lundi 5 août 2019

Guadeloupe : grève du personnel hospitalier

En soutien, des milliers de personnes dans la rue

guadeloupePlusieurs milliers de personnes ont défilé jeudi dans les rues de Pointe-à-Pitre, au départ du CHU, a constaté un journaliste de l’AFP, répondant  à un appel à la mobilisation générale lancé par une dizaine d’organisations syndicales pour soutenir le personnel en grève.

Victime d’un incendie majeur le 28 novembre 2017, le CHU de Guadeloupe fonctionne depuis de façon perturbée. Plusieurs services ont été délocalisés dans des locaux transitoires inadaptés, selon le personnel. Un mouvement de grève générale a débuté au CHU de Guadeloupe le 23 juillet, et même depuis le 10 juillet aux urgences et à la maternité, pour dénoncer le manque de moyens humains et matériels, ainsi que la vétusté et l’exiguïté des locaux. 

En conséquence, la majorité des services fonctionne en service minimum. 

Jeudi, le cortège est parti du CHU en direction du centre-ville de Pointe-à-Pitre et s’est ensuite rendu devant la sous-préfecture. La radio RCI a annoncé que 6.000 personnes avaient défilé d'après le décompte des syndicats. Le comptage des forces de l'ordre faisait état de 2.500 manifestants. 

En plus de l’Union des travailleurs de la santé (UTS) – une branche de l’Union générale des travailleurs guadeloupéens (UGTG) – et de la CGTG, qui sont mobilisés à l’hôpital, onze organisations syndicales avaient invité leurs membres à manifester. 

En soutien, un appel à la mobilisation avait aussi été lancé devant le centre hospitalier de Basse-Terre ce jeudi. 

Les différentes négociations entre la direction du CHU et les autorités sanitaires n'ont pas permis de parvenir à un accord jusqu'ici. Mercredi, le dialogue s'est même tendu après des menaces du directeur, Gérard Cotellon, d'assigner en justice les organisations syndicales qui bloqueraient l'entrée du site à partir de jeudi avec une astreinte quotidienne de 5.000 euros. 

Selon un sondage Qualistat réalisé en juillet 2019, 82 % de la population guadeloupéenne estime que ce mouvement social est justifié et 15% des sondés le juge injustifié. 

Les négociations doivent reprendre vendredi matin. Mercredi, M. Cotellon a annoncé qu'une aide de 20 millions d'euros accordée par l'État, initialement remboursable, ne sera finalement pas à rembourser. De même, l'assurance de 40 millions d'euros débloquée après l'incendie de 2017, initialement déductible des aides gouvernementales, ne sera pas déduite. 

Le CHU fait actuellement face à de grosses difficultés budgétaires, avec notamment une dette fournisseur de près de 49 millions d'euros.

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samedi 30 juin 2018

Retraités : après la hausse de la CSG ...

... voilà la suppression des pensions de réversion ?

Décidément, Macron ne manque pas d'air ! et son projet est simple : tout ce qui n'est pas économiquement et financièrement rentable doit disparaître ! Et étrangler 4,5 millions de veufs et veuves à la retraite ne le dérange pas. Ci-dessous, le communiqué de F.O. à ce sujet :

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dimanche 19 novembre 2017

Allemagne : Vers la semaine de 28 heures ?

Est-ce que les Allemands salariés dans le domaine de la métallurgie profiteront désormais de la semaine de 28 heures ?

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L’Allemagne se prépare à un automne chaud. Le puissant syndicat allemand de la métallurgie, IG Metall, a surpris tout le monde en demandant non seulement une augmentation salariale de 6%, mais aussi la possibilité de réduire le temps de travail hebdomadaire à 28 heures. Si ceci ne représente pas encore une révolution (la semaine de 28 heures est déjà pratiquée dans bon nombre de grandes entreprises), ce postulat déclenche actuellement un débat sur la future organisation du monde du travail.

Quand l’IG Metall se met en marche, le patronat tremble, car les 2,3 millions adhérents du syndicat de la métallurgie représentent plusieurs industries clés en Allemagne, par exemple dans le secteur de l’automobile. Le postulat de l’IG Metall, à savoir une augmentation salariale de 6% et la possibilité de réduire le temps de travail hebdomadaire à 28 heures, a déclenché un vif débat en Allemagne. Toutefois, il convient de regarder de plus près.

Car cette semaine de 28 heures serait un concept applicable pour une durée de deux ans, qui ressemblerait davantage à une sorte de « congé sabbatique amélioré » permettant de poursuivre d’autres objectifs pendant ces deux ans. En même temps, ce concept ouvre la voie vers la remise en question de nos systèmes de travail. A une époque marquée par le chômage, est-il vraiment indiqué de travailler 35 ou 40 heures par semaine ? Est-il nécessaire que certains doivent faire des heures supplémentaires, pendant que d’autres aimeraient travailler aussi ?

Comment sera fait le monde du travail demain ? Travaillerons-nous moins, mais mieux ? Les expériences faites dans les entreprises qui proposent déjà à leurs salariés la semaine de 4 jours, sont concluantes. Les salariés qui ne travaillent « que » 4 jours par semaine, sont plus motivés, plus focalisés, plus équilibrés et souvent, ils sont plus performants que leurs collègues qui travaillent 5 jours par semaine. 4 jours de travail pour 3 jours de congé, cela augmente forcément la qualité de vie et libère des énergies et en fin de compte, les entreprises en profitent autant que les salariés. Dans quelques semaines, on en saura plus… (selon "Eurojournalist")

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mercredi 29 mars 2017

Syndicalisme franco-allemand

Mosbach est une petite ville pittoresque à l’est de Heidelberg, au pied de l’Odenwald et à proximité du Neckar. Sur le plateau aux horizons boisés, deux bâtiments constituent l’un des neufs centres de formation de Ver.di répartis sur l’ensemble de la République fédérale. C’est là que des syndicalistes français et allemands se sont retrouvés pour en appeler à l’Europe sociale (voir la résolution en fin d’article).

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Ver.di, « syndicat unifié des services », a été créé en 2001 et, fort de ses 2,1 millions de membres, est la plus importante organisation des huit fédérations composant la DGB, la principale confédération de syndicats allemands qui représente, elle, 76% des syndiqués du pays.

Pendant deux journées, du 2 au 4 mars, une quarantaine de militants issus de la CGT Alsace, de Lorraine, de Ver.di Bade-Würtemberg, et de Sarre/Rhénanie-Palatinat se sont retrouvés pour un « séminaire » (selon le vocable utilisé en allemand) qui portait, pour la troisième édition de cette initiative à la fois régionale et transfrontalière, sur deux questions précises : la situation et la syndicalisation des jeunes d’une part, et la coopération ou solidarité possible à l’intérieur d’un groupe présent dans les deux pays, en l’occurrence Veolia et plus spécifiquement sa branche traitement des déchets.

Il a fallu, du côté français, pour composer une délégation en adéquation avec les deux thèmes, piocher au-delà des deux régions frontalières : ainsi, deux porte-paroles d’un collectif « Jeunes » de Lyon et deux responsables syndicaux Veolia de Montpellier et de Paris se sont joints aux Alsaciens et Lorrains.

Pour ce qui fut de l’atelier consacré aux jeunes, les constats convergent : ceux d’une précarité croissante empêchant de construire le cadre d’existence suffisamment stable et autonome pour permettre d’envisager un engagement syndical.

Le système « dual » allemand (apprentissage simultané en école et en entreprise), très répandu, ne fournit plus les mêmes garanties d’embauche et les parcours de formation allemands débouchent désormais aussi, comme en France, sur une succession de stages ou de périodes d’essai interminables.

Un étudiant en maîtrise d’histoire intervient pour témoigner des difficultés matérielles que rencontrent nombre de ses collègues en Allemagne obligés de trouver des petits boulots pour survivre ; il relève aussi le recul de l’enseignement de l’histoire dans le parcours scolaire, et en particulier la disparition de toute référence au rôle du syndicalisme.

Il est à noter du côté allemand une approche plus pragmatique des questions, en préalable à des conclusions générales assises sur le concret, alors que les jeunes militants français procèdent à l’inverse d’une démarche un peu abstraite, au risque d’être à l’occasion en décalage avec le réel. Il est vrai que deux jeunes gens de Ver.di sont manifestement des permanents spécifiquement en charge du dossier de la jeunesse. Il n’est de ce fait pas étonnant que leur souci, dans le contexte d’effritement syndical partagé, soit de rendre le syndicat plus attrayant (plus « sexy », dira l’un d’eux) : un jeune cheminot lorrain rappelle qu’il importe avant tout d’en faire comprendre la nécessité.

On dénonce conjointement les dangers et l’imposture des extrême-droites dans les deux pays.

« Ce qui se passe en-dehors des débats est aussi important que pendant », dit un des organisateurs. Les temps de travail et d’atelier laissent de ce fait suffisamment de plages pour permettre des échanges informels et plus personnels, mais qui, sans le concours des deux traducteurs/trices chevronnés, sont très limités, et l’on s’aperçoit que l’absence de plurilinguisme constitue un obstacle de taille au rapprochement syndical transfrontalier : même la langue de Wall Street n’est pas maîtrisée et très peu utilisée lors des deux journées (ce qui, dans un sens, n’est pas plus mal …).

Le rédacteur de ces lignes aura le plaisir et l’honneur d’apporter une touche culturelle au séminaire en interprétant, lors d’une soirée fraternelle, des chansons sociales dans les deux langues à parité.

Difficile de dire sur quelles suites concrètes peut avoir une telle rencontre, au-delà d’une simple reconduction : les difficultés auxquelles font face les deux organisations sont communes, mais les constats partagés n’apportent en soi pas de solutions nouvelles (sauf peut-être en interne d’une multinationale comme Veolia, qui a fait l’objet d’un atelier auquel je n’ai pas participé).

Les contacts sont pris, les adresses courriel échangées : cela suffira-t-il à combler le retard accumulé sur un patronat qui s’est hissé il y a beau temps à l’échelle du continent? Ou faudra-t-il créer, en parallèle, un partenariat plus structuré à l’échelle du bassin de vie que forme le Rhin supérieur ?

Il n’empêche que de telles rencontres restent indispensables, ne serait-ce que pour construire un syndicalisme européen par le « bas », ou, si l’on veut éviter cette image trop hiérarchique, le faire reposer sur le seul socle qui puisse le rendre vivant, à savoir l’adhérent.

Il convient de le rappeler, la rencontre de Mosbach a eu ceci de particulier qu’elle a été à la fois européenne et de proximité ; un voisinage apte à encore mieux faire saisir l’urgence qu’il y a à dépasser au plus vite les nationalismes économiques qui ne sont plus de mise, mais dont les salariés d’Europe restent encore prisonniers.

L’un des organisateurs du côté allemand est en fait un frontalier mosellan, qui a commencé sa vie syndicale avec la CGT, l’a poursuivi chez Ver.di et compte, pour sa retraite, revenir à la première !

 Daniel MURINGER, pour "L'Alterpresse 68"

La résolution

Le troisième séminaire des travailleurs franco-allemands s’est déroulé à Mosbach du 2 au 4 mars 2017. Il a réuni des syndiqués, militants, responsables des structures syndicales de VER.DI « ouvriers » des régions de Sarre, Rhénanie Palatinat et Bade-Wurttemberg côté allemand et des comités régionaux CGT d’Alsace et de Lorraine côté français.

Ce séminaire a abordé les deux thèmes suivants :

Les défis pour la jeunesse et le renforcement de leur engagement syndical.

La coopération syndicale dans les groupes multinationaux dans une Europe où la concurrence fait rage et se répercute négativement dans les conditions de travail des salariés.

Les jeunes participants à ce séminaire ont mis en évidence les situations difficiles qu’affrontent les jeunes dans le domaine de la formation, de l’emploi et du niveau des salaires. La précarité de leur situation est un frein à l’engagement dans l’activité syndicale.  Le défi pour nos deux organisations syndicales est d’amener les jeunes à s’emparer de l’outil syndical. Pour ce faire nous décidons de mettre en place des rencontres régulières et  de favoriser la construction de projets d’actions et de revendications en commun.

