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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER

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7 décembre 2010

Allemagne : 20 ans de montée de l'extrême-droite

cn_rechts_amadeu90__356482aLe 6 décembre 1990 mourait, après onze jours passés dans le coma, Amadeu Antonio Kiowa, un jeune angolais "corrigé" par un groupe d'une trentaine de skins néo-nazis à coups de battes de base-ball et de couteaux dans le Land de Brandebourg à Eberswalde. Des policiers assistent à la scène sans intervenir. Une ambulance met trois heures pour chercher le blessé. Depuis cette date cinquante personnes ont laissé leur vie victimes des violences de l'extrême-droite. Rappelons à Mölln et Solingen les incendies, qui ont fait à chaque fois des victimes parmi les enfants de la communauté turque, et les violences aux dates anniversaires des pogroms de 1938 (novembre 1991 à Rostock-Lichtenhagen et Hoyerswerda, où c'est la communauté vietnamienne qui subit des attaques en règle, faisant six victimes, des actes qui ne sont que quelques-uns des méfaits perpétrés. Et malgré tout les marches néo-nazies restent autorisées, et le NPD continue ses discours haineux. Les nombreux militants antifa reprochent aux responsables CDU leur double langage : on expulse les étrangers lorsqu'ils "dérangent", et on les fait entrer lorsqu'il faut de la main d'oeuvre. Une politique calquée sur celle de "l'immigration sélective" prônée en France par le triumvirat Sarkozy-Hortefeux-Besson. Il est évident qu'avec la même politique, la montée de l'extrême-droite ne peut que s'étendre à toute l'Europe. Nos dirigeants européens parlent du nazisme dévastateur qui a mis à terre l'Europe et prononcent à chaque occasion un hypocrite "Plus jamais ça !", mais ne joignent guère les actes aux paroles.

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Monument en souvenir du pogrom de Solingen en novembre 1938

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6 décembre 2010

Au conseil, ce soir

saint_nicolas_05Alors que le compte-rendu de la réunion du 11 octobre n'a toujours pas paru sur le site communal de Villé, une nouvelle réunion du conseil aura lieu ce soir lundi, 6 décembre à 20h30 à la salle festive de l'école primaire.

Ordre du jour très fourni :

  • compte-rendus des commissions
  • décisions budgétaires modificatives
  • fixation des tarifs pour 2011
  • approbation du programme des travaux forestiers pour 2011
  • approbation de l'état d'assiette des coupes pour 2012
  • avenant au marché de rénovation de la mairie
  • adhésion de la commune à la Fondation du patrimoine
  • divers

Comme d'habitude la réunion est publique. Une distribution éventuelle de "Mannalas de St-Nicolas" attirerait peut-être la foule plus que de coutume ?

5 décembre 2010

Noël à Bassemberg

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4 décembre 2010

Une candidature pseudo-indépendante dans la vallée : ça se précise !

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UMP/sans étiquette aux élections cantonales 2011 dans le Val de Villé : maladie héréditaire ?

Même avec une sauce écolo, ça ne prend plus !

3 décembre 2010

Un habitant de la vallée écrit dans "Le monde"

Le mirage du candidat indépendant

« De nombreux candidats aux élections cantonales se présentent aux suffrages

des électeurs comme indépendants ou apolitiques. »

«  Les Partis et groupements politiques concourent

à l'expression du suffrage »

  (Constitution de la cinquième république Titre 1 Art, 4)

Le texte de la Constitution est clair, les divers candidats aux élections issus d'un parti politiquesont à même de représenter une volonté collective qui concoure au respect de la démocratie. Pourtant, à chaque élection, c'est vrai principalement pour les élections locales ou départementales, on voit réapparaitre des candidats indépendants, apolitiques, ou sans étiquette. Certains vont jusqu'à vouloir rester « libres ». Ce phénomène est ancien et surtout présent dans le monde rural.

  Le candidat indépendant est le cas typique permettant l'utilisation de la langue de bois qui ne veut strictement rien dire sauf à ratisser large. A chaque fois, l'apolitisme réapparait en force avec des arguments ressassés depuis des lustres.« On n'est pas dans des combinaisons politiciennes »

« On est au service de l'ensemble de la population »

« L'idéologie n'a pas sa place dans la gestion locale »

etc..etc...

