dimanche 24 septembre 2017

Le drame des Rohingyas

Au Bangladesh, les camps de réfugiés au bord de l'asphyxie

rohyngiasLes Rohingyas continuent d'affluer au Bangladesh, fuyant les opérations de l'armée birmane. Ils sont maintenant 450.000 à s'entasser dans les camps près de la frontière. L'ONG Médecins sans frontières (MSF), dont les équipes tentent d'aider les réfugiés, craint une catastrophe sanitaire.

Pas assez de nourriture, d'eau, des camps difficiles d'accès et jonchés d'excréments : la situation pour les Rohingyas réfugiés au Bangladesh alarme les Nations unies et les ONG, qui appellent à l'aide pour éviter une catastrophe sanitaire.

A leur arrivée au Bangladesh, après des jours entiers de marche souvent sous la pluie, les rescapés trouvent des camps débordés et sont contraints de déboiser les collines, ou de s'installer sous de simples bâches au bord des routes. « Les camps sont surpeuplés à ce stade, ils débordent littéralement », a déclaré à Genève Andrej Mahecic, le porte-parole du Haut commissariat aux réfugiés (HCR). Et les pluies torrentielles de ces cinq derniers jours ont transformé en bourbiers toute la zone, faisant craindre des glissements de terrain.

Eau contaminée

En outre, l'acheminement de l'aide est compliqué car la zone est immense et il n'y a pas de route à l'intérieur des camps. « Le terrain est vallonné, sujet aux glissements de terrain, et il n'y a pas de latrines. Quand on marche à travers le camp, on patauge dans l'eau sale et les déjections », décrit Kate White, coordinatrice médicale d'urgence de MSF.

« Leurs abris sont très fragiles, il n’y a pas d’infrastructures sanitaires, l’accès à la nourriture est très limité, égrène au micro de RFI Robert Onus, coordinateur d’urgence de Médecins sans frontières. Et lorsque vous combinez ces trois éléments, cela crée une situation où la santé devient très vulnérable. Parce que le moindre changement dans un de ces facteurs, la moindre maladie dans l’eau distribuée, la moindre baisse supplémentaire dans la quantité de nourriture dont disposent les gens, peut faire basculer la situation de très difficile et fragile à catastrophique. Je dirais que le principal problème, c’est l’absence d’accès à une véritable eau potable. » Faute d'eau potable, les gens boivent de l'eau collectée dans les rizières, les flaques, ou dans de petits puits creusés à la main et souvent contaminés par des excréments.

« Par ailleurs, reprend Robert Onus, le niveau de vaccination en Birmanie pour ce que l’on en sait est assez bas. Et une fois que vous avez une telle concentration de personnes, 450 000, qui vivent très proches les uns des autres, toute maladie qui normalement pourrait être prévenue par des vaccins peut s’étendre très vite. Et évidemment une de celles que l’on redoute le plus c’est la rougeole. »

Risque d'épidémie

L'ONU a estimé vendredi qu'il faudrait 167 millions d'euros (200 millions de dollars) au cours des six prochains mois pour affronter la « catastrophique » crise humanitaire. « Toutes les conditions sont réunies pour qu'une épidémie se déclare et se transforme en une catastrophe de grande ampleur », conclut Robert Onus, dans un communiqué publié jeudi soir.

Plus de 429 000 musulmans rohingyas ont fui au Bangladesh ces dernières semaines pour échapper à une campagne de répression de l'armée birmane, qualifiée d'« épuration ethnique » par l'ONU, et jusque récemment largement minorée voire ignorée de la part du pouvoir birman. Jeudi, le président français Emmanuel Macron est allé jusqu'à évoquer un « génocide ». (selon RFI et AFP)

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samedi 5 août 2017

Discours du président Macron concernant l'immigration

Beaucoup de bruit pour rien !

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Présenté comme un discours fondateur de la politique du gouvernement en matière d’intégration et d’immigration, le discours prononcé par Emmanuel Macron à Orléans le 27 juillet 2017 se situe dans la continuité des politiques menées depuis trente ans.
Les mesures à long terme annoncées sont loin d’être à la hauteur des enjeux, et n’apportent pas de solution aux problèmes aigus et urgents que rencontrent les personnes migrantes. Elles sont surtout en contradiction avec la violence des pratiques sur le terrain : gazage à Calais et ailleurs, expulsions vers l’Afghanistan, refoulements quotidiens à la frontière franco-italienne, etc.

