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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
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31 janvier 2017

Fillon chez les sénateurs

On a déjà deux tomes des notes écrites par l'attachée familialement parlementaire du candidat Fillon, à savoir

  • Fillon et Pénélope
  • Fillon chez les Belges

Un troisième album devrait bientôt sortir

  • Fillon chez les sénateurs

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Moins d’une semaine après l’éclatement de l’affaire dite Penelope Fillon, une nouvelle bombe vient d’exploser dans la campagne du candidat de la droite. Selon Mediapart et Le Journal du Dimanche, François Fillon est soupçonné d’être lié à une affaire de détournement de fonds au Sénat. D’après leurs informations, il aurait profité d’un système de détournement portant sur l’enveloppe versée aux sénateurs pour rémunérer leurs collaborateurs.

François Fillon aurait ainsi récolté plus de 20 000 euros

Concrètement, une fois les salaires des collaborateurs payés, des sénateurs UMP n’auraient pas gardé l’éventuel résidu pour financer le fonctionnement de leur groupe parlementaire comme le prévoit la loi, mais ils l’auraient plutôt détourné via une association et ce, entre 2009 et 2014.

Ce dossier est instruit depuis 2012, suite à une dénonciation de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Pour le moment, cinq personnes dont trois sénateurs ont été mises en examen pour détournement de fonds publics et recel. Toutes assurent pourtant que ce système consistant à déléguer une partie des crédits collaborateurs au groupe qui les reversait ensuite aux sénateurs via une association n’avait rien d’illégal. Et c’est justement ce que tente aujourd’hui de vérifier la justice.

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1 décembre 2016

Fillon truqueur de comptes ?

François Fillon passe pour un Premier ministre modeste, obnubilé par les déficits publics et soucieux de limiter les dépenses de l'Etat. A la différence d'un président plus flamboyant, Fillon joue au maximum la carte d'un Premier ministre rigoureux, voire austère. Mais dans son édition du 3 juin 2009, le Canard Enchaîné révèle que François Fillon a agrandi son appartement de fonction pour loger son épouse et trois de ses enfants. De 78m² du temps de Raffarin, l'appartement du Premier ministre est passé à 309 m² dont 213 m² pour la partie privative. Mais ce n'est pas tout, le Premier ministre se targue d'avoir baissé les dépenses de fonctionnement de Matignon. En réalité, les frais de personnels, comme les voyages, sont assurés par d'autres administrations.

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La surface du logement de fonction de Fillon a triplé

René Dosière, député apparenté socialiste et spécialiste des dépenses du pouvoir exécutif, a demandé aux services de Matignon quelle était la superficie de l'appartement du Premier ministre. Un an plus tard, il a enfin obtenu une réponse de la part du directeur de cabinet de Matignon : "M. Fillon dispose d'un appartement de 7 pièces, pour une surface totale de 309,72 m², pièces de réception comprises. La partie strictement privative est de 213,73 m²". Or, selon le Canard Enchaîné, l'appartement du Premier ministre du temps de Raffarin ne mesurait que 78,40 m². 
Comment expliquer que la surface du logement de fonction ai triplé ? Interrogé par le Canard, un collaborateur du Premier ministre avoue qu'il annexé un bureau de 26 m². Mais l'hebdomadaire remarque que ça ne suffit pas pour expliquer le triplement de la surface : "C'est un secret, ne le répétez pas : Fillon s'est agrandi pour loger son épouse et trois de ses enfants".

Les employés de Matignon sont payés par d'autres administrations

Le manque de transparence concerne également la gestion des dépenses de personnels de Matignon. Au 1er janvier 2008, 40 des 62 membres du cabinet du Premier ministre étaient payés par des administrations extérieures. Leurs salaires n'entrent donc pas dans le budget de Matignon, que Fillon se vante d'avoir diminué. Parmi ces membres de cabinet, certains sont mis à disposition par le Conseil d'Etat, d'autres par le Sénat. Une partie des autres fonctionnaires de Matignon (secrétaires, chauffeurs, gardes-du-corps) est également prise en charge par d'autres organismes. 
François Fillon a présenté un budget de crise pour 2008. Mais, en réalité, le nombre de fonctionnaires dont le salaire est pris en charge par des institutions extérieures a augmenté. Au 1er juillet 2008, 49 des 70 membres du cabinet ne sont pas payés par le budget de Matignon (contre 40/62 six mois plus tôt). Même constat pour les fonctionnaires en service à l'Hôtel de Matignon : 230 étaient rémunérés par d'autres (contre 185 six mois plus tôt).
Comme l'Elysée, Matignon s'était engagé à davantage de transparence. Si la transition doit être progressive, car entraînant une hausse immédiate du budget, il apparaît que Matignon a fait exactement l'inverse l'année dernière en augmentant son personnel mis à disposition. Ce petit tour de passe-passe a permis à Fillon de présenter un budget de rigueur en temps de crise.

