lundi 5 novembre 2018

Migrants honduriens en marche vers les Etats-Unis

Qui se cache derrière la caravane des migrants ?

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Cette caravane de migrants n'est pas un mouvement spontané, comme certains l'affirment. Ce n'est pas non plus une action lancée par le camp démocrate, ou républicain, aux États-Unis. À l'origine, c'est un opposant au président du Honduras, Luis Redondo, qui a lancé cet appel sur les réseaux sociaux. Elle appelle les Honduriens à se retrouver le 12 octobre pour aller au Mexique. Cette « caravane » est une manière pour ce politique  de dénoncer la "corruption" du parti au pouvoir au Honduras. Et la date du 12 octobre n'a pas été choisie au hasard :  c'est le jour de la découverte de l'Amérique  par Christophe Colomb, jour de protestation  dans toute l'Amérique latine - et fête nationale en Espagne.

Qui finance la caravane ?

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Dans un tweet, un membre du Congrès républicain proche de Trump, Matt Gaetz y assure que les migrants sont payés pour rejoindre le mouvement. Sur Fox News, le 25 octobre 2018, on insinue même que c'est George Soros, le milliardaire américain, juif,  qui finance cette « invasion de migrants » pour reprendre leurs termes. Nous avons posé la question à la principale ONG qui accompagne les migrants, qui se trouvent actuellement au Mexique. Selon Rodrigo Abeja, membre de l'ONG Peuples Sans Frontières"C'est un mensonge grotesque de dire que la caravane est financée par les démocrates, les républicains ou George Soros" L'ONG Peuples Sans Frontières collecte des fonds, sur Internet, via un système de financement participatif. Les migrants sont donc aidés par cette ONG, des bénévoles, mais aussi par les habitants des régions qui leur donnent de la nourriture et des médicaments.

Qui sont ces migrants ?

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Pour l'entourage de Donald Trump, pas de doute : ce groupe est infiltré par Daech. Une assertion que ne dément pas le président américain. "Vous allez trouver des gangs du Honduras, vous allez trouver le Moyen-Orient, vous allez trouver de tout dans cette caravane !" se permet ce président populiste. Ces accusations sont démenties par Amnesty International,  qui s'est rendu sur place. "Nous n'avons pas vu de personnes du Moyen-Orient à la frontière. Nous avons vu des familles avec des jeunes enfants et des mamans qui allaitaient", assure Adeline Neau, chercheuse à Amnesty International. La plupart des migrants fuient le Honduras, où sept habitants sur dix vivent dans la pauvreté. 

À qui profite la "caravane" ?

Cette caravane de migrants a déclenché une polémique aux Etats-Unis. Ce thème polarise désormais tout le débat de la campagne des élections de mi-mandat. C'est une aubaine pour les Républicains, et  Donald Trump. C'est en tout cas l'analyse du président, le Harpers magazine : "Cela aide les Républicains, beaucoup plus que les démocrates, de voir une foule qui avance vers la frontière. C'est le cauchemar dont Trump parle sans arrêt". Ces migrants sont donc doublement instrumentalisés - par l'opposition politique hondurienne, et aussi par les Républicains aux États-Unis. Donald Trump souhaite laisser ces migrants aller à la frontière, dans des tentes, sous la surveillance d'au moins 5000 militaires.

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jeudi 25 octobre 2018

Maroc : silence ! le roi Mohammed VI réprime !

Soutien aux migrants = Outrage au drapeau national ! 

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Au Maroc, après les assauts de la Marine royale contre des embarcations de migrants, ayant coûté la vie à une étudiante 22 ans, un jeune marocain qui a apporté son soutien à la cause de cette jeune femme tuée par l’armée vient d’être envoyé en prison pour deux ans. Le Maroc a ainsi durci ton, notamment s’agissant de la migration et tout ce qui tourne autour.

Soufiane Al-Nguad, un Marocain 32 ans, a été condamné à deux ans de prison ferme pour avoir protesté sur les réseaux sociaux contre la mort de la jeune migrante, Hayat, tuée en fin septembre par des tirs de la Marine marocaine. Le mis en cause est poursuivi par la justice marocaine pour « outrage au drapeau national », « propagation de la haine » et « appel à l’insurrection civile ». Le verdict, prononcé  par le tribunal de Tétouan, ville du nord du Maroc, est tombé dans la nuit de mercredi à jeudi 18 octobre 2018.

Les faits racontés par son avocat : avant un match de football disputé le 30 septembre à Tétouan Soufiane Al-Nguad avait appelé, à travers des publications sur sa page Facebook, le groupe des ultras « Los Matadores » du club de football local à « manifester et à porter des habits noirs de deuil » pour protester contre le décès de Hayat Belkacem, originaire de la localité. L’homme a été interpellé après des troubles lors de ce match, a indiqué son conseil.

Par ailleurs, pour avoir manifesté le soir du même match, notamment en brandissant des drapeaux espagnols et scandé des slogans comme « Vive l’Espagne » lors du match. Ils avaient aussi manifesté sur le chemin du stade en appelant à « venger Hayat », dix-neuf supporters âgés de 14 à 23 ans sont également jugés à Tétouan pour « outrage au drapeau national », « manifestation non autorisée » et « destruction de biens publics et privés ».

Alors que la colère suscitée par la mort de cette étudiante de 22 ans, tuée le 25 septembre par la Marine marocaine alors qu’elle tentait de gagner clandestinement les côtes espagnoles en bateau, n’avait pas baissé, la Marine royale marocaine remettait ça en ouvrant le feu sur une embarcation transportant des migrants marocains, lors d’une opération d’interception au large de Larache. Lors de cette opération d’interception menée dans la nuit de mardi 9 à mercredi sur la côte Atlantique, au sud du détroit de Gibraltar, un migrant sur les 58 que comptait l’embarcation a été blessé à l’épaule puis transféré à l’hôpital de Tanger. Les autres migrants, des femmes et des hommes, ont été mis à la disposition de la gendarmerie. Bref, une nouvelle conduite des autorités marocaines, notamment de l’armée dont le roi Mohammed VI est le chef suprême, qui ont en effet durci le ton face à la migration et ses ramifications.

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vendredi 12 octobre 2018

La politique inhumaine de l'administration Trump

Une fillette de deux ans comparaît seule devant un tribunal américain

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Elle n'a que deux ans, mais Fernanda Jacqueline Davila, une petite migrante originaire du Honduras, a dû comparaître seule devant un tribunal américain. Une situation ubuesque qui scandalise une partie des Américains.

Une situation à peine croyable

La petite Fernanda et sa grand-mère sont entrées illégalement aux États-Unis au mois de juillet dernier, dans l’espoir de trouver une vie meilleure. En vain: la gamine s'est retrouvée dans une situation à peine croyable, face à la justice américaine... 

Le New York Times a rencontré la grand-mère: "J’avais décidé de l’emmener en Amérique pour qu’elle vive dans un meilleur environnement et qu’elle ait surtout un avenir."

Mais c'était compter sans la très dure politique migratoire de l’administration Trump: la fillette de deux ans a été séparée de force de sa mamie... avant d'être placée dans un centre de détention pour enfants migrants.

Renvoyée au Honduras

Lundi 8 octobre, Fernanda a dû comparaître devant la justice américaine... Face à la cour, il a été établi qu'elle ne parlait pas anglais, ce qui devait motiver son renvoi.

Dans son siège trop grand pour elle, l'enfant, accompagnée par une assistante sociale inconnue mais sans sa grand-mère, a d'abord pleuré...

