Manuel Valls en visite officielle au Burkina-Faso
Il doit réparer ses bourdes !
"Manuel Valls, le Premier ministre français, est à Ouagadougou. Il a été accueilli à sa descente d’avion par le premier ministre Paul Kaba Thiéba. Manuel Valls est ensuite allé au salon d’honneur de l’aéroport de Ouagadougou. Il a eu un bref échange avec le premier ministre Paul Kaba Thiéba et quelques membres de son gouvernement Après un bref entretien entre les premiers ministres Valls et Thiéba, les deux chefs de gouvernement se sont rendus à la présidence du Faso pour une séance de travail avec le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré. Au sortir de cette rencontre le premier ministre français a indiqué avoir abordé des questions de coopération sur des secteurs comme la sécurité, la santé et l’éducation. M. Valls et sa délégation se sont ensuite rendus sur l’avenue Kwamé N’Nkrumah, où se trouvent l’hôtel Splendid et le café-restaurant Cappuccino, cibles des attaques terroristes du 15 janvier, ayant fait 30 morts et 71 blessés dont un gendarme des forces spéciales françaises."
Voilà pour le communiqué officiel publié ce samedi par le gouvernement du Burkina-Faso.
En réalité, il semble bien que Manuel Valls soit venu réparer une bourde qu'il a commise en France. C’était il y a un mois. Quatre jours après les attentats de Ouagadougou ayant fait trente morts et près de 70 blessés, le premier ministre Manuel Valls affirme lors des questions orales de l'Assemblée Nationale que les attaques ont été perpétrées par six agresseurs.« Trois ont été tués et trois sont encore recherchés », déclare le premier ministre lors de la séance de questions au gouvernement. A Ouagadougou, c’est la stupeur. Le bilan des autorités burkinabées diverge et fait état de trois assaillants, tous abattus. « Nous avons été surpris et nous nous sommes posé beaucoup de questions », explique Denis Zoungrana, rédacteur en chef par intérim de la très populaire radio burkinabée Omega. « Cela voulait-il dire que les autorités françaises avaient la main mise sur les opérations et disposaient d’informations que les autorités burkinabées n’avaient pas ? » Finalement, l’information donnée par Manuel Valls s’avérera erronée. Les terroristes n’étaient que trois, comme l’avaient précédemment annoncé les autorités burkinabées. Mais à Ouagadougou, la bourde médiatique a mal passé. D’autant plus que quelques jours plus tôt, d'autres messages du premier ministre français avait déjà créé la polémique.
Les responsables burkinabés et français souhaitent aussi éviter les infiltrations de jihadistes jusqu’à Ouagadougou et éviter que le drame du 15 janvier dernier ne se reproduise, il est nécessaire de renforcer la surveillance aérienne de la frontière nord du Burkina Faso, limitrophe avec le Mali.
En conséquence, le Burkina souhaite s’équiper d’une flotte d’avions de surveillance et d’hélicoptères. Pour cela, il a besoin de la France, la question est donc à l’étude. La France a annoncé une aide financière au Burkina Faso dans un tout autre secteur : quelque neuf millions d’euros dans le secteur éducatif, via l’Agence française de développement. En sortant du palais présidentiel, Manuel Valls a affirmé que si l’Europe voulait endiguer les flux migratoires, elle devait aider davantage les pays du Sahel à se développer. Les affaires reprennent ...
