dimanche 9 juillet 2017

Première atteinte à des lois sociales : le tiers payant généralisé

Des ministres de la société civile : la belle farce !

buzyn

Qui a pensé un seul instant que le gouvernement Macron-Philippe allait pratiquer une politique sociale ?

Depuis le 1er janvier 2017, grâce à la "loi santé" mise en place par le gouvernement socialiste, une nouvelle étape dans la mise en place progressive du tiers payant généralisé s'était ouverte : le tiers payant devient un droit pour les soins pris en charge au titre de la maternité ou d'une affection de longue durée (ALD). Par ailleurs, le tiers payant sur la part obligatoire peut également être proposé à tous les patients, mais il n'est pas une obligation. Il deviendra un droit pour tous le 1er décembre 2017. C'est ce droit qui est remis en cause par le nouveau gouvernement ! Une première mesure antisociale qui risque d'être suivie de bien d'autres, si on n'y prend garde.

La technique macronienne de mise en place des mesures antisociales apparaît de plus en plus clairement : un premier ministre de la droite dure et des ministres de la même droite aux postes-clés, des députés LREM à la botte, sans possibilités même de déposer un quelconque amendement à un projet de loi. Sans oublier, la nomination pour moitié de ministres à vue corporatiste issus de la société civile. 

L'exemple est bien dans cette affaire la ministre de la santé Agnès Buzyn. Officiellement, elle devrait être compétente : de profession hématologue, professeure des universités, praticienne hospitalière, spécialiste d'hématologie, d'immunologie des tumeurs et de transplantation ! Excusez du peu, mais le CV de responsable politique est bien moins fourni voire inexistant. Et c'est bien là que se trouve la farce, cette ministre ne défend pas les malades, mais uniquement les lobbies qui ont souhaité sa nomination du fait de sa docilité et de sa malléabilité.

Communiqué du parti socialiste 

ps

Il y a les déclarations et il y a les actes. Dans la feuille de route de la Ministre des solidarités et de la santé, la lutte contre les inégalités sociales devait constituer un axe important de la politique du gouvernement pour les cinq prochaines années. Or, Agnès Buzyn vient d’annoncer que le tiers payant généralisé (TPG) serait suspendu, ce qu’elle justifie en affirmant avoir en « horreur les obligations ». Curieux argument quand dans la même semaine on annonce un texte de loi qui rendra obligatoires onze vaccins dès 2018…

Une fois de plus, le gouvernement dit une chose et fait le contraire : alors que le candidat Emmanuel Macron affirmait que « nombreux sont ceux qui renoncent encore à des soins essentiels en raison de frais qui restent à leur charge »,  l’abrogation du TPG montre que ce n’est pas un enjeu pour l’Exécutif. On sait que plus de 25% de nos concitoyens renoncent à se soigner en raison de l’avance de frais. C’est à cela que le TPG veut justement répondre. C’est l’une des réformes les plus efficaces pour améliorer la prévention, et notamment le dépistage, parce qu’elle répond aux difficultés financières d’accès aux soins des plus précaires

Il faut encore rappeler que l’immense majorité des pays développés, quel que soit leur système de santé, pratiquent le tiers payant. La loi santé de 2016 prenait en compte les inquiétudes légitimes des personnels de santé, en garantissant la simplicité de l’utilisation, la lisibilité des droits et la garantie du paiement, dans un délai de 7 jours ouvrés maximum sous le pilotage technique confié à l’assurance maladie. L’argument de la complexité ne tient pas plus que celui de l’horreur des obligations.

Aujourd’hui, le « en-même-tempisme » fait une nouvelle victime : l’égalité d’accès aux soins.

