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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
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16 septembre 2024

Plus de journal local de bon matin à Villé

 

Alerte ! Vendredi dernier, les journaux locaux d'un même propriétaire (Crédit Mutuel), à savoir les DNA et  L'Alsace, ont fait savoir à leurs clients qu'à partir de ce dimanche 15 septembre le porteur de journaux ne passerait plus.

 

De quoi surprendre tous ceux qui avaient l'habitude de lire les  "nouvelles fraîches" à leur petit-déjeuner. La  décision les surprend d'autant plus qu'ils  ont payé leur abonnement pour le mois entier !  

 

Certes, le facteur leur apportera ce journal, mais  à quelle heure ? Et qu'en est-il des samedis, dimanches et jours fériés ? Sans compter  les jours de grèves prévues les prochains temps !

 

A parier que  les désabonnements vont être nombreux ! Moi-même, abonné depuis 58 ans, j'y réfléchis sérieusement. 

 

 

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5 septembre 2024

Microbrasseries : un marché qui arrive à saturation

 

Ces dix dernières années, l’essor des microbrasseries a été spectaculaire, en France. Elles sont une soixantaine dans le Bas-Rhin, dont une dizaine sur le secteur d’Obernai - Molsheim - Schirmeck. Si le Covid a été un catalyseur pour certaines, la hausse des coûts qui a suivi a été fatale pour d’autres. Celles qui ont su s’imposer dans le paysage local doivent relever bien des défis pour rester dans la course.

 

Arriver à se faire une place

 

Considérée comme un événement il y a 10 ans, l’ouverture d’une microbrasserie est aujourd’hui devenue plutôt banale, tant les enseignes se sont multipliées. « La difficulté, quand on a commencé, c’était de réussir à se faire un nom. On est quand même quelques-uns, on ne peut pas arriver la fleur au fusil », reconnaît Aurélien Campos, trois ans après avoir créé avec sa compagne Magali Richert la brasserie Ellipsys, à Innenheim.

 

Pour lui qui s’est reconverti professionnellement, le challenge ne consistait pas seulement à savoir faire de la bonne bière. « Il y a une grosse part de marketing, il faut être présent sur un maximum d’événements, de salons, de marchés, pour se montrer. » Une énergie qui a fini par payer, puisqu’ « aujourd’hui, on est demandé sans avoir à forcer les portes ».

 

Un travail de communication qui a aussi payé pour Fabrice Bücher. Entre la production, les salons, les marchés, mais aussi les visites, les séminaires d’entreprises ou fêtes familiales, il consacre à son activité environ 60 heures hebdomadaires. Sa bière BBB, produite à Bernardswiller depuis 2019 a, contre toute attente, bénéficié d’un coup de boost grâce au Covid. « Comme on était considérés comme un commerce alimentaire, on pouvait livrer et faire du drive. Ça m’a permis de me faire connaître dans un rayon d’une dizaine de kilomètres et de fidéliser une clientèle qui est toujours là aujourd’hui », explique le brasseur. Ce n’est pas le cas de tous ceux qui se sont lancés : plusieurs ont mis la clef sous la porte pendant ou après la pandémie. Certains, fragilisés, risquent de le faire dans les prochaines années.

 

Diversifier ses débouchés

 

Plusieurs microbrasseurs interrogés font remonter un contexte de « crise des cavistes dédiés à la bière ». Quant aux supermarchés, face à l’inflation, « ils s’étoffent toujours plus en bière, mais privilégient les productions industrielles ou semi-industrielles. Les brasseries qui ont fermé sont souvent celles qui avaient investi dans la grande et moyenne distribution », note Fabrice Bücher.

 

D’où l’importance de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier, pour réduire les risques. « Bars, restaurants, hôtels, fermes, magasins, caves à bières : je vends partout où je peux vendre, confirme Guillaume Meyer, qui a fondé la brasserie Guilhéon à Blienschwiller en 2020, tout en conservant son emploi de technicien en laboratoire. Là où c’est difficile, ce sont les restaurants, car ils ont un contrat avec leur distributeur de boissons, qui leur loue et entretient la tireuse. »

 

Difficile aussi pour ces petits entrepreneurs d’être compétitifs : « Je ne vends pas aux restaurateurs car comme je suis en microentreprise, ils ne peuvent pas récupérer la TVA », explique Marc Ruer, qui a ouvert L’Altenbier, fin 2020 à Dorlisheim, suite à un changement d’activité professionnelle. Il mise donc sur la vente directe, lors des marchés et événements festifs locaux.

