Mes impressions sur une élection
Ce matin, comme tout bon citoyen, je suis allé voter. A 10 h 45 très exactement ! Première surprise, la porte d'entrée de la mairie, cette belle et nouvelle cage en verre, est fermée. On ne peut entrer au bureau de vote que par l'entrée réservée aux handicapés. Histoire de faire comprendre aux électeurs de Villé qu'ils sont des dégénérés ? D'où une longue file d'attente ... une impression ou une réalité de peu d'abstentions, nous le verrons ce soir !
Autre surprise : près d'une centaine de cartes d'électeurs déposées sur une table, près des responsables du bureau de vote. Des bulletins pour ceux qui auraient l'intention de voter pour eux-mêmes ? Certes pas ! Renseignements pris, il s'agit des cartes d'électeurs de personnes n'ayant plus le droit de vote : personnes ayant déménagé et inscrites dans une autre commune, personnes décédées, etc... Au point de se demander, si la commission électorale siégeant en général dans les premiers jours de janvier a fait son travail, ou même si elle a siégé ? J'avais moi-même reçu la carte d'électeur de ma tante décédée le 1er juin 2011. Mon sens civique ne m'a évidemment pas poussé à aller à la gendarmerie demander une procuration pour elle. Je ne tiens pas à ce que Villé devienne la Corse du sud du Bas-Rhin. Mais ce n'est pas un cas unique : une voisine du quartier a reçu la carte d'électeur de sa mère décédée il y a deux ans!
Espérons que Villé est le village gaulois unique où la liste électorale n'est pas à jour ! Guéant, pour le 6 mai, viens faire un saut dans notre fond de vallée !
Conditions de détention en France : toujours à l'index !
STRASBOURG (Reuters) - Les conditions de détention en France se sont améliorées au cours des dernières années mais restent toujours problématiques au cours des gardes à vue, estime le Conseil de l'Europe dans un rapport publié jeudi. Le Comité de prévention de la torture (CPT), qui a visité fin 2010 plusieurs hôtels de police, a rencontré des cellules glaciales, une saleté parfois "repoussante" et des détenus laissés sans couverture ni produits d'hygiène ou accès à une douche. Dans un rapport publié avec l'accord de la France, il critique la taille "réduite et même très réduite" de certaines cellules (de 2,5 à 4,5 m2), ainsi que l'absence de système d'appel, y compris dans les locaux d'une brigade de gendarmerie dont les militaires étaient régulièrement absents. Le CPT, qui veille au respect des droits de l'homme dans les lieux de détention des 47 Etats membres du Conseil de l'Europe, porte, cela dit, un regard bienveillant sur les réformes intervenues récemment en France telles que la loi pénitentiaire de 2009 et la réforme de la garde à vue en 2011. Il en constate aussi les limites en estimant notamment que la France doit lever les dérogations prévues pour interdire à un avocat d'assister son client dès la première heure de détention. Reconnaissant qu'il peut être nécessaire, "à titre exceptionnel et dans les intérêts légitimes de l'enquête" de différer l'accès d'une personne gardée à vue à "l'avocat de son choix", il maintient l'intangibilité du droit d'accès à "un avocat".
Surpopulation persistante
De même, si la loi pénitentiaire consacre le principe de l'encellulement individuel, le CPT constate la persistance d'une surpopulation, essentiellement dans les maisons d'arrêt. Tous lieux de détention confondus, il y avait au 1er décembre 2010, 61.473 détenus pour 56.463 places, rappelle-t-il. Si la situation dans les prisons n'est, pour autant, pas jugée indigne, le CPT se dit "très préoccupé" par l'absence d'amélioration des conditions de transfert des détenus en milieu hospitalier extérieur. Il pointe des dispositifs de sécurité souvent "disproportionnés et non conformes à la déontologie médicale, tels que le maintien d'entraves aux pieds et aux mains ainsi que d'une présence policière jusque dans la salle d'opération d'un hôpital". Le CPT s'inquiète aussi du manque d'effectifs dans certains établissements, comme le centre de détention du Havre, avec un fonctionnaire pour 60 détenus, ou pour tout un étage. Lors de sa précédente visite en 2006, le CPT avait dénoncé les conditions de vie "indignes" dans les établissements psychiatriques. Reconnaissant, là aussi, des progrès, il demande un effort accru pour développer les Unités hospitalières spécialement aménagées, destinées aux détenus souffrant de problèmes psychiatriques, ou les Unités pour malades difficiles. Faute de places suffisantes dans ces dernières, certains patients sont laissés jusqu'à six mois dans des chambres d'isolement, "fréquemment sous contention complète", autrement dit bras, jambes et abdomen entravés, affirme le rapport. "Le maintien de patients dans de telles situations s'apparente à un traitement inhumain et dégradant", estime le CPT.