François Fillon voyage sur les crédits du ministère des Affaires étrangères

Dernier poste de dépense caché de Matignon : les voyages du Premier ministre. Le budget de l'Elysée entre 2007 et 2008 est passé d'environ 30 millions d'euros à plus de 100 millions d'euros car Nicolas Sarkozy a rapatrié toutes les dépenses de l'Elysée dans son budget et cessé l'hypocrisie qui consistait à financer une partie des dépenses de l'Elysée par d'autres ministères (depuis, on a vu que certaines dépenses étaient camouflées par les services de Nicolas Sarkozy). Les voyages de Nicolas Sarkozy coûtent 20 millions d'€ et apparaissent désormais sur le budget de l'Elysée, et non plus sur le budget du ministère des Affaires étrangères.
Matignon n'a pas cru bon de faire la même chose. Aucun des déplacements de François Fillon n'est payé par le budget de Matignon comme le révèle le Canard Enchaîné : "Les vols à l'étranger sont pris en charge par le ministère des Affaires étrangères. Selon les connaisseurs, la facture dépasse pourtant allègrement le million par an".
Autrement-dit, là encore, le coût des voyages du Premier ministre échappe au budget de Matignon, Fillon peut ainsi afficher un budget de rigueur en temps de crise. ("Le Canard Enchaîné" du 2 juin 2009)

22 novembre 2011

Hôpital de Sélestat : Fillon passe, le passif reste

2011_05_30_fillon_1Le 30 mai dernier, François Fillon et son armada UMP de ministres (Xavier Bertrand, ministre du travail, Nora Berra, secrétaire d'Etat à la santé, et bien sûr le ministre alsacien Philippe Richert), le député-conseiller régional, le conseiller général-maire en écharpe tricolore, inauguraient en grandes pompes l'hôpital de Sélestat rénové ! D'ailleurs le maire Marcel Bauer jubilait : "J'ai fait un rêve, il s'est réalisé !" Presque aussi important ce rêve que celui de Martin Luther King ! Et le premier ministre déclarait même que c'était "l'hôpital le plus moderne".

Cinq mois plus tard, la chansonnette est toute autre et le rêve s'est transformé en cauchemar ! Les "huiles" sont loin, mais le déficit de gestion reste ! L'hôpital rénové a d'ailleurs moins de lits que l'ancien ! Comme la situation budgétaire devient intenable, c'est le personnel qui est appelé à l'aide par la direction : "Notre établissement est confronté depuis plusieurs mois à des difficultés financières ...", dans une lettre adressée à tout le personnel pour l'inviter à une réunion d'information le vendredi, 18 novembre. Plus de 300 personnes concernées sont venues crier leur indignation de voir qu'on voulait leur faire payer la mauvaise gestion des dirigeants qui annoncent un déficit prévisionnel de 2,5 millions d'€, alors que l'Etat est en retard de dotation de plus de 1 million d'€. La direction annonce donc sous les huées du public 12 mesures dont les plus graves sont le non-renouvellement des contractuels (CDD), l'encadrement voire la réduction des ITT (20 jours de RTT ramenés à 10) et de nombreuses primes (indemnité d'astreinte de 500 €, ...). 

D'ores et déjà, la CGT appelle à la mobilisation. D'autre part, il semble qu'un collectif "les indignés de Sélestat" s'est également mis en place. Tous se donnent rendez-vous le 13 décembre prochain pour des "actions de masse", car la mise en déficit de nos services de santé a lieu au plan national (voir "L'Est Républicain" du 17/11 qui relate la mise sous tutelle de l'hôpital de Hayange en Moselle).

10 novembre 2011

Le bilan !

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6 avril 2011

La guerre Sarkozy - Fillon

ÉCOUTEZ :

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6 février 2011

L'hypothétique union de la droite

AFPIB56_300x199André WANDOCH  fait paraître dans la rubrique "Chroniques des abonnés" du journal "le Monde" :

"On savait la droite diverse. Au rythme de son évolution actuelle, on va bientôt pouvoir parler de droite éclatée. Si l'on examine les différentes déclarations des leaders des courants et sous-courants qui la constituent, on voit apparaître moins de pensées que d'arrière-pensées.

Ce qui rend l'analyse complexe, c'est l'obligation de nous projeter en grande partie non pas sur l'élection présidentielle de 2012, mais bien sur celle de 2017. Pour la prochaine échéance, le principal candidat de la droite en la personne de Nicolas Sarkozy ne fait pas débat. Sauf évènement exceptionnel de dernière minute, il est certain que sa candidature sera confirmée. Seule question en suspens : faut-il réaliser l'union de la droite UMP dès le premier tour, ou faut-il avoir plusieurs candidats dans l'espoir de ratisser plus large au second tour ? La bataille consistant à être le principal porteur et instigateur du projet présidentiel se situe déjà dans une logique de candidature en 2017. C'est la légitimité du chef de gouvernement contre celle du chef du parti majoritaire. On avait connu ce genre de duel au Parti Socialiste en 1986. Il opposait Lionel Jospin, premier secrétaire, à Laurent Fabius, premier ministre, pour la conduite des élections législatives.

Dans la perspective de 2017, on peut distinguer dans l'UMP actuelle deux courants qui eux-mêmes se scindent en deux. D'un côté les ex-RPR, une partie derrière JF Copé, les autres derrière F. Fillon, de l'autre côté les ex-UDF, divisés entre Radicaux et Nouveau Centre. On pourrait bien sûr compliquer encore la situation en introduisant dans cet état des lieux, F. Bayrou et son Modem ainsi qu'une personnalité qui à n'en pas douter jouera un rôle important, Marine Lepen et lefront National. Le rôle que jouera cette dernière est contrairement aux autres directement dépendant de l'élection de 2012.

Depuis le dernier remaniement, on peut dire que le pouvoir appartient presque exclusivement aux ex-RPR. Fillon à Matignon, Copé à l'UMP et au groupe parlementaire à travers son ami Jacob. Il est probable que JF Copé a participé à la reconduction deF. Fillon au poste de premier ministre plutôt qu'à la nomination de J.-L. Borloo. L'explication est probablement plus tactique que politique. En cas de défaite de N. Sarkozy en 2012, il ne serait pas seul en qualité de secrétaire général du parti à assumer l'échec. La responsabilité serait partagée avec le chef du gouvernement. Hors du gouvernement, F. Fillon aurait été moins contrôlable. Néanmoins, la bataille entre ces deux prétendants fait rage. On peut d'ailleurs se demander parfois dans quelle mesure J-F Copé ne mise pas sur un échec de N. Sarkozy. Il ne se passe pas une semaine sans qu'un membre du gouvernement ne soit envoyé au front pour contrer les positions du maire de Meaux. Qu'il s'agisse du débat sur les 35 heures, celui sur le patrimoine des députés ou plus récemment celui sur la TVA sociale, ses positions vont toutes à l'encontre des positions du gouvernement. Les débats qu'il suscite ne font pas partie de la feuille de route fixée par le Président de la République. Si au sommet du pouvoir on n'intervient pas pour dénoncer ce que sont d'après Dominique Paillé (autre victime de Copé) des débats non maîtrisés, ils peuvent représenter dans le débat des présidentielles un handicap non négligeable.

Les ex-UDF représentés principalement par les radicaux de J-L Borloo et les centristes disséminés dans plusieurs chapelles avec comme principal leader actuel H. Morin, donnent l'impression d'avoir moins d'ambitions. C'es probablement l'habitude d'être les éternels supplétifs. Malmenés lors du dernier remaniement, ils ne donnent pas l'impression de vouloir peser par eux-mêmes dans le combat des présidentielles. Les difficultés qu'ils rencontrent pour réaliser leur union leur enlèvent une bonne partie de leur crédibilité. Pour eux aussi il reste avant 2017 beaucoup de travail à réaliser avant d'espérer peser efficacement sur le destin du pays.

