jeudi 22 août 2019

Orange : des remous en Afrique

Grève des employés au Niger

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Les employés d'Orange au Niger ont entamé mardi une grève de deux jours pour obtenir des négociations salariales et débattre de l'avenir de la filiale nigérienne de l'entreprise française, en quête d'un repreneur, a indiqué à l'AFP une source syndicale.

"Nous avons lancé ce (mardi) matin une grève de deux jours qui est largement suivie sur l'ensemble du territoire", a affirmé Ali Hachimou, un délégué du personnel d'Orange Niger.

Les communications sur le réseau Orange "ne sont pas encore paralysées" mais "si nous n'avons pas satisfaction, nous reconduirons la grève", a-t-il prévenu.

Selon M. Hachimou, le mouvement est suivi par 388 des quelque 530 salariés d'Orange Niger.

Les grévistes réclament "la reprise des négociations" sur "la révision d'un accord salarial", entamées avant la fermeture, en novembre 2018, de la société par le fisc nigérien pour "non-paiement d'impôt", a expliqué M. Hachimou.

Ces négociations n'ont pas pu reprendre après la réouverture de la société en raison d'"un règlement préventif" de la direction suspendant pour cinq mois "toute action sur les finances de l'entreprise", a-t-il expliqué.

Lancée en 2008, Orange Niger compte 2,4 millions de clients pour plus de 52.000 emplois directs et indirects au Niger, selon sa direction.

Les protestataires veulent également que leurs emplois soient préservés dans le cadre d'un éventuel contrat entre Orange et un nouveau repreneur.

"Orange Niger a décidé de vendre des actifs (...) nous avons appris que 120 emplois seulement seraient maintenus par le nouveau repreneur après deux ans" de gestion, a ajouté Ali Hachimou.

En novembre 2018, le fisc nigérien avait fermé pendant 40 jours les locaux d'Orange Niger à Niamey pour "non-paiement d'impôt".

La filiale nigérienne d'Orange avait qualifié de "contestable" cette fermeture consécutive à un redressement fiscal de 22 milliards de francs CFA (33 millions d'euros) qui représentait "près de 50% (de son) chiffre d'affaires".

Orange Niger avait prévenu que "la continuité de l'entreprise" était "gravement menacée par ces décisions unilatérales et disproportionnées".

Le Niger compte quatre compagnies de télécoms qui se partagent les 7,7 millions d'abonnés aux services de téléphonie mobile, pour une population de 20 millions d'habitants. (selon AFP du 20/08/2019)

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dimanche 30 juin 2019

Orange vole au secours du chinois Huawei

L'opération n'est évidemment pas gratuite !

Huawei

Le fabricant chinois Huawei est interdit aux Etats-Unis car accusé d’espionnage par l’administration américaine. Alors Orange compte sur lui pour le déploiement de la 5G en Afrique.

Alors que les grands groupes tournent le dos à Huawei, le fabricant chinois de smartphones peut continuer à compter sur Orange pour continuer son expansion en Afrique. C’est ce qu’a affirmé vendredi le directeur de la branche Afrique de l’entreprise française Alioune Ndiaye qui donnait une conférence de presse à Londres.

D’après le directeur régional d’Orange, se passer du fabricant chinois en Afrique pourrait avoir des conséquences néfastes sur le marché du mobile et freiner le développement du numérique sur le continent. « La position d'Orange concernant le continent africain est que si on devait mettre un coup d'arrêt à l'utilisation de Huawei, cela créerait un énorme problème (…) Ne pas utiliser Huawei, cela signifie que les prix pourraient se renchérir et in fine ralentir la pénétration du numérique en Afrique », estime-t-il.

A la pointe de la technologie, le fabricant chinois est un acteur mondial important du déploiement de la 5G. Celle-ci devrait se développer en Afrique, d’ici 2023 selon le responsable du groupe français. A ce titre, Orange ne compte pas lâcher le groupe basé à Shenzhen malgré les accusations d’espionnage dont il fait l’objet aux Etats-Unis.

Des allégations qu’ils lui ont déjà coûté des partenariats avec des grandes firmes américaines comme Apple ou encore Facebook. « Personnellement, je n'ai pas encore vu un opérateur ou quelqu'un d'autre qui a la preuve que Huawei a des problèmes de sécurité, qu' [il] espionne ou collecte des données sur le réseau», avoue pour sa part Alioune Ndiaye. Et vive la Françafrique à la chinoise ! Un grand merci à Donald Trump ! Et Jean-Louis Borloo, ancien ministre de Chirac et de Sarkozy, devient directeur général de Huweï  France ! Comme par hasard !