L’échange entre les délégués français et allemands du groupe multinational Veolia  a permis d’éclairer la stratégie du groupe en comparant les conditions de travail, la sécurité, la formation et  les rémunérations. Nous avons abordé le fonctionnement des institutions représentatives du personnel et les difficultés respectives pour peser sur les décisions économiques du groupe. Les délégués ont décidé de poursuivre les liens et de travailler en réseau.

Les débats ont aussi mis en évidence un constat commun des deux organisations sur les dangers de l’extrême droite pour les travailleurs et la démocratie. Dans ce contexte d’une année électorale déterminant pour les orientations politiques des deux pays, nous décidons lors d’une initiative commune de rappeler l’imposture des idées développées par l’extrême droite. Les salariés n’ont rien à attendre d’un repli nationaliste et xénophobe, mais bien au contraire d’une Europe ouverte sur le monde.

Pour combattre la montée des extrêmes, il y a nécessité de mettre en place une Europe avec un haut niveau de garanties sociales, un salaire minimum garanti et la réduction du temps de travail à 32h. Cela passe avant tout par l’arrêt des politiques d’austérité !!!

Mosbach le 4 mars 2017

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dimanche 28 février 2016

Après les morts de la RN 59, certains élus récupèrent les malades

"De nombreux élus, parlementaires Les Républicains, maires, conseillers municipaux du centre Alsace défilent aux côtés des habitants." Voilà comment une certaine presse présente la manifestation du samedi, 27 février en faveur de l'hôpital de Sélestat !

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La "récupération politicienne sarkozyste" est bien huilée. On crée une association en amont chargée d'organiser une manifestation d'ampleur et de ramasser sur les réseaux sociaux des milliers de signatures. Puis vient l'intervention des élus pour fournir des "navettes" de transport. Tout cela, pour court-circuiter et ignorer les syndicats qui mènent la lutte depuis des années. Enfin, même les photos sont claires : c'est le député LR Antoine Herth qui est en tête du cortège. Voilà comment on promulgue qu'une manifestation de défense d'un service public comme l'hôpital devient une action LR ! Tous les élus de l'arrondissement, tous les syndicalistes, tous les manifestants sont-ils censés avoir la carte LR ? Ce serait un cas unique en France !

Un couac dans tout ça ! Siégeant dans les instances administratives de l'hôpital, le maire LR de Sélestat, Marcel Bauer, reconnaît devant les micros de France 3 Alsace qu'il a donné son accord pour la suppression du service de réanimation, même s'il ajoute très discrètement qu'il souhaite que "cela se fasse dans les meilleures conditions possibles". En voilà au moins un qui sait pourquoi il manifeste : il est sur la même position que l'A.R.S. (agence de régulation de la santé) qui a pris la décision concernant d'abord la néonatologie, puis la réanimation. Mais il est de bon ton de mettre en cause l'Etat et le gouvernement. Tant pis pour les malades et le personnel soignant. L'important c'est de préparer 2017. CQFD !

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samedi 31 janvier 2015

Non à la répression des militants syndicaux !

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Yann Le Merrer, secrétaire départemental adjoint de SUD PTT des Hauts-de-Seine vient de recevoir sa notification de révocation.

Les faits qui lui sont reprochés sont exclusivement en lien avec son activité syndicale (participation active à un conflit du travail, information aux collègues non grévistes, interpellation des directions…). Il faut remonter à 1951 pour retrouver une sanction du même type, la plus lourde pour un fonctionnaire. Elle concernait deux responsables de la CGT.

Cette décision exceptionnelle n'a pas été prise à la légère et ne tombe pas au hasard. Elle émane de la direction d'une entreprise contrôlée à 100% par l’Etat où la liberté syndicale est bafouée au quotidien, où son président et sa DRH nous vendent un pacte social dans la poursuite des 80 000 suppressions d’emplois depuis une décennie. Aucun texte d’ailleurs ne régit l’exercice du droit syndical depuis 2009, c’est le fait du prince. Vouloir rentrer dans un établissement peut être considéré comme délictueux.

La liberté d’expression que La Poste a mis en avant pour soutenir Charlie Hebdo n’aurait donc pas lieu d’être dans l’entreprise pour la défense des personnels.

La fédération SUD PTT est mobilisée pour la réintégration de Yann, elle appelle à la solidarité avec cette pétition.

