au réseau d'EnBW (le correspondant d'EDF pour le Bade-Wurtemberg). Lors du dernier conseil municipal d'Elzach, le Bürgermeister Holger Krezer a demandé une délégation pour négocier avec cet organisme. Rien n'est encore décidé, mais comme l'a dit un conseiller "Cette vache ne donne plus que peu de lait." Certains y restent cependant sentimentalement attachés. Mais seules ces centrales locales n'ont plus d'avenir. Ainsi, pour 2009, celle d'Elzach, malgré la production électrique, a coûté à la collectivité près de 40.000 €. Et ces coûts vont aller en s'aggravant si l'on tient compte de la nécessité de rénover le réseau. Plutôt que la fermeture, les élus en envisagent donc la vente.

28 mai 2010

Les voitures passent, les poubelles restent

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(Suite du post précédent)

Près de 48 heures après le passage prévu des camions-poubelles dans le quartier déjà cité de Villé, les riverains attendent toujours que leur poubelle soit vidée par les services du SMICTOM. Le téléphone de la mairie n'a pas arrêté de sonner à propos de cette affaire sans que les responsables locaux (maires, adjoints ou conseillers municipaux) ne s'émeuvent et aucun ne s'est fait voir alors qu'ils gèrent la circulation et les stationnements dans le bourg. "Courage, fuyons !" C'est leur devise... Mais peut-être, se sont-ils rendus compte de leur lacune (pas de panneau d'interdiction de stationner à l'endroit sensible) et vont-ils circuler samedi matin en poussant des brouettes pour vider les poubelles délaissées! 

27 mai 2010

Quand l'incivisme fait force de loi

Collecte_ordures_menageres_basse_defA Villé, c'est toujours les mêmes qui abusent et les mêmes qui trinquent ! C'est ce que vivent régulièrement les habitants d'un quartier de Villé où une fois sur deux ou trois les ordures ménagères ne sont pas ramassées, faute d'accès en marche avant du camion-poubelle dans la rue exigüe bloquée par une voiture de sport décapotable mal stationnée (depuis des années, toujours la même !). Le (ou la) propriétaire, qui est évidemment parmi les premiers à réclamer si sa poubelle n'est pas vidée ou si elle est "scotchée", est vraiment sans gêne ! Le comble étant que cette semaine la poubelle de l'incivique riverain a quant à elle bien été la seule vidée par les éboueurs! Il est vrai que ce dernier profite du laxisme du système : le maire, premier officier de police du bourg, régulièrement prévenu de cet état de choses, ne bouge pas : pour les élections, une voix c'est une voix, même si elle est à ramasser dans les déchets ! La comcom, dont le même maire est d'ailleurs vice-président, continue à envoyer des factures aux victimes d'un service irrégulièrement rendu ! Le SMICTOM enregistre les doléances et les transmet à la mairie ! La boucle est bouclée ! Mais personne ne prend l'initiative de sanctionner le coupable... Et moi qui croyais que le maire était le premier officier de police de la commune. Aurais-je passé ma vie entière à apprendre des contre-vérités à mes élèves lors des cours d'instruction civique?

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