samedi 24 juin 2017

Gérard Collomb, plus proche des identitaires que des humanitaires

En visite à Calais ce vendredi, le ministre de l'Intérieur s'est lâché sur les migrants pour le plus grand bonheur de Génération identitaire, groupuscule d’extrême droite, qui lui propose ses services.

collomb

En visite à Calais, suite à la mort d’un chauffeur routier dans un accident consécutif à un barrage dressé sur l’autoroute par des migrants, Gérard Collomb s’est lâché sur les migrants.

Ironisant, tout d’abord, sur les accusations de violences policières qui étaient « tout à fait excessives » au regard de la « douceur légendaire » des migrants, il a affirmé que les forces de l’ordre agissaient avec « beaucoup d’humanité » face à des gens « enkystés ». Le ministre de l’Intérieur - censé représenter la « gauche » d’un gouvernement « progressiste » - propose donc de « renforcer la sécurité avec l’arrivée de deux compagnies de forces mobiles supplémentaires pour éviter que de nouveaux campements ne se forment ».

Annonçant la présentation « dans les quinze jours » d’un plan sur la question migratoire, Gérard Collomb a insisté sur le fait qu’il n’y aurait pas de centre d’accueil à Calais : « Je me méfie des centres qui se disent prêts à accueillir des migrants pour seulement quelques jours et qui finalement durent dans le temps », a-t-il déclaré.

Jacques Toubon, défenseur des droits, s’est, pour sa part offusqué sur RTL qu’on ne respecte pas « l’obligation légale – et non morale - précise-t-il, de leur donner accès à leurs droits fondamentaux, ne serait ce que manger et boire ! » Mais le ministre de l'Intérieur ne s’en émeut pas, préférant dire aux associations humanitaires « qu'il y a peut-être d'autres lieux que Calais où elles pourront déployer leur savoir-faire ». Parce que, selon lui, « le vrai problème, ce sont les routes de passeurs qu’il faut couper pour pas qu’on ait ces flux d’immigration qui ne sont plus des demandeurs d’asile mais de la migration économique ».

Une position saluée par Génération identitaire, groupuscule d’extrême droite qui « sait avoir contribué, par ses activités, à cette nouvelle position politique au plus haut sommet de l’État ». Vantant son action « Defendre l'Europe » qui « vise à stopper les bateaux de passeurs et à empêcher les bateaux d’ONG complices de ramener les migrants en Europe », le groupuscule proche du Front national propose même ses services au ministère ! « Une demande de subvention publique va être adressée à ce ministère dans les prochaines heures », peut-on lire dans un communiqué.

« Quand aujourd'hui dans le Pas-de-Calais, on s'aperçoit que beaucoup de députés sont Front national, cela veut dire qu'il y a un vrai problème », a osé Gérard Collomb. Mais flirter avec leurs orientations idéologiques n’en pose aucun…

selon POLITIS

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samedi 17 juin 2017

Abject et inhumain

 Assassinats en mer !

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Des membres de groupes européens identitaires d'extrême droite ont collecté plus de 50.000 euros en moins de trois semaines pour mener des opérations de sabotage de sauvetage de migrants en Méditerranée. 

C'est le mouvement français raciste et xénophobe Génération identitaire qui a lancé l'idée sur internet via un site et une campagne promettant de "défendre l'Europe".

Des paroles qu'il ne faut pas prendre à la légère venant de ceux qui ont déjà tenté en mai dernier de bloquer le départ du navire L'Aquarius, le bateau de l'ONG SOS Méditerranée, en Italie alors qu'il s'apprêtait à partir pour une mission de sauvetage humanitaire en Sicile  D'autres actions de ce genre sont en effet prévues pour cet été. 

Rappelons que grâce à l'aide humanitaire, 6.000 personnes ont pu être sauvées de la noyade, rien que cette année. 

  • NB : lire le communiqué du 9/6/2017 de la LICRA : LICRA

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lundi 5 juin 2017

Histoire de blagues douteuses

Le “ kwassa-kwassa ”, c'est quoi ça ?