"Quel âge avez-vous?", lui a demandé la juge Zagzoug, quand elle a cessé de pleurer. Avant d'enchaîner: "Parles-tu espagnol?Un interprète s'est penché vers l'enfant, lui posant la question en espagnol. Fernanda est restée silencieuse, "hochant la tête", selon l'interprète, visiblement gênée par ce cas inédit.

La juge a fait comparaître une trentaine d'enfants, âgés de 2 à 17 ans. Fernanda est passée en 26e position. 

Le jugement est tombé : expulsion. Il a été décidé qu'elle rejoindrait ses grands-parents dans son pays d'origine - lesquels ont d'ailleurs tout fait, depuis plusieurs mois, pour récupérer l'enfant. 

Jusqu’ici, Fernanda Jacqueline Davila est la plus jeune migrante à comparaître - seule - devant la justice américaine. Mais elle est loin d’être la seule : de nombreux enfants migrants sont arrachés à leurs parents et vivent un véritable traumatisme depuis le durcissement de la politique migratoire de Donald Trump.

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mardi 9 octobre 2018

Réfugiés en Australie

Fermeture du centre de détention de réfugiés de l'Île Christmas

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L'Australie a annoncé vendredi la fermeture d'un camp de rétention controversé pour demandeurs d'asile situé sur l'île Christmas, dans l'océan Indien, en claironnant le succès de sa politique très dure contre les clandestins tentant de gagner son territoire. 

Canberra est vivement critiqué pour cette politique très restrictive mise en oeuvre en 2013 par les conservateurs et qui consiste à repousser systématiquement les bateaux de réfugiés tentant de gagner illégalement ses côtes. 
Les migrants qui y parviennent sont relégués pour des durées indéterminées dans des camps de rétention sur l'île de Manus, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, sur la minuscule île du Pacifique de Nauru, ou sur l'île Christmas, le temps que leur demande d'asile soit instruite. 
"Le centre (de détention de l'île Christmas) est désormais fermé, la trentaine de détenus qui s'y trouvaient toujours ont été transférés ce week-end dans des installations d'Australie continentale", a déclaré à l'AFP David Coleman, porte-parole du ministère de l'Immigration. 
L'île Christmas se trouve à 2.300 kilomètres au nord-ouest de Perth, capitale de l'Etat d'Australie-occidentale. Ouvert en 2008, son camp de détention de migrants a été le théâtre d'émeutes, de suicides ou encore d'actes d'automutilation. 
Canberra justifie sa politique contre les réfugiés par la nécessité de lutter contre les gangs de passeurs et de dissuader les migrants tentant la périlleuse traversée vers l'Australie. 
Le gouvernement australien essuie depuis des années les foudres des organisations de défense des droits de l'homme en raison du maintien sur des durées extrêmement longues des réfugiés, et notamment d'enfants, dans ces installations où les conditions de vie sont très dures. 
Même si la demande d'asile est fondée, ces clandestins ne sont pas autorisés à s'installer sur le sol australien. Ils ont le choix entre aller daA une époque, les arrivées de clandestins originaires du Moyen-Orient ou d'Afghanistan étaient presque quotidiennes, quand leurs embarcations parties d'Indonésie ou du Sri Lanka ne faisaient pas naufrage en route. 
"Au plus fort, en juillet 2013, il y avait plus de 10.000 personnes dans les centres de détention pour migrants, dont 2.000 enfants", a déclaré M. Coleman, en dénonçant la responsabilité des précédents gouvernements travaillistes. 
"Ce gouvernement a arrêté les bateaux, mis un terme au trafic maléfique par les gangs de passeurs et sorti ces enfants de détention." 
Cette politique a effectivement été couronnée de succès, en ce que le nombre des arrivées s'est réduit à peau de chagrin, mais elle a divisé l'opinion australienne et terni la réputation internationale du pays.  
Nombre d'ONG ont ainsi étrillé une Nation très riche tournant le dos à des populations vulnérables. 
Le camp de l'île Christmas, qui compta aussi plus récemment des condamnés étrangers de droit commun dont les titres de séjour avaient été annulés, fut le théâtre d'une violente émeute en novembre 2015 après le décès d'un demandeur d'asile. 
Des renforts de la police australienne avaient été envoyés pour faire face à des prisonniers armés de machettes et de cocktails Molotov selon le témoignage d'un détenu. 
Il fut un temps où, en raison d'une recrudescence de suicides, le personnel du centre avait, selon certains médias, reçu la consigne d'être en permanence muni d'un couteau pour couper les cordes utilisées par les détenus tentant de se pendre. 
M. Coleman a indiqué que le camp de rétention serait entretenu afin de pouvoir, si besoin, être rapidement rouvert. 
L'Île Christmas fut aussi en 2010 le théâtre d'un dramatique naufrage d'une embarcation de réfugiés qui avait fait 48 morts. 
Il s'était agi du pire naufrage d'un bateau de migrants tentant de gagner l'Australie depuis 2001.
A l'époque dans l'opposition, Scott Morrison, aujourd'hui Premier ministre, s'était singularisé en déplorant le fait que le gouvernement travailliste paie à certaines familles de victimes le voyage jusqu'à Sydney pour les funérailles, des remarques qui lui avaient valu de vives critiques.  
Après l'alternance en 2013, c'est lui qui, en tant que ministre de l'Immigration, avait eu la charge de mettre en oeuvre la politique de tolérance zéro à l'égard des clandestins.ns un pays tiers ou rentrer chez eux. 

