jeudi 15 juin 2017

Madagascar: nouvelle base arrière du terrorisme

France et Etats-Unis s’inquiètent

madagascar

En plein océan Indien, loin de l’Europe et des Etats-Unis, ancrée face à l’Afrique de l’Est, Madagascar -qui a déjà du mal à faire venir les touristes chez elle- reçoit de plein fouet une gifle dont elle se serait bien passée: faire partie de la liste des pays considérés comme refuges de terroristes.

Alors que les attentats font tache d’huile de par le monde, les malgaches pourraient ne plus être à l’abri des atrocités qui touchent la France, la Belgique, les États-Unis, les pays africains francophones. « Le pouvoir malgache tente de rassurer l’opinion publique et la communauté internationale en annonçant quelques mesures dont le renforcement des dispositifs déjà existants en matière de lutte antiterroriste,…la collaboration avec Interpol… la surveillance renforcée de certaines écoles coraniques,…l’intensification des contrôles des étrangers, spécialement ceux originaires des autres pays à risques », lit-on dans « Madagascar-Magazine » de juin 2017.

RFI rappelle « Un homme a été arrêté vendredi 20 novembre à Madagascar. Il est soupçonné d'être un terroriste, sympathisant de l'organisation État islamique. Les forces de l'ordre l'ont repéré après la diffusion de messages sur les réseaux sociaux où il véhiculait des messages islamistes de haine et anti-français. L'homme, connu des services de sécurité de l'Hexagone, a été libéré après 24 heures de garde à vue. C'est une première dans un pays qui n'a jamais été frappé par des actes terroristes liés à l'islamisme radical ».

Certaines mosquées de Mahajanga notamment, qui avaient abrité voilà quelques années Fazul Abdullah Mohammed (Comorien, l'un des principaux responsables des attentats contre les ambassades américaines le 7 mai 1998 à Nairobi, au Kenya, et à Dar-es-Salaam, en Tanzanie et chef d'Al-Qaïda dans la corne de l'Afrique dès 2009) tué en 2011, continuent de fournir des candidats au djihad international.

Des malgaches parmi les djihadistes tués au Mali

notin

Dans son ouvrage, « La guerre de la France au Mali » Jean-Christophe Notin rapporte que l’armée française a découvert, dès 2013, la présence de malgaches parmi les djihadistes tués au combat. Il s’avère que ceux-ci auraient fréquenté la même mosquée que Fazul.

C’est avec un visa touristique de court-séjour (trois mois) que les djihadistes entrent dans le pays, avant de partir vers d’autres destinations… Entre temps, fleurissent selon les services secrets américains, « la création de nombreuses écoles coraniques qui pourraient favoriser dangereusement un basculement vers l’islam radical », note le numéro 82 de « Madagascar-Magazine ». Cela dit, des visas touristiques de 15 jours seulement pourraient être délivrés aux personnes suspectées, avec un contrôle direct pour ceux qui les récupèrent à l’arrivée de l’aéroport ou des ports. Mais les frontières de Madagascar restent bien poreuses…

Pour finir, l’IFRI signale : « Outre la proximité géographique et culturelle des Comores, archipel où la menace salafiste est réelle, la réislamisation qui touche Madagascar participe d’un mouvement plus global qui s’étend en Afrique de l’Est, au Kenya, en Tanzanie ou encore en Afrique du Sud ».

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samedi 1 avril 2017

Pas de réfugiés, mais des djihadistes !

gendarmerie

Depuis le mois de novembre 2016, les villois espèraient accueillir des réfugiés dans l'ancienne gendarmerie.  6 mois plus tard, le projet semble abandonné. Le bâtiment reste délaissé, comme bien d'autres dans la Vallée (usine FTV, ancienne maison de retraite, et j'en passe).Les volets et les portails restent clos, les parterres ne sont plus fleuris au grand dam du maire de Villé qui voit s'éloigner l'espoir du maire de Villé d'obtenir une troisième fleur et du président de la comcom qui désespère de trouver une solution de reprise de l'ancienne maison de retraite.