Elle demande à l’ensemble des organisations syndicales, associatives et politiques de soutenir la campagne pour exiger la réintégration de Yann.

Il s'agit d'une véritable attaque contre la liberté syndicale, contre les libertés fondamentales.

http://reintegrationyann.sudptt.org/

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mercredi 21 janvier 2015

Morts, les frères Kouachi provoquent la contestation syndicale

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Une vingtaine d'employés d'Aldi se sont vu retirer les heures de travail non effectuées du fait de leur évacuation à la suite de la neutralisation des frères Kouachi.

Ici, l'heure, c'est l'heure ! L'entreprise Aldi Marché qui approvisionne les magasins d'Ile-de-France, et dont les bureaux et un entrepôt logistique sont installés dans la zone d'activités de Dammartin-en-Goële, à quelques dizaines de mètres de l'imprimerie CTD, l'a prouvé le vendredi 9 janvier. Alors que le Raid et le GIGN organisaient le siège de l'imprimerie dans laquelle étaient retranchés les frères Kouachi, responsables de la tuerie de « Charlie Hebdo », l'accès au secteur était bouclé par les autorités. Les salariés présents dans les locaux étaient donc confinés à l'intérieur, jusqu'à leur évacuation contrainte par les forces de l'ordre, un peu avant 16 h 30, une demi-heure avant l'assaut

Certains -- « une quinzaine », selon une représentante syndicale -- n'ont donc pas pu faire leurs sept heures de travail quotidien. Leur journée a été écourtée de trente minutes à une heure et demie, selon leur heure d'arrivée le matin. Et ils ont été particulièrement surpris d'apprendre que les heures non effectuées seraient décomptées de leur temps de travail, et devraient donc être rattrapées. « Je suis scandalisée, s'emporte Laurence Moissard, déléguée du personnel CFTC. On quitte les lieux par mesure de sécurité et on nous retire le temps en dessous des sept heures ! Il aurait fallu que l'on dise au GIGN : Attendez, on ne peut pas partir tout de suite, on n'a pas fait nos sept heures ! » Quatre salariés n'ont, eux, pas pu rejoindre leur lieu de travail ce jour-là, bloqués par les barrages routiers. « Eux, on leur a carrément enlevé leurs sept heures du compteur », poursuit la représentante du personnel.

La direction confirme que les salariés absents devront rattraper leurs heures : « A notre connaissance, seules quatre personnes sur la centaine de salariés que compte notre établissement ont rencontré des difficultés de circulation pour se rendre à Dammartin, du fait des nombreux barrages. Ces salariés qui sont rentrés chez eux récupéreront ces heures à leur convenance dans le cadre de leurs horaires variables », affirme Bertrand Combot, le gérant d'Aldi Marché.

Il précise qu'« aucune réduction de salaire n'est envisagée ». Certains y auraient même gagné au change : « Les salariés qui ont connu une journée souvent plus longue que d'habitude bénéficieront de la totalité des heures de présence ce jour-là. Par exemple, un salarié arrivé à 4 heures du matin et parti à 16 h 23 - heure de l'évacuation par les forces de l'ordre - verra son compteur d'heures crédité de 11 h 23 considérées comme du travail pour la journée, déduction faite des pauses et coupures habituelles. » (selon "le Parisien").

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dimanche 8 décembre 2013

Les vrais assistés !

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mercredi 1 mai 2013

Histoire de la fête du travail à Toronto

labourEn ces temps où les différends entre athlètes millionnaires et propriétaires milliardaires dominent l'actualité des " conflits " de travail, l'histoire offre une perspective utile sur une époque où les travailleurs devaient lutter pour travailler moins de 12 heures par jour. Le " Mouvement pour la journée de neuf heures " s'amorce à Hamilton, en Ontario, puis s'étend jusqu'à Toronto où le Syndicat des imprimeurs en appuie les demandes. En 1869, le syndicat envoie une pétition aux employeurs demandant une réduction des heures de travail à 58 par semaine, se plaçant ainsi en première ligne du combat pour une réduction du temps de travail dans le monde industrialisé. Les propriétaires des ateliers d'imprimerie, en particulier George Brown du Globe - le plus véhément -, rejettent aussitôt leur demande.