On le voit, surmonter les difficultés inévitables causées par des visions qui sans être antagonistes peuvent être différentes n'est pas l'apanage de la gauche. Dans ce domaine, la droite n'a rien à envier. Par respect pour ceux qui se battent principalement pour des idées, nous n'aborderons pas les problèmes d'ambitions personnelles."

André Wandoch - Lalaye

5 novembre 2009

L'usine à gaz du Conseil National de la Montagne

fillonComme prévu, le premier ministre François Fillon a réuni les élus de montagne au CNM (Conseil National de la Montagne), institution créée en 1985 et réunie une première fois en 2006, et une deuxième fois ce 3 novembre. Il a écouté certes les doléances de tous ces élus, mais les a-t-il entendus ? Son communiqué de presse semble bien indiquer que non ! Il n'a en tous cas répondu à aucune des questions urgentes posées ! Ci-dessous in extenso :

Communiqué de presse de Matignon du 3/11/2009 :

"Le Premier ministre, François Fillon, a installé ce jour au siège de la DIACT, le nouveau Conseil National de la Montagne (CNM) et ainsi que sa Commission Permanente, en présence de plusieurs membres du gouvernement. Les échanges, nombreux et approfondis, ont porté sur trois sujets principaux.

CNMLa loi Montagne. Cette loi s’est imposée comme un texte de référence. Elle a posé le principe d’une évolution progressive de la société montagnarde, dans le respect de sa culture et de son identité. Elle a élevé le développement équitable et durable des territoires de montagne au rang d’objectif d’intérêt national. Enfin, elle encourage la diversification de leur économie et l’amélioration des services à la population. 25 ans après sa publication, François Fillon propose d’engager avec le CNM un bilan de cette loi, afin de porter un diagnostic sur sa mise en œuvre et la réussite de ses objectifs. Le Premier ministre a confié à la DIACT la coordination opérationnelle de ce bilan, dont les conclusions seront portées par la commission permanente lors du prochain Conseil National de la Montagne, à l’automne 2010.

La réforme des collectivités locales. Dans le prolongement du récent congrès de l’Association nationale des élus de Montagne, ceux-ci ont souhaité que les réformes proposées au Parlement maintiennent la représentativité des territoires de montagne au sein des assemblées locales et que les futurs textes prennent en compte les particularités des massifs. Le Premier ministre a demandé qu’un groupe de travail du CNM soit créé sur ce sujet et définisse les axes d’une bonne adaptation de la réforme aux territoires de montagne.

Le devenir des territoires de Montagne. Les territoires de montagne sont confrontés à diverses évolutions environnementales, économiques et sociales que les politiques publiques doivent prendre en compte. Des groupes de travail portant sur le devenir des stations de moyenne montagne, de l’agriculture de montagne, les interventions européennes en faveur de la montagne, la gestion des espaces de montagne et les services aux populations de montagne ont été mis en place.

Le Premier ministre a donc proposé un programme ambitieux au nouveau Conseil National de la Montagne :

  • dresser le bilan de la loi Montagne, 25 ans après sa publication,

  • avancer des propositions sur la gouvernance des territoires de montagne,

  • articuler les impératifs de l’agriculture, du tourisme et des services au public.

usine_gazFrançois Fillon a fixé la prochaine réunion du CNM en formation plénière à l’automne 2010, pour échanger sur les conclusions de ces différents travaux et envisager les suites à donner."

Nos élus se sont déplacés pour rien ! Où est le "programme ambitieux" évoqué par François Fillon ? Bye, bye, à l'année prochaine ... peut-être pour une nouvelle "réunion Théodule" (*) !

* Réunion Théodule : expression utilisée par le général De Gaulle en parlant d'une réunion inutile et sans résultat.