Le président maintient une opposition schématique entre migrants et réfugiés. La répression des « migrants économiques » est présentée comme une contrepartie inévitable de la générosité à l’égard des persécutés. Or cette catégorisation simpliste ignore la complexité des motifs de départ souvent entremêlés. Le tri proposé entre « réfugiés politiques » et « migrants économiques » est en contradiction avec l’annonce d’une volonté de lutter contre les actes de rejet.

Mais surtout, certaines des modalités mises en avant pour effectuer ce tri, comme l’examen des demandes d’asile sur le territoire africain, ne garantissent aucunement le respect des droits des personnes. Et l’hypothèse de la création de centres en Libye, qui n’a signé ni la Convention de Genève sur les réfugiés, ni aucun autre traité international de protection des droits humains, apparaît à la fois choquante et irréaliste. Dans ce pays, les personnes migrantes sont quotidiennement les victimes de traitements indignes et de violences. Ce n’est sûrement pas en délocalisant la procédure en dehors de son territoire que la France prendrait ses responsabilités.

Par ailleurs, le président insiste sur le renforcement d’une politique d’intégration, mais associe l’hébergement des personnes au durcissement de la politique d’expulsion, assumant le dévoiement du droit à l’hébergement à des fins d’éloignement. Et dans le plan dévoilé par le gouvernement le 12 juillet, l’objectif d’offrir d’ici la fin de l’année un hébergement d’urgence à toutes les personnes qui sont à la rue ne s’accompagne d’aucune mesure à court terme.

Enfin, Emmanuel Macron oppose les «  bons sentiments » de certains à la « politique responsable » qu’il s’engage à mener. Il traite avec mépris les actions de solidarité des associations et des citoyens, et sous-entend qu’elles sont irresponsables, alors qu’elles sont rendues nécessaires par la défaillance de l’État dans la vallée de la Roya, à Calais, Paris, Metz et ailleurs. (selon "Jeune Afrique")

Voir ci-dessous le discours d’Emmanuel Macron à la cérémonie de naturalisation à la Préfecture du Loiret :

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"Plus personne dans les rues et les forêts" : en tous cas, les noyés en Méditerranée n'y seront pas !

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vendredi 4 août 2017

Enlèvement d'un opposant vietnamien à Berlin

Les méthodes du KGB ne sont pas mortes

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Trinh Xuan Thanh était autrefois un homme d'affaires prospère et un haut dignitaire du Parti Communiste vietnamien. Il a dirigé une filiale de la compagnie pétrolière Petrovietnam, et des entrées à un niveau élevé au sein du ministère du Commerce et de l'Industrie. Mais depuis le 16 septembre 2016, la police vietnamienne le recherchait avec un mandat d'arrêt.

Exclu du Parti !

Il y a un an, il a été déchu de son mandat de député et Tanh a dû restituer toutes ses médailles et les primes qui y étaient affectées. Plus tard il a été exclu du Parti Communiste. Les autorités lui reprochent des faits de corruption. Il lui est reproché d'avoir été "irresponsable et négligent". Il aurait réalisé pour 145 millions de dollars de détournements vers les Etats-Unis.

Agé de 51 ans, Tanh a fui en Allemagne où il a obtenu l'asile politique. Le 23 juillet 2017, il a été enlevé. Des hommes armés, devant appartenir aux services secrets vietnamiens, l'ont entraîné vers une voiture dans les allées du Tiergarten en compagnie d'une vietnamienne, et l'auraient emmené à l'étranger.  Cette dernière, blessée à un bras, a été retrouvée dans un hôpital de Hanoï.

Grave incident diplomatique

Le gouvernement allemand a rappelé tous les représentants des services de renseignement vietnamiens leur enjoignant de quitter le territoire allemand dans les 48 heures. Mardi, 1er août, le ministre des Affaires Etrangères Markus Ederer a convoqué l'ambassadeur du Vietnam. Mercredi, 2 août, le porte-parole du Foreign Office a déclaré que l'incident était "une violation sans précédent du droit allemand et du droit international". 

En effet, en marge du sommet du G-20 à Hambourg, la délégation vietnamienne, conduite par le premier ministre Nguyen Xuan Thanh, avait affirmé publiquement que Tanh a été arrêté à Hanoï, ce qui est tout simplement impossible.