Un repreneur enfin !

belmokhtar1

Il y a quelque temps déjà, un repreneur très discret circulait dans le Val de Villé à la recherche de lieux qui pourraient lui convenir. Et des silhouettes curieuses d'aspect rasaient les murs toutes les nuits surtout dans le bourg-centre, où toutes les lumières étaient éteintes. Dans quel but ? Nul ne pouvait le dire, bien que les agents communaux aient été alertés tous les matins par la découverte d'effractions de plus en plus nombreuses.

Finalement, par une source qui tient à rester anonyme, nous avons appris qu'il s'agissait du chef du mouvement djihadiste du Sahel, un certain Bel Mokhtar, donné pour mort depuis de longs mois, mais qui s'était réfugié clandestinement dans le Val de Villé avec une douzaine de ses gardes du corps. Et ils avaient trouvé ce qu'ils voulaient : toute la logistique pour établir un camp d'entraînement.

Une logistique très au point

a_rodrome1

Tout d'abord, les candidats au djihad arrivent par les airs. Certaines nuits le va et vient des avions était incessant du côté de l'aérodrome d'Albéville. Et cette piste, souvent peu fréquentée, voyait certaines nuits arriver un vrai défilé aérien, des hommes sautant des avions dès qu'ils touchaient le sol pour repartir sans même s'arrêter. Ces hommes étaient regroupés dans le hangar jouxtant l'aérodrome avant de partir à pied avec leur équipement vers l'ancienne gendarmerie villoise ou vers l'ancienne maison de retraite.

Les friches agricoles pour terrain d'entraînement

Une fois installés, ces "stagiaires" sont emmenés vers les friches agricoles sur les hauteurs vers Triembach-au-Val ou Albé. Les anciennes mines leur servent également de lieux d'entraînement. Enfin, paraît-il, certains exercices auraient même lieu dans l'immense cour déserte des Filatures & Tissages de Villé (FTV). Et les vestiaires des sportifs villois seraient utilisés pour les douches en fin d'entraînement. Ces djihadistes sans gêne étaient-ils à l'origine des dégradations constatées il y a quelques semaines ?

Et tout cela au nez et à la barbe des autorités locales ! Toujours selon une source discrète, il y aurait déjà eu trois stages depuis le début de l'année ! Certains regretteraient déjà d'avoir protesté contre l'arrivée de réfugiés.

frichesDjihadiste dans les friches viticoles entre Triembach-au-Val et Villé

djihad3Dans la cour des FTV ?

djihad2Après l'entraînement, la douche. Dans les vestiaires des sportifs de Villé ?

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mardi 16 août 2016

Boko Haram et les lycéennes enlevées à Chibok

Une propagande cynique ! 

boko_haram_chibok_0

Boko Haram a diffusé une vidéo de jeunes filles présentées comme des lycéennes enlevées par le groupe jihadiste nigérian en avril 2014 à Chibok, dans le nord-est du Nigeria, et a réclamé la libération de combattants emprisonnés.

Lors d'une conférence de presse organisée à Abuja par le mouvement "Bring Back Our Girls" (BBOG) qui milite pour la libération de ces lycéennes, un père a affirmé avoir reconnu sa fille, Maida Yakubu, enlevée à Chibok, une identification qui devrait être suivie de nombreuses autres.

Abubakar Abdullahi, l'un des porte-parole de BBOG, se dit en effet "certain que ce sont les filles de Chibok". "Nous reconnaissons jusqu'à dix d'entre elles dans la vidéo", a-t-il assuré à l'AFP, préférant toutefois attendre la confirmation du gouvernement nigérian et celle des parents concernés avant de diffuser plus de noms.

Le 14 avril 2014, le kidnapping sans précédent par Boko Haram de 276 adolescentes dans le lycée public pour filles de Chibok avait provoqué une vague d'indignation au Nigeria et dans le monde entier.

Cinquante-sept d'entre elles avaient réussi à s'échapper dans les heures suivant leur enlèvement par le groupe, dont le nom "Boko Haram" signifie "l'éducation occidentale est un péché" en langue haoussa et qui a pour objectif la création d'un Etat islamique indépendant.

Une première vidéo des lycéennes de Chibok avait été diffusée par Boko Haram en mai 2014.

Dans cette nouvelle vidéo de 11 minutes postée sur YouTube et dont on ignore la date de tournage, un homme au visage masqué lance: "Ils devraient savoir que leurs enfants se trouvent encore entre nos mains".