   En clair, ce qui est nécessaire au plan national devient nuisible au plan local. Une décision politique à l'Assemblée Nationale, ne serait que de simple gestion à l'Assemblée Départementale. La noblesse de l'acte d'un coté, la gestion du quotidien de l'autre. Il faut remarquer que cette attitude est adoptée plutôt par des gens rejoignant la droite une fois élu. Souvent, ils assument des choix libéraux en se cachant derrière un discours alambiqué de petit élu rural. Le sommet de l'hypocrisie dans ce genre de pratique, c'est le candidat qui accepte ou sollicite le soutien d'un Parti traditionnel tout en se voulant indépendant. C'est à la limite de l'escroquerie politique. L'avance masquée ne dure que l'espace d'une campagne. On rejoint ensuite son camp d'origine. En terme de rigueur intellectuelle, la démarche n'augure rien de bon. Certains exclus ou dissidents de partis font aussi les beaux jours du camp des indépendants. En terme footballistique, on pourrait dire qu'ils  purgent leurs matchs de suspension.                

 Ce positionnement n'est ni honnête, ni courageux. L'action concrète de tout élu même local l'oblige à prendre des décisions qui mettent en jeu des valeurs politiques. Au niveau institutionnel, ces élus sont « grands électeurs » lors des Sénatoriales. Ils ont donc à choisir entre les candidats présentés par les grands Partis Politiques. L'apolitisme ne résiste pas à ce choix. L'apport de leur signature pour un candidat aux Présidentielles, l'influence que peut représenter leur signature pour un comité de soutien etc etc.. ces actes sont des actes politiques et partisans. Chaque décision mettant en jeu des moyens financiers ayant des conséquences sociales, économiques, culturelles, environnementales sont des décisions politiques. Vouloir nous faire croire le contraire, c'est vouloir  nous cacher la réalité de la politique menée. On le voit, ce discours est non seulement mensonger,  il est aussi dangereux au niveau de la vie démocratique. Si l'on peut s'affirmer « apolitique » lors d'élections cantonales, c'est que le débat politique n'aurait pas lieu d'être à ce niveau,  ce qui est déjà réducteur de la vie démocratique et contraire on l'a vu à l'esprit de la Constitution. Si la démocratie locale peut se passer de la politique, attention à ce qu'elle ne puisse se passer des politiques. Se revendiquer de « l'apolitisme » c'est contribuer au rejet populiste de la politique. L'histoire nous a montré les dangers d'un tel rejet.

  La  nouvelle loi sur la réforme des collectivités territoriales qui entrera en vigueur en 2014, corrigera cette dérive en supprimant le Conseiller Général. Drôle de remède pour guérir la maladie. Point positif tout de même, la nouvelle assemblée obligera les élus à se déterminer bien avant le scrutin. Comme nous l'avons dit, l'apolitisme n'est que passager. Une fois élu, « l'indépendant » devient une pièce rapportée d'un parti qui lui, pratique la politique. Pas sûr que ce soit le meilleur parcours. Faire partie du premier cercle est toujours plus valorisant.

Dans ce domaine, le sentiment d'indépendance,

n'est que douce utopie ou, ce qui est plus grave,

manipulation des électeurs.


André Wandoch

10 Novembre 2010

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2 décembre 2010

Chez Lidl, des billets de chemin de fer au rabais

38389974_p_590_450Un million de billets de chemin de fer aller-retour à prix réduit, voilà ce que propose le discounter non seulement en Allemagne, mais aussi en Autriche et en Suisse. Cette action publicitaire débutera lundi, 6 décembre. Il n'y aura aucune limitation kilométrique et les billets seront disponibles dans toutes les filiales des trois pays, de même que sur le site internet de Lidl. D'autre part le billet donne droit à des places réservées facturées en sus au guichet 4,50 €. Les billets seront valables du 3 janvier au 31 mars 2011, pendant les jours ouvrés. Un client ne pourra bénéficier à la fois que de cinq billets. Cette promotion s'arrêtera le 12 décembre. Elle est bien sûr ouverte aux frontaliers d'Alsace qui envisagent de voyager vers Berlin, Vienne ou Zürich dans ces trois pays à bon marché. Acheter un billet de voyage en même temps que vos légumes, original non ? Serait-ce bien légal en France ? 