Edité par Jean-Stéphane Brosse
Histoire de la France Forte
Histoire de Steige
L'Allemagne et la grève des hôpitaux
Il n'y a pas que chez nous qu'il y a la crise dans les hôpitaux et les services de santé ! Tout le le sud-ouest allemand est touché. A Fribourg-en-Brisgau, près de 1000 salariés de la clinique universitaire ont manifesté. Leurs revendications : une augmentation de salaires de 6,9 % pour compenser la baisse du pouvoir d'achat (avec un minimum d'augmentation de 250 €) et 100 € d'indemnité de formation. La grève, qui a duré mardi de 7 h à 16h30, a touché tous les personnels, médical, administratif, technique. A Fribourg, 90 opérations ont dû être reportées (seules les urgentes ont été pratiquées). La grève a eu lieu à l'appel du syndicat VERDI. L'Allemagne, un exemple, oui, mais aussi dans les politiques d'austérité que refusent le peuple et les salariés.
Décharge sauvage : au vu et à l'insu de tous ?
Non, ce n'est pas Alsace-Nature, ni les élus écologistes des villages voisins du Val de Villé, qui ont dévoilé l'affaire. Bien au contraire, ils semblent l'ignorer complètement. Et c'est le mensuel TONIC, dont le siège se situe à Haguenau, qui publie l'information dans son numéro 157 d'avril 2012 !
De quoi s'agit-il ? Je cite TONIC : "Il y a une triplette d'années déjà, qu'un propriétaire viticulteur de Nothalten souhaitait remblayer une partie de son terrain pour y réaliser un accès à une future sortie d'exploitation agricole. L'initiative du viticulteur arrangea aussi un entrepreneur local puisqu'une fouille profonde y fut creusée, un trou béant dans lequel furent déversés des déchets verts (-), mais aussi et surtout d'autres déchets dissimulés dans des grands sacs poubelles en plastique noir. Une astucieuse manière de ne pas s'acquitter d'éventuels frais de transport et de traitement (-). Ni l'association Alsace-Nature, ni le maire de Nothalten ne sont émus de ces dépôts illicites, interdits par la loi." Le journal satirique ajoute que finalement c'est une enquête certainement "menée par FAF (fédération des aveugles et handicapés visuels de France)" qui a mis fin à ce dépôt trop visible des habitants de Nothalten. En fait la décharge sauvage a tout simplement été déplacée loin du village, aux bords de la route montant de Eichhoffen à Saint-Pierre-Bois - Hohwarth (pour les connaisseurs, juste avant deux virages en général bien négociés par Sébastien Loeb lors du rallye WRC juste avant d'emtamer la "spéciale de l'Ungerberg" ! Et qu'on ne vienne surtout pas nous dire que ce sont les supporters de l'octuple champion du monde qui ont laissé cette m... Chers écolos, vous êtes mal placés pour vous opposer aux futures éditions du WRC !
Bien recouverts, mais déchets illicites quand même !
Le champ de bataille de Verdun-im-Langenthal !
Action commune pour Coop Alsace
Les inquiétudes que suscite l’avenir du groupe Coop Alsace dépassent les clivages politiques. La preuve : le député-maire UMP de Ribeauvillé Jean-Louis Christ et le député PS Armand Jung, tous deux vice-présidents d’honneur de l’Association régionale de soutien aux Coop d’Alsace, ont lancé hier deux initiatives communes. Ils appellent « toutes les Alsaciennes et tous les Alsaciens effrayés de voir disparaître le groupe Coop » à participer à un « Coop’pique-nique géant » qui aura lieu le dimanche 29 avril de 11 h à 15 h, place Kléber à Strasbourg.
Les fournisseurs du groupe régional de distribution, les agriculteurs, les élus, les représentants des sociétaires et des salariés sont, eux, invités à participer à un colloque sur le thème « Que devient l’économie alsacienne sans le groupe Coop ? » qui se déroulera le vendredi 27 avril de 14 h à 17 h l’espace culturel le Parc de Ribeauvillé.
Ces deux manifestations ont évidemment le même objectif. Il s’agit de s’opposer « à la disparition de la Coop », expliquent MM. Christ et Jung dans un communiqué commun. Pour eux, l’option choisie par le conseil d’administration pour sauver le groupe « est une solution à très court terme. Si elle rassure les banques, elle organise le démantèlement du Coop Alsace et met en péril l’équilibre économique alsacien en renforçant la constitution d’oligopoles sur le marché alimentaire » régional.
Les députés estiment également qu’elle compromettra « le développement de nombreuses entreprises agroalimentaires » et mettra « en péril de nombreux agriculteurs ». Ils redoutent enfin qu’elle fasse « disparaître le fabuleux réseau de magasins de proximité […] fragilisant le développement du territoire et isolant dans la précarité des populations fragiles ». Une telle issue se traduirait, de plus, par « de nombreux licenciements », redoutent les élus. (DNA du 14/4/2012)
L'Alsace et le GCO
La même justice pour tous !
En quittant en Haute-Loire les salariées de Lejapy, le cortège de Sarkozy a été flashé à 200 km/h sur autoroute (130 autorisés). Source : AutoPlus. Plus rapide pour quitter les salariés que le Fouquet's, le président ! Ce matin, dans la presse régionale : un jeune automobiliste de 22 ans a été flashé sur la RN 83 à la vitesse de 198 km/h. Conséquence : retrait immédiat du permis et convocation devant le tribunal. On n'a pas appris de la presse que l'escorte et le président sont rentrés à pied. Alors, justice à deux vitesses ?