- Pire naufrage depuis 2001 -

A une époque, les arrivées de clandestins originaires du Moyen-Orient ou d'Afghanistan étaient presque quotidiennes, quand leurs embarcations parties d'Indonésie ou du Sri Lanka ne faisaient pas naufrage en route. 
"Au plus fort, en juillet 2013, il y avait plus de 10.000 personnes dans les centres de détention pour migrants, dont 2.000 enfants", a déclaré M. Coleman, en dénonçant la responsabilité des précédents gouvernements travaillistes. 
"Ce gouvernement a arrêté les bateaux, mis un terme au trafic maléfique par les gangs de passeurs et sorti ces enfants de détention." 
Cette politique a effectivement été couronnée de succès, en ce que le nombre des arrivées s'est réduit à peau de chagrin, mais elle a divisé l'opinion australienne et terni la réputation internationale du pays.  
Nombre d'ONG ont ainsi étrillé une Nation très riche tournant le dos à des populations vulnérables. 
Le camp de l'île Christmas, qui compta aussi plus récemment des condamnés étrangers de droit commun dont les titres de séjour avaient été annulés, fut le théâtre d'une violente émeute en novembre 2015 après le décès d'un demandeur d'asile. 
Des renforts de la police australienne avaient été envoyés pour faire face à des prisonniers armés de machettes et de cocktails Molotov selon le témoignage d'un détenu. 
Il fut un temps où, en raison d'une recrudescence de suicides, le personnel du centre avait, selon certains médias, reçu la consigne d'être en permanence muni d'un couteau pour couper les cordes utilisées par les détenus tentant de se pendre. 
M. Coleman a indiqué que le camp de rétention serait entretenu afin de pouvoir, si besoin, être rapidement rouvert. 
L'Île Christmas fut aussi en 2010 le théâtre d'un dramatique naufrage d'une embarcation de réfugiés qui avait fait 48 morts. 
Il s'était agi du pire naufrage d'un bateau de migrants tentant de gagner l'Australie depuis 2001.
A l'époque dans l'opposition, Scott Morrison, aujourd'hui Premier ministre, s'était singularisé en déplorant le fait que le gouvernement travailliste paie à certaines familles de victimes le voyage jusqu'à Sydney pour les funérailles, des remarques qui lui avaient valu de vives critiques.  
Après l'alternance en 2013, c'est lui qui, en tant que ministre de l'Immigration, avait eu la charge de mettre en oeuvre la politique de tolérance zéro à l'égard des clandestins.