 

Certains, comme Aurélien Campos, ont même créé une licence III, pour pouvoir créer un petit bar et organiser des événements, en faisant venir des food-trucks, tout en rendant le lieu « convivial et vivant ». À la brasserie de Framont, à Grandfontaine, la boisson fermentée se déguste aussi en mode festif, sur place, au café-concert. Le gérant, Jean-Yves Salmon, a compris dès le départ l’importance de ne pas être tributaire d’une seule activité, en proposant aussi de l’hébergement touristique.

 

Survivre à la hausse des coûts

 

Les microbrasseurs ont subi de plein fouet la hausse des coûts de l’énergie et celle des matières premières, aussi bien l’emballage (carton, verre) que les ingrédients (houblon, malt…). Marc Ruer fait ainsi remonter une augmentation de 70 % du prix du verre en un an. Guillaume Meyer parle d’une « palette de malt passée de 600 à 900 € ».

 

Si les prix semblent se stabiliser, le choc a été rude pour la plupart des entrepreneurs, qui n’ont pas pu répercuter l’intégralité de cette hausse sur leurs clients. « Quand on a commencé, il y avait déjà des hausses et on se doutait que ce n’était pas terminé, donc on avait un peu anticipé en fixant nos prix de vente, ce qui nous permet d’être encore là aujourd’hui », confie Aurélien Campos.

 

Fabrice Bücher, lui, n’a pas augmenté ses tarifs depuis trois ans. Il a pu limiter la casse grâce à son réseau de fournisseurs locaux : « La hausse du malt m’impacte assez peu, car elle concerne surtout celui qui vient de Russie ou d’Ukraine. Depuis août, je me fournis exclusivement auprès de la malterie Maltala, à Bergheim. Mon houblon aussi est uniquement alsacien. »

 

S’adapter aux changements d’habitudes de consommation

 

En quelques années, les habitudes des consommateurs ont évolué, avec une plus grande recherche de goût, de raffinement, des boissons moins fortes, qui se dégustent presque à la manière d’un verre de vin, avec ses différents arômes. De quoi pousser les passionnés de bière à être créatifs, à l’image d’Yves Zanin, qui vient d’ouvrir la Crym, à Lutzelhouse. Encore en phase de développement, il apprécie de « travailler en artisanal, avec les produits du jardin, selon les saisons : prunes, menthe, basilic… »

 

Les brasseurs interrogés sont unanimes : la demande en bière artisanale est toujours là, malgré l’inflation. Mais la plupart notent une baisse des ventes de bouteilles, au profit de la consommation directe, lors d’événements. « Le fait d’avoir une petite brasserie nous permet de rebondir et de nous adapter plus facilement que si on avait six ou sept employés, analyse Aurélien Campos. Il faut savoir suivre le consommateur. Au lancement, on faisait beaucoup de bouteilles, aujourd’hui on fait plus de fûts, on ne sait pas ce qu’on fera demain… » (selon DNA - Bruche)

4 septembre 2024

Utilisation d'un drone

 

Vous souhaitez profiter de votre drone sans risquer une amende pour non-respect de la réglementation en vigueur, alors vous trouverez ci-après quelques conseils.

 


Le télépilote est responsable de son activité selon le code de transport, sa responsabilité est engagée en cas de dommages occasionnés.

 

Si votre drone est équipé d’une caméra ou s’il pèse plus de 250 gr vous devez vous enregistrer en tant qu’exploitant U.A.S (procédure gratuite sur le site Alpha Tango officiel).

 

Voici les 10 commandements du pilotage de drone de catégorie Ouverte de – 250 gr :


1° Vérifier la classe du drone (marquage CE).

2° Respecter la hauteur de vol (maximum 120m).

3° Garder votre drone en vue directe (garder toujours votre drone dans le champ de vision).