14 000 vietnamiens à Berlin

Près de 90 000 vietnamiens vivent aujourd'hui en Allemagne, dont 14 000 à Berlin. Une forte communauté est également établie dans les districts de l'est (Lichtenberg, Marzahn-Hellersdorf). Ceux-ci vivent discrètement et redoutent les représailles dûes à la conduite de leur gouvernement.

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samedi 24 juin 2017

Gérard Collomb, plus proche des identitaires que des humanitaires

En visite à Calais ce vendredi, le ministre de l'Intérieur s'est lâché sur les migrants pour le plus grand bonheur de Génération identitaire, groupuscule d’extrême droite, qui lui propose ses services.

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En visite à Calais, suite à la mort d’un chauffeur routier dans un accident consécutif à un barrage dressé sur l’autoroute par des migrants, Gérard Collomb s’est lâché sur les migrants.

Ironisant, tout d’abord, sur les accusations de violences policières qui étaient « tout à fait excessives » au regard de la « douceur légendaire » des migrants, il a affirmé que les forces de l’ordre agissaient avec « beaucoup d’humanité » face à des gens « enkystés ». Le ministre de l’Intérieur - censé représenter la « gauche » d’un gouvernement « progressiste » - propose donc de « renforcer la sécurité avec l’arrivée de deux compagnies de forces mobiles supplémentaires pour éviter que de nouveaux campements ne se forment ».

Annonçant la présentation « dans les quinze jours » d’un plan sur la question migratoire, Gérard Collomb a insisté sur le fait qu’il n’y aurait pas de centre d’accueil à Calais : « Je me méfie des centres qui se disent prêts à accueillir des migrants pour seulement quelques jours et qui finalement durent dans le temps », a-t-il déclaré.

Jacques Toubon, défenseur des droits, s’est, pour sa part offusqué sur RTL qu’on ne respecte pas « l’obligation légale – et non morale - précise-t-il, de leur donner accès à leurs droits fondamentaux, ne serait ce que manger et boire ! » Mais le ministre de l'Intérieur ne s’en émeut pas, préférant dire aux associations humanitaires « qu'il y a peut-être d'autres lieux que Calais où elles pourront déployer leur savoir-faire ». Parce que, selon lui, « le vrai problème, ce sont les routes de passeurs qu’il faut couper pour pas qu’on ait ces flux d’immigration qui ne sont plus des demandeurs d’asile mais de la migration économique ».

Une position saluée par Génération identitaire, groupuscule d’extrême droite qui « sait avoir contribué, par ses activités, à cette nouvelle position politique au plus haut sommet de l’État ». Vantant son action « Defendre l'Europe » qui « vise à stopper les bateaux de passeurs et à empêcher les bateaux d’ONG complices de ramener les migrants en Europe », le groupuscule proche du Front national propose même ses services au ministère ! « Une demande de subvention publique va être adressée à ce ministère dans les prochaines heures », peut-on lire dans un communiqué.

« Quand aujourd'hui dans le Pas-de-Calais, on s'aperçoit que beaucoup de députés sont Front national, cela veut dire qu'il y a un vrai problème », a osé Gérard Collomb. Mais flirter avec leurs orientations idéologiques n’en pose aucun…

selon POLITIS

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samedi 17 juin 2017

Abject et inhumain

 Assassinats en mer !

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Des membres de groupes européens identitaires d'extrême droite ont collecté plus de 50.000 euros en moins de trois semaines pour mener des opérations de sabotage de sauvetage de migrants en Méditerranée. 

C'est le mouvement français raciste et xénophobe Génération identitaire qui a lancé l'idée sur internet via un site et une campagne promettant de "défendre l'Europe".

Des paroles qu'il ne faut pas prendre à la légère venant de ceux qui ont déjà tenté en mai dernier de bloquer le départ du navire L'Aquarius, le bateau de l'ONG SOS Méditerranée, en Italie alors qu'il s'apprêtait à partir pour une mission de sauvetage humanitaire en Sicile  D'autres actions de ce genre sont en effet prévues pour cet été. 

Rappelons que grâce à l'aide humanitaire, 6.000 personnes ont pu être sauvées de la noyade, rien que cette année. 

  • NB : lire le communiqué du 9/6/2017 de la LICRA : LICRA

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lundi 5 juin 2017

Histoire de blagues douteuses

Le “ kwassa-kwassa ”, c'est quoi ça ?

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Les « blagues douteuses », depuis toujours, émaillent le feuilleton de la vie politique. André Santini, sortant des obsèques grandioses de Mitterrand, lançait ainsi à la cantonade : « Je ne me souviens pas qu’on en ait fait autant pour Giscard ! ». Là, au moins, c’était drôle. Chirac le fut moins, au bout d’un banquet républicain particulièrement arrosé. Lui, pourtant guère suspect de racisme, évoquait alors « le bruit et les odeurs » des immigrés dans leurs immeubles. Navrant dérapage, comparable à celui de Manuel Valls, comptant les « Blacks » sur le marché d’Ivry et réclamant « plus de Whites et de Blancos ».

Souvenons-nous aussi : Nicolas Sarkozy avec les racailles et son karcher ! Copé et ses pains aux chocolats !

Emmanuel Macron s’est lâché à son tour. On lui parle du « kwassa-kwassa », frêle canot qu’utilisent les migrants de l’archipel des Comores pour gagner Mayotte, département français. L’illégale traversée ne se fait pas sans drames : 10 000 noyés en vingt ans, selon un récent rapport du Sénat. Pas de quoi rigoler, donc. Le Président s’y hasarde néanmoins : "Le kwassa-kwassa pêche peu, il amène du Comorien."

Au pays des droits de l'homme, qu'est la France, tout est permis pour humilier l'étranger comme dit le FN (on est chez nous) .

Et voilà le vote utile pour s'opposer au racisme et à la xénophobie? Chapeau, Macron !

Et pendant ce temps :

Une embarcation de type kwassa kwassa a fait naufrage cette nuit sur le récif près de la côte de Mayotte, au sud de Kani Kéli.

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L'alerte a été donnée à 3h30 par un pêcheur qui venait de recueillir 5 naufragés. Aussitôt, Les navires "Odet" de la gendarmerie maritime et "Makini" de la police aux frontières (PAF) déjà en mer, se sont rendus sur les lieux et ont permis le sauvetage de 24 naufragés. Ces moyens ont rapidement été renforcés par un navire supplémentaire et l'hélicoptère de la gendarmerie.

Des personnels et moyens militaires ainsi que les pompiers de Mayotte ont également été engagés pour la prise en charge des victimes.

 

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Le bilan, établi à partir de 33 passagers présumés, fait état de 24 rescapés et de 9 personnes décédées dont 4 femmes et 5 bébés. Parmi les rescapés, 10 ont été conduits au service des urgences du centre hospitalier de Mayotte. Les recherches se poursuivent avec les navires et l'hélicoptère de la gendarmerie afin de retrouver d'éventuels rescapés.

Une cellule d'aide psychologique a été mise en place par la DASS au centre de rétention administrative (CRA).

Les modalités d'identification des corps par les familles seront communiquées dès que possible."

Communiqué de la préfecture de Mayotte (AFP)

 

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Des paroles malheureuses tout aussi inadmissibles au niveau local

* A relire : Meurtres et viols : de simples incidents pour le maire de Villé

Meurtres et viols au Pays de Bade dont fut d'abord soupçonné un jeune afghan réfugié ! Evocation parfaitement scandaleuse et amalgame réussi pour le maire de Villé, en parfaite complicité avec des élus FN lors de la réunion concernant l'accueil de réfugiés dans la gendarmerie de Villé. Pas de chance, Monsieur le Maire, l'auteur présumé vient d'être retrouvé : un chauffeur routier bien européen, domicilié à Endingen (localité où l'un des deux meurtres évoqués a eu lieu).

Monsieur le Maire de Villé, encore une occasion que vous avez manquée de vous taire.

frantzL'Alsace du 4/6/2017

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lundi 22 mai 2017

Réfugiés : Bruxelles menace la Hongrie et la Pologne

Lassée des mises en garde sans effet, la Commission européenne a menacé mardi 16 mai de lancer des procédures d'infraction contre la Hongrie et la Pologne si elles refusaient toujours d'ici juin d'accueillir des demandeurs d'asile depuis l'Italie et la Grèce."C'est le dernier avertissement", a lancé Dimitris Avramopoulos, le commissaire aux Migrations, en présentant un bilan d'étape sur le plan de "relocalisation" adopté en 2015 pour venir en aide à Rome et Athènes, en première ligne face à la crise migratoire.