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Les « blagues douteuses », depuis toujours, émaillent le feuilleton de la vie politique. André Santini, sortant des obsèques grandioses de Mitterrand, lançait ainsi à la cantonade : « Je ne me souviens pas qu’on en ait fait autant pour Giscard ! ». Là, au moins, c’était drôle. Chirac le fut moins, au bout d’un banquet républicain particulièrement arrosé. Lui, pourtant guère suspect de racisme, évoquait alors « le bruit et les odeurs » des immigrés dans leurs immeubles. Navrant dérapage, comparable à celui de Manuel Valls, comptant les « Blacks » sur le marché d’Ivry et réclamant « plus de Whites et de Blancos ».

Souvenons-nous aussi : Nicolas Sarkozy avec les racailles et son karcher ! Copé et ses pains aux chocolats !

Emmanuel Macron s’est lâché à son tour. On lui parle du « kwassa-kwassa », frêle canot qu’utilisent les migrants de l’archipel des Comores pour gagner Mayotte, département français. L’illégale traversée ne se fait pas sans drames : 10 000 noyés en vingt ans, selon un récent rapport du Sénat. Pas de quoi rigoler, donc. Le Président s’y hasarde néanmoins : "Le kwassa-kwassa pêche peu, il amène du Comorien."

Au pays des droits de l'homme, qu'est la France, tout est permis pour humilier l'étranger comme dit le FN (on est chez nous) .

Et voilà le vote utile pour s'opposer au racisme et à la xénophobie? Chapeau, Macron !

Et pendant ce temps :

Une embarcation de type kwassa kwassa a fait naufrage cette nuit sur le récif près de la côte de Mayotte, au sud de Kani Kéli.

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L'alerte a été donnée à 3h30 par un pêcheur qui venait de recueillir 5 naufragés. Aussitôt, Les navires "Odet" de la gendarmerie maritime et "Makini" de la police aux frontières (PAF) déjà en mer, se sont rendus sur les lieux et ont permis le sauvetage de 24 naufragés. Ces moyens ont rapidement été renforcés par un navire supplémentaire et l'hélicoptère de la gendarmerie.

Des personnels et moyens militaires ainsi que les pompiers de Mayotte ont également été engagés pour la prise en charge des victimes.

 

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Le bilan, établi à partir de 33 passagers présumés, fait état de 24 rescapés et de 9 personnes décédées dont 4 femmes et 5 bébés. Parmi les rescapés, 10 ont été conduits au service des urgences du centre hospitalier de Mayotte. Les recherches se poursuivent avec les navires et l'hélicoptère de la gendarmerie afin de retrouver d'éventuels rescapés.

Une cellule d'aide psychologique a été mise en place par la DASS au centre de rétention administrative (CRA).

Les modalités d'identification des corps par les familles seront communiquées dès que possible."

Communiqué de la préfecture de Mayotte (AFP)

 

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Des paroles malheureuses tout aussi inadmissibles au niveau local

* A relire : Meurtres et viols : de simples incidents pour le maire de Villé

Meurtres et viols au Pays de Bade dont fut d'abord soupçonné un jeune afghan réfugié ! Evocation parfaitement scandaleuse et amalgame réussi pour le maire de Villé, en parfaite complicité avec des élus FN lors de la réunion concernant l'accueil de réfugiés dans la gendarmerie de Villé. Pas de chance, Monsieur le Maire, l'auteur présumé vient d'être retrouvé : un chauffeur routier bien européen, domicilié à Endingen (localité où l'un des deux meurtres évoqués a eu lieu).

Monsieur le Maire de Villé, encore une occasion que vous avez manquée de vous taire.

frantzL'Alsace du 4/6/2017

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lundi 22 mai 2017

Réfugiés : Bruxelles menace la Hongrie et la Pologne

Lassée des mises en garde sans effet, la Commission européenne a menacé mardi 16 mai de lancer des procédures d'infraction contre la Hongrie et la Pologne si elles refusaient toujours d'ici juin d'accueillir des demandeurs d'asile depuis l'Italie et la Grèce."C'est le dernier avertissement", a lancé Dimitris Avramopoulos, le commissaire aux Migrations, en présentant un bilan d'étape sur le plan de "relocalisation" adopté en 2015 pour venir en aide à Rome et Athènes, en première ligne face à la crise migratoire.

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La menace avait déjà été agitée, mais sans calendrier précis. "Si rien n'est fait avant notre prochain rapport en juin, la Commission n'hésitera pas à utiliser ses pouvoirs en vertu des traités et à ouvrir des procédures d'infraction", a cette fois averti M. Avramopoulos lors d'une conférence de presse au Parlement européen à Strasbourg.

Ces procédures peuvent aboutir à une saisine de la Cour de justice de l'UE (CJUE) et le cas échéant à de lourdes sanctions financières.

"Je n'ai pas peur de ces annonces tonitruantes de la Commission", a aussitôt répondu Beata Szydlo, la chef du gouvernement conservateur nationaliste polonais, déjà dans le collimateur de Bruxelles pour sa réforme controversée de la justice constitutionnelle.

"Nous ne serons pas d'accord pour qu'on impose à la Pologne ou à tout autre pays de l'UE des quotas obligatoires" de migrants, a-t-elle ajouté.

La Hongrie n'a pas été en reste face à "la menace" du commissaire Avramopoulos : "Bruxelles ferait mieux de se concentrer sur la protection des frontières plutôt que de disséminer les conséquences de ses propres erreurs", a lancé le gouvernement de Budapest dans un communiqué.

Face à l'afflux massif de demandeurs d'asile sur les côtes italiennes et grecques, où sont arrivés plus d'un million de migrants en 2015, les pays de l'UE avaient adopté en septembre 2015 un plan de répartition de 160.000 personnes en deux ans vers le reste de l'Union.

Mais ce plan dit de "relocalisation", censé incarner la solidarité européenne, a surtout illustré les divisions entre États membres, qui ne l'ont appliqué qu'au ralenti, voire pas du tout pour certains.

La Hongrie et la Slovaquie ont même intenté une action en justice pour le contester.

Au 16 mai, seulement 18.418 demandeurs d'asile ont ainsi été répartis (dont 5.711 depuis l'Italie et 12.707 depuis la Grèce), bien loin des objectifs initiaux.

migrants

"Obligation juridique"

"J'appelle la Pologne et la Hongrie, qui n'ont pas encore relocalisé la moindre personne, à commencer à le faire immédiatement", a insisté M. Avramopoulos. Selon la Commission, ils sont avec l'Autriche "les seuls États membres à ne pas avoir encore" accueilli le moindre demandeur d'asile en application du plan de 2015, manquant ainsi "à leur obligation juridique".


L'Autriche, qui avait demandé une exemption temporaire à ce plan, "s'est toutefois formellement engagée à relocaliser 50 personnes depuis l'Italie, une décision saluée par la Commission", qui l'appelle aussi "à commencer à le faire pour la Grèce".

L'exécutif européen a également pointé du doigt mardi 16 mai la République tchèque qui n'a pas contribué depuis "près d'un an".

D'autres pays, comme l'Espagne, la Belgique, la Croatie, l'Allemagne, la Roumanie, la Slovaquie et la France, devraient eux "accroître leurs engagements mensuels" d'accueil selon la Commission.

Outre les réticences des États membres, le plan de répartition de demandeurs d'asile a également souffert de critères d'éligibilité restrictifs en termes de nationalité, les demandeurs concernés devant avoir la quasi-certitude d'obtenir l'asile après leur transfert. C'est le cas des Syriens et des Érythréens, mais les Irakiens ont quant à eux été exclus des "relocalisations".

À l'heure actuelle, selon la Commission, il y a en Grèce 12.400 personnes éligibles parmi les dizaines de milliers de migrants présents dans le pays.

En Italie, "outre les 2.500 candidats à une relocalisation enregistrés jusqu'à présent, 700 personnes devraient être enregistrées prochainement, de même que plus de 1.100 Érythréens arrivés en Italie en 2017".

Quoi qu'il en soit, l'objectif initial de 160.000 relocalisations est donc devenu inatteignable.

Et de fait, 54.000 places (sur le total initial) ont déjà été rendues disponibles pour des "réinstallations" de Syriens directement depuis la Turquie, dans le cadre du pacte migratoire scellé en mars 2016 avec Ankara.

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jeudi 18 mai 2017

Berlin : l'extrême-droite terrorise les militants venant en aide aux réfugiés

500 personnes blessées, dont 41 enfants

neukoelln_27_12_2016La France s'est engagée à accueillir 30.000 réfugiés, l'Allemagne un million. Une grande partie se retrouve à Berlin, ils sont aidés par des militants bénévoles d'associations caritatives. C'est à ceux-là en même temps qu'aux réfugiés que s'en prennent les voyous de l'extrême-droite. 

De nombreuses agressions, d'incendies des centres d'accueil ont changé l'ambiance. Dans la Beusselstrasse Moabit, un jeune homme se cache entre des blocs de béton, dans un passage qui mène à une église, où a été aménagé un centre de consultations médicales. Fares Naem, un Syrien qui a été passé à tabac, s'en est bien sorti. Les bleus sur tout son corps ont disparu, sa lèvre ensanglanté est guérie. Mais le traumatisme reste : "J'essaie de ne pas attirer l'attention, car j'ai peur." Un peu plus loin, trois personnes de Berlin. : une jeune femme blonde militante du SPD, un historien qui a fondé une association d'aide aux étrangers. Un ingénieur électricien originaire de Damas. Ce qui les unit, c'est la crainte des extrémistes de droite. Mais aucun ne se décourage. Le nombre de violences depuis 2015 a augmenté de plus de 80 en 2016.Et tous les cas ne sont pas signalés. Les auteurs de ces agressions sont la plupart du temps des néo-nazis. Souvent, les violences ne sont pas organisées, mais les auteurs ont des idées racistes à l'esprit.

Les preuves font souvent défaut

Malgré l'absence de preuves, les indices de la présence néo-nazie sont nombreux. Less personnes interpelées font partie de groupuscules tels "Forces Libres Neukölln", ou même du NPD et de l'AfD.

Le ton des politiques a changé. Le parti "die Linke" estime que l'augmentation des violences est dûe à la dérive droitière de la société, qui renforce l'extrême-droite. 431 agressions ont aussi eu lieu contre les hommes politiques, dont 141 contre les personnalités du SPD. Tout cela a amené à des manifestations de solidarité pour les victimes des attentats.

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samedi 1 avril 2017

Pas de réfugiés, mais des djihadistes !

gendarmerie

Depuis le mois de novembre 2016, les villois espèraient accueillir des réfugiés dans l'ancienne gendarmerie.  6 mois plus tard, le projet semble abandonné. Le bâtiment reste délaissé, comme bien d'autres dans la Vallée (usine FTV, ancienne maison de retraite, et j'en passe).Les volets et les portails restent clos, les parterres ne sont plus fleuris au grand dam du maire de Villé qui voit s'éloigner l'espoir du maire de Villé d'obtenir une troisième fleur et du président de la comcom qui désespère de trouver une solution de reprise de l'ancienne maison de retraite.

Un repreneur enfin !

belmokhtar1

Il y a quelque temps déjà, un repreneur très discret circulait dans le Val de Villé à la recherche de lieux qui pourraient lui convenir. Et des silhouettes curieuses d'aspect rasaient les murs toutes les nuits surtout dans le bourg-centre, où toutes les lumières étaient éteintes. Dans quel but ? Nul ne pouvait le dire, bien que les agents communaux aient été alertés tous les matins par la découverte d'effractions de plus en plus nombreuses.

Finalement, par une source qui tient à rester anonyme, nous avons appris qu'il s'agissait du chef du mouvement djihadiste du Sahel, un certain Bel Mokhtar, donné pour mort depuis de longs mois, mais qui s'était réfugié clandestinement dans le Val de Villé avec une douzaine de ses gardes du corps. Et ils avaient trouvé ce qu'ils voulaient : toute la logistique pour établir un camp d'entraînement.

Une logistique très au point

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Tout d'abord, les candidats au djihad arrivent par les airs. Certaines nuits le va et vient des avions était incessant du côté de l'aérodrome d'Albéville. Et cette piste, souvent peu fréquentée, voyait certaines nuits arriver un vrai défilé aérien, des hommes sautant des avions dès qu'ils touchaient le sol pour repartir sans même s'arrêter. Ces hommes étaient regroupés dans le hangar jouxtant l'aérodrome avant de partir à pied avec leur équipement vers l'ancienne gendarmerie villoise ou vers l'ancienne maison de retraite.

Les friches agricoles pour terrain d'entraînement

Une fois installés, ces "stagiaires" sont emmenés vers les friches agricoles sur les hauteurs vers Triembach-au-Val ou Albé. Les anciennes mines leur servent également de lieux d'entraînement. Enfin, paraît-il, certains exercices auraient même lieu dans l'immense cour déserte des Filatures & Tissages de Villé (FTV). Et les vestiaires des sportifs villois seraient utilisés pour les douches en fin d'entraînement. Ces djihadistes sans gêne étaient-ils à l'origine des dégradations constatées il y a quelques semaines ?

Et tout cela au nez et à la barbe des autorités locales ! Toujours selon une source discrète, il y aurait déjà eu trois stages depuis le début de l'année ! Certains regretteraient déjà d'avoir protesté contre l'arrivée de réfugiés.

frichesDjihadiste dans les friches viticoles entre Triembach-au-Val et Villé

djihad3Dans la cour des FTV ?

djihad2Après l'entraînement, la douche. Dans les vestiaires des sportifs de Villé ?

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samedi 11 mars 2017

Les Hongrois oublient leur histoire

En 1956, de centaines de milliers d’Hongrois ont du fuir leur pays et ont été accueillis sans problème dans les pays occidentaux. Maintenant, la Hongrie de Viktor Orban va créer des camps d'internement. Honteux.

OK_Fl_chtlinge_Rebecca_Harms_from_Wendland_Germany_Wiki_ccbysa20_620x310Le parlement hongrois vient de voter pour l’internement des réfugiés. Ces derniers seront désormais internés, le temps que leur demande d’asile soit traitée, dans des camps, enfermés, comme des criminels. La Hongrie de Viktor Orban, pays des barbelés, nie son histoire, fait preuve d’un manque de solidarité et viole les valeurs européennes. En principe, il faudra commencer à songer à des sanctions contre ce pays qui semble s’orienter plus vers la politique de la Turquie que vers les valeurs d’une Europe qui se veut humaniste.

Mars 2017. Ce sera le mois où on établit à nouveau des camps de concentration en Europe. Pour y enfermer des gens qui n’ont commis aucun crime autre que celui de courir avec leurs familles pour sauver leurs vies. Exactement ce que 250 000 Hongrois ont fait lorsque Moscou prenait le pouvoir à Budapest. Est-ce que les réfugiés hongrois ont été internés et séquestrés en arrivant dans les pays européens ? Non. A-t-on tout oublié en Hongrie ? Les 600 000 juifs hongrois assassinés dans des camps de concentration nazis ? Qu’est-ce qu’il motive la Hongrie aujourd’hui de priver des êtres humains de leur dignité et de leur liberté ?

La décision du parlement hongrois concerne femmes, hommes, enfants. L’idée que des enfants soient enfermés dans des camps en Europe, est insupportable. Et cette décision frappe une population déjà traumatisée par les événements ayant motivé leur fuite, pour leur infliger de nouveaux traumatismes liés à cette incarcération.

Le populisme conduit à nouveau à des camps. Avec un raisonnement proche de celui des Nazis. « Les réfugiés représentent un danger pour ‚l’identité chrétienne‘ », dit Viktor Orban. Remplacez le terme « réfugiés » par « Juifs », et vous y êtes. Et Viktor Orban ne fait que stimuler des peurs irrationnelles – par exemple en martelant que « nous sommes assiégés par les réfugiés ». Assiégés ? Par les 1248 réfugiés que la Hongrie est censée accueillir ? Ou par les 600 réfugiés qui moisissent déjà dans des campements le long de la frontière hongroise ?

Le Haut-Commissariat pour les réfugiés de l’UNESCO, l’UNHCR, est formel – « La nouvelle loi viole les obligations hongroises selon le droit international et européen », disent les experts. « Elle aura un effet terrible sur la santé physique et psychologique de ces femmes, enfants et hommes ayant déjà vécu des choses horribles. » Quelles seront alors les réactions à cette politique indigne d’un état-membre de l’Union Européenne ?