En tenue militaire, une arme automatique barrant sa poitrine, il se tient debout au milieu d'un groupe de plusieurs dizaines de jeunes filles. Toutes portent des voiles et des abayas (longue robe ample et flottante). Certaines sont assises par terre, d'autres debout à l'arrière-plan.

"Une quarantaine de ces filles ont été mariées conformément à la volonté d'Allah", assure le combattant, ajoutant que "d'autres ont été tuées dans des bombardements aériens".

Sur cette vidéo, une jeune fille s'exprimant dans le dialecte local de Chibok, la voix entrecoupée de sanglots, décrit un bombardement aérien de l'armée nigériane. A l'arrière-plan, des adolescentes s'essuient les yeux pendant son récit, l'une d'elles tenant un bébé dans ses bras.

L'homme de la vidéo poursuit en exhortant le gouvernement nigérian à libérer des combattants de Boko Haram. "Ils devraient immédiatement libérer nos frères qui sont en détention", réclame-t-il, avertissant que s'il n'accède pas à cette demande, le gouvernement ne pourra jamais secourir les filles de Chibok.

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Cette vidéo intervient après celle le 4 août du leader de Boko Haram Abubakar Shekau, qui avait refait surface au lendemain de l'annonce de son remplacement par l'organisation Etat islamique (EI) par Abou Mosab Al Barnaoui, désigné comme "Wali" (chef). Shekau y niait catégoriquement avoir été remplacé, révélant d'importantes divisions au sein du groupe.

Depuis son allégeance à l'EI en mars 2015, Boko Haram se fait appeler la Province ouest africaine de l'Organisation de l'Etat Islamique (ISWAP). Mais dimanche, le groupe a utilisé le nom Boko Haram, et non ISWAP comme lors de précédentes vidéos, ce qui laisse penser que la faction de Shekau serait derrière cette vidéo.

Selon des experts, la violence extrême montrée par Boko Haram ces deux dernières années - qui a tué des milliers de personnes dans des mosquées, des marchés et perpétré des kidnappings de femmes et d'enfants -, a rapidement été désapprouvée par des membres de l'EI, laissant entendre que Shekau ne faisait pas l'unanimité. Comme si EI était moins violent que Boko Haram ?

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dimanche 31 juillet 2016

La brigade des mères

Nadia Remadna, présidente : "le religieux a tout remplacé, les enfants sont des bombes à retardement"

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jeudi 21 juillet 2016

Attentat de Nice

Complicités et planification

camion

Voici le communiqué de ce jour du procureur de Paris François Molins chargé de l'enquête : 

"Des avancées notables dans l'enquête ont été réalisées. Cinq suspects ont été déférés pour "participation à une association de malfaiteurs terroristes", "assassinat et complicité d'assassinat en bande organisée", en relation avec une entreprise terroriste.

Les investigations ont permis de confirmer le caractère prémédité de l'acte criminel de Mohamed Lahouaiej Bouhlel. Les enquêteurs ont retrouvé des photos prises le 14 juillet 2015, un an avant les faits, du feu d'artifice et de la foule. Ils ont retrouvé des informations sur la captagon, drogue utilisée par les terroristes avant le passage à l'acte. Egalement un article de Nice Matin sur un camion qui fonce sur une terrasse, des informations sur les attentats de Paris...

Mohamed Lahouaiej Bouhlel semble avoir envisagé et mûri son projet plusieurs mois avant son passage à l'acte. Certains des individus en garde à vue corroborent cette information. Des SMS ont été envoyés par le tueur pour demander davantage d'armes.

Les cinq suspects ont participé à la préparation de l'attentat. 1278 contacts téléphoniques ont été enregistrés en un an entre Mohamed Lahouaiej Bouhlel et Mohamed Walid G. "Je ne suis pas Charlie, je suis content, ils ont ramené les soldats d'Allah pour finir le travail", disait un texto après les attentats de janvier 2015 à Paris. Mohamed Walid G. était dans le camion du tueur quelques heures avant l'attentat. Ramzy A. et le couple albanais ont fourni l'arme utilisée par le tueur. Le premier a indiqué aux enquêteurs où se trouvait une autre arme, la kalachnikov retrouvée mercredi."