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La menace avait déjà été agitée, mais sans calendrier précis. "Si rien n'est fait avant notre prochain rapport en juin, la Commission n'hésitera pas à utiliser ses pouvoirs en vertu des traités et à ouvrir des procédures d'infraction", a cette fois averti M. Avramopoulos lors d'une conférence de presse au Parlement européen à Strasbourg.

Ces procédures peuvent aboutir à une saisine de la Cour de justice de l'UE (CJUE) et le cas échéant à de lourdes sanctions financières.

"Je n'ai pas peur de ces annonces tonitruantes de la Commission", a aussitôt répondu Beata Szydlo, la chef du gouvernement conservateur nationaliste polonais, déjà dans le collimateur de Bruxelles pour sa réforme controversée de la justice constitutionnelle.

"Nous ne serons pas d'accord pour qu'on impose à la Pologne ou à tout autre pays de l'UE des quotas obligatoires" de migrants, a-t-elle ajouté.

La Hongrie n'a pas été en reste face à "la menace" du commissaire Avramopoulos : "Bruxelles ferait mieux de se concentrer sur la protection des frontières plutôt que de disséminer les conséquences de ses propres erreurs", a lancé le gouvernement de Budapest dans un communiqué.

Face à l'afflux massif de demandeurs d'asile sur les côtes italiennes et grecques, où sont arrivés plus d'un million de migrants en 2015, les pays de l'UE avaient adopté en septembre 2015 un plan de répartition de 160.000 personnes en deux ans vers le reste de l'Union.

Mais ce plan dit de "relocalisation", censé incarner la solidarité européenne, a surtout illustré les divisions entre États membres, qui ne l'ont appliqué qu'au ralenti, voire pas du tout pour certains.

La Hongrie et la Slovaquie ont même intenté une action en justice pour le contester.

Au 16 mai, seulement 18.418 demandeurs d'asile ont ainsi été répartis (dont 5.711 depuis l'Italie et 12.707 depuis la Grèce), bien loin des objectifs initiaux.

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"Obligation juridique"

"J'appelle la Pologne et la Hongrie, qui n'ont pas encore relocalisé la moindre personne, à commencer à le faire immédiatement", a insisté M. Avramopoulos. Selon la Commission, ils sont avec l'Autriche "les seuls États membres à ne pas avoir encore" accueilli le moindre demandeur d'asile en application du plan de 2015, manquant ainsi "à leur obligation juridique".


L'Autriche, qui avait demandé une exemption temporaire à ce plan, "s'est toutefois formellement engagée à relocaliser 50 personnes depuis l'Italie, une décision saluée par la Commission", qui l'appelle aussi "à commencer à le faire pour la Grèce".

L'exécutif européen a également pointé du doigt mardi 16 mai la République tchèque qui n'a pas contribué depuis "près d'un an".

D'autres pays, comme l'Espagne, la Belgique, la Croatie, l'Allemagne, la Roumanie, la Slovaquie et la France, devraient eux "accroître leurs engagements mensuels" d'accueil selon la Commission.

Outre les réticences des États membres, le plan de répartition de demandeurs d'asile a également souffert de critères d'éligibilité restrictifs en termes de nationalité, les demandeurs concernés devant avoir la quasi-certitude d'obtenir l'asile après leur transfert. C'est le cas des Syriens et des Érythréens, mais les Irakiens ont quant à eux été exclus des "relocalisations".

À l'heure actuelle, selon la Commission, il y a en Grèce 12.400 personnes éligibles parmi les dizaines de milliers de migrants présents dans le pays.

En Italie, "outre les 2.500 candidats à une relocalisation enregistrés jusqu'à présent, 700 personnes devraient être enregistrées prochainement, de même que plus de 1.100 Érythréens arrivés en Italie en 2017".

Quoi qu'il en soit, l'objectif initial de 160.000 relocalisations est donc devenu inatteignable.

Et de fait, 54.000 places (sur le total initial) ont déjà été rendues disponibles pour des "réinstallations" de Syriens directement depuis la Turquie, dans le cadre du pacte migratoire scellé en mars 2016 avec Ankara.

