mardi 27 septembre 2022

En Syrie, on boit de l'eau polluée malgré le choléra

Au milieu d'enfants en pleurs dans un hôpital bondé de l'est de la Syrie, Ahmad al-Mohammad se tord de douleur. Sa femme et lui sont atteints de choléra, une maladie qui a ressurgi dans le pays.

chol_raDepuis six jours, ce Syrien de 45 ans voit défiler d'autres patients à l'hôpital Al-Kasrah dans la province de Deir Ezzor, où l'eau du fleuve Euphrate, pollué, est utilisée par les habitants pour boire et pour irriguer les plantations.

"On a souffert de diarrhée, de vomissements et de douleurs (...) parce qu'on boit de l'eau directement de l'Euphrate", raconte à l'AFP Ahmad al-Mohammad qui parvient à peine à parler. "Cette eau est polluée mais on n'a pas d'autre choix."

A proximité, un homme berce son enfant sous perfusion.

Pour la première fois depuis 2009, le choléra, une infection diarrhéique aiguë, est réapparu début septembre en Syrie où environ deux tiers des usines de traitement d'eau, la moitié des stations de pompage et un tiers des châteaux d'eau ont été endommagés par onze ans de guerre, selon l'ONU.

Le gouvernement syrien a annoncé 23 décès et plus de 250 infections dans six provinces sous son contrôle dans le pays morcelé, la plupart des cas à Alep (nord).

Dans les régions aux mains de l'administration autonome kurde qui contrôle une grande partie du Nord-Est, seize décès et 78 cas, dont 43 dans l'ouest de Deir Ezzor, ont été recensés, selon Juan Mustafa, un responsable kurde de la Santé.

Les tests ont montré la présence de la bactérie responsable du choléra dans l'Euphrate, d'après lui.

- "De toute urgence" -

En raison de la sécheresse, de la pollution et du déversement des eaux usées, le débit de l'Euphrate, qui irriguait dans le passé les régions parmi les plus fertiles de Syrie, a beaucoup baissé et plusieurs parties sont asséchées.

Les Kurdes syriens accusent aussi la Turquie voisine, par laquelle passe l'Euphrate, de retenir plus d'eau que nécessaire dans ses barrages, réduisant le débit du fleuve côté syrien. (selon AFP)

chol_ra1

Posté par jl boehler à 05:55 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

mercredi 17 août 2022

Zürich : un redoutable virus remplit le cimetière des éléphants

Silencieux et invisible à l'oeil nu, il a terrassé trois éléphants d'Asie - une espèce en danger - du zoo de Zurich en un mois. Ce redoutable tueur qu'est le virus de l'herpès a laissé les scientifiques impuissants.

Z_richIl ne reste plus que cinq des huit éléphants d'Asie qui peuplent les 11.000 m2 qui leur sont dédiés dans le zoo surplombant la plus grande ville suisse.

"C'est un peu triste, surtout qu'ici à Zürich, les éléphants ont assez de place", a indiqué à l'AFP Mauro Müller, 29 ans, habitué du parc animalier. 

Le jeune Umesh, 2 ans, fut le premier à ne pas avoir réussi à tromper le virus de l'herpès fin juin. Suivi quelques jours après par sa soeur Omysha, 8 ans, puis par une jeune éléphante de 5 ans, Ruwani, d'un second troupeau matriarcal sans contact avec les deux premiers.

Tous ont été emportés de façon foudroyante par ce virus qui déclenche une hémorragie interne et une défaillance des organes. 

En captivité, ce virus "est la principale cause de décès des éléphants âgés de deux à huit ans. Cela arrive aussi dans la nature mais il est plus difficile à détecter" car les animaux sont moins surveillés, a expliqué à l'AFP Pascal Marty, conservateur du zoo de Zurich.  

Le virus de l'herpès est présent à l'état latent chez presque tous les éléphants, tant en liberté qu'en captivité.  

Il ne devient dangereux que lorsqu'il se multiplie fortement dans l'organisme. Les scientifiques ignorent encore en grande partie ce qui provoque chez certains cette poussée virale mortelle. 

"Nous ne savons toujours pas pourquoi et quand cela se produit", a indiqué M. Marty, plein de tristesse. 

Les cinq puissants pachydermes encore en vie- tous adultes - ont pu eux passer quelques heures auprès des dépouilles de leurs jeunes compagnons. 

"Nous leur laissons le temps, comme pour dire adieu. Ils réalisent que l'animal n'est plus en vie, ils les touchent avec la trompe", a raconté ce spécialiste en comportement animalier. 

Moins d'une semaine après le troisième décès, ils vaquent désormais avec nonchalance à leurs occupations, entre baignade et recherche de nourriture, glissant leurs trompes dans des trous où des carottes et de l'herbe sèche sont glissées de façon aléatoire par un programme informatique pour les forcer à marcher comme à l'état sauvage. 

Ouvert en 2014, le nouvel enclos leur offre six fois plus de place que le précédent. Mais huit ans après l'ouverture en grande pompe de cet espace, le parc traverse des "jours difficiles". 

"Il est particulièrement frustrant de constater que nous sommes impuissants face au virus, malgré les meilleurs soins vétérinaires prodigués par l'hôpital vétérinaire universitaire de Zurich", a assuré le directeur du zoo Severin Dressen. 

Il n'existe pas de vaccin, et les traitements antiviraux n'ont que 30% de chances de succès. 

"L'épidémiologie de la maladie n'est toujours pas claire. Le virus est excrété par intermittence par les adultes, mais avec une fréquence accrue pendant les périodes de stress, ce qui est considéré comme la source d'infection des jeunes" individus, a indiqué à l'AFP le Dr Bhaskar Choudhury, vétérinaire et membre du groupe sur les éléphants d'Asie à l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). 

"L'UICN est très préoccupée par la mortalité dans le monde entier en captivité et plus encore dans la nature", a-t-il souligné. 

L'éléphant d'Asie, qui peut vivre jusqu'à 50-60 ans, est inscrit sur la liste rouge des espèces en danger de l'UICN.  

Il en resterait environ 50.000 à l'état sauvage. La déforestation, l'expansion urbaine et le développement des surfaces agricoles les privent de leur habitat naturel. Le braconnage et le commerce illégal de l'ivoire menacent également les troupeaux. 

"Les populations sont en déclin presque partout. Pour des raisons de conservation, il est très important que nous ayons des populations d'éléphants d'Asie en bonne santé" comme ici à Zurich, a relevé le Dr Marty. 

Les éléphants de zoo sont des "ambassadeurs de leur espèce, nos partenaires pour éduquer les gens sur les problèmes" auxquels ils font face à l'état sauvage, a-t-il dit. Le virus qui a frappé le parc "ne change rien à notre objectif" de les élever, a-t-il assuré. (selon "L'express")

Posté par jl boehler à 00:07 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

mardi 28 juin 2022

Une infirmière suspendue car non vaccinée gagne son procès

Hélène A., infirmière à Ste-Marie-aux-Mines, avait été suspendue de ses fonctions car non vaccinée contre le Covid. Le tribunal administratif de Strasbourg vient de lui donner raison.

infirmi_reDans une décision rendue le 21 juin 2022, le tribunal administratif de Strasbourg a donné raison à Hélène A., une infirmière ayant été suspendue par son employeur car non vaccinée contre le Covid-19.

Privée de revenus

Hélène, aide médico-psychologique au sein de l’institution médico-social Les Tournesols, un établissement public installé à Sainte-Marie-aux-Mines et qui vient en aide aux personnes handicapées, avait été, sur décision de la direction, suspendue de ses fonctions à compter du 15 septembre 2021.

Pour être réintégrée, la direction lui demandait de fournir un justificatif de vaccination ou de contre-indication à la vaccination.

La justice lui donne raison
Mais, et c’est là que le bât blesse : Hélène a été suspendue alors qu’elle était en arrêt maladie. Pour le dire autrement, la direction n’a pas attendu l’échéance de son arrêt pour la démettre de ses fonctions, ce qu’elle aurait dû faire, selon l’ordonnance du tribunal.

Dans sa décision, le tribunal « enjoint au directeur de l’institution médico-sociale Les Tournesols d’effectuer le versement des traitements de la requérante dans un délai de dix jours à compter de la notification du présent jugement et de la rétablir dans ses conditions d’ancienneté et de congés payés dans le délai d’un mois suivant la notification du présent jugement ».

« Cette décision rend possible l’espoir pour les infirmières dans la même situation »

« C’était une situation très difficile pour Hélène A., ça n’est que justice », réagit Me Tarek Koraitem, qui a assuré la défense de l’infirmière.« Le tribunal administratif applique la jurisprudence que nous avons impulsée, que j’ai contribué à impulser et cela rend possible l’espoir pour les autres infirmières qui seraient dans la même situation qu’elle », ajoute-t-il. (selon "Actu-Strasbourg")

Posté par jl boehler à 08:16 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , ,

lundi 27 juin 2022

Des millions de cas de "fièvre" confirmés en Corée du Nord

Des épidémies de typhoïde ou de choléra en même temps qu'une vague Covid !

cor_eLa Corée du Nord est confrontée à ce qu’elle appelle une épidémie de "maladie intestinale inconnue". Il pourrait s'agir d'une forme de choléra ou de typhoïde.