Il est temps que l’UE réagisse face aux agissements xénophobes, racistes et discriminatoires dont font preuve les « états de Visegrad ». L’Union Européenne ne peut pas se permettre de laisser passer ce genre d’évolution – au risque de perdre le peu de crédibilité qui lui reste. De nouveaux camps de concentration en Europe, ce n’est tout simplement pas possible. (selon "Eurojournalist")

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lundi 20 février 2017

Donald Trump invente un attentat terroriste en Suède

N'importe quoi pour justifier sa politique

trump

"Il est dangereux d'accueillir des réfugiés : la preuve, la Suède, pays particullièrement accueillant, vient de subir un attentat", a annoncé Trump à ses supporters samedi soir lors d'un meeting en Floride. Oui, mais cet attentat n'a jamais eu lieu.

Exalté, il a comme à l’accoutumée revendiqué sa politique anti-réfugiés, quitte à inventer un attentat imaginaire pour asseoir son propos. “Regardez ce qui se passe en Allemagne, regardez ce qui s’est passé hier soir en Suède. La Suède, qui l’aurait cru? La Suède. Ils ont accueilli beaucoup de réfugiés, et maintenant ils ont des problèmes comme ils ne l’auraient jamais pensé” a-t-il lancé, devant ses supporters. Il a également cité les attentats, bien réels ceux-là, de Bruxelles, Nice et Paris.

Une porte-parole du président Trump n’a pas donné suite à une demande de clarification de l’Agence France-Presse (AFP). Et rapidement, la fausse information a fait le tour de Twitter, sous les hashtags #lastnightinSweden (hier soir en Suède) et #SwedenIncident (incident en Suède).

La Suède ? un attentat ? Qu'est-ce qu'il a encore fumé ?

C’est l’ex-Premier ministre suédois Carl Bildt a qui ouvert le feu des moqueries le premier : “La Suède? Un attentat? Qu’est-ce qu’il a fumé?”.

Gunnar Hokmark, un eurodéputé suédois, a retwitté un message d’un compatriote disant : “Hier soir en Suède, mon fils a laissé tomber son hot-dog dans le feu de camp. C’est tellement triste”. “Mais comment (Trump) a-t-il pu le savoir?” se demande le député dans son commentaire.

D’autres tweets se moquent du président américain, publiant sous l’appellation de “plan secret pour un attentat en Suède”… des instructions de montage de meubles Ikea.

Le site officiel national @sweden, qui est tenu chaque semaine par un citoyen suédois différent, a reçu quelque 800 questions en quatre heures. “Non. Rien de ce genre ne s’est passé en Suède. Il n’y a pas eu d’attaque terroriste. Du tout”, a répondu la responsable de la semaine, une bibliothécaire mère de famille.

Les attaques terroristes fantaisistes de l'administration Trump

Ce n’est pas la première fois que des membres de l’administration Trump font référence à des attaques terroristes inexistantes, justifiées ensuite par des lapsus.  Ainsi la conseillère de Donald Trump, Kellyanne Conway, à qui on doit la notion de “faits alternatifs” (fake news), a fait allusion au “massacre de Bowling Green” lors d’une interview. Elle a expliqué ensuite qu’elle voulait parler des “terroristes de Bowling Green”, deux Irakiens inculpés en 2011 pour avoir tenté d’envoyer de l’argent et des armes à al-Qaïda.

Et le porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer, a parlé trois fois en une semaine de l’attentat d’Atlanta (Géorgie), avant de se souvenir que celui-ci avait en réalité eu lieu à Orlando, en Floride.(selon Huffington.Post)

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lundi 12 décembre 2016

Viol et meurtre à Fribourg, un "incident" pour le maire de Villé

Le terrible meurtre de Fribourg-en-Brisgau a été élucidé – le meurtrier d’une étudiante de 19 ans a été confondu grâce à des traces d’ADN et ils sont nombreux maintenant à vouloir en tirer profit à des fins politiques. Eh oui, le meurtrier était un réfugié. Et non, cela ne veut pas dire que les réfugiés représentent un danger pour l’ordre public. Même si l’extrême-droite se trouve déjà sur ses grands chevaux pour dénoncer l’ensemble des réfugiés. Et lors de la réunion d'information concernant l'accueil de demandeurs d'asile, le maire de Villé n'a rien trouvé de mieux que d'évoquer ce drame en le qualifiant d' "incident". Aurait-il voulu mettre le feu aux poudres, il ne s'y serait pas pris autrement ! Il est vrai qu'avec de tels propos, on peut supposer que celui qui se disait "sans étiquette" au début de son premier mandat, qui est devenu l'un des premiers sarkozystes avec sa candidature aux élections régionales, pourrait bien être en mesure d'attirer les voix de l'extrême-droite au profit de son nouveau patron Fillon.  

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Tout le Pays de Bade et toute l'Alsace étaient choqués après la découverte de ce terrible crime commis juste derrière le stade de football de Fribourg. En évaluant les traces laissées sur le lieu du crime et les enregistrements vidéo des caméras de surveillance, le meurtrier a pu être arrêté en peu de temps. Un jeune réfugié afghan, arrivé il y a un an non-accompagné et accueilli dans une famille d’accueil, est donc le meurtrier. A lire les médias, on pourrait avoir l’impression que la qualité de réfugié intéresse plus que le fait qu’un jeune homme se soit transformé en violeur et meurtrier. Mais cet adolescent n’a pas agi en tant que réfugié, il a agi en tant que meurtrier et les tentatives de diffamer maintenant l’ensemble des réfugiés comme meurtriers potentiels, constitue non seulement un abus terrible d’un crime aussi terrible, mais aussi un manque de respect vis-à-vis de la victime et de ses proches.

Face à la barbarie humaine, on se tait et on n’essaye pas de récupérer un tel crime pour ses propres ambitions politiques. Et que les xénophobes arrêtent de dire « vous voyez… on a toujours dit que les réfugiés étaient dangereux » – malheureusement, des viols et des meurtres sont commis par toutes les nationalités, par des malades mentaux de toute origine. Et dans la plupart des cas, il s’agit de « bons Européens », souvent de membres de la famille, très rarement de réfugiés: En fait, et c’est une information qui n’aidera ni la victime, ni ses proches, les réfugiés commettent statistiquement moins de crimes que le reste de la population ; cet Afghan de 17 ans constitue donc l’exception qui confirme la règle.

Cet adolescent qui a pris la vie à une jeune victime, sera jugé selon les règles de l’état de droit. Et ce procès sera difficile, car en vue du jeune âge du meurtrier, il sera jugé selon la loi des adolescents, avec un plafond de la peine qui sera donc inférieure à la peine qu’un adulte se verrait infliger – et là aussi, l’extrême-droite tentera de « récupérer » cette tragédie pour elle. La défense fera certainement valoir le vécu de ce jeune homme, son exposition à la violence, à la mort et ses traumatismes – et pourtant, nombreux sont ceux qui voudrait le pendre.

Le respect pour la victime voudrait qu’on laisse maintenant agir la justice qui elle seule, est en droit d’évaluer ce crime terrible, les circonstances et qui doit trouver un verdict qui correspond à la gravité des faits. Non, il ne s’agit pas d’un « crime de réfugiés », il s’agit d’un crime commis par un criminel qui sera jugé pour son acte. Et que tous les autres se taisent. Et que tous ceux qui veulent abuser de cette tragédie humaine, se taisent en baissant la tête en ayant honte – on ne profite pas d’une telle tragédie pour manipuler les gens et pour prêcher la haine. (voir Euro-journal.net)

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samedi 10 décembre 2016

Réfugiés francophones interdits de France

Lors de la réunion publique de lundi dernier, j'avais évoqué le sort de réfugiés francophones (notamment africains) à qui il est interdit de venir en France ! En effet curieuse Europe qui bloque les anglophones à Calais, les francophones à Lampedusa, Vintimille ou en Allemagne (Sasbachwalden). Ne serait-il donc pas plus simple d'accueillir les francophones en France ? surtout que la France est souvent responsable des massacres dans leur pays ! Qui ne se rappelle, sous Nicolas Sarkozy, des interventions de la Force Licorne ? et de ces pilotes géorgiens exfiltrés sur ordre de Mme Alliot-Marie, ministre des armées en son temps ?

Et où est la limite entre demandeurs d'asile politique et réfugiés économiques, lorsque l'on sait qu'un régime, sous prétexte de réconciliation, jette en prison tous ceux qui ont eu la naïveté d'y croire et qui ont tout simplement voulu rentrer chez eux.

L'éditorial de ce vendredi dans le journal satirique "L'Eléphant déchaîné" (équivalent de notre Canard), signé Francis Taky, est édifiant.

taky

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