mardi 19 juin 2018

Le PS ne votera pas le projet de loi ELAN

Communiqué du groupe  socialiste au Sénat

PS1

PS2

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samedi 26 mai 2018

Le PS et la taxe d'habitation

Un communiqué du parti socialiste et des élus des groupes socialistes de l'Assemblée Nationale et du Sénat.

taxe

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mercredi 25 avril 2018

Danemark : quel socialisme ?

Une social-démocratie de "bofs"

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Depuis quelques mois, le vieux parti Social Démocrate et le juvénile parti DF (Parti du Peuple danois, xénophobe et populiste) né en 1995, se livrent à de tendres effusions et leurs conseillers se rencontrent sans cesse, quoique discrètement. L’amorce en a été la proposition adressée par Mette Frederiksen, dirigeante de SD, de ne pas accueillir au pays les 500 migrants qu’ imposerait une résolution de l’ ONU, mais de les installer quelque part à l’extérieur du pays, car ils risqueraient d’ôter aux Danois le smørrebrød de la bouche. Qu’est-ce à dire ? Où les rangera-t-on ? Et la SD ne dispose-t-elle donc d’aucune imagination, d’aucune inspiration aptes à intégrer des êtres humains marqués par les tragédies de l’Histoire ?

De 1945 au début des années 2000, le Parti SD a été en somme le parti majoritaire, le grand parti de gouvernement ; celui même qui imposait cette conception de l’Etat-providence qui faisait admirer le Danemark dans le monde entier. Un socialisme réel sans révolution sanglante, sans élucubration hallucinée et apocalyptique ou millénariste. Avec aussi l’objection de platitude et de grisaille que cette conception du socialisme entraîne nécessairement dans une certaine gauche. Comment cela a-t-il été possible ? On le sait : par l’importance de la concertation, du consensus entre décideurs économiques et travailleurs, et par l‘importance des syndicats. Le principal étant jusqu’à nos jours le 3F, qui rassemble plus de 2 millions d’adhérents. Mais plus fondamentalement, il y a la représentation sous-jacente, bien scandinave, que se font les Danois de la communauté nationale : on y pratique une solidarité très forte, qui transcende en une certaine mesure les différences de classes. Mais qui transcende rarement les différences ethniques, comme on le répétera.

Deux autres grands partis politiques dominent la vie politique du Danemark : le Parti conservateur populaire (KF) et le Parti Venstre (V). Le premier, précédé d’ailleurs par d’autres rassemblements grégaires de conservateurs, a exercé un rôle très important à partir de 1915 et jusqu’à 2011. Il est le parti bourgeois par excellence, et c’est ainsi qu’on le nomme très souvent. Le KF est membre du Parti Populaire européen, en compagnie des grandes formations de la droite européenne. Son grