dimanche 16 septembre 2018

Cameroun : Boko Haram mène la vie dure aux éleveurs

La Banque mondiale vient de dévoiler un rapport sur l’ampleur des ravages causés par les membres de la secte islamiste nigériane Boko Haram, dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, dans laquelle ces terroristes sévissent avec une violence plus accrue depuis l’année 2013.

eleveurs

En effet, dans un rapport intitulé «briser les obstacles au commerce agricole régional en Afrique centrale», cette institution de Bretton Woods, révèle que depuis 2013, Boko Haram a volé aux éleveurs de la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, un volume de bétail d’une valeur globale atteignant 3 milliards de francs Cfa (6 millions de dollars).

Concrètement, apprend-on, sur une période de 5 ans, ce sont environ 17 000 têtes de bovins et des milliers d’ovins et de caprins, qui ont été emportés par des membres de cette secte islamiste, au cours de leurs attaques meurtrières dans les villages de la région de l’Extrême-Nord du Cameroun.

Au demeurant, cette estimation n’est que partielle, puisque les exactions de Boko Haram sur le secteur de l’élevage ne se sont pas limitées aux vols du bétail. Leurs attaques ont également eu des effets néfastes sur le fonctionnement des marchés du bétail, la prise en charge sanitaire des bêtes, ou encore le fonctionnement de l’activité d’élevage dans son ensemble.

Selon un rapport du ministère camerounais de l’Elevage, des Pêches et des Industries animales (Minepia), le secteur de l’élevage a payé le plus lourd tribut de la guerre contre Boko Haram, avec des pertes estimées à 54,8 milliards de francs Cfa au total, soit environ 65% des pertes globales. Ces pertes, apprend-on, sont consécutives, souligne le rapport, «aux vols, rapts, tueries d’animaux, etc., aux maladies animales et à la baisse de la valeur commerciale des animaux».

Il est à rappeler que Boko Haram est un mouvement insurrectionnel et terroriste d’idéologie salafiste djihadiste, originaire du nord-est du Nigeria et ayant pour objectif d’instaurer un califat et d’appliquer la charia.

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samedi 1 septembre 2018

Afrique : le business du terrorisme

Des chefs militaires comblés !

terrorisme

C’est un des paradoxes créés par la lutte contre le terrorisme en Afrique : aujourd’hui sur ce continent, il vaut mieux être ministre de l’intérieur ou de la défense que titulaire du portefeuille des finances. Ce dernier s’arrache les cheveux chaque fin de mois pour trouver l’argent nécessaire au paiement des salaires, des bourses, des fournisseurs de l’Etat alors que ses collègues de l’intérieur et de la défense voient leurs budgets augmenter sans cesse, au nom de la lutte contre le terrorisme.

Mais, ils voient surtout, non sans délectation, les différents mécanismes de contrôle des deniers publics renoncer, les uns après les autres, à leurs prérogatives. « Dans ce contexte de guerre contre le terrorisme, oser demander des comptes au ministre de l’Intérieur ou de la Défense est perçu, au mieux, comme un acte antipatriotique. Si vous vous y aventurez, vous pouvez être accusé de soutien au terrorisme », résume un député d’un pays sahélien ouest-africain.

Le Nigéria

Ainsi au Nigéria, les ressources domestiques et les aides extérieures affectées à la lutte contre la menace terroristes sont gérées dans la plus grande opacité. Sambo Dasuki, ancien conseiller à la sécurité nationale du président Goodluck Jonathan, est accusé d’avoir détourné 4,5 milliards de dollars destinés à la lutte contre le groupe terroriste Boko Haram. Après réévaluation, les sommes détournées pourraient atteindre près de 13 milliards de dollars.

Le Mali

Après le Nigéria, le Mali….Selon une enquête du parti pour la renaissance nationale (PARENA, opposition), 42 véhicules 4X4 acquis pour le compte des patrouilles mixtes forces armées maliennes (FAMA)/Groupes armés signataires de l’accord d’Alger ont été facturés à plus de 2 milliards 300 millions (environ 3,5 millions d’euros) soit près de 50 millions (76 000 euros) de francs CFA l’unité. Mis en cause dans le dossier, Tiéman Coulibaly, alors ministre de la défense, a été brièvement écarté du gouvernement. Il est y revenu moins de trois mois plus tard au portefeuille des Domaines de l’Etat et des affaires foncières, avant d’accéder au prestigieux poste de ministre des Affaires. Cette prime à l’impunité n’a rien de surprenant au regard de sa proximité avérée avec Karim Keita, président de la Commission défense à l’assemblée nationale malienne, mais surtout fils du président malien Ibrahim Boubacar Keita (IBK).