1 décembre 2010

A quand un Wikileaks en alsacien dans le Val de Villé ?

h_4_2183143_1282758939Après les nouvelles révélations du site Wikileaks on peut se demander à quand les premières fuites sur Wikileaks en français ? Avec les affaires actuelles sur les rétro-commissions de l’affaire Karachi ou l’affaire Bettencourt on peut se demander quand le sulfureux site dévoilera des informations confidentielles de l’Etat Français. Et pourquoi pas des informations locales ? Pour l'Allemagne, Wikileaks cite bien un simple représentant SPD d'un Land, Rüdiger Scholtz, qui aurait affirmé dans une note : "Il vaut mieux une alliance du SPD avec les Grüne qu'avec les Linke.". Il serait donc tout aussi intéressant que ce site se mette au dialecte alsacien, voire au welsche, notamment dans le Centre-Alsace où certaines affaires sont restées encore bien sombres. Peut-être pourrait-on y trouver les "manoeuvres discrètes" du député de la circonscription de Sélestat-Erstein pour "récupérer les voix" du Val de Villé qui rejoindra son fief aux prochaines législatives ? Et l'on apprendrait ainsi que c'est lui qui aurait poussé un certain maire de la vallée à "se placer aux Régionales", et que ce député spécialiste du monde agricole verrait apparaître l'annotation "ne sait pas reconnaître un cheval de course d'un cheval de labour" (Ke Ross kommt met !). Outre les dessous de l'affaire de la villa Mathis qui a déjà "plombé l'atmosphère" aux dernières cantonales, on apprendrait aussi, à temps pour voter, les sordides "manoeuvres secrètes" de l'UMP -version Val-de-Villé- pour sortir les marrons du feu aux prochaines cantonales. Peut-être apprendrait-on que c'est le Conseiller Général sortant qui est intervenu à Strasbourg - là où se fait la "Bolidik" - pour que le fameux "cheval" soit considéré comme une "chèvre" (Wann 'r wella s'Willertal verliara, schtella der F ...). Alors que c'est le même "faiseur de rois" qui a placé ce maire sur son trône! N'y aurait-il pas des histoires d'ancien Super-U là dessous, et donc de "gros sous" revenus à la comcom alors que la municipalité de Villé les considérait déjà comme siens ? Et l'on apprendrait aussi comment l'UMP est arrivé à soutenir un candidat soi-disant écolo soi-disant de gauche, en faisant dire à un éminent personnage proche de l'UMP dans la vallée la recommandation de Rüdiger Scholtz: "On peut éviter la gauche en soutenant un Vert, cas de figure déjà vu à Fribourg-en-Brisgau pour l'élection d'un Bürgermeister."  Et l'on apprendrait aussi la partition jouée pour la répartition des rôles entre le président et un vice-président de la comcom pour les élections régionales et cantonales ? Et l'on apprendrait peut-être aussi les vraies raisons du "sauve qui peut" et du "naufrage du Titanic - Saint-Gilles". Tout comme l'on apprendrait pour la partie "welsche" pourquoi Fouchy ne fait pas son "Noël dans la vallée" comme attendu et l'a laissé à d'autres... Vivement que Wikileaks (ou plutôt Villé-leaks) dévoile tous ces secrets de ce qui est la plus belle vallée (ou le nombril du monde ?). Ou resterons-nous la vallée du sud du Bas-Rhin, la seule où l'on pratique encore l'omerta?

28 novembre 2010

Austérité : après le Portugal, l'Irlande

 L'important cortège de 50'000 personnes, selon la police, à 150'000 selon la confédération syndicale ICTU, a défilé au son des cornemuses des quais de la Liffey jusqu'au GPO (General Post Office), lieu symbolique dans le centre de Dublin où avait été lue en 1916 la déclaration d'indépendance. Malgré un froid vif et des chutes intermittentes de neige sur Dublin, la mobilisation a été importante à l'échelle d'un pays de quelque 4 millions d'habitants. Les manifestants ont dénoncé dans le calme mais avec émotion le régime d'austérité prévu par le gouvernement pour sauver son secteur bancaire. «Il s'agit de sauver les gens, mais pas ceux à la tête des banques», a lancé Jack O'Connor, président du Siptu, premier syndicat irlandais. Il a dénoncé le gouvernement du Premier ministre centriste Brian Cowen qui «veut signer un chèque en blanc au nom des générations futures». Pour Mark Finley, un employé de la municipalité de Dublin de 28 ans, «il faut virer le gouvernement et faire la grève». Des bannières proclamaient : «Il y a une voie plus juste et meilleure» ou «l'Eire n'est pas à vendre, pas au FMI».