4° Voler uniquement de jour (il est interdit de voler de nuit).

5° Ne survolez pas un espace public en agglomération (interdiction de faire voler le drone en ville – interdiction de survoler un rassemblement de personnes).

6° Ne volez jamais aux abords des aérodromes (distance minimale de 10Km).

7° Ne survolez pas les sites sensibles ou protégés (terrains militaires – prisons – monuments …).

8° Respectez la vie privée d’autrui (ne filmez personnes sans leur consentement).

9° Vérifiez si vous êtes assurés (assurance recommandée).

10° En cas de doute renseignez-vous (site Web de la DGAC).

28 août 2024

Une grenade au centre de tri de Scherwiller

Le Smictom vient de communiquer ce mardi 27 août sur une découverte faite par les agents du centre de tri de Scherwiller le 12 août dernier.

 

Ceux-ci ont vu arriver une grenade sur le tapis de tri. Le centre a été immédiatement mis à l’arrêt et les gendarmes avertis aussitôt. Les militaires ont envoyé une photo aux démineurs et les spécialistes ont constaté l’absence de dispositif de mise à feu. La grenade n’était pas pourvue de cuillère et de détonateur.

 

L’engin a été évacué par les gendarmes. L’intervention a duré trois quarts d’heure. « Nous communiquons rarement sur ce type de fait. Ces dépôts, peu fréquents, sont issus d’une toute petite partie des usagers. Nous espérons que cette information puisse à nouveau sensibiliser nos usagers », indique Jean-Pierre Piela, président du Smictom d’Alsace.  (selon les DNA)

 

 

19 août 2024

"Voilà comment avoir 20 sur 20 en dictée"

L'astuce infaillible d'une prof de français

 

D'après l'enseignante, cette technique est facilement applicable et permet d'éviter toutes les fautes.

 

 

C'est l'épreuve emblématique de l'enseignement du français : la dictée. Synonyme de rigueur et de maîtrise de la langue, elle demande aux élèves une orthographe impeccable et une grammaire sans faille. Pourtant, depuis plusieurs années, les résultats à cette épreuve déclinent. C'est notamment ce qu'a montré une enquête publiée en décembre 2022 par la Depp, le service statistique du ministère de l'Éducation nationale. En 34 ans, le nombre d'erreurs sur une même dictée réalisée par des élèves de CM2 est passé de 10,7 à 19,4.

 

Pour aider les élèves à briller dans cet exercice, Le Figaro Étudiant a demandé à Eléa Laine, professeure de lettres au collège Saint-Jacques à Fournes-en-Weppes (59) à partir de la rentrée 2024, de partager ses astuces. La première recommandation de la professeure est l'entraînement régulier. "Plus on répète et plus ça devient facile", insiste-t-elle d'emblée. Pour s'exercer quotidiennement à la dictée, Eléa Laine conseille le site Dictaly, qui propose des dictées sur différentes thématiques, avec le corrigé et les explications. "Elles sont pré-enregistrées, ce qui permet de s'entraîner n'importe quand, développe-t-elle. En plus, le format numérique ajoute un côté ludique."

 

La prof de lettres rappelle aussi l'importance de l'écoute attentive en classe. "Faire l'effort de suivre et de comprendre le cours aide considérablement à progresser en dictée", insiste-t-elle. Pour améliorer son niveau, elle conseille aux élèves de s'initier en parallèle à la lecture, si ce n'est pas déjà le cas. "Pendant la lecture, la mémoire visuelle enregistre les mots et les constructions de phrases, ce qui aide aussi beaucoup pour l'exercice de la dictée. Les meilleurs élèves que j'ai sont ceux qui lisent beaucoup", assure-t-elle.