Le Niger

Chaque semaine, 700 millions de francs CFA (près d’1,7 million d’euros) sortent du trésor public nigérien pour être affectés aux patrouilles urbaines de sécurisation des grandes villes du pays, notamment de Niamey, la capitale.

L’ancien ministre nigérien de la défense, Mahamadou Karidjo, aujourd’hui titulaire du portefeuille des Transports, était devenu un des hommes les plus riches du pays. Il avait fait acheter à son pays des avions de chasse Sukoï, bien que leur utilité dans la lutte contre le terrorisme paraissait discutable pour les spécialistes. En réalité, toute une ingénierie du détournement et de l’enrichissement illicite a été développée dans les Etats touchés par le terrorisme, à travers le paiement des rétro-commissions par les sociétés occidentales, à priori au-dessus de tout soupçon, mais aussi grâce à la surfacturation, la passation des marchés de gré à gré ainsi que des commandes fictives. Une économie de la guerre contre le terrorisme s’est ainsi créée avec ses agents, ses intermédiaires, ses donneurs d’ordre.

Ayant vu, la tutelle politique se sucrer, la hiérarchie militaire s’est elle aussi engouffrée dans la brèche. Les généraux et autres officiers affectés dans les régions concernées par la lutte contre le terrorisme se mettent plein la poche. Ils rognent sur les crédits affectés à l’achat du carburant, à l’intendance, aux déplacements du personnel ou à l’entretien du matériel roulant.

L’ancien chef d’état-major général de l’armée nigériane Alex Badeh est accusé d’avoir détourné pas moins de 19 millions de dollars affectés à la lutte contre Boko Haram.

Une manne inespérée

Et comme un effet de contagion, les commandants locaux reprennent à leur compte les pratiques déviantes du haut commandement. Dans les villes situées sur la ligne de front au Mali, au Tchad, au Nigeria, au Niger, au Burkina Faso et en Mauritanie, des chefs militaires devenus de véritables prédateurs n’hésitent pas à trouver des petites combines pour gagner de l’argent. Ils revendent une partie du carburant qu’ils reçoivent, d’autres achètent des équipements locaux bas de gamme pour leurs casernes, tandis que d’autres encore gonflent les frais de déplacement et multiplient les missions.

La troupe, quant à elle, témoin directe de ces agissements, hésite à se battre contre les terroristes. (selon "Mondafrique")

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samedi 28 avril 2018

Lutte contre le terrorisme au Mali

La Minusma fait appel à des soldats chinois

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Des soldats chinois sont en route pour le Mali afin de renforcer les troupes de la Minusma. L'arrivée de ce contingent chinois intervient alors que la mission onusienne traverse une période très sombre dans ce pays sahélien.

A en croire les dernières statistiques, la Mission des Nations-Unies au Mali (Minusma) est en passe de devenir la mission de maintien de la paix la plus meurtrière de tous les temps, avec plus d'une centaine de Casques bleus tués dans des actes hostiles. Ce triste bilan macabre est dû aux attaques incessantes des groupes armés terroristes qui ont mis le Nord-Mali sous leur coupe depuis 2012.

Un contingent de 395 soldats chinois viendra renforcer les Casques Bleus, dès ce mois de mai, pour une durée d'un an. Ce contingent, composé entre autres d'une brigade de défense chimique, d'une unité médicale et de sapeurs-pompiers, aura pour mission de réparer des routes, des ponts et des pistes d'aéroport dans les zones de mission, protéger les quartiers généraux dans des zones de guerre, et soigner les malades et blessés.

Considérés comme très professionnels et dotés d'un excellent savoir-faire, ces soldats ne monteront cependant pas en première ligne, c'est-à-dire là où ont lieu les traques et les combats. Pour cela, les Africains (notamment les Tchadiens et les Maliens) encadrés par quelques Français continueront à faire le sale boulot.