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jeudi 18 mai 2017

Berlin : l'extrême-droite terrorise les militants venant en aide aux réfugiés

500 personnes blessées, dont 41 enfants

neukoelln_27_12_2016La France s'est engagée à accueillir 30.000 réfugiés, l'Allemagne un million. Une grande partie se retrouve à Berlin, ils sont aidés par des militants bénévoles d'associations caritatives. C'est à ceux-là en même temps qu'aux réfugiés que s'en prennent les voyous de l'extrême-droite. 

De nombreuses agressions, d'incendies des centres d'accueil ont changé l'ambiance. Dans la Beusselstrasse Moabit, un jeune homme se cache entre des blocs de béton, dans un passage qui mène à une église, où a été aménagé un centre de consultations médicales. Fares Naem, un Syrien qui a été passé à tabac, s'en est bien sorti. Les bleus sur tout son corps ont disparu, sa lèvre ensanglanté est guérie. Mais le traumatisme reste : "J'essaie de ne pas attirer l'attention, car j'ai peur." Un peu plus loin, trois personnes de Berlin. : une jeune femme blonde militante du SPD, un historien qui a fondé une association d'aide aux étrangers. Un ingénieur électricien originaire de Damas. Ce qui les unit, c'est la crainte des extrémistes de droite. Mais aucun ne se décourage. Le nombre de violences depuis 2015 a augmenté de plus de 80 en 2016.Et tous les cas ne sont pas signalés. Les auteurs de ces agressions sont la plupart du temps des néo-nazis. Souvent, les violences ne sont pas organisées, mais les auteurs ont des idées racistes à l'esprit.

Les preuves font souvent défaut

Malgré l'absence de preuves, les indices de la présence néo-nazie sont nombreux. Less personnes interpelées font partie de groupuscules tels "Forces Libres Neukölln", ou même du NPD et de l'AfD.

Le ton des politiques a changé. Le parti "die Linke" estime que l'augmentation des violences est dûe à la dérive droitière de la société, qui renforce l'extrême-droite. 431 agressions ont aussi eu lieu contre les hommes politiques, dont 141 contre les personnalités du SPD. Tout cela a amené à des manifestations de solidarité pour les victimes des attentats.

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samedi 1 avril 2017

Pas de réfugiés, mais des djihadistes !

gendarmerie

Depuis le mois de novembre 2016, les villois espèraient accueillir des réfugiés dans l'ancienne gendarmerie.  6 mois plus tard, le projet semble abandonné. Le bâtiment reste délaissé, comme bien d'autres dans la Vallée (usine FTV, ancienne maison de retraite, et j'en passe).Les volets et les portails restent clos, les parterres ne sont plus fleuris au grand dam du maire de Villé qui voit s'éloigner l'espoir du maire de Villé d'obtenir une troisième fleur et du président de la comcom qui désespère de trouver une solution de reprise de l'ancienne maison de retraite.

Un repreneur enfin !

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Il y a quelque temps déjà, un repreneur très discret circulait dans le Val de Villé à la recherche de lieux qui pourraient lui convenir. Et des silhouettes curieuses d'aspect rasaient les murs toutes les nuits surtout dans le bourg-centre, où toutes les lumières étaient éteintes. Dans quel but ? Nul ne pouvait le dire, bien que les agents communaux aient été alertés tous les matins par la découverte d'effractions de plus en plus nombreuses.

Finalement, par une source qui tient à rester anonyme, nous avons appris qu'il s'agissait du chef du mouvement djihadiste du Sahel, un certain Bel Mokhtar, donné pour mort depuis de longs mois, mais qui s'était réfugié clandestinement dans le Val de Villé avec une douzaine de ses gardes du corps. Et ils avaient trouvé ce qu'ils voulaient : toute la logistique pour établir un camp d'entraînement.

Une logistique très au point

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Tout d'abord, les candidats au djihad arrivent par les airs. Certaines nuits le va et vient des avions était incessant du côté de l'aérodrome d'Albéville. Et cette piste, souvent peu fréquentée, voyait certaines nuits arriver un vrai défilé aérien, des hommes sautant des avions dès qu'ils touchaient le sol pour repartir sans même s'arrêter. Ces hommes étaient regroupés dans le hangar jouxtant l'aérodrome avant de partir à pied avec leur équipement vers l'ancienne gendarmerie villoise ou vers l'ancienne maison de retraite.