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mercredi 3 avril 2019

Forêt Noire : les élus locaux perdent la trace de la fibre optique

Les municipalités de la Forêt Noire envisagent de créer un réseau de fibres optiques. Mais même les conseillers de district expérimentés ne savent pas comment le projet va se poursuivre. La communication du district est fortement critiquée.

fibre_optiqueDans le district d'Emmendingen (dont fait partie la commune d'Elzach jumelée avec Villé), un réseau de fibres optiques doit être mis en place - mais comment, à vrai dire, presque personne ne semble le comprendre. Même les maires expérimentés admettent ouvertement qu'ils ne savent pas quand et où utiliser Internet haut débit. Les politiciens locaux critiquent le district et Zweckverband pour leur politique d’information. L'administrateur de district ne veut pas en rester là.

"Quand les premiers citoyens sont-ils maintenant réunis? Je ne comprends pas cela", a déclaré Franz-Josef Winterhalter (Free Voters). Il n'était pas seul dans sa question lors de la récente réunion de la commission des affaires économiques, des transports et de l'environnement.

Auparavant, Alexander Schmid, le responsable de la large bande du district, avait décrit l’évolution de l’Internet rapide. Il s’agissait d’une conférence plus technique, axée sur les moyens compliqués d’obtenir un financement - et non sur ce que les membres du comité avaient espéré. "La question qui fait bouger les gens est la suivante: quand allons-nous être en ligne?", a déclaré Klaus Vosberg (CDU).

Plusieurs personnalités politiques locales très expérimentées ont pris la parole lors de la réunion et se sont plaintes plus ou moins ouvertement du manque d'informations sur le déploiement du haut débit. « Il y a un vrai manque de communication. Ici à Titisee-Neustadt, nous ne savons rien », » dit Leopold Winterhalder (vert). Henrik Tritschler (FDP) a dit qu'il était « déçu par la présentation. Mais je suis soulagé que les autres ne savent pas plus que moi ». Le thème Internet est régulièrement soulevé. Les grandes zones sont mal desservies. "Je ne sais pas quoi dire aux gens", a déclaré Rudolf Gwinner (FDP).

Selon la conseillère de district Dorothea Störr-Ritter, le développement de la fibre optique est une tâche extrêmement complexe. Du point de vue financier, le district pourrait avoir de la chance.Il devrait être possible d'obtenir un financement pouvant atteindre 90%. "D'autres districts ont été plus rapides, mais tous les financements n'étaient pas encore en place. Ils n'ont pas pu en bénéficier." a déclaré Störr-Ritter.

L'administrateur de district montre à quel moment les premières données seront transmises. Seulement, le processus est juste très compliqué. "La réponse que tout le monde veut lire ne peut pas être, à partir du jour X, il y a un accès rapide à Internet - ce n'est pas si facile." Elle parle la "malédiction du premier numéro". Dans la présentation, Schmids indiquait également à quel moment certaines parties du réseau pourraient être mises en service. "Cela suggère 2020", a-t-elle déclaré lors de la réunion. Mais on n'est sûr de rien.

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samedi 11 février 2017

Fin des frais d'itinérance en Europe

Bruxelles est content – un accord entre les grands opérateurs de télécommunication semble avoir été trouvé. Mais est-ce que cela signifie réellement la fin des frais d’itinérance ?

Il s’agit d’un progrès énorme pour les consommateurs européen. Le 15 juin 2017, les institutions européennes comptent prendre la dernière marche dans l’abolition des frais d’itinérance qui s’appliquent encore et toujours à la téléphonie et l’utilisation d’internet à l’étranger. A Bruxelles, un accord a été trouvé entre les institutions et les grands opérateurs de télécommunication qui eux, doivent continuer à se rémunérer mutuellement lorsque leurs clients se trouvent dans un autre réseau à l’étranger. Mais est-ce vraiment la fin du « roaming » ?

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Oui et non. Puisque les opérateurs devront continuer à se rémunérer mutuellement, les frais d’itinérance ne sont pas totalement abolis, mais en cas de dépassement du forfait contracté dans leur pays d’origine, les frais d’itinérance appliqués à ce moment-là, ne pourront pas dépasser le « prix du gros » en vigueur entre les opérateurs. Ces « prix de gros » seront de 0,032 € par minute pour les appels et 0,01 € pour les SMS et les tarifs pour l’utilisation d’internet seront régressifs : 7,7 € / Go à partir du 15 juin 2017, 6 € / Go àa partir du 1er janvier 2018, 4,5 € / Go en 2019, 3,5 € / Go en 2020, 3 € / Go en 2021 et 2,5 € / Go en 2022.