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dimanche 30 septembre 2018

Mayotte, c'est aussi la France

La police aux frontières interpelle une trentaine de clandestins chaque jour

mayotteIls ont déserté les lieux avant même l'arrivée des forces de l'ordre. Dans un bidonville d'un quartier de Petite-Terre, à Mayotte, une opération de contrôle de la police aux frontières (PAF) a provoqué mardi la fuite des étrangers en situation irrégulière.

Dans les ruelles en terre battue ravinées par les pluies et jonchées de déchets, une dizaine d'agents de la PAF progressent en courant sur des chemins escarpés, suivis par une journaliste de l'AFP. Une délégation de la commission des lois de l'Assemblée nationale, en déplacement sur le 101ème département français durant une semaine, assiste exceptionnellement à cette opération. 

La population étrangère représente près de 42% de la population totale.

D'habitude, la PAF interpelle entre 20 et 35 clandestins par jour, essentiellement comoriens. Mais mardi, alertés par le cortège peu discret de la délégation, les étrangers en situation irrégulière dans ce quartier de 9.000 âmes ont déjà déserté leurs habitations de tôle, laissant femmes et enfants derrière eux. Mayotte est confrontée à une forte immigration venue des Comores voisines. Un mouvement de protestation populaire contre l'insécurité et l'immigration avait paralysé l'île pendant presque six semaines au printemps.

Selon le préfet, la population étrangère représente près de 42% de la population totale et plus de la moitié de cette population étrangère est en situation irrégulière. Alors que les policiers ouvrent des portes de ferraille et se glissent au sein de parcelles occupées par des familles en grande précarité, une habitante les oriente vers une habitation, où se réfugient des clandestins, pense-t-elle.

"Moro, Moro"  

"On a beaucoup de dénonciations", souffle un membre du groupe d'appui opérationnel (GAO) de la police aux frontières. "Parfois, dès qu'on arrive en voiture, les gens viennent vers nous." Mais d'autres aident au contraire les clandestins à fuir, comme ces enfants, des "guetteurs naturels", qui crient "Moro, Moro" ("Au feu" en langue locale, ndlr) pour prévenir de l'arrivée des forces de l'ordre, ajoute un autre policier.

"Les endroits sont difficiles d'accès (...), c'est assez dangereux" pour les 44 policiers du GAO, reconnaît Julien Kerdoncuf, le sous-préfet en charge de l'immigration clandestine. "Les gens résistent souvent" lors de l'interpellation, "un de nos collègues a été blessé hier encore", renchérit un policier.

Trois types de kwassas

En comptant aussi la police et la gendarmerie, au total entre 50 et 60 clandestins sont interpellés chaque jour sur ce territoire français de l'océan Indien qui totalise la moitié des reconduites à la frontière de France. Si deux tiers des étrangers en situation irrégulière sont interpellés à terre, la PAF oeuvre également en mer. "Il y a trois types de kwassas (embarcations clandestines de fortune, ndlr)", explique le sous-préfet : les "kwassas VIP", avec deux ou trois passagers, "plus chers et rapides", les "kwassas low cost" avec 30 à 40 personnes à bord et les "kwassas médicaux" empruntés par des Comoriens malades, souhaitant se faire soigner à Mayotte.

Pour lutter contre l'immigration clandestine en mer, le territoire dispose de deux vedettes et de quatre bateaux intercepteurs. Deux nouveaux intercepteurs devraient compléter la flotte en novembre.

Depuis mi-mars, les pouvoirs publics ont intensifié les contrôles et plus de 13.000 obligations de quitter le territoire français (OQTF) ont été délivrées, selon le sous-préfet. Si lundi, le ministre des Affaires étrangères français a une nouvelle fois rencontré son homologue comorien, selon Julien Kerdoncuf, la France demeure en crise diplomatique avec les Comores, qui refusent depuis le 21 mars de réadmettre leurs ressortissants expulsés de Mayotte. L'Union des Comores considère en effet que Mayotte est une île comorienne. 