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mardi 27 février 2018

Nigéria : un nouveau Chibok

110 écolières enlevées par les terroristes de Boko Haram

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En Afrique c'est le nouveau rapt de plus d'une centaine de de jeunes filles qui retient l'attention des éditorialistes... L'enlèvement remonte à lundi dernier mais ce n'est que ce weekend que les autorités ont admis qu'il avait bien eu lieu, le président nigérian Muhammadu Buhari parlant même de "désastre national", s'excusant auprès des familles rapporte la BBC...L'attaque s'est déroulé à Dapchi, 275 km au nord ouest de Chibok dans l'Etat de Yobe au Nord-est du pays et il a visé, comme à Chibok en 2014 un pensionnat d'éducation technique réservé aux filles. "Les choses se sont déroulées exactement comme à Chibok raconte pour sa part le Sunday Sun de Lagos sur la base du témoignage de rescapées : des coups de feu tirés en pleine nuit ; trois ou quatre véhicules de type militaire avec des hommes en armes et revêtu d'uniformes se faisant passer pour des soldats nigérians et appelant les filles à venir les rejoindre pour les évacuer... et les véhicules qui repartent vers le bush avec à leur bord plusieurs dizaines de ces jeunes filles". Plus d'une centaine auraient ainsi été kidnappées.

Le ressentiment des familles contre le gouvernement est d'autant plus important que les autorités et notamment l'armée avaient déserté la ville de Dapchi ces dernières semaines, évacuant les quelques check-points établis dans la cité. Durant toute la semaine dernière, ces mêmes autorités avançaient d'ailleurs qu'il n'y avait pas eu enlèvement et que les jeunes filles manquantes s'étaient probablement sauvées dans la forêt et qu'elles seraient retrouvées ; plusieurs annonces comme quoi elles avaient été retrouvées ont même été faites... avant de se révéler complètement fausses. Résultat de quoi, quelques affrontements entre policiers et parents des victimes ont même eu lieu en fin de semaine dernière à Dapchi rapporte Jeune Afrique, des jeunes caillassant le convoi du gouverneur de l'Etat venu sur place. Ce n'est que ce dimanche que le gouvernement semble avoir pris la mesure de ce nouveau "Chibok", déployant de nouvelles troupes et son aviation pour tenter de retrouver les 110 disparues...

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Le dortoir des écolières enlevées à Dapchi

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mercredi 17 janvier 2018

Video des lycéennes de Chibok

«Nous ne reviendrons pas», affirment des lycéennes de Chibok enlevées par Boko Haram.

bokoharam

« Nous sommes les filles de Chibok (…) Par la grâce de Dieu, nous ne vous reviendrons pas ». Dans une vidéo diffusée ce lundi par le groupe djihadiste nigerian Boko Haram, 14 présumées lycéennes de Chibok (nord-est), dont l'enlèvement de masse il y a quatre ans avait déclenché l'indignation du monde entier, déclarent refuser de rentrer chez elles.

Dans cette vidéo de 21 minutes une des jeunes filles s’exprime au nom du groupe tandis que trois d’entre elles tiennent des nourrissons dans leurs bras.

C’est la première vidéo de ce genre depuis le mois de mai, lorsqu’une jeune femme affirmant être une des 219 lycéennes enlevées en avril 2014 dans l’Etat du Borno, était apparue brandissant une arme et refusant elle aussi de rentrer chez elle. 

Lavage de cerveau et menaces

Aucun élément n’indique quand et où ce message a été enregistré, ni si les personnes présentes sont sous la contrainte. Mais la plupart d’entre elles, vêtues de longs hijabs bleu ou noir, affichent des visages fermés, les yeux baissés vers le sol, évitant de regarder la caméra. Le "lavage de cerveau" et "les menaces" des geôliers semblent évidentes.

« Nous plaignons les autres filles de Chibok qui ont choisi de retourner au Nigeria. Dieu vous a bénies et vous a amenées au + Califat + (…) mais à la place, vous avez choisi de retourner dans la mécréance », poursuit-elle à propos de ses camarades ayant réussi à s’échapper au moment de l’enlèvement. 

boko

La jeune fille, qui alterne entre le haoussa et le langage local chibok, s’adresse aussi à leurs parents : « Vous devez vous repentir (…) les flammes de l’enfer sont votre destin si vous ne vous repentez pas, car Allah nous a créés pour que nous l’adorions ». Bref, un discours idéologique forcé et appris par coeur.

Elle remercie également le chef du groupe djihadiste, « notre père Abubakar Shekau, qui nous a mariées. Nous vivons dans le confort (…) Abubakar Shekau est notre chef ». Donné plusieurs fois pour mort par les autorités nigérianes, Shekau apparait lui aussi sur la vidéo, tirant avec une mitrailleuse lourde avant de délivrer un sermon décousu d’environ 13 minutes, affirmant que les filles ont « compris la folie » de l’éducation laïque.