  • Décret concernant le CNM : CNMloi

1 avril 2009

Un décret pas très efficace !

v_7_1095401_1214061880Chouette ! chose promise, chose dûe ! et le premier ministre annonce illico presto un décret qui va faire trembler tous les riches ! Lors d'une conférence de presse à Matignon, il a évoqué "des règles de temps de crise", qui s'appliqueront à partir de mardi et au moins "jusqu'à la fin de 2010". François Fillon a évoqué trois cas de figure : grandes banques et constructeurs  automobiles aidés par l'Etat, entreprises publiques et les autres, notamment celles où est entré le Fonds stratégique d'investissement (FSI) de l'Etat. Pour les banques et constructeurs automobiles aidés, "leurs dirigeants devront renoncer aux stock-options et aux actions gratuites, et accepter que les parts variables et exceptionnelles (bonus, ndlr) de leur rémunération soient stricement encadrées, de même que les éventuelles indemnités de départ", a déclaré le Premier ministre. Les bonus seront interdits en cas "d'importants licenciements". "Les entreprises publiques devront respecter des règles et principes de gouvernance de haut niveau en termes éthiques", a-t-il ajouté, flanqué de Brice Hortefeux (Travail) et Christine Lagarde (Economie). Les "parts variables" de leurs rémunérations, ainsi que leurs indemnités de départ (parachutes dorés), seront encadrées.890_855_Montage A ce jour, les seules entreprises concernées sont les six grandes banques françaises (Société générale , BNP Paribas , Crédit agricole , Banques populaires, Caisses d'Epargne, Crédit Mutuel) et les deux groupes automobiles Renault et PSA. Et les autres ? Rien, TOTAL et Cie, par exemple, peuvent continuer comme avant ! Et ce même jour, on apprend que le président de la Société Générale, Daniel Bouton, "le bourreau de Kerviel", prépare ses vieux jours en s'octroyant, selon l'Express.fr, une retraite d'un montant de 1 million d'€/an ! de quoi s'acheter un petit pain, un bout de chocolat et un ticket de bus par jour ! Mon cher François, inefficace et plein d' "oublis", ton mini-décret ne fait pas peur à une mouche dans le monde des finances qui a provoqué la crise économique et sociale.

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Les compagnies pétrolières aux bénéfices mirobolants : pas touchées par le décret !

30 novembre 2008

Ah que coucou, Fillon

fillonSifflé par les maires de France, le premier ministre François Fillon s'est fait mieux accueillir en Suisse, où utilisant sa plus belle langue de bois il a déclaré haut et fort :

"La Suisse n'est pas un paradis fiscal !"

Cette astucieuse "contre-lapalissade" qui a conclu la première visite officielle française depuis 17 ans, a réchauffé le coeur de nos voisins helvètes et  a même, paraît-il, fait sourire le célèbre "demi-suisse" Johnny Halliday !

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(extrait du "Canard Enchaîné)

27 novembre 2008

Darcos absent, Fillon sifflé !

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Environ 2.000 maires, qui assistaient hier à un débat sur les réformes à l'école dans le cadre du congrès de l'Association des maires de France, ont quitté la salle pour protester contre l'absence de Xavier Darcos, ministre de l'Education Nationale. Un sujet épineux devait être abordé : l'affaire du "service minimum" lors de la grève des enseignants. En Lorraine, un certain nombre de maires a même été poursuivi devant le tribunal administratif. Pour rappel, à Villé, aucun service minimum n'avait été organisé. Les parents ont dû garder leurs enfants, souvent en prenant congé auprès de leur employeur, ce qui ne va pas améliorer leur pouvoir d'achat déjà en berne, ou ont mis à contribution les papis et mamis. Déjà lors de l'ouverture du congrès des maires, le premier ministre François Fillon avait été sifflé lorsqu'il avait évoqué le SMA (service minimum d'accueil) dans les écoles. Les maires sont en général des élus très calmes et posés, mais là, la coupe était pleine. "Devant le mépris dont nous sommes l'objet, je propose que nous quittions l'auditorium", avaient lancé le maire de Saint-Martin-d'Hères René Proby (parti communiste), puis celui de Périgueux Michel Moyrand (PS), victorieux de M. Darcos aux dernières municipales. La moitié des quelque 4.000 élus qui assistaient au débat ont alors quitté la salle. Les collectivités locales doivent-elles constamment pallier aux défaillances de l'Etat ? Le problème est récurrent, et le SMA a fait déborder le vase.

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