 

Bien sûr, la prof souligne le rôle essentiel que joue la relecture dans une dictée. "C'est un point qu'on répète très souvent, mais se relire est obligatoire pour réfléchir à ce qu'on a écrit et gommer les erreurs. Surtout que tout le monde est capable de le faire", précise-t-elle. La relecture aide aussi à développer des automatismes, le point essentiel pour réussir, selon Eléa Laine. "En dictée, dès qu'on commence à penser à l'orthographe, à la grammaire, on perd le fil et cela devient impossible d'obtenir une bonne note. Pour que cela n'arrive pas, il faut développer des automatismes afin de diminuer la surcharge cognitive, développe la professeure. Pour cela, il faut identifier ses lacunes de manière méthodique lors de la relecture". Elle conseille d'utiliser des ouvrages classiques, comme le Bled, une référence ancienne mais incontournable selon elle. "Il permet de réviser étape par étape. D'abord la syntaxe de la phrase, puis les fonctions des mots, les accords et, enfin, les verbes et les noms, détaille Eléa Laine. En faisant ce travail à chaque relecture, le cerveau va transformer les différentes règles d'orthographe et de grammaire en automatismes. Et après, bonjour le 20 sur 20 en dictée !" (selon )

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17 juillet 2024

La fin de Caddie

Faute de solution de reprise viable, le fabricant de chariots de supermarché Caddie va être mis en liquidation par le tribunal de Saverne.

Le fabricant de chariots de supermarché Caddie va être mis en liquidation par le tribunal de Saverne faute de solution de reprise viable, a annoncé ce mardi 16 juillet l'avocat du Comité social et économique de l'entreprise, Pierre Dulmet.

 

« On a un délibéré cet après-midi et il n'y aura pas de repreneur. On se dirige vers une liquidation dure », a déclaré Me Dulmet à la sortie de l'audience devant la chambre commerciale du tribunal judiciaire de Saverne, qui a indiqué formellement sa décision à 14h. 

 

L'entreprise, basée à Dettwiller, employait encore 108 salariés. La liquidation s'accompagnera d'un plan social (licenciement de tous les salariés). Un liquidateur se chargera de la vente des biens de Caddie, dont la marque.

 

La juridiction devait se pencher sur deux offres déposées fin juin, après le placement de Caddie en liquidation judiciaire avec poursuite d'activité.

 

L'une émanait de l'actuel propriétaire, le groupe Cochez, basé à Valenciennes (Nord) et spécialisé dans le transport et les services industriels. L'autre a été déposée par la société Skade Management de Stéphane Dedieu, ancien propriétaire de Caddie.

 

« Ils arrêtent la casse »

 

« Le procureur n'a pas accepté l'offre de monsieur Cochez, il n'a pas eu le droit de présenter son offre », a poursuivi Me Dulmet à la sortie de l'audience qui a duré un peu moins d'une heure mardi matin. « Et monsieur Dedieu n'avait pas présenté ses conditions suspensives, donc il n'a pas présenté son offre. Son avocat est venu pour dire : Je ne présente pas mon offre. Donc le tribunal n'a pas de proposition de reprise à étudier, ce qui fait que cet après-midi, il formalisera la cessation totale d'activité de Caddie. »

 

L'avocat, visiblement ému, s'est adressé à plusieurs salariés et représentants syndicaux présents devant le tribunal : « Vous avez été exemplaires dans ce dossier, vous vous êtes battus à fond, mais quatre redressements judiciaires, c'était un de trop. Le tribunal a dit stop, il y a trop de dettes, pas assez de projets industriels suffisants, et ils arrêtent la casse. »

 

Un nom inspiré du golf

 

Nom déposé en 1957 et inspiré du golf, Caddie, dont les origines industrielles et alsaciennes remontent à 1928 avec des produits en fil de fer, a connu son heure de gloire avec l'essor de la société de consommation, indissociable de son célèbre chariot métallique destiné aux grandes surfaces.

 

Les difficultés apparaissent à partir de 2010. Et depuis 2012, Caddie a été placée en redressement judiciaire pas moins de quatre fois. L'entreprise a été reprise en 2022 avec l'aide de fonds publics par Cochez. En mai 2023, elle avait annoncé arrêter sa production de chariots de supermarché en plastique, mettant en avant un souci environnemental. (selon les DNA)

27 février 2024

La généalogie, une science des hommes

Ce week-end, généalogistes amateurs et professionnels se sont retrouvés à l’Espace des Tisserands à Châtenois. Le Cercle généalogique d’Alsace (CGA) y organisait le 4e salon régional entièrement dédié à la discipline. Cette « science annexe de l’histoire » peine à recruter de nouveaux adeptes mais attire bon nombre de curieux.