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mardi 19 juillet 2016

Estrosi le "subalterne" : la polémique de trop

 Traité comme un moins que rien !

estrosi1

Depuis l'attentat qui a fait 84 morts à Nice le 14 juillet, l'ancien maire de la ville Christian Estrosi se démultiplie pour critiquer le gouvernement, qu'il accuse de n'avoir pas pris des mesures qui auraient pu éviter le drame. Et se plaint même d'avoir été traité comme "un moins qui rien" par François Hollande.

Savez-vous qui est le maire de Nice ? Perdu, il ne s'agit pas de Christian Estrosi mais de Philippe Pradal. Pourtant, depuis l'attentat qui a fait 84 morts le 14 juillet, ce n'est pas lui que l'on voit se démultiplier dans les médias pour accuser le gouvernement de n'avoir pas tout mis en œuvre pour éviter ce drame, mais son premier adjoint, un certain… Christian Estrosi ! 

Au matin du 15 juillet, quelques heures seulement après l'attentat, Christian Estrosi lâche ses premiers coups contre le gouvernement"Pourquoi l'Etat a-t-il annoncé hier à midi la levée de l'état d'urgence et décidé hier soir qu'il faut le prolonger de trois mois ? Tout ça me paraît bien désordonné", lance-t-il sur France Inter, avant de reprocher à l'exécutif de n'avoir pas mobilisé suffisamment de policiers nationaux dans sa ville pour les festivités du 14 juillet. Tout en soulignant que "l'heure n'est pas aux polémiques". Un peu quand même… Car Christian Estrosi débute aussitôt une tournée des plateaux télé pour répéter sur tous les tons ses critiques contre le gouvernement.

L'ex-maire de Nice se confie aussi à Paris-Match… où il se plaint d'avoir "été traité comme un subalterne, un moins que rien" par François Hollande lors de la venue de celui-ci à Nice, vendredi : "J'étais devenu transparent alors que tout se passait dans ma ville et concernait les Niçois."

Et tout ça, que de la politique politicienne ! Estrosi, l'apôtre de Sarkozy, ne pense déjà plus aux morts de la Promenade des Anglais ! 

estrosi2Un "roi africain" considéré comme "un moins que rien". On est proche de l'incident diplomatique !

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samedi 16 juillet 2016

Attaque djihadiste à Nice

Une méthode prônée par le «ministre des attentats» de Daech

attentat

L'attentat perpétré à Nice (Alpes-Maritimes) jeudi soir semble correspondre, même s'il n'a pas été revendiqué par l'organisation Etat islamique (ou Daech), à l'application d'une stratégie prônée par celui qui est surnommé par les services de renseignements occidentaux, le «ministre des attentats» : le syrien Abou Mohammed Al-Adnani, porte-parole officiel de l'organisation djihadiste. Vers 1h30 du matin, la section terroriste de Paris a été saisie de l'enquête. 

Abou Mohammed Al-Adnani ne cesse d'exhorter ses partisans à passer à l'action dans leurs pays d'origine. Dans un long message audio diffusé en septembre 2014 par Al Furqan, le principal média de l'EI, il lance : «Levez-vous, monothéistes, et défendez votre Etat depuis votre lieu de résidence, où qu'il soit (...) Attaquez les soldats des tyrans, leurs forces de police et de sécurité, leurs services de renseignements et leurs collaborateurs». Al-Adnani encourage ceux qu'il nomme «les soldats du califat» à utiliser n'importe quelle arme disponible.  
  

«Si vous ne pouvez pas faire sauter une bombe ou tirer une balle», exhorte-t-il, «débrouillez vous pour vous retrouver seul avec un infidèle français ou américain et fracassez-lui le crâne avec une pierre, tuez-le à coups de couteau, renversez-le avec votre voiture, jetez-le d'une falaise, étranglez-le, empoisonnez-le». «Ne consultez personne et ne cherchez de fatwa de personne», poursuit-il dans cet enregistrement, qui a depuis été partagé et diffusé par des milliers de sites internet. «Que l'infidèle soit combattant ou civil est sans importance. Leur sentence est la même : ce sont tous deux des ennemis. Leur sang est permis». Il y a un mois, le 13 juin, Larossi Abballa a utilisé un simple couteau pour tuer un policier et sa femme à leur domicile près de Paris, dans une attaque qui a été revendiquée par l'organisation jihadiste Etat islamique. 