En 1872, la position du syndicat est déjà passée de la demande à la revendication et de la menace à la grève. Selon les employeurs, la demande d'une semaine de travail plus courte est " sotte ", " absurde " et " abusive ". Les imprimeurs ripostent en entrant en grève le 25 mars 1872.

Le 15 avril, une manifestation a lieu pour témoigner de la solidarité parmi les travailleurs de Toronto. Un défilé de quelque 2000 travailleurs se met en branle mené par deux fanfares. Quand ils arrivent à Queen's Park, les sympathisants sont au nombre de 10 000.

Les employeurs réagissent à la grève en faisant venir des briseurs de grève des petites villes et George Brown entame une poursuite judiciaire contre l'union pour " conspiration ". La poursuite de Brown révèle le fait consternant que, selon les lois du Canada, l'action syndicale est considérée comme une infraction criminelle. En application de la loi - qui date de 1792 - la police arrête et emprisonne 24 membres du comité de grève.

Comme en fait foi l'histoire, Brown est trop sûr de lui. En effet, le premier ministre sir John A. Macdonald suit le " Mouvement pour la journée de neuf heures " avec intérêt et curiosité, "son gros nez aussi sensible et pénétrant que celui d'un animal, écrit l'historien Donald Creighton, à l'affût de toute odeur de profit ou de danger." L'odeur de profit vient du fait que son vieil adversaire libéral, George Brown, s'est fait l'ennemi détesté des travailleurs du Canada.

Macdonald a tôt fait de capitaliser. Dans un discours prononcé devant une foule rassemblée à l'hôtel de ville d'Ottawa, il promet d'effacer les " lois barbares " limitant l'activité syndicale. Macdonald vient au secours des hommes incarcérés et, le 14 juin, promulgue la Loi des unions ouvrières, qui légalise et protège l'activité syndicale. Le geste de Macdonald non seulement gêne Brown, son rival, mais lui vaut aussi l'appui durable de la classe ouvrière.

Pour les grévistes, les répercussions à court terme sont néfastes. Nombreux sont ceux qui perdent leur emploi et doivent quitter Toronto. À long terme, les effets sont toutefois positifs. Après 1872, presque toutes les revendications syndicales comprennent la semaine de 54 heures. Les imprimeurs de Toronto sont ainsi les pionniers de la réduction de la semaine de travail en Amérique du Nord. Le mouvement n'atteindra des villes comme Chicago ou New York qu'au début du XXe siècle.

Le combat des imprimeurs de Toronto a eu une autre retombée durable. Les manifestations en faveur du " Mouvement de la journée de neuf heures " et la grève des imprimeurs ont donné lieu à une célébration annuelle. En 1882, le dirigeant syndical américain Peter J. McGuire assiste à un de ces festivals ouvriers à Toronto. De retour à New York, il organise la première " fête du travail " américaine le 5 septembre de la même année.

Durant les années 1880, la pression augmente au Canada en faveur d'une fête nationale du travail. Le 23 juillet 1894, le gouvernement de sir John Thompson promulgue une loi officialisant la fête du Travail. À Winnipeg, cette année-là, un gigantesque défilé de la fête du Travail s'étire sur cinq kilomètres. La tradition de célébrer la fête du Travail gagne rapidement le Canada et tout le continent mais tout a commencé à Toronto grâce à la position courageuse du syndicat des imprimeurs.

James H. Marsh est rédacteur en chef de L'Encyclopédie canadienne.

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jeudi 31 mai 2012

Les 50 entreprises qui envisageraient des licenciements

Post lu sur la : Guevaranita

1719578_12237962_cgt_20120530_t103aA l’occasion de son rendez-vous avec le Premier Ministre Jean-Marc AYRAULT, la délégation de la CGT conduite par Bernard THIBAULT a remis une première liste d’entreprises où l’emploi est menacé. La voici in extenso :