Les friches agricoles pour terrain d'entraînement

Une fois installés, ces "stagiaires" sont emmenés vers les friches agricoles sur les hauteurs vers Triembach-au-Val ou Albé. Les anciennes mines leur servent également de lieux d'entraînement. Enfin, paraît-il, certains exercices auraient même lieu dans l'immense cour déserte des Filatures & Tissages de Villé (FTV). Et les vestiaires des sportifs villois seraient utilisés pour les douches en fin d'entraînement. Ces djihadistes sans gêne étaient-ils à l'origine des dégradations constatées il y a quelques semaines ?

Et tout cela au nez et à la barbe des autorités locales ! Toujours selon une source discrète, il y aurait déjà eu trois stages depuis le début de l'année ! Certains regretteraient déjà d'avoir protesté contre l'arrivée de réfugiés.

frichesDjihadiste dans les friches viticoles entre Triembach-au-Val et Villé

djihad3Dans la cour des FTV ?

djihad2Après l'entraînement, la douche. Dans les vestiaires des sportifs de Villé ?

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samedi 11 mars 2017

Les Hongrois oublient leur histoire

En 1956, de centaines de milliers d’Hongrois ont du fuir leur pays et ont été accueillis sans problème dans les pays occidentaux. Maintenant, la Hongrie de Viktor Orban va créer des camps d'internement. Honteux.

OK_Fl_chtlinge_Rebecca_Harms_from_Wendland_Germany_Wiki_ccbysa20_620x310Le parlement hongrois vient de voter pour l’internement des réfugiés. Ces derniers seront désormais internés, le temps que leur demande d’asile soit traitée, dans des camps, enfermés, comme des criminels. La Hongrie de Viktor Orban, pays des barbelés, nie son histoire, fait preuve d’un manque de solidarité et viole les valeurs européennes. En principe, il faudra commencer à songer à des sanctions contre ce pays qui semble s’orienter plus vers la politique de la Turquie que vers les valeurs d’une Europe qui se veut humaniste.

Mars 2017. Ce sera le mois où on établit à nouveau des camps de concentration en Europe. Pour y enfermer des gens qui n’ont commis aucun crime autre que celui de courir avec leurs familles pour sauver leurs vies. Exactement ce que 250 000 Hongrois ont fait lorsque Moscou prenait le pouvoir à Budapest. Est-ce que les réfugiés hongrois ont été internés et séquestrés en arrivant dans les pays européens ? Non. A-t-on tout oublié en Hongrie ? Les 600 000 juifs hongrois assassinés dans des camps de concentration nazis ? Qu’est-ce qu’il motive la Hongrie aujourd’hui de priver des êtres humains de leur dignité et de leur liberté ?

La décision du parlement hongrois concerne femmes, hommes, enfants. L’idée que des enfants soient enfermés dans des camps en Europe, est insupportable. Et cette décision frappe une population déjà traumatisée par les événements ayant motivé leur fuite, pour leur infliger de nouveaux traumatismes liés à cette incarcération.

Le populisme conduit à nouveau à des camps. Avec un raisonnement proche de celui des Nazis. « Les réfugiés représentent un danger pour ‚l’identité chrétienne‘ », dit Viktor Orban. Remplacez le terme « réfugiés » par « Juifs », et vous y êtes. Et Viktor Orban ne fait que stimuler des peurs irrationnelles – par exemple en martelant que « nous sommes assiégés par les réfugiés ». Assiégés ? Par les 1248 réfugiés que la Hongrie est censée accueillir ? Ou par les 600 réfugiés qui moisissent déjà dans des campements le long de la frontière hongroise ?

Le Haut-Commissariat pour les réfugiés de l’UNESCO, l’UNHCR, est formel – « La nouvelle loi viole les obligations hongroises selon le droit international et européen », disent les experts. « Elle aura un effet terrible sur la santé physique et psychologique de ces femmes, enfants et hommes ayant déjà vécu des choses horribles. » Quelles seront alors les réactions à cette politique indigne d’un état-membre de l’Union Européenne ?

Il est temps que l’UE réagisse face aux agissements xénophobes, racistes et discriminatoires dont font preuve les « états de Visegrad ». L’Union Européenne ne peut pas se permettre de laisser passer ce genre d’évolution – au risque de perdre le peu de crédibilité qui lui reste. De nouveaux camps de concentration en Europe, ce n’est tout simplement pas possible. (selon "Eurojournalist")

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