L’Agence centrale de presse coréenne (KCNA), contrôlée par l’État, annonce, sans toutefois fournir de détails supplémentaires, que la ville portuaire de Haeju est confrontée à une "épidémie entérique grave".

Au moins 800 familles et 1.600 personnes atteintes par cette "épidémie entérique aiguë" ont également reçu une aide médicale dans la province du Hwanghae dans le Sud où se situe la ville de Haeju .

Selon Reuters, les autorités sud-coréennes estiment que la mystérieuse épidémie a probablement été causée par le choléra ou la typhoïde, deux maladies bactériennes contractées par de l’eau ou des aliments contaminés.

Cette nouvelle épidémie exerce en tout cas une pression supplémentaire dans un pays déjà en proie à une vague de nouveaux cas Covid. 

La Corée du Nord a enregistré ce lundi "18 820 nouveaux cas de fièvre" tandis qu'elle doit faire face à la première épidémie officielle de COVID-19, a annoncé lundi l'agence de presse officielle nord coréenne KCNA.

Dimanche, l'agence de presse avait détaillé les efforts de prévention, y compris la mise en place de mesures de quarantaine pour faire face à cette situation. Une campagne de "dépistage intensif pour tous les résidents" ainsi qu' "une surveillance spéciale des personnes vulnérables telles que les enfants et les personnes âgées" sont désormais en vigueur pour limiter la propagation de l'épidémie. Des travaux de désinfection sont en cours, y compris des eaux usées, pour assurer la sécurité de l'eau potable, indique le média.

KCNA avait signalé dimanche 19 310 nouveaux cas de fièvre supplémentaires, sans préciser combien de ces patients avaient été testés positifs pour le coronavirus.

Plus de 4,6 millions de personnes auraient ainsi présenté des symptômes de fièvre depuis que l'épidémie de Covid a été reconnue pour la première fois à la mi-mai. Au 19 juin, 73 décès liés à cette "fièvre" avaient été signalés par KCNA. Comme il est impossible de vérifier de manière indépendante les chiffres des contaminations et les guérisons signalés par les médias d'État nord-coréens, les cas de fièvre liés à la maladie intestinale restent bien difficiles à définir parmi les millions de cas de fièvre...

L’Organisation mondiale de la santé avait laissé entendre au début du mois que la situation en Corée du Nord pourrait s’aggraver. Le chef des urgences de l’OMS, Michael Ryan, avait toutefois déclaré que l’Organisation mondiale n’avait pas accès à des données fiables en provenance de Corée du Nord. Les offres de l’OMS, de la Corée du Sud et des États-Unis d’envoyer des vaccins et une aide médicale en Corée du Nord ont été rejetées ou se sont heurtées au silence du régime de Kim Jong Un.  (selon Martial Mehr, journaliste à "L'indépendant")

Posté par jl boehler à 04:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

jeudi 9 juin 2022

Urgence dans les hôpitaux

Près d’un établissement de santé sur cinq hébergeant un service d’urgence va être contraint de limiter ses activités cet été en raison d’une pénurie de soignants.

urgencesManque de personnels et de lits, promesses gouvernementales non tenues, fatigue physique et épuisement moral nés de l’épidémie de Covid-19, les effectifs médicaux sont durablement atteints, et les recrutements sont loin de compenser les démissions, de plus en plus nombreuses :

https://www.lexpress.fr/actualite/societe/hopitaux-les-syndicats-mettent-la-pression-face-a-la-faillite-incontrolee-des-urgences_2174180.html

La Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale propose d’engager un plan pluriannuel de recrutement et de pré-recrutement des professionnels du soin et du médico-social (médecins, infirmiers, aides-soignants et personnels administratifs), revaloriser les métiers et les revenus et augmenter les capacités d’accueil des établissements de santé publics, notamment les hôpitaux.

Il y a URGENCE à se battre afin de mettre fin à la dégradation des conditions d’accueil et de travail dans les hôpitaux.