« Allah nous ordonne soit de retenir prisonnier, de libérer sans condition ou d’échanger les otages que nous capturons (…) celles qui préfèrent rester des infidèles et retourner chez leurs parents, nous leur permettons de partir, selon ce qu’Allah nous commande », ajoute le chef djihadiste avant de s’en prendre au président Muhammadu Buhari et aux autres chefs d’Etats de la région.

After four years, Boko Haram video shows supposed Chibok girls

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lundi 18 décembre 2017

La CIA aide Moscou

Les services secrets américains ont aidé la Russie à déjouer un attentat visant Saint-Pétersbourg.

poutine

Les services secrets américains ont aidé la Russie à déjouer un attentat visant une cathédrale de Saint-Pétersbourg et le président russe Vladimir Poutine a appelé dimanche son homologue Donald Trump pour l'en remercier, a annoncé le Kremlin.

Selon la présidence russe, les renseignements de la CIA ont permis aux autorités russes d'empêcher des terroristes d'attaquer la cathédrale Notre-Dame-de-Kazan et de procéder à plusieurs arrestations. Les autorités américaines n'ont pas confirmé ces informations. La presse russe a rapporté la semaine dernière que les services secrets russes, le FSB, avaient arrêté plusieurs membres du groupe Etat Islamique qui envisageaient de commettre un attentat suicide le 16 décembre à la cathédrale Notre-Dame-de-Kazan, un site très fréquenté par les touristes qui visitent Saint-Pétersbourg.

L'identité des personnes interpellées n'a pas été dévoilée. "Le président russe a remercié son collègue américain pour les informations transmises par la Central Intelligence Agency qui ont permis d'incarcérer des terroristes qui préparaient un attentat à la bombe contre la cathédrale Notre-Dame-de-Kazan de Saint-Pétersbourg et contre d'autres sites très fréquentés de la ville", dit le communiqué du Kremlin. Aucun détail n'a été dévoilé sur l'identité des personnes interpellées.

La Russie transmettra tous renseignements utiles pour les États-Unis en matière de terrorisme. Dans son coup de téléphone, Vladimir Poutine a prié son homologue américain de transmettre ses remerciements aux agents de la CIA qui ont collecté les informations, dit encore le communiqué. Il a par ailleurs assuré que la Russie transmettrait aux Américains toute information dont elle disposerait sur d'éventuels préparatifs en vue de commettre des attentats contre les États-Unis.

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jeudi 15 juin 2017

Madagascar: nouvelle base arrière du terrorisme

France et Etats-Unis s’inquiètent

madagascar

En plein océan Indien, loin de l’Europe et des Etats-Unis, ancrée face à l’Afrique de l’Est, Madagascar -qui a déjà du mal à faire venir les touristes chez elle- reçoit de plein fouet une gifle dont elle se serait bien passée: faire partie de la liste des pays considérés comme refuges de terroristes.

Alors que les attentats font tache d’huile de par le monde, les malgaches pourraient ne plus être à l’abri des atrocités qui touchent la France, la Belgique, les États-Unis, les pays africains francophones. « Le pouvoir malgache tente de rassurer l’opinion publique et la communauté internationale en annonçant quelques mesures dont le renforcement des dispositifs déjà existants en matière de lutte antiterroriste,…la collaboration avec Interpol… la surveillance renforcée de certaines écoles coraniques,…l’intensification des contrôles des étrangers, spécialement ceux originaires des autres pays à risques », lit-on dans « Madagascar-Magazine » de juin 2017.

RFI rappelle « Un homme a été arrêté vendredi 20 novembre à Madagascar. Il est soupçonné d'être un terroriste, sympathisant de l'organisation État islamique. Les forces de l'ordre l'ont repéré après la diffusion de messages sur les réseaux sociaux où il véhiculait des messages islamistes de haine et anti-français. L'homme, connu des services de sécurité de l'Hexagone, a été libéré après 24 heures de garde à vue. C'est une première dans un pays qui n'a jamais été frappé par des actes terroristes liés à l'islamisme radical ».

Certaines mosquées de Mahajanga notamment, qui avaient abrité voilà quelques années Fazul Abdullah Mohammed (Comorien, l'un des principaux responsables des attentats contre les ambassades américaines le 7 mai 1998 à Nairobi, au Kenya, et à Dar-es-Salaam, en Tanzanie et chef d'Al-Qaïda dans la corne de l'Afrique dès 2009) tué en 2011, continuent de fournir des candidats au djihad international.