Attaques de boules de neigetopelement

Quelque 700 policiers et un hélicoptère ont été mobilisés pour la marche alors que plusieurs attaques ont ciblé ces derniers jours des ministres : l'un a été aspergé de peinture rouge, un autre saisi par la cravate par un électeur mécontent et un large «traîtres» a été peint sur la permanence d'un troisième. Les mesures d'austérité annoncées mercredi prévoient 15 milliards d'euros de réductions budgétaires et de hausses d'impôts d'ici à 2014, avec de réels sacrifices pour la population. Les allocations chômage et familiales seront réduites, tout comme les retraites des fonctionnaires et le salaire minimum, et près de 25'000 emplois publics seront supprimés.

Une réunion prévue dimanche

Ce plan vise à ramener à 3% le déficit public irlandais, actuellement de 32% du produit intérieur brut. L'annonce d'un accord d'aide internationale à l'Irlande, qui devrait atteindre 85 milliards d'euros, est en principe attendue avant l'ouverture des marchés, lundi matin. Selon une source proche du dossier à Paris, les ministres des Finances de la zone euro puis des Vingt-Sept se réuniront dimanche à Bruxelles pour débattre de cette aide. Dans un hôtel de Dublin, des négociateurs s'employaient samedi à mettre au point ce plan dont les dirigeants européens espèrent qu'il permettra d'éviter que la crise ne s'étende au Portugal et à l'Espagne. L'attention des contribuables irlandais se concentre sur le taux d'intérêt des prêts en négociation. Eamon Gilmore, dirigeant du Parti travailliste (opposition), a jugé «très inquiétant» une information de la chaîne publique RTE selon laquelle le taux d'intérêt pourrait atteindre 6,7%. «Si c'est vrai, ce serait une capitulation consternante du gouvernement. Et une trahison des principes fondateurs de l'Union européenne», a-t-il dit lors d'une conférence du Labour. (ats)

* Article paru dans 20 minutes.ch

27 novembre 2010

L'Europe de l'austérité

portugal_0524Après la Grèce, l'Espagne, l'Irlande, la France, l'Italie, l'Angleterre et bien des pays européens, le Portugal à son tour subit une politique d'austérité qui entraîne des mouvements dans tout le pays. Jeudi, le pays a connu une première grève générale qui a paralysé toute l'économie du pays : les transports (bus, trains, métros) ont été touchés entre 70 et 100%. Tous les avions ont été cloués au sol.  100 % de grévistes dans le ramassage des ordures ménagères. Mêmes taux de grévistes dans l'enseignement, les organismes de santé, ou de finances. Les syndicats et de nombreux partis  politiques ont appelé à manifester. Tous dénoncent le plan d'austérité du gouvernement qui prévoit une baisse des salaires, des retraites et des allocations familiales de 5% et une TVA qui va augmenter et passer à 23%. Comme partout la crise est caractérisée par les délocalisations et les spéculations financières internationales. Et comme partout, ces millions de manifestants sont peu écoutés par leurs dirigeants et le resteront ... jusqu'au jour où une solidarité et une coordination des salariés européens touchera en même temps massivement tout le continent.

26 novembre 2010

L'incohérence d'un tunnel privé et cher

EMMI_PQR_SALEUSE_FOSS__ok_copie_6"La neige qui est tombée hier matin sur le massif a également touché le col de Sainte-Marie-aux-Mines. Peu après 5 h, un poids lourd avec remorque chargée a glissé sur le bas côté en montant côté alsacien au niveau du virage du Clésio. Ne réussissant pas à repartir, il a été dépanné. Les gendarmes de Sainte-Marie-aux-Mines, présents sur les lieux, ont régulé la circulation, qui n'a jamais été coupée du côté haut-rhinois. La situation était semble-t-il plus problématique côté vosgien, avec deux autres poids lourds bloqués et plusieurs voitures piégées par la couche de neige." (DNA du 24/11). Combien de fois les cols seront-ils encore enneigés, encombrés et dangereux parce-que le tunnel de Ste-Marie-aux-Mines apparaît comme trop cher pour les usagers, que ce soient les transporteurs ou les automobilistes. Un smicard vosgien venant travailler en Alsace laisse près de 2 heures/jour de son salaire en péage ! Notre politique des transports contribue aussi à l'austérité, et en plus, crée l'insécurité.

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