  Celui que les milieux djihadistes nomment «le cheikh Adnani» est au fil des mois devenu une figure importante au sein de l'EI, qui pourrait être chargée, en plus de motiver des djihadistes isolés, de superviser des campagnes de terreur en Occident. Originaire de la région d'Idlib, dans le Nord de la Syrie, c'est un vétéran du djihad anti-américain en Irak, où il s'est rendu dès 2003. 
  
Jeudi, le journaliste David Thomson, spécialiste des djihadistes français, notait sur son compte Twitter qu'un combattant venu de l'Hexagone exhortait dans une vidéo les sympathisants de la cause «à ne plus rejoindre l'EI mais à frapper en France»…

Plus DAECH est traqué et affaibli militairement, plus il simplifie les attaques en occident. A nos gouvernements de ne pas baisser la garde et de rester solidaires. La rupture du consensus par la droite ne va hélas pas dans le bon sens. Juppé, Sarkozy, taisez-vous. Il est indigne de récupérer les morts à des fins électoralistes.

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dimanche 5 juin 2016

Attentat de DAESH déjoué à Düsseldorf

Trois Syriens arrêtés en Allemagne, un quatrième en France

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Le procureur général de Karlsruhe a annoncé l'arrestation de trois Syriens, membres de l'EI. Trois d'entre eux ont été arrêtés dans le Bade-Würtemberg et en Rhénanie du Nord-Westphalie, le quatrième est en détention provisoire en France. Il n'y a cependant aucun plan d'attaque en lien avec le championnat d'Europe de football. Par contre, la police allemande a découvert un projet d'attaque dans la Heinrich-Heine-Allee de Düsseldorf, l'une des plus fréquentées de cette ville. Le procureur a demandé  la France l'extradition du "quatrième homme". Lors de l'arrestation de l'un d'entre eux à Herne, dans la Ruhr, les policiers ont  découvert outre le projet visant Düsseldorf, des explosifs et des kalachnikoff destinés à faire de nombreuses victimes dans la rue. Un attentat à la bombe semble également avoir été prévu dans la région de Berlin. Mais les perquisitions menées dans la capitale n'ont pas permis de découvrir un appartement suspect. Comme la France, l'Allemagne, visée par DAECH, ne baisse pas la garde.

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dimanche 8 mai 2016

Palmyre outragé, Palmyre ruiné, mais Palmyre libéré !

Un maestro russe et son orchestre symphonique jouent dans les ruines de Palmyre

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lundi 21 mars 2016

Le "kalachgate" européen

D'où viennent les armes des attentats de Paris ?

kalach

Neuf médias européens, dont font entre-autres partie Der Spiegel en Allemagne, Le Soir en Belgique et Mediapart en France, ont exploré quatre axes du trafic d’armes : le parcours des armes des terroristes ayant frappé Paris en 2015 ; leur provenance (Balkans et Slovaquie) ; la facilité avec laquelle des armes dites neutralisées sont remises en état de marche ; la faillite des législations nationales et européennes en la matière.

Au nom de "la libre circulation des marchandises"

En 2010, un rapport de l’ONU estimait que le trafic illégal d’armes génère un chiffre d’affaires de 52 milliards de dollars par an dans le monde. En Europe, il prospère notamment sur l’ambiguïté des législations nationales et sur l’incapacité des instances européennes à imposer une régulation commune et coercitive pour juguler ce commerce, dont les filières irriguent indifféremment les milieux des collectionneurs, des délinquants et désormais des terroristes.

Le business prime sur les vies humaines

Le manque d’harmonisation des législations européennes est un frein crucial à la lutte contre le trafic d’armes de guerre, soulignent depuis dix ans policiers, magistrats et experts luttant contre ce fléau. Depuis 2010, les règlements de compte mortels entre truands se  multiplient par centaines en Europe et depuis janvier 2015, des terroristes islamistes fauchent des vies avec ces mêmes armes. L’approche de la Commission européenne et des vingt-huit pays de l’UE n’a pas changé, si ce n’est à la marge. Des dirigeants politique comme le président de l’exécutif européen, Jean-Claude Juncker, ont beau lancer de virils avertissements au crime organisé, le business prime sur la sécurité et les vies humaines.

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