Des malgaches parmi les djihadistes tués au Mali

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Dans son ouvrage, « La guerre de la France au Mali » Jean-Christophe Notin rapporte que l’armée française a découvert, dès 2013, la présence de malgaches parmi les djihadistes tués au combat. Il s’avère que ceux-ci auraient fréquenté la même mosquée que Fazul.

C’est avec un visa touristique de court-séjour (trois mois) que les djihadistes entrent dans le pays, avant de partir vers d’autres destinations… Entre temps, fleurissent selon les services secrets américains, « la création de nombreuses écoles coraniques qui pourraient favoriser dangereusement un basculement vers l’islam radical », note le numéro 82 de « Madagascar-Magazine ». Cela dit, des visas touristiques de 15 jours seulement pourraient être délivrés aux personnes suspectées, avec un contrôle direct pour ceux qui les récupèrent à l’arrivée de l’aéroport ou des ports. Mais les frontières de Madagascar restent bien poreuses…

Pour finir, l’IFRI signale : « Outre la proximité géographique et culturelle des Comores, archipel où la menace salafiste est réelle, la réislamisation qui touche Madagascar participe d’un mouvement plus global qui s’étend en Afrique de l’Est, au Kenya, en Tanzanie ou encore en Afrique du Sud ».

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samedi 1 avril 2017

Pas de réfugiés, mais des djihadistes !

gendarmerie

Depuis le mois de novembre 2016, les villois espèraient accueillir des réfugiés dans l'ancienne gendarmerie.  6 mois plus tard, le projet semble abandonné. Le bâtiment reste délaissé, comme bien d'autres dans la Vallée (usine FTV, ancienne maison de retraite, et j'en passe).Les volets et les portails restent clos, les parterres ne sont plus fleuris au grand dam du maire de Villé qui voit s'éloigner l'espoir du maire de Villé d'obtenir une troisième fleur et du président de la comcom qui désespère de trouver une solution de reprise de l'ancienne maison de retraite.

Un repreneur enfin !

belmokhtar1

Il y a quelque temps déjà, un repreneur très discret circulait dans le Val de Villé à la recherche de lieux qui pourraient lui convenir. Et des silhouettes curieuses d'aspect rasaient les murs toutes les nuits surtout dans le bourg-centre, où toutes les lumières étaient éteintes. Dans quel but ? Nul ne pouvait le dire, bien que les agents communaux aient été alertés tous les matins par la découverte d'effractions de plus en plus nombreuses.

Finalement, par une source qui tient à rester anonyme, nous avons appris qu'il s'agissait du chef du mouvement djihadiste du Sahel, un certain Bel Mokhtar, donné pour mort depuis de longs mois, mais qui s'était réfugié clandestinement dans le Val de Villé avec une douzaine de ses gardes du corps. Et ils avaient trouvé ce qu'ils voulaient : toute la logistique pour établir un camp d'entraînement.

Une logistique très au point

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Tout d'abord, les candidats au djihad arrivent par les airs. Certaines nuits le va et vient des avions était incessant du côté de l'aérodrome d'Albéville. Et cette piste, souvent peu fréquentée, voyait certaines nuits arriver un vrai défilé aérien, des hommes sautant des avions dès qu'ils touchaient le sol pour repartir sans même s'arrêter. Ces hommes étaient regroupés dans le hangar jouxtant l'aérodrome avant de partir à pied avec leur équipement vers l'ancienne gendarmerie villoise ou vers l'ancienne maison de retraite.

Les friches agricoles pour terrain d'entraînement

Une fois installés, ces "stagiaires" sont emmenés vers les friches agricoles sur les hauteurs vers Triembach-au-Val ou Albé. Les anciennes mines leur servent également de lieux d'entraînement. Enfin, paraît-il, certains exercices auraient même lieu dans l'immense cour déserte des Filatures & Tissages de Villé (FTV). Et les vestiaires des sportifs villois seraient utilisés pour les douches en fin d'entraînement. Ces djihadistes sans gêne étaient-ils à l'origine des dégradations constatées il y a quelques semaines ?

Et tout cela au nez et à la barbe des autorités locales ! Toujours selon une source discrète, il y aurait déjà eu trois stages depuis le début de l'année ! Certains regretteraient déjà d'avoir protesté contre l'arrivée de réfugiés.

frichesDjihadiste dans les friches viticoles entre Triembach-au-Val et Villé

djihad3Dans la cour des FTV ?

djihad2Après l'entraînement, la douche. Dans les vestiaires des sportifs de Villé ?

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mardi 16 août 2016

Boko Haram et les lycéennes enlevées à Chibok

Une propagande cynique ! 

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Boko Haram a diffusé une vidéo de jeunes filles présentées comme des lycéennes enlevées par le groupe jihadiste nigérian en avril 2014 à Chibok, dans le nord-est du Nigeria, et a réclamé la libération de combattants emprisonnés.

Lors d'une conférence de presse organisée à Abuja par le mouvement "Bring Back Our Girls" (BBOG) qui milite pour la libération de ces lycéennes, un père a affirmé avoir reconnu sa fille, Maida Yakubu, enlevée à Chibok, une identification qui devrait être suivie de nombreuses autres.

Abubakar Abdullahi, l'un des porte-parole de BBOG, se dit en effet "certain que ce sont les filles de Chibok". "Nous reconnaissons jusqu'à dix d'entre elles dans la vidéo", a-t-il assuré à l'AFP, préférant toutefois attendre la confirmation du gouvernement nigérian et celle des parents concernés avant de diffuser plus de noms.

Le 14 avril 2014, le kidnapping sans précédent par Boko Haram de 276 adolescentes dans le lycée public pour filles de Chibok avait provoqué une vague d'indignation au Nigeria et dans le monde entier.

Cinquante-sept d'entre elles avaient réussi à s'échapper dans les heures suivant leur enlèvement par le groupe, dont le nom "Boko Haram" signifie "l'éducation occidentale est un péché" en langue haoussa et qui a pour objectif la création d'un Etat islamique indépendant.

Une première vidéo des lycéennes de Chibok avait été diffusée par Boko Haram en mai 2014.

Dans cette nouvelle vidéo de 11 minutes postée sur YouTube et dont on ignore la date de tournage, un homme au visage masqué lance: "Ils devraient savoir que leurs enfants se trouvent encore entre nos mains".

En tenue militaire, une arme automatique barrant sa poitrine, il se tient debout au milieu d'un groupe de plusieurs dizaines de jeunes filles. Toutes portent des voiles et des abayas (longue robe ample et flottante). Certaines sont assises par terre, d'autres debout à l'arrière-plan.

"Une quarantaine de ces filles ont été mariées conformément à la volonté d'Allah", assure le combattant, ajoutant que "d'autres ont été tuées dans des bombardements aériens".

Sur cette vidéo, une jeune fille s'exprimant dans le dialecte local de Chibok, la voix entrecoupée de sanglots, décrit un bombardement aérien de l'armée nigériane. A l'arrière-plan, des adolescentes s'essuient les yeux pendant son récit, l'une d'elles tenant un bébé dans ses bras.

L'homme de la vidéo poursuit en exhortant le gouvernement nigérian à libérer des combattants de Boko Haram. "Ils devraient immédiatement libérer nos frères qui sont en détention", réclame-t-il, avertissant que s'il n'accède pas à cette demande, le gouvernement ne pourra jamais secourir les filles de Chibok.

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Cette vidéo intervient après celle le 4 août du leader de Boko Haram Abubakar Shekau, qui avait refait surface au lendemain de l'annonce de son remplacement par l'organisation Etat islamique (EI) par Abou Mosab Al Barnaoui, désigné comme "Wali" (chef). Shekau y niait catégoriquement avoir été remplacé, révélant d'importantes divisions au sein du groupe.

Depuis son allégeance à l'EI en mars 2015, Boko Haram se fait appeler la Province ouest africaine de l'Organisation de l'Etat Islamique (ISWAP). Mais dimanche, le groupe a utilisé le nom Boko Haram, et non ISWAP comme lors de précédentes vidéos, ce qui laisse penser que la faction de Shekau serait derrière cette vidéo.

Selon des experts, la violence extrême montrée par Boko Haram ces deux dernières années - qui a tué des milliers de personnes dans des mosquées, des marchés et perpétré des kidnappings de femmes et d'enfants -, a rapidement été désapprouvée par des membres de l'EI, laissant entendre que Shekau ne faisait pas l'unanimité. Comme si EI était moins violent que Boko Haram ?

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dimanche 31 juillet 2016

La brigade des mères

Nadia Remadna, présidente : "le religieux a tout remplacé, les enfants sont des bombes à retardement"

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