1 SOCIETE GENERALE Banques France Entière Départs volontaires 880
2 CREDIT IMMOBILIER DE France Banques France Entière
3 DEXIA Banques France Entière
4 LEADER PRICE Commerce France Entière 87 Condamnation le 22 mai 2012 par jugement du TGI de Créteil
5 CONFORAMA Commerce France Entière PSE avec Fermeture de 7 SAV 288 Audience au TGI de Meaux le 30 mai 2012
6 TUI France (Nouvelles Frontières) Commerce France Entière Plan Social avec départs volontaires 484
7 CARREFOUR Commerce France Entière de 3 à 5 000
8 FNAC Commerce France Entière Restructuration 300
9 NEO SECURITE Commerce France Entière Redressement judiciaire 5,000
10 AIR France Transports France Entière Restructuration avec départs naturels et volontaires 5,000
11 SNCM Transports Restructuration 800
12 NOVATRANS Transports 260
13 GENERAL MOTORS Automobile STRASBOURG Mise en vente 1,000
14 PSA Automobile RENNES 5,900
15 PSA SEVELNORD Automobile SAINT-AMAND 2,800
16 PSA Automobile AULNAY SOUS BOIS 3,100 Horizon 2014
17 RENAULT Automobile SANDOUVILLE 1,250
18 GOODYEAR Automobile AMIENS Mise en vente 1,354
19 SEALYNX CHARLEVAL Automobile Recherche de repreneur 550
20 MBF TECHNOLOGIES Automobile SAINT-CLAUDE Recherche de repreneur 450 Fonderie en redressement judiciaire depuis juillet 2011
21 HONEYWELL Automobile CONDE SUR NOIREAU Délocalisation en Roumanie 323
22 MIA ELECTRIC Automobile CERIZAY 250
23 PREVENT GLASS Automobile BAGNEAUX SUR LOING Mise en liquidation judiciaire le 9 mai 2012 219
24 VISTEON Automobile CHARLEVILLE MEZIERES 110
25 STECO POWER Automobile OUTARVILLE 120
26 IVECO CAMIVA Automobile SAINT-ALBAN DE LEYSSE Fermeture du site 171
27 MANZONI BOUCHOT FONDERIE Automobile 150
28 FRALIB Agroalimentaire GEMENOS Fermeture du site 182
29 BELVEDERE Agroalimentaire BEAUCAIRE Difficultéd de Gestion 700
30 GERMANAUD Agroalimentaire BLOIS Restructuration 130
31 SOCIETE LANGUEDOCIENNE DE PANIFICATION Agroalimentaire SAINT MARTIN DE LONDRES Redressement judiciaire 47
32 CALISTE BOFFRESS Agroalimentaire ARDECHE Restructuration 65
33 CONTINENTAL NUTRITION Agroalimentaire VAR Fermeture du site
34 ARCELOR MITTAL Métallurgie FLORANGE Fermeture Hauts Fourneaux 550
35 RIO TINTO Métallurgie SAINT-JEAN DE MAURIENNE Négociations EDF des tarifs d’achats 600
36 PETROPLUS Energie Chimie PETIT COURONNE Mise en vente 550
37 LYONDELLBASEL Energie Chimie BERRE L’ETANG Arrêt et mise sous cocon – en attente d’un repreneur 370
38 EON France Energie Chimie France Entière Fermeture des Centrales de Production d’Electricité Thermique 500
39 AREVA Energie Chimie France Entière Restructuration de 800 à 1 000
40 TECHNICOLOR Electronique ANGERS Mise en vente totale ou partielle 350
41 OSRAM Electronique MOLSHEIM Mise en vente 650
42 HEWLETT-PACKARD Electronique France Entière Restructuration 5,000
43 SIEMENS Electronique GRENOBLE Fermeture du site 300
44 LABORATOIRES FOURNIER Pharmacie DIJON Site jugée non stratégique 306
45 MERCK Pharmacie ERAGNY SUR EPTE Restructuration avec Fermeture du site 247
46 SANOFI Pharmacie France Entière Plan d’économies de 2 milliards d’€ 500 à 1 000
47 MERYL FIBER Textile SAINT LAURENT BLANGY Mise en redressement judiciaire 343
48 GREEN SOFA Ameublement DUNKERQUE Mise en redressement judiciaire 120
49 GROUPE HERSANT Presse France Entière Restructuration 110
50 PRESSTALIS 800 à 1 000
53 SODIMEDICAL PLANCY L’ABBAYE 52

 Source Toulouse7.com

 

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