Airbags Takata : un gros scandale
Des milliers de conducteurs de modèles Citroën se retrouvent immobilisés, tant qu'ils n'auront pas changé leurs airbags. La marque du groupe Stellantis, sur la base de nouveaux tests, vient en effet d’étendre sa compagne de “Stop drive” à toute la France, avec effet immédiat.
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Le lundi 17 février 2025 a marqué un nouveau tournant dans l’affaire des airbags Takata chez Stellantis. Ses marques Citroën et DS ont expressément demandé à 236 900 propriétaires de modèles C3 et DS3 du nord de la France, aux véhicules immatriculés entre 2008 et 2013, de les laisser à l’arrêt jusqu'au remplacement de leurs airbags. Ce qui n'était jusqu'alors pour ces conducteurs qu'un simple rappel, s'est ainsi transformé en injonction à ne plus prendre du tout le volant… Car oui, une expertise réalisée en ce début d’année à Nantes, a tout fait basculer : aux oubliettes la théorie de la ligne Clermont-Ferrand-Lyon, selon laquelle les airbags au nord de cette ligne étaient moins susceptibles d'exploser. Ce sont désormais les équipements de toute la France qui doivent impérativement être remplacés.
Ce rebondissement fait suite à une vaste campagne d'immobilisation, nommée «stop drive», lancée par le constructeur en mai dernier en Europe et au Maghreb, ainsi que dans le sud de la France et en Outre-mer. Et ce pour des questions de climat. Les coussins gonflables fournis par l’équipementier japonais Takata, et composés de cristaux de nitrate d'ammonium, seraient en effet sensibles à l’humidité et aux fortes chaleurs, que connaissent particulièrement ces régions. Et donc davantage susceptibles d’exploser au visage des conducteurs, et de provoquer des blessures graves, voire mortelles. (selon "Capital")