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a indiqué début septembre que les autorités comoriennes avaient commencé à accepter les reconduites, mais "à doses relativement réduites". (selon "Mayotte première")

Mayotte, le bidonville de Kaweni, c'est aussi la France !

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mercredi 12 septembre 2018

Chili : retour des migrants haïtiens dans leur pays

Le gouvernement envisage leur transport par avion présidentiel

chili_avion_pr_sidentielCasse-tête chinois pour les Chiliens avec les Haïtiens devant être rapatriés de gré ou de force : Plusieurs options sont à l’étude, dont l’utilisation d’un Boeing 767 de la présidence, moteur Rolls Royce, d’une capacité de 188 passagers, utilisé pour les longues tournées du président Sebastián Piñera pourrait être le moyen de transport choisi par le gouvernement pour retourner les Haïtiens dans leur pays d’origine.

Le dispositif permettrait de déporter aussi bien ceux qui choisissent volontairement cette option dans le cadre du « plan humanitaire de retour en bon ordre », annoncée par le gouvernement à la fin août, et pour ceux dont l’expulsion est obligatoire, par le fait d’avoir des antécédents criminels.

Le sous-ministre de l’Intérieur Rodrigo Ubilla a déclaré qu’ils sont en train d’évaluer des données telles que les coûts du carburant, les droits de vol et tout ce qu’implique un déplacement du Boeing présidentiel.

Mais ce n’est pas la seule option étudiée par l’exécutif qui planche sur un appel d’offres afin de déterminer si cela peut se réaliser à travers les services d’une entreprise privée. L’utilisation des avions de la Force aérienne chilienne est également sur la liste des possibilités.  Le choix final dépendra de l’option la plus économique.

Dernièrement, le gouvernement avait promis d’étudier la possibilité de prendre en charge le transport aérien vers Haïti de ceux qui voudraient y retourner volontairement, suite à une demande exprimée par une partie de la communauté haïtienne confrontant des difficultés d’adaptation et incapable de financer le retour au pays natal.

Le sous-secrétaire a expliqué qu’à partir d’octobre, il y aura un registre national dans lequel les volontaires pourront s’inscrire pour retourner sur l’île. Cependant, cela impliquera un engagement de ne pas retourner au Chili pendant au moins 10 ans, a déclaré Ubilla.

C'est sûr, avec un avion présidentiel à disposition, les réfugiés haïtiens vont rentrer chez eux. Voilà une bonne idée à laquelle Macron n'a pas pensé. Par contre, Bolloré aurait proposé de mettre à disposition son yacht personnel pour recueillir des migrants naufragés en Méditerranée ?

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mardi 7 août 2018

L'accueil de réfugiés à Fribourg-en-Brisgau

Le nouveau maire de la ville de Freiburg, Martin Horn, s’est adressé à Angela Merkel pour signaler que la ville est prête à accueillir des réfugiés sauvés en Méditerranée. 

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La ville de Freiburg et son agglomération a, depuis 2015, accueilli environ 8000 réfugiés. Maintenant, lorsque les pays européens se disputent sur la question de qui devrait accueillir les réfugiés repêchés en pleine mer, la ville de Freiburg soutient et rejoint l’initiative des villes de Cologne, Düsseldorf et Bonn qui elles, avaient déjà déclaré qu’elle seraient prêtes à accueillir ad hoc d’autres réfugiés qui errent sur la mer. A un moment où les populistes identitaires essayent de nous faire croire que « le bateau est plein », la réaction des villes allemandes constitue la bonne réponse.