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lundi 20 mars 2017

Médicaments de rue en Afrique

Le règne de Roxy-Adjamé

En Afrique, pas de sécurité sociale, pas de remboursement des soins. Alors on se soigne quand on peut, au moindre coût, ou on ne se soigne pas.

medicament_de_rue_1Roxy, le marché de médicaments de rue d’Abidjan ne désemplit pas. La plus grande pharmacie de rue d’Abidjan est ce lieu où depuis plusieurs années le trafic et la vente de médicaments de rue se lègue comme un héritage de mère en fille. En ces lieux, le secret du ravitaillement en médicaments est bien gardé d’une vendeuse à l’autre. En effet, 80% des petites mains qui rapportent chaque année des millions de francs CFA aux réseaux de trafiquants sont des femmes. Après plusieurs minutes d’échange, une jeune dame qui affirme se prénommer Fatou accepte de parler.

« Tout le monde sait que nous sommes ici. Même vos collègues blancs viennent souvent avec leurs caméras pour nous poser des questions. Ils nous demandent où on trouve nos médicaments, qui nous donne les médicaments ou bien si on va les acheter à la pharmacie… » indique-t-elle.

Fatou semble être une des doyennes des lieux. Elle propose des médicaments depuis plus de 15 ans ! Elle a commencé son activité dans les rues du quartier marchant d’Adjamé avec sa mère avant même l’adolescence. Avec son expérience dans le domaine de la vente de médicament de rue, Fatou ne fait aucune difficulté pour nous révéler l’origine des molécules vendues sur le marché sous une chaleur écrasante, avec la poussière qui recouvre les boites de médicaments et la proximité d’une décharge qui attire les mouches et autres rongeurs.

« Les médicaments que nous proposons sur le marché viennent principalement du Ghana, du Nigeria, de la Guinée et certains produits viennent de la Côte d’Ivoire. Maintenant il y a des médicaments chinois : ce qu’on utilise pour les massages, pour éclaircir la peau (dépigmentation) ou grossir les seins et les fesses… », affirme la vendeuse.

Chine, Ghana, Guinée, Nigeria et Côte d’Ivoire, les révélations de Fatou nous font prendre conscience de l’existence d’un lucratif business organisé à l’échelle ouest-africaine voire mondiale par des mains obscures. A voir les médicaments disposés dans les bassines à même le sol, plusieurs d’entre eux vendus sont effectivement des produits qui sont loin d’être autorisés par les services sanitaires Ivoiriens. Mais au fond, cela n’inquiète en rien certains Ivoiriens qui préfèrent se ravitailler auprès de ces doctoresses du bitume qui sans jamais avoir mis les pieds dans une faculté de médecine indiquent aux patients la posologie des médicaments qu’elles proposent. Pour les acheteurs qui ne se laissent pas décourager par les conditions de conservation des médicaments, les arguments ne manquent également pour défendre le choix de Roxy.

« Vous savez, c’est la situation économique du pays qui nous pousse à venir vers ces vendeuses. Nous sommes conscients qu’il y a des dangers liés à l’automédication : c’est bien comme ça qu’on appelle ce que nous faisons. Mais faute de moyens nous sommes obligés de nous ravitailler ici. En plus, il y a plusieurs produits de la pharmacie qui se retrouvent ici. Il y a seulement un problème de conservation sinon il y a de bons médicaments dans la rue », affirme Bah Edouard un client venu chercher un médicament contre le rhume.

Edouard la quarantaine passée, présente même l’activité des vendeuses de Roxy comme étant « d’utilité publique ». En effet, ce ne sont pas seulement les personnes démunies qui se ravitaillent à Roxy. Il passe en ce lieu plus d’ordonnances que dans les officines conventionnelles. Sur la cinquantaine de clients (56 ndlr) avec lesquels nous échangeons, 80% affirment connaitre les médicaments pour lesquels ils viennent à Roxy. 75% lisent avec intérêt la date de péremption des médicaments ; les 25% restant (probablement analphabètes) se confient à la sagesse et au savoir-faire des vendeuses. Leurs prescriptions ne sont pas loin d’égaler celles des pharmaciens et des médecins. Les 27 vendeuses que nous avons côtoyées ont une excellente maitrise des médicaments qu’elles vendent ! Ces acquis sont-ils le fruit de la pratique ? Les vendeuses sont-elles formées par leur circuit de ravitaillement ou des médecins ? Autant de questions pour lesquelles il va falloir creuser davantage.

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Du poison vendu à bas prix

Côté prix, la différence entre la pharmacie et la rue est plutôt tentante pour le consommateur. Une célèbre boite de vitamine vendue à 4185 f CFA en pharmacie est proposée à 2800 voire 2600 après un petit marchandage avec les vendeuses de Roxy. Le patient peut même s’offrir les ampoules buvables pour 75 ou 100 f CFA. Un autre sirop vendu en pharmacie pour les insuffisances en fer et proposé à 3200 f CFA est vendu à Roxy à 1750 f CFA et ce prix peut chuter jusqu’à 1400 CFA. En ce qui concerne les différents types de médicaments, un tour rapide dans les bassines nous permet de voir que les antalgiques arrivent en première position suivies des anti-inflammatoires, les antipaludiques et les antibiotiques. Ces médicaments se retrouvent sous toutes les formes: injectables, comprimés, solutions buvables… Pour les ARV et les anti-tuberculeux, il faut passer commande et les vendeuses garantissent la livraison de médicaments « plus bons et efficaces que ceux qui sont distribués gratuitement dans les hôpitaux ». 

En apparence les médicaments vendus à Roxy sont bons et moins chers mais pour les professionnels de la santé ces produits font plus de mal que de bien et c’est le docteur Sery qui le démontre.

« Il y a le problème de la conservation qui fait que le principe actif de ces produits n’agit plus vraiment sur le mal et au lieu de guérir la maladie, le médicament peut aggraver le mal ».

Le docteur Sery souligne également que dans la rue les médicaments ne sont pas aussi abordables qu’on le pense. Les vendeuses fixent le prix à la tête du client et font même de la surenchère en fonction du produit. Il y a aussi de véritables problèmes de santé liés à ces médicaments de rue : les organes vitaux des patients sont en danger ! Les reins, les poumons, le pancréas, le foie ou la vésicule biliaire sont des zones qui peuvent être sérieusement endommagées par ces médicaments de rue.

Au-delà, la résistance de certaines pathologies face aux antibiotiques est en grande partie liée à ces médicaments à faible action ou ces placébos vendus par des femmes qui en ignorent les dosages. C’est la raison pourquoi laquelle, les médecins invitent surtout les grands malades tels que les diabétiques, les cardiopathes et les personnes qui sont des terrains favorables au rhumatisme ou aux maladies héréditaires d’éviter l’auto-médication et de fuir les médicaments de rue.

Qui ravitaille le marché de Roxy ?

En ce qui concerne le ravitaillement des vendeuses de Roxy, une véritable omerta existe dans le milieu. Cependant, une question taraude forcément l’esprit du visiteur d’un jour qui découvre les bassines de médicaments à Roxy. Comment des médicaments officiellement autorisés peuvent-ils se retrouver dans la rue ? Des professionnels de la santé sont-ils de mèche avec la mafia du bitume ? Il n’y a pas de doute : des mains obscures font sortir des médicaments du circuit officiel pour les reverser dans le circuit officieux.

« Nous avons écho de telles pratiques vu les médicaments autorisés que ces femmes revendent, il est clair que certains docteurs ou grossistes font sortir des médicaments du circuit officiel pour alimenter le circuit officieux. Et les raisons qui l’explique sont différentes : contourner les taxes, liquider rapidement les médicaments pour se faire plus d’argent, vendre des médicaments qui ne sont plus autorisés mais qui sont restés en stocks… » explique le docteur Sery.

 Dans ce contexte de fraude et de trafic si bien organisés, la lutte contre les médicaments de rue devient difficile. Le consommateur se posera sans doute la question suivante : si de bons médicaments se retrouvent sur le marché à même le sol avec la bénédiction de certains grossistes et docteurs, pourquoi donc s’approvisionner dans les officines conventionnelles ? A cette question, certains ivoiriens ont déjà leur élément de réponse. Grâce aux campagnes de sensibilisation du Ministère de la santé publique sur les dangers des médicaments de rue, de nombreux ivoiriens ont décidé de tourner le dos aux médicaments de rue.

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« Je choisis la pharmacie parce que je veux protéger ma vie et celle de mes proches », affirme Beugré Richard un père de famille croisé dans une pharmacie des II Plateaux.

Pourtant Beugré Richard ne condamne pas ses concitoyens qui se ravitaillent dans la rue. Il estime que c’est faute de moyens que l’Ivoirien se rabat sur les médicaments de rue. Il interpelle les autorités pour que le prix des médicaments soit revu à la baisse pour soulager les populations appauvries par 10 ans de crise. Il indique que l’option des médicaments génériques est une bonne idée pour freiner le trafic des médicaments de rue. Cependant, il faut sensibiliser les ivoiriens sur la présence de ces médicaments génériques et surtout penser à afficher leurs listes dans les pharmacies.

Omerta totale sur le trafic

Le trafic de faux médicaments est aujourd’hui considéré par les experts internationaux comme une activité plus lucrative que certains secteurs clés du crime organisé. En ce qui concerne le financement et la rentabilité des faux médicaments, l’IRACM (Institut de recherche contre les médicaments contrefaits) indique que pour 1.000 $ US investis, le trafic d’héroïne rapporte environ 20.000 $ US tandis que la même somme investie dans le trafic de faux médicaments peut rapporter entre 200.000 et 450.000 $ US, soit 20 à 45 fois plus rentable que le trafic de drogue !

Ces montants représentent à l’échelle mondiale plusieurs milliards de $ US puisque 123 pays sont directement touchés par les médicaments de la rue. La preuve avec l’opération Pangea VII menée par Interpol en mai 2014 et qui a permis la saisie de faux médicaments pour une valeur totale de 22 millions d’euros ! L’opération a conduit à la fermeture de plus de 10.000 sites Internet servant d’interface à la vente des faux médicaments. Le fléau est réel mais le caractère du produit au cœur de ce trafic (le médicament ndlr) fait que l’appareil répressif des Etats affectés peine à entrer en action. Un laisser-faire qui pousse les vendeuses sur les marchés à considérer leur activité comme à la limite légale.

In fine, les commerçantes de Roxy estiment qu’elles font plus de bien que de mal. Dans cette mafia où elles sont les petites mains, rien ne semble les inquiéter. Elles affirment jouir de la protection d’hommes politiques influents aussi bien dans la commune d’Adjamé qu’à l’échelle nationale. Quant aux unités anti-drogue et de lutte contre les stupéfiants, les 27 vendeuses que nous avons côtoyées indiquent « verser de l’argent pour leur silence ». Cette pratique de corruption est quasi quotidienne !

Nous quittons les pharmacies et leurs climatisations apaisantes pour la chaleur étouffante du marché de Roxy. La peur d’être délogée un matin avec les faux médicaments qui tapissent les bassines n’habite plus vraiment les vendeuses. Nous essayons tout de même de savoir qui sont les têtes pensantes du réseau de ravitaillement des pharmacies de rue. Nos tentatives pour avoir un nom ou un numéro téléphone se sont heurtées à une véritable omerta partagé par toutes les vendeuses.

« Nous avons des sœurs qui livrent sur le marché, elles disent recevoir les médicaments de certaines personnes…c’est une chaîne mais je ne peux pas vous dire qui sont ces hommes » explique Biba une autre vendeuse.

« C’est notre secret » renchérit d’un air amusé Fatou ! Un secret très bien gardé mais que nous allons percer en partie alors que nous quittions le marché la nuit tombée. Une fourgonnette appartenant à un important distributeur de produits pharmaceutiques stationne à Roxy, livre sous nos yeux des cartons et repart. Demain tous ces médicaments inonderont Abidjan car Roxy approvisionne en faux médicaments la quasi-totalité de la capitale économique ivoirienne. (selon "eburnietoday.com", enquête de Suy Kahofi).

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dimanche 3 avril 2016

A propos du décès soudain du chanteur Roger Cicero

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Roger Cicero, né le 6 juillet 1970 à Berlin et mort le 24 mars 2016 à Hambourg d'une attaque cérébrale, est un chanteur de jazz allemand d'origine roumaine. Il a représenté l'Allemagne au concours Eurovision de la chanson 2007 avec la chanson Frauen regier’n die Welt (Les femmes régissent le monde). Il est le fils de Eugen Cicero, pianiste et interprète roumain de jazz.

A ce propos, on peut se poser la question

Quel est le risque d'AVC chez les jeunes ?

Un neurologue réputé de l'université de Fribourg-en-Brisgau, Jürgen Bardutzky, livre son analyse : "La plupart des patients touchés par un accident vasculaire cérébral (AVC) sont âgés de plus de 65 ans. Un homme jeune n'est donc pas le patient classique. Seuls 10% des accidents vasculaires touchent des jeunes de 18 à 45 ans.

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Un AVC survient brusquement. Ses symptômes peuvent être très divers : problème de vision, d'élocution, paralysie d'un côté, engourdissement. Il n'y a pas vraiment de symptôme typique. Mais l'AVC doit être traité immédiatement.

La cause classique est un trouble circulatoire. Il en résulte un bouchon cérébrovasculaire qui provoque une irrigation insuffisante du cerveau. 10 à 15% des cas sont dûs à une rupture d'un vaisseau sanguin cervical. 

Il existe des facteurs de risques classiques d'AVC. Le plus important est l'hypertension artérielle. Le problème est qu'une  telle hypertension ne se remarque pas par soi-même. Il est donc bon de mesurer régulièrement sa tension artérielle. Le tabagisme est également un facteur de haut risque car il endommage les vaisseaux sanguins. Le diabète et la présence à haut niveau dans le sang de lipides sont aussi des risques.

Le taux de mortalité en cas d'AVC reste élevé : 20% des patients meurent dans le mois, 37% dans l'année. Plus vite les patients sont traités, plus ils ont de chances de survie. Mais la moitié environ des patients reste à l'abri d'une rechute."

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mercredi 30 septembre 2015

Bénaville, le scandale de la vallée de la Bruche

Mis en vente au début des années 2000 par la Mutuelle propriétaire, l'ancien centre de convalescence de la police nationale de Bénaville (commune de Saulxures), où l'ancien Secrétaire d'Etat à l'Intérieur André Bord, a fait venir en cure les policiers blessés par les pavés de mai 68, est convoité à l'époque, après de multiples péripéties politico-immobilières, par une association turque qui souhaite le reconvertir en colonie de vacances (compromis de vente). A noter qu'un peu plus tard, cette association qui s'était rabattue sur la Villa Mathis au Kreutzweg, s'est vue refouler par la comcom du Val de Villé avec les péripéties restées ancrées dans les mémoires, sous prétexte qu'elle cachait une dangereuse secte.

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Mais revenons à Bénaville (Hasardeusement préempté en 2002, sans projet précis et surtout sans fonds disponibles, par la commune de Saulxures, il est finalement racheté dans la foulée par la Com'com de la Haute-Bruche qui s'endette en conséquence (1,1 M€) sans objectif strictement cadré. Le tout, question ambiance, sur fond d'un contexte national électoralement sulfureux (le FN cartonne à l'élection présidentielle) et de ses répliques potentielles dans le terreau local... Besoin d'un dessin ?
Il s'en suit la bataille judiciaire que l'on imagine (recours successifs par l'association précitée), dix années durant, et l'abandon progressif du centre déserté à son triste sort, au fil des procédures, jusqu'au récent déblocage de la situation par la cour d'appel de Colmar qui renvoie (définitivement ?) la balle dans le giron de la Com'com.
Une Com'com légitimée, certes, mais encombrée désormais d'un vaste bâtiment "exténué", hors-normes, réduit à l'état de quasi-ruine et sans doute bientôt rasé.
Encombrée également de l'héritage coûteux de sa mauvaise gestion, dans tous les sens du terme, dont elle aura plus de mal à faire table-rase et qu'il lui faudra bien assumer jusqu'à la lie, aux dépens principalement des contribuables de la vallée abusés, et fatalement "invités" à éponger une ardoise qui s'annonce salée. 

En résumé, une inquiétante gouvernance à la boussole, un vrai sac de noeuds et au final une scandaleuse dilapidation des deniers publics.
Bref une pitoyable épopée qui ne semble guère troubler des élus malgré tout "sereins" et forts de leur bon droit : « Cette décision est une bonne nouvelle (!) » se réjouit Pierre Grandadam, président de la Com'com, qui en rajoute une couche :  « Cela prouve que notre démarche n’était pas illégale […]. Mais si c’est bien la fin de ce parcours judiciaire, nous allons pouvoir nous remettre au travail. […] Je reste persuadé que des besoins importants demeurent en matière de handicap dans la vallée » (source DNA).
Encore un repreneur écarté !

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Mais alors que la villa Mathis était sauvée miraculeusement par une banque régionale, puis par une famille d'industriels qui l'a transformé en hôtel (où l'on vient de loin pour célébrer des mariages en grandes pompes), Bénaville allait tomber en ruine intercommunale. Pourtant, un repreneur souhaitait s'y installer ! Il s'agit de l'association "Klampesclape", association régulièrement constituée selon le droit local Alsace-Moselle, ayant son  siège au 3 rue des tilleuls à 67800 Bischheim, n° SIRET 813 239 589 00019. Cette association, créée le 21/8/2014, a un actif/passif de 15.914.000 €, et le compte d'exploitation est à 8.964.000 € ! Largement crédible... Mais encore une fois, du côté de la comcom "on" rejette la proposition comme l'indiquent les  DNA du 20/9/2015 (lire ci-dessous).

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Qui a décidé ?

Le conseiller communautaire de Rothau Régis Simoni répond à cette décision apprise par la presse : " Moi aussi j'ai eu des larmes aux yeux en lisant l'article des DNA. J'ai surtout été surpris par une décision unilatérale, car le rejet de la cession de Bénaville n'a jamais été abordé en conseil communautaire. Pour un sujet aussi important, il est regrettable que le président se permette de décider seul (ou avec quelques amis proches ?)" Encore un secteur où la démocratie marche à merveille.

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vendredi 25 septembre 2015

Clinique Saint-Luc à Schirmeck : c'est dans notre canton

On le sait, la clinique Saint-Luc, malgré tous les efforts fournis par le groupe Saint-Vincent et la communauté de communes, reste déficitaire. C’est le prix du maintien d’une médecine de proximité et d’une médecine d’urgence. Voici quelques mois, le groupe Saint-Vincent avait essuyé un revers en se voyant refuser le statut d’établissement isolé pour Saint-Luc à la suite d’une évaluation nationale aux principes discutables.

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Les élus locaux et la direction de Saint-Vincent ont saisi les députés Laurent Furst (LR) et Philippe Bies (PS) qui se sont fait les porte-parole auprès du gouvernement de ce qui apparaissait ici comme pour le moins une erreur d’appréciation.

« Pour permettre un accès de nos concitoyens à des soins de proximité »

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a répondu favorablement à la requête qui lui a été adressée. Tout en rappelant que l’Agence régionale de santé apportait déjà une aide à la clinique Saint-Luc (800 000 euros pour la polyclinique), la ministre a « décidé, pour consolider cette situation, qu’un montant complémentaire de 400 000 euros serait versé à l’établissement, de façon pérenne, via le Fonds d’intervention régionale (FIR) », écrit-elle dans sa réponse aux députés lue, lundi soir par le président Pierre Grandadam aux délégués communautaires.

Et la ministre d’expliquer qu’elle porte « une politique résolue d’amélioration du maillage territorial de notre système de santé, pour permettre un accès de nos concitoyens à des soins de proximité. La clinique Saint-Luc s’inscrit pleinement dans cet objectif, permettant la desserte d’un bassin de population de 30 000 habitants situé à près de 45 minutes de l’agglomération strasbourgeoise ». L’aide de l’ARS combinée à celle du FIR et à la reprise de la dette par le groupe Saint-Vincent (DNA du 3 juillet) devrait permettre de rapprocher l’établissement de santé bruchois de l’équilibre financier. « C’est en tout cas une très bonne nouvelle pour la clinique Saint-Luc », commentait hier Frédéric Leyret, directeur du groupe Saint-Vincent qui entend aussi poursuivre le développement du site en « réinstallant de l’activité » tout en réduisant les coûts. « Je pense notamment à la téléradiologie (*) qui va permettre d’alléger nos charges », soulignait-il. (DNA du 23/09/2015)

(*) La téléradiologie qui se met en place à Saint-Luc permet de consulter à distance des radios ou des échographies.

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vendredi 24 avril 2015

Le rêve de Marcel

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Le 30 mai 2011, François Fillon et son armada UMP de ministres (Xavier Bertrand, ministre du travail, Nora Berra, secrétaire d'Etat à la santé, et bien sûr le ministre alsacien Philippe Richert), le député-conseiller régional, le conseiller général-maire en écharpe tricolore, inauguraient en grandes pompes l'hôpital de Sélestat rénové ! D'ailleurs le maire Marcel Bauer jubilait : "J'ai fait un rêve, il s'est réalisé !" Presque aussi important ce rêve que celui de Martin Luther King ! Et le premier ministre déclarait même que c'était "l'hôpital le plus moderne".

Mais déjà le 22 novembre de la même année, alertée par les syndicats CFDT et CGT, la presse évoquait le passif financier de l'hôpital. Sur ce blog, voir : Fillon passe, le passif reste .

Et les effets se font sentir ! Malgré les beaux courriers de dernière minute du député UMP et de la conseillère générale UMP-divers droite du canton de Mutzig, sentant bon la récupération politicienne, le service de néonatologie fermera le 30 avril à minuit ! Premier pas vers la fermeture de la pédiâtrie ? de la maternité ? de la chirurgie ? L'hôpital ne restera qu'un vaste champ de gériâtrie ? ou de dispensaire hors normes ?

Et pourtant, le maire de Sélestat est content. La seule chose qui le fâche : la section locale du PS, qui représente l'opposition dans son conseil municipal, a alerté la population ! A l'UMP, mieux vaut se taire, dormir et rêver.

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dimanche 19 avril 2015

Le fusil change d'épaule

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«Un service de quatre lits qui pourrait être transféré à Colmar», rappelle Frédérique Mozziconacci après l'inquiétude exprimée par un membre de l'opposition. C'était au conseil municipal de Villé le 7 avril, à propos de la néonatologie de Sélestat. Notre nouvelle conseillère départementale, ex-conseillère générale, minimisait la fermeture de ce service à l'hôpital. Il est vrai que ses amis UMP ne s'étaient guère intéressés au problème. Mais voilà ! le maire UMP Marcel Bauer, le député UMP Herth viennent de s'exprimer, alors il ne faut pas être en reste. Et tant pis si notre conseillère départementale UMP doit changer son fusil d'épaule. D'ailleurs elle a déjà voté une motion à la comcom (qu'elle n'avait pas eu le temps de rédiger pour le conseil municipal ?). Alors il faut bien qu'elle se fende d'une lettre ouverte publiée dans la presse, accessoirement adressée au président de l'ARS (agence régionale de la santé). C'est la moindre des choses... sauf que cette initiative arrive bien tard, et que l'ARS semble déjà décidé à supprimer le service, d'une façon ou d'une autre, à court ou moyen terme. Qu'importe, les voyages forment la jeunesse. Alors si quelques nouveaux nés pourront prendre l'hélicoptère pour aller à Colmar ou Strasbourg, où est le mal ? surtout que ces voyages seront payés par la sécurité sociale, au risque de creuser un peu plus son déficit. Et pour les élus, n'est-il pas moins dangereux de rester à l'abri en attendant la fin de la bataille ? Surtout avant des élections, quitte à intervenir trop tard et hors délais après ces élections ? Les tractations avec les services techniques sont en cours depuis de longs mois, et des élus concernés siègent aux conseils d'administration à tous les niveaux et connaissent donc les situations et peuvent réagir depuis de longs mois ! Dans ces conditions, n'aurait-il pas mieux valu, pour notre élue départementale, publier une oraison funèbre ?

NB : à quand sa position concernant la fermeture de classe à Villé ?

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vendredi 17 avril 2015

La clinique de biologie tumorale de Fribourg insolvable

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Depuis sa création, la clinique de biologie tumorale de Fribourg-en-Brisgau se bat pour sa survie. Depuis des semaines, le personnel est en attente sur les salaires. La clinique a déposé au tribunal de district une requête en faillite volontaire (liquidation judiciaire).

La situation financière difficile est à attribuer essentiellement au déséquilibre entre les dépenses d'approvisionnement et les revenus des 80 lits en soins de courte durée. L'actionnaire principal allemand de KTB (Klinik für Tumorbiologie), Michael Schroeder, investisseur immobilier, qui vit en Suisse depuis quatre ans, a souvent consenti des avances en secret à travers sa société Vergell Medical SA, pour ne pas étaler le déficit au grand jour. Il a cédé la KTB à des actionnaires berlinois Erich Marx et Axel Steinwarz, après le refus de reprise de l'université de Fribourg. En attendant, les salaires de mars ne sont pas tous versés, et on ne sait rien du nombre de licenciés. Les 300 salariés attendent avec angoisse les suites de l'affaire.  

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mercredi 8 avril 2015

Le PS et l'hôpital de Sélestat

 

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« De source syndicale, des menaces pèseraient sur le service de pédiatrie-néonatologie de Sélestat. Une logique comptable serait la seule motivation d’une possible suppression. Pourtant, ce service donne pleinement satisfaction et dégage des recettes qui bénéficient au budget général de l’établissement. Au regard de l’intérêt qui s’attache à son maintien, en terme de proximité et de qualité de prise en charge notamment, la section PS de Sélestat apporte son total soutien aux initiatives prises pour défendre la pérennité de ce service et invite la population à faire de même en signant la pétition diffusée sur les réseaux sociaux et auprès des commerçants sélestadiens depuis la fin de semaine dernière. Par ailleurs, Bénédicte Vogel, secrétaire de la section PS et conseillère municipale à Sélestat, a alerté Marisol Touraine, ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, sur la situation dans un courrier en date du 1er avril 2015 et sollicité son aide et son soutien dans ce dossier. Au-delà de cette affaire, reste posée la question de la place et du rayonnement réservés à l’hôpital de Sélestat dans le cadre de la nouvelle organisation hospitalière régionale. » Section du PS de Sélestat.

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vendredi 3 avril 2015

Des menaces sur l'hôpital de Sélestat

Il y a quelque temps, les hôpitaux de Sélestat et Obernai ont été fusionnés, ou plutôt l'hôpital d'Obernai a été supprimé. En 2011, le nombre de lits de Sélestat avait été revu à la baisse ainsi que le personnel. Aujourd'hui des menaces planent sur l'hôpital de Sélestat, notamment sur ses services de pédiâtrie et de néonatologie. Où nos mamans de la vallée devront-elles se rendre pour voir leur bébé ? Colmar, Strasbourg, Saint-Dié ? Que devient la notion de service de proximité, notamment pour les habitants de fond de vallée, Urbeis, Fouchy, Lalaye, Steige ? Les élus du Centre-Alsace seront-ils efficaces sur ce nouveau dossier à traiter d'urgence, pour le bien de la population ?

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 "L'Alsace" du 31 mars 2015

hopital2Les "DNA" du 1/4/2015

 A relire : Fillon passe, le passif reste

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