URGENCE_472x512

 

Posté par jl boehler à 04:34 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

samedi 9 avril 2022

épidémie de grippe A en Nouvelle-Calédonie

Après le Covid, c’est une autre épidémie qui sévit actuellement sur le territoire : la grippe A. Le virus se propage assez rapidement sur l’ensemble des îles.

noum_aDouleurs articulaires, problèmes respiratoires, nez qui coule, fièvre, une énorme fatigue, ce sont là quelques symptômes de la grippe A.
" Vous avez un symptôme grippal, vous allez consulter votre médecin déjà parce qu’il faut vérifier en fonction des facteurs de risque si la personne est à risque de forme grave ou pas" explique le Dr Sylvie Laumond,  chef du service de santé publique à la Dass. "Ensuite vous respectez les gestes barrières. Les enfants, quand ils sont à l’école et qu’ils ont de la fièvre, et qu’ils toussent, et qu’ils ont des syndromes respiratoires, les parents les gardent à la maison jusqu’à ce qu’ils n’aient plus de symptômes".

Une population fragilisée

La grippe A a été identifiée le 4 mars sur le territoire. Deux semaines plus tard, les consultations pour les problèmes respiratoires ont augmenté de 22%. Des types de grippe, c’est la plus virulente et la plus contagieuse. Et les personnes fragilisées sont plus susceptibles de l’attraper.
" Quand on a déjà eu une infection, par exemple si on a eu la Covid il y a quelques temps et qu’il y a le virus de la grippe qui passe, notre immunité réagit moins bien que si on avait à faire face qu’à une seule infection à la fois" poursuit le Dr Laumond.

Traiter les personnes vulnérables

Contre la grippe, il n’y a pas de traitement spécifique, sauf pour les personnes vulnérables. " Il y a un traitement qui est recommandé pour les gens qui ont des facteurs de risque. Dans les 48 heures où il y a l’apparition des symptômes, on peut leur donner ce traitement et on a fait un courrier en ce sens la semaine dernière aux médecins pour justement diminuer la sévérité de la maladie et pour diminuer aussi sa transmissibilité" souligne le Dr Laumond. Renseignez-vous auprès de votre médecin traitant si vous êtes à risque.

Le vaccin attendu courant avril

Le virus a commencé sa propagation à Lifou. Un millier de personnes l’ont déjà attrapé aux Loyauté. Selon la Dass, Fidji subirait la même épidémie que nous. Nos deux territoires présentent le même génome. 
Le vaccin spécial hémisphère Sud devrait arriver courant avril.(selon "france.info")

noum_a2

Posté par jl boehler à 07:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

mardi 29 mars 2022

Cameroun : une résurgence du choléra fait 29 morts en une semaine

Cette maladie diarrhéique aiguë, dont on peut mourir en quelques heures en l'absence de traitement, réapparaît périodiquement dans ce pays d'Afrique centrale.

cameroun1Vingt-neuf personnes sont mortes du choléra en une semaine au Cameroun, principalement dans l'ouest du pays, qui fait face à une "flambée des cas", a annoncé le 25 mars le ministre camerounais de la Santé. Cette maladie diarrhéique aiguë, dont on peut mourir en quelques heures en l'absence de traitement, réapparaît périodiquement dans ce pays d'Afrique centrale peuplé de plus de 25 millions d'habitants. "Entre le 16 et le 22 mars 2022, une flambée de cas de choléra est observée dans le Sud-Ouest avec plus de 300 cas notifiés", a écrit le médecin Manaouda Malachie sur Twitter. Vingt-sept personnes sont mortes du choléra dans trois grandes villes de l'ouest, et deux dans la capitale Yaoundé.

Epidémie

Depuis octobre 2021, l'épidémie de choléra a fait 62 morts avec près de 2 100 cas recensés, selon le Dr Malachie. "Le système de gestion de l'incident a été activé (...) pour assurer la coordination des mesures prises et de la vaccination réactive", a écrit le ministre. La précédente résurgence du choléra avait fait 66 morts au Cameroun entre janvier et août 2020. Début 2021, l'organisation mondiale de la santé (OMS) estimait qu'il y a avait chaque année 1,3 à 4 millions de cas de choléra et 21 000 à 143 000 décès dus à cette maladie dans le monde.

"Des vaccins anticholériques sûrs, administrés par voie orale, doivent être utilisés conjointement à l'amélioration de l'approvisionnement en eau et de l'assainissement pour limiter les flambées de choléra et favoriser la prévention dans les zones connues pour être à haut risque", selon l'organisation onusienne.