« J’ai un respect énorme pour l’initiative [des trois villes] et je vais m’adresser à l’Association des villes du Bade-Wurtemberg pour provoquer une déclaration commune de différentes villes qui seraient prêtes à accueillir un certain nombre de ces réfugiés, à l’instar de ce qu’il s’est passé lorsqu’il fallait accueillir des Yézides en urgence. » Pour le nouveau maire de Freiburg Martin Horn (SE), il s’agit d’une prise de position claire pour plus d’humanité, pour l’asile politique et pour l’intégration des réfugiés. Par les temps qui courent, c’est encourageant d’entendre la raison.

Et à Martin Horn d‘ajouter : « A un moment où toutes les discussions tournent autour de limitations du nombre de personnes à accueillir et des mesures nationales, il est important de rappeler qu’il s’agit d’êtres humains qui ont dû fuir la détresse et la misère dans leur pays pour venir chercher de la protection chez nous. »

La motivation de cette initiative des villes allemandes est la tentative de criminaliser les ONG qui continuent leur travail de sauvetage en Méditerranée. Les villes en question ont informé la chancelière allemande qu’il était nécessaire de permettre le sauvetage en mer, et logiquement, d’accueillir les personnes ainsi sauvées. Et Martin Horn a raison : « Nos villes peuvent et veulent accueillir des réfugiés en état de détresse. » C’est comme si les édiles des villes concernées s’étaient souvenus de ce qu’on appelle les « valeurs européennes ».

Bien sûr, cette attitude ne cadre pas avec le « USA first », « Italy first », « Hungary first » etc. que l’on entend partout de nos jours. L’initiative de ces grandes villes allemandes contraste avec ce néo-nationalisme lourd et froid. Assiste-t-on à  la renaissance de la « Willkommenskultur » ? (selon "Eurojournaliste")

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dimanche 5 août 2018

Plus de 13 000 migrants abandonnés dans le désert du Sahara

L’Algérie accusée !

algerL’Algérie se défend d’avoir abandonné plus de 13 000 migrants dans le désert du Sahara comme l’accuse Associated Press dans une enquête alors qu’une vidéo montre des centaines de personnes marchant dans le désert par près de 50°C. La responsabilité de l’Europe est engagée.

L’Algérie a nié avoir maltraité des migrants en affirmant avoir abandonné plus de 13 000 personnes dans le désert du Sahara au cours des 14 derniers mois, notamment des femmes enceintes et des enfants. Le pays aurait expulsé les migrants sans nourriture ni eau et les aurait obligés à marcher. Une video diffusée par Associated Press montre des gens qui marchent par centaines dans des températures qui atteignent 48°C.

Des nombres incalculables sont morts, mais tous les survivants interrogés par AP racontent comment les gens de leurs groupes ont simplement disparu dans le désert. « Les femmes étaient mortes, les hommes … d’autres personnes disparaissent dans le désert parce qu’elles ne connaissent pas le chemin », explique Janet Kamara, qui était enceinte à l’époque. Les plus chanceux sont finalement arrivés au Niger.

L'Union Européenne sait et se tait !

Les expulsions massives de l’Algérie ont repris depuis fin 2017, alors que l’Union européenne a renouvelé la pression sur les pays d’Afrique du Nord pour qu’ils éloignent les migrants de la méditerranée. Un porte-parole de l’UE a déclaré qu’il était conscient de ce que l’Algérie faisait, mais que les pays souverains peuvent expulser les migrants tant qu’ils se conforment au droit international.

Les autorités algériennes ont refusé de commenter. Mais l’Algérie a par le passé nié toute critique selon laquelle elle commettrait des abus de droits en abandonnant des migrants dans le désert, qualifiant les allégations de campagne malveillante.

L’Organisation internationale pour les migrations a estimé que pour chaque migrant connu pour avoir traversé la Méditerranée, pas moins de deux sont perdus dans le désert – potentiellement plus de 30 000 personnes depuis 2014.

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lundi 9 juillet 2018

A 30 km de Villé, des expulsions !

Manifestation devant la sous-préfecture de Saint-Dié pour protester contre l’expulsion d’une famille kosovare

asileSuite à la reconduite au Kosovo d'une femme, Lendite Krasniqi et ses 3 enfants âgés de 7, 6 et 3 ans, qui logeaient dans un hôtel déodatien avant leur expulsion mercredi, une soixantaine de personnes se sont réunies devant la sous-préfecture de Saint-Dié-des-Vosges ce jeudi en fin de journée, sur les coups de 17h30.

Un rassemblement à l’initiative des associations Asil’Accueil 88, Amnesty International, le Secours Catholique et le CCFD-Terre Solidaire. Entrés illégalement en France le 19 octobre 2014, cette femme et ses 3 enfants ont épuisé tous les recours possibles pour obtenir un titre de séjour. Le père, qui était absent au moment de l’arrivée des forces, n’a quant à lui pas été conduit dans l’avion et se trouve toujours en France. Mais au-delà de ce retour forcé, ce que dénoncent les manifestations c’est avant tout la manière dont s’est déroulée cette expulsion.

« On n’expulse pas les gens de cette manière. On ne met pas des coups dans la porte très tôt dans la matinée. On ne sépare pas une famille de la sorte. Ces personnes ne sont pas des terroristes. Ils n’ont rien fait de mal, ils n’ont pas commis de crime. Les parents sont effondrés, les enfants pleurent. C’est un drame au pays des Droits de l’Homme. On n’a plus de leçons à donner aux autres après ce type d’expulsion, qui n’est d’ailleurs pas la seule en France »déplore Nathalie Georgeon, présidente d’Asil’Accueil 88.

Il s'agit de la deuxième expulsion en 2018 à Saint-Dié. Les associations ont sollicité une entrevue avec la sous-préfète de l’arrondissement Sylvie Siffermann, mais cette dernière a répondu par la négative. La nouvelle méthode Macron - Collomb est en marche !

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lundi 2 juillet 2018

Hongrie : Médiapart révèle ...

Le fervent soutien de l'ambassadeur français à Orban

hongrieEn plein débat sur la crise migratoire, Mediapart fait des révélations à propos d'un diplomate français. Selon le site d’information, l'ambassadeur de France en Hongrie, Eric Fournier, est l’auteur d'une note très dérangeante adressée au Quai d'Orsay et à l'Élysée dans laquelle il tresse des lauriers au Premier ministre Viktor Orban. Dans cette note, il se réjouit notamment du mur construit par la Hongrie pour repousser les migrants et accuse les musulmans d'être antisémites.

La Hongrie, pour Eric Fournier, est un pays idéal. Le populisme de Viktor Orban est un mythe inventé par les médias, écrit l'ambassadeur français. Aucun autre gouvernement européen ne peut se prévaloir d'une triple victoire aux élections. La Hongrie d'Orban, poursuit le diplomate, est un peu le Real Madrid du monde politique moderne.

En matière migratoire, c'est un modèle, selon Eric Fournier. Un modèle qui a su anticiper les problèmes posés par les mouvements migratoires illégaux. En clair, le représentant de la France à Budapest se félicite que les Hongrois aient construit un mur à leur frontière pour bloquer le passage des demandeurs d'asile (à la mode mexicaine de Trump?).

Mais le télégramme va plus loin. Il devient nauséabond à propos de l'antisémitisme. Si la presse accuse en permanence la Hongrie d'être antisémite, estime Eric Fournier, c'est pour détourner l'attention du véritable antisémitisme moderne, qui est le fait « des musulmans de France et d'Allemagne », selon lui.

Interrogé sur cette note en marge du sommet  de Bruxelles, Emmanuel Macron déclare qu'elle ne correspond en rien à la position française. Ah bon ? L'ambassadeur n'est plus la "voix de son maître" ? A la sortie du "sommet", la voix du maître semblait "floue", même l'italien Conte le trouvait fatigué. Alors le chien ? aurait-il interprété plus ou moins bien le message de Manu ?

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