Seul petit soucis – la clause permettant aux opérateurs d’appliquer des frais d’itinérance en cas « d’abus » par les consommateurs. Ces « cas d’abus » ne sont pas (encore ?) définis dans les textes et tant que les opérateurs peuvent déterminer eux-mêmes ce qu’ils considèrent être un « cas d’abus », les frais d’itinérance n’auront pas encore tout à fait disparus.

Mais force est de constater qu’il s’agit d’une véritable percée de la politique européenne en faveur des 500 millions de citoyens européens. Connecter toute l’Union Européenne, c’est forcément une bonne chose et ainsi, les temps des mauvaises surprises au retour des vacances sont terminés – plus de facture de téléphone mobile pharaonique, plus de coupure à l’étranger pour cause de dépassement du forfait.

C’est la pratique qui montrera comment cela se passera avec « l’utilisation abusive » – mais on en saura plus dès cet été. Car vous pourrez profiter de cette abolition des frais d’itinérance dès les vacances d’été et il sera plaisant de vivre cette expérience d’une Europe connectée à des tarifs comme à la maison. Si seulement l’Europe pouvait agir avec la même détermination dans tous les autres dossiers brûlants qui nous occupent actuellement…

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jeudi 7 janvier 2016

Téléphonie mobile à Wallis et Futuna

.Wallis et Futuna, petit atoll perdu dans le Pacifique Sud, était la dernière collectivité française à ne pas avoir de réseau mobile. Le 23 décembre prochain, le territoire aura enfin le droit aux téléphones portables.

wallis

En effet, en partenariat avec l’opérateur local Manuia, Ericsson a annoncé le déploiement d’un réseau 3G et 4G sur l’archipel. Neuf sites radio vont être utilisés pour permettre aux 15 000 habitants du territoire d’avoir enfin un réseau.

"L’objectif que nous nous sommes fixés est que le premier appel puisse être effectué avant Noël, un beau cadeau pour tous les habitants de notre région.indique Manuelle Tupu Taofifenua, le chef du service des portes et télécommunications, relayée par l’AFP.

Wallis et Futuna devient ainsi le dernier territoire français à avoir un réseau mobile. Bon, il reste des zones blanches du côté de la Terre Adélie et du Val de Villé, mais ça, ça ne compte pas vraiment.

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vendredi 23 avril 2010

Pas d'Orange pour nos voisins suisses

orange_sunrise_0En Suisse, la Commission de la concurrence (COMCO) a interdit la concentration prévue des opérateurs Orange (France Télécom) et Sunrise, a-t-elle annoncé jeudi. Elle estime que cette fusion aurait créé avec Swisscom une position dominante collective sur le marché suisse de la téléphonie mobile. Selon le président de la COMCO Walter Stoffel, le duopole constitué entre l'entité Orange-Sunrise, qui aurait détenu 40% du marché suisse, et Swisscom n'aurait été confronté à "aucune incitation à se faire concurrence". Au contraire, les deux forces en présence auraient visé "un maintien de leur position", a déclaré Walter Stoffel lors d'une conférence de presse à Berne. Il leur aurait été plus avantageux de maintenir un niveau de prix élevé que de s'attaquer chacune à sa concurrente dans le but de lui prendre des parts de marché, selon le patron du gendarme de la concurrence. La fusion aurait ainsi "renforcé la position dominante de Swisscom". Le duopole aurait également constitué un "équilibre stable et étanche face à toute nouvelle entrée sur le marché". La spécificité du secteur de la téléphonie mobile rend peu probable l'entrée sur le marché d'un nouveau concurrent, contrairement à celui du commerce de détail, dont les barrières économiques sont moins élevées, a expliqué Walter Stoffel. Le marché de la téléphonie aurait été "bloqué" par la fusion, conclut-il. La présence de trois opérateurs permet de garder une concurrence dynamique: le marché est ainsi ouvert pour les innovations, a-t-il poursuivi. Les maisons mères des opérateurs Orange et Sunrise, France Telecom et le groupe danois TDC, se disent "déçus et surpris" par la décision de la COMCO d'interdire la fusion de leurs filiales suisses. Ils la considèrent comme négative pour le consommateur.(Le Matin)

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