Selon la presse locale, les autorités ont donné ordre de construire en urgence des toilettes publiques et de renforcer l'approvisionnement en eau potable pour endiguer l'épidémie. (selon France.info - Afrique)

cameroun3

Posté par jl boehler à 03:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

lundi 24 janvier 2022

Hôpital de Saint-Dié : la peur du covid

Des patients ont arrêté leurs soins, "c'est une catastrophe pour les diabétiques"

stdi_A l'hôpital de Saint-Dié (Vosges) les médecins sont confrontés à une nouvelle difficulté. La prise en charge des malades avec leurs peurs et leurs angoisses dues au Covid-19. Ils ne viennent plus en consultation. Avec des conséquences dramatiques pour les malades atteints de diabète.

Depuis l’apparition du coronavirus, il y a deux ans, les médecins de l’hôpital de Saint-Dié dans les Vosges sont confrontés à une nouvelle difficulté. La peur des patients de venir en consultation. Pascal Mattei est médecin-spécialiste du diabète. Dans son service, l'accueil des patients reste bien sûr une priorité. "C'est indispensable !".

Et pourtant lui aussi le constate, même s'il conseille en insistant à certains de ne pas attendre, la situation ne s'arrange pas du tout. "De nombreux malades sont en quelques sortes sortis du parcours classique des soins. Je pense beaucoup aux diabétiques. Ils ont tellement peur d'attraper le Covid à l’hôpital qu’ils ne viennent pas", explique Pascal Mattei. "Parfois ils sont vaccinés, parfois ils ne sont pas vaccinés. Ce matin par exemple, j’ai une patiente, vaccinée, qui devait impérativement venir. Il est 8h20 et elle vient d'annuler. Elle a peur. Elle me dit "je ne sors pas de chez moi j’ai peur d'attraper le Covid".  Des appels comme ça j'en reçois plusieurs par jour".

Le diabète une maladie chronique en augmentation

Le diabète est une maladie complexe. Sa prise en charge ne peut pas être approximative et irrégulière. "Alors vous allez dire que je ne pense qu'aux pieds ! Mais oui la première complication du diabète reste la gangrène et donc l’amputation. Et ça peut aller très très vite", dit-il.

La qualité des soins n'est pas en cause. Car déjà avant le Covid, c'est un sentiment spontané et anxieux que tout le monde ressent. L'appréhension d'arriver à l'hôpital, d’attendre dans une chambre. Le bruit, le va et vient. Le manque de sécurité. Et la pandémie n'a fait qu'aggraver cette situation. Les patients ne se sont pas sentis aussi fragiles depuis l'apparition de la l'épidémie. Pascal Mattei est inquiet. "Des patients atteints de pathologies chroniques repoussent leur consultation et on arrive à des situations très catastrophiques"

Dans les prochains mois ça va quand même être encore compliqué. Le personnel soignant le sait bien. Mais les prévisions du professeur Arnaud Fontanet, épidémiologiste à l'Institut Pasteur apporte un petit espoir. Lundi 17 janvier 2022 il a déclaré sur France Inter : "Le scénario du pire s’éloigne, la décrue a commencé, le pic des infections au Covid-19 a été passé".

Dans son petit bureau de l'hôpital de Saint-Dié, le Docteur Pascal Mattei espère réussir à convaincre tous ses patients de revenir pour leurs soins. "C’est sûr que nous sommes dans une zone géographique où il y a beaucoup de gens âgés qui ont peur de l’hôpital". (selon "Franceinfo")

Posté par jl boehler à 06:14 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

jeudi 23 décembre 2021

Vaccin gaspillé !

Le Paraguay doit jeter plus de 22 000 doses de vaccin périmées

paraguay_1Malgré un taux de vaccination encore très faible, le petit pays d’Amérique du Sud n’a pu éviter la destruction d’un stock de plus de 22 000 doses du vaccin d’AstraZeneca, dont la date de péremption était dépassée. Une crainte vis-à-vis de ce vaccin en particulier serait la cause de ce gaspillage.

Le mercredi 1er décembre, le gouvernement paraguayen a dû se résoudre à détruire 22 530 doses du vaccin d’AstraZeneca contre la covid-19, alors même que le pays est encore loin d’atteindre ses objectifs en matière de vaccination de la population.