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Ce dimanche, dans l’une des salles de l’Espace des Tisserands de Châtenois. En cette fin de matinée, les ordinateurs gérés par le représentant d’un célèbre site internet de généalogie sont pris d’assaut.

« Nous sommes vraiment là par curiosité, pour voir un peu d’où viennent nos ancêtres », indique un couple venu de Sélestat, qui n’entend pas pousser ses investigations au-delà de cette journée.

D’autres, un peu plus avancés dans leurs démarches, ont rallié le 4e salon régional de la généalogie d’Alsace à la recherche de conseils pour sortir d’une impasse, lire un acte, le traduire.

« C’est souvent le début d’un maillage assez vaste, dont les limites vont être définies par les sources disponibles notamment pour la période avant la Révolution Française », explique Bertrand Rietsch, membre du Cercle généalogique d’Alsace (CGA), en charge de l’organisation de cette rencontre.

« Pour cette période, tout va dépendre de la confession religieuse des ascendants. »

« Nous menons un véritable travail d’enquête »

Pourquoi ? « Parce qu’au sein des communautés juives, il n’y a pas d’équivalent aux registres paroissiaux catholiques – rédigés en latin – que l’on trouve dans la région à partir de 1680 », date du rattachement de l’Alsace au Royaume de France. « Chez les protestants, ils sont écrits en allemand et produits dès 1550. »

Patience, humilité, curiosité et courage font donc partie des qualités requises pour se lancer dans ce type de recherches.

« Nous menons un véritable travail d’enquête, poursuit Bertrand Rietsch. Chaque information doit être confirmée par un document. Et quel bonheur de le trouver ! D’y découvrir le nom, la signature, la griffe d’un de ses lointains parents ! Tout ceci demande beaucoup, beaucoup de temps. C’est pour cela, entre autres, que l’on peine à recruter des gens, et notamment des jeunes. Il y en a très peu dans nos associations. »

« Durant le Covid, au sein de notre structure comme dans d'autres, il y a eu une érosion des membres. Depuis la fin de la pandémie, quelques personnes nous ont rejoints, mais ça ne compense pas celles que nous avons perdues. »

« Destinées malmenées ou façonnées par des événements »

Au-delà de l’histoire d’une famille, la généalogie permet également de reconstituer le tissu social d’un village, d’un groupe de personnes. « Certains parlent de la généalogie comme d’une science annexe de l’histoire. L’histoire façonne la vie des hommes et réciproquement », poursuit Bertrand Rietsch.

Cela entraîne parfois des déplacements lointains. Au fil de ces mobilités, des noms de famille se retrouvent dans d’autres pays, traversent les océans, les montagnes, au-delà même de l’Europe.

« La découverte de ces destins individuels montre comment des destinées ont pu être malmenées ou simplement façonnées par des événements politiques généraux, souvent marqués par des postures d’intolérance et de fanatisme qui ont débouché, dans certains cas, sur des catastrophes sociales. Cela dévoile également la manière dont se définissait à une époque donnée la notion de frontière », complète Luc Adoneth, maire de Châtenois et président du CGA.

Tout au long de ce week-end, en plus des associations présentes, des conférences étaient organisées tant pour un public aguerri, que pour les non-spécialistes. (selon les DNA)

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25 février 2024

L’huître, le superaliment des fêtes

Riche en iode, en protéines et en vitamines, le coquillage est un mets de choix pour la santé et pour les fêtes, malgré trois précautions à prendre.

hu_tre0Les huîtres sont régulièrement présentées en haut du palmarès des superaliments. Mais est-ce vraiment justifié ?

Les huîtres ont une qualité majeure. C'est un aliment qui apporte une bonne quantité de protéines tout en étant relativement peu calorique. Par exemple, quand vous ingérez une douzaine d'huîtres, vous apportez environ 10 g de protéines à votre corps. On est dans le même ordre de grandeur que ce qu'apporte un laitage protéiné à la mode comme le skyr ou encore deux oeufs.

Mais il y a une autre caractéristique nutritionnelle des huîtres : ce sont d'excellentes sources de micronutriments. Au premier plan, il y a l'iode. Dix à douze huîtres, c'est en moyenne 100 microgrammes d'iode, alors que les besoins des adultes, c'est 150 microgrammes par jour. Ce coquillage apporte bien d'autres minéraux, comme du phosphore et des vitamines, notamment de la vitamine B12. Il contribue donc au maintien d'un équilibre alimentaire optimal pour une bonne santé.

Un autre point fort de l'huître, c'est la qualité des graisses qu'elle contient. Elles appartiennent à la famille des oméga 3, dont la bonne réputation n'est plus à faire. À l'inverse, sa chair est pauvre en graisses saturées, celles qui sont accusées de faire monter le taux de cholestérol sanguin et de boucher les artères.

Sel, polluants et bactéries

L'huître semble être le superaliment qu'il faudrait consommer tous les jours pour être en pleine forme. Malheureusement, elle a aussi ses limites. On peut en compter trois principales :

La première, c'est sa teneur en sel. Douze huîtres apportent l'équivalent de trois pincées de sel. C'est pire si vous les consommez avec du pain et du beurre salé.

La seconde, encore mal évaluée, est sa contamination par des polluants de la mer, notamment par des microplastiques. Mais on ne sait pas aujourd'hui mesurer l'impact sanitaire réel des huîtres ainsi polluées.

Et puis il y a le risque lié à l'ingestion d'huîtres contaminées par des micro-organismes, comme des bactéries, qui peuvent provoquer des gastro-entérites. C'est relativement peu fréquent et bénin pour la majorité d'entre nous, mais cela peut être dangereux pour les personnes qui ont une immunité défaillante.

En résumé et en pratique :
  • L'huître est clairement un aliment nutritionnellement très riche.
  • Attention aux personnes qui doivent limiter leur apport en sel, en particulier si elles souffrent d'insuffisance cardiaque : un seul repas avec des huîtres peut aggraver la maladie.
  • Par principe de précaution, compte tenu des doutes régnant sur les polluants qui contaminent les huîtres, il est préférable de ne pas en manger trop souvent. On en profite à l'occasion et, pour ceux qui le souhaitent, jusqu'à une ou deux fois par semaine. (selon "Le point")
24 février 2024

Une sonde américaine privée s'est posée sur la Lune.

Notamment chargée d'analyser l'eau présente sur le pôle Sud de la Lune, cette mission privée est la première à alunir avec succès.

lune0C'est un grand pas pour l'industrie spatiale: une sonde de l'entreprise américaine Intuitive Machines s'est posée sur la Lune jeudi, marquant le premier alunissage d'un appareil américain depuis plus de 50 ans, et une première pour une société privée.

« Nous pouvons confirmer sans aucun doute que notre équipement est sur la surface de la Lune, et que nous transmettons » un signal, a déclaré Tim Crain, responsable chez Intuitive Machines, durant le direct vidéo de l'entreprise. Cette dernière a ensuite confirmé sur X que l'alunisseur avait bien atterri « debout » et commencé à « envoyer des données ».

Alunisage autonome

L'alunissage a eu lieu à 17h23 heure de Houston, au Texas, où se trouve la salle de contrôle de l'entreprise (vendredi 0h23, à Paris). L'alunisseur Nova-C, qui transporte notamment des instruments scientifiques de la Nasa, mesure un peu plus de quatre mètres de haut. Il avait décollé la semaine dernière de Floride.

La descente était l'étape la plus redoutée de la mission, nommée IM-1. Des lasers qui devaient normalement permettre à l'appareil de se guider n'ont pas fonctionné, mais une solution de secours a pu être utilisée: un instrument de la Nasa à bord qui devait, à l'origine, être seulement testé durant la mission. Une dizaine de minutes avant l'atterrissage, une importante poussée du moteur a servi à freiner Nova-C, qui évoluait auparavant à pas moins de 1 800 mètres par seconde. Durant la descente finale, la sonde était complètement autonome.

Des images sont maintenant attendues, y compris celles d'un petit engin équipé de caméras, développé par l'université d'aéronautique Embry-Riddle, qui devait être éjecté de l'alunisseur au dernier moment pour capturer de l'extérieur l'alunissage.

Retour américain depuis Apollo

Un appareil américain n'avait pas atterri sur la Lune depuis la fin du mythique programme Apollo, en 1972. « Pour la première fois en plus d'un demi-siècle, les Etats-Unis sont de retour sur la Lune », s'est félicité dans une vidéo le patron de la Nasa, Bill Nelson. Et « pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, une entreprise privée, une entreprise américaine, a décollé et mené le voyage jusque là-haut ».

L'Inde et le Japon ont récemment réussi à alunir grâce à leurs agences spatiales nationales, devenant les quatrième et cinquième pays à le faire, après l'Union soviétique, les Etats-Unis et la Chine. Mais plusieurs entreprises -- israélienne, japonaise et américaine -- avaient jusqu'ici échoué à reproduire la même prouesse.

L'endroit qui était visé par Intuitive Machines se trouve à environ 300 kilomètres du pôle sud de la Lune, un cratère nommé Malapert A. Le pôle sud lunaire intéresse car il s'y trouve de l'eau sous forme de glace, qui pourrait être exploitée. La Nasa souhaite y envoyer ses astronautes à partir de 2026 avec ses missions Artémis, et c'est notamment pour les préparer qu'elle cherche à étudier de plus près cette région encore peu explorée.

Réduction de coût

« Quel type de poussière ou de terre s'y trouve? A quel point fait-il froid ou chaud? Quelles sont les radiations? Ce sont des choses que vous voulez savoir avant d'envoyer de premiers explorateurs humains », a expliqué Joel Kearns, responsable à la Nasa.

Pour cette phase d'exploration, la Nasa utilise son tout nouveau programme, nommé CLPS. Au lieu de développer elle-même des vaisseaux pour la Lune, l'agence spatiale américaine a chargé des sociétés privées d'y emporter son matériel scientifique. Intuitive Machines est l'une des entreprises sélectionnées, et le montant de son contrat avec la Nasa pour cette première mission s'élève à 118 millions de dollars.

L'objectif est de réduire les coûts pour l'agence publique, de pouvoir faire le voyage plus fréquemment, mais aussi de développer une économie lunaire. Et ce malgré les risques d'échec. Une première mission du programme, menée par l'entreprise américaine Astrobotic, n'avait pas réussi à atteindre la Lune le mois dernier.

Sept jours d'activité

L'alunisseur d'Intuitive Machines, dont l'exemplaire utilisé pour cette mission est baptisé Odysseus, contient aussi six cargaisons privées. Parmi elles: des sculptures de l'artiste contemporain Jeff Koons représentant les phases de la Lune. La Nasa compte pour sa part six instruments scientifiques à bord.

L'un d'eux doit par exemple étudier le plasma lunaire (couche de gaz chargé en électricité), et mesurer les ondes radio en provenance du Soleil et d'autres planètes. Odysseus, qui est alimenté en énergie grâce à ses panneaux solaires, devrait désormais fonctionner durant sept jours environ, avant que la nuit ne s'installe sur le pôle sud lunaire. (selon AFP et DNA)

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23 février 2024

Pourquoi faut-il sauver les vautours ?

Parce que ces charognards, souvent considérés comme des animaux funestes, sont utiles pour les populations humaines et l’écosystème. « Ils peuvent réaliser l’équarrissage d’une carcasse en une heure en moyenne, ce qui est beaucoup plus rapide que les moyens industriels », note Olivier Duriez, du Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive (CEFE-CNRS). En leur absence, les détritivores (coléoptères, bactéries…) ne seraient pas assez efficaces pour faire disparaître un cadavre.

Des animaux en voie d’extinction

D’autres animaux en contact avec les hommes, comme les rats ou les chiens errants, s’en chargeraient et contribueraient à la propagation de certaines maladies (rage ou peste). Or, selon une étude de l’ONG BirdLife en avril 2018, 69 % des espèces de vautours sont menacées et 50 % sont en danger critique d’extinction. En cause, l’empoisonnement suite à la consommation de carcasses de bétail traité avec des antibiotiques ou l’élimination volontaire par l’homme. (selon "ça m'intéresse")

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