Posté par jl boehler à 04:37 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,

mardi 7 décembre 2021

L’Allemagne impose de sévères restrictions aux non-vaccinés

Un nouveau tour de vis avant une obligation vaccinale qui fait désormais consensus: l’Allemagne a décidé jeudi d’imposer de sévères restrictions aux non-vaccinés pour tenter d’endiguer la virulente quatrième vague d’infections.

allemagne« La situation est très, très difficile », a souligné le futur chancelier, Olaf Scholz, à l’issue d’une réunion avec Angela Merkel et les 16 régions du pays. Si les chiffres se stabilisent ces derniers jours, ils restent globalement alarmants, avec des dizaines de milliers de cas supplémentaires chaque jour, une incidence proche de 440 et de nombreux hôpitaux proches de la saturation.

Pour y faire face, les autorités ont décidé de cibler les personnes non-vaccinées, qui représentent à peu près un tiers de la population.

Pas de feux d’artifice

« Nous allons organiser les activités culturelles et de loisirs dans toute l’Allemagne uniquement pour les personnes vaccinées et guéries » du Covid-19, a détaillé Mme Merkel, qui quittera le 8 décembre le pouvoir après 16 années aux commandes de l’Allemagne. Cette règle dite « 2G », vacciné ou guéri, « sera également étendue au commerce de détail, à l’exception des magasins de consommation courante », a précisé la chancelière.

Cette limitation drastique de l’accès à la vie sociale pour les personnes non vaccinées est qualifiée par plusieurs responsables politiques de « confinement » pour ceux qui n’ont pas reçu d’injection. Les personnes non vaccinées sont déjà soumises à des restrictions d’accès à la vie publique mais les règles étaient à géométrie variable et ne couvraient pas l’ensemble des régions.

Pour éviter les rassemblements durant les Fêtes de fin d’années, gouvernement et Länder ont aussi interdit les pétards et feux d’artifice, très prisés des Allemands. Clubs et boîtes de nuit devront fermer à partir d’une incidence de 350, un indice actuellement dépassé dans une majorité de régions. Le port du masque redevient obligatoire dans les établissements scolaires du pays.

Ces mesures doivent permettre une amélioration dans les prochaines semaines, avant le vote et l’entrée en vigueur de l’obligation vaccinale. Cette mesure drastique, déjà choisie par le voisin autrichien, pourrait entrer en vigueur en février, après un avis du Conseil de l’Ethique et un vote du parlement.

L’opinion publique allemande a elle-même largement évolué sur la question. Si deux tiers environ des sondés étaient contre une obligation vaccinale l’été dernier, la proportion s’est totalement inversée, avec 64% d’Allemands désormais favorables, selon un sondage pour RTL et ntv. Dans les rues de Berlin, l’obligation à venir est plutôt bien accueillie.

« En principe, je trouve toujours qu’une obligation est délicate. Mais je pense que nous sommes déjà si profondément dans la pandémie qu’il n’y a pas moyen » de faire autrement, explique ainsi à l’AFPTV Clara. « Dès le début, ça aurait été une bonne idée. Parce qu’apparemment, ça ne marche pas » quand seuls certains font la démarche de se faire vacciner, abonde Alicia Münch.

SOS des hôpitaux

La mesure est également soutenue par les Verts et les Libéraux, pourtant traditionnellement rétifs à toute contrainte, ainsi que les conservateurs d’Angela Merkel, désormais dans l’opposition. Seul le parti d’extrême droite AfD s’y oppose, avec une campagne d’affichage « Le vaccin obligatoire? Non merci ! » reprenant un slogan des opposants au nucléaire.

Le contexte est compliqué par la transition politique en Allemagne, entre une Angela Merkel sur le départ – elle donnera un discours d’adieu jeudi soir lors d’une cérémonie militaire – et un Olaf Scholz qui ne sera élu chancelier que la semaine prochaine par le Bundestag. Les restrictions impulsées par la nouvelle coalition doivent ainsi montrer, espère le futur chancelier, qu' »il n’y a pas de vide du pouvoir, comme certains l’évoquent en ce moment ». La Bundesliga se verra imposer une limitation du nombre de spectateurs dans les stades, évitant, après d’ultimes discussions, le retour au huis clos total.

« Du point de vue de la médecine intensive et d’urgence, la situation de la pandémie n’a jamais été aussi menaçante et grave qu’aujourd’hui », s’alarme l’Association allemande de médecine intensive (DIVI) qui réclame un confinement partiel de l’ensemble de la population. Les autorités allemandes essuient également des critiques sur l’embouteillage constaté pour accéder à la vaccination, avec des difficultés à obtenir un rendez-vous médical. Les pharmacies seront mises à contribution pour élargir la distribution. (selon "Le Quotidien du Luxembourg")

Posté par jl boehler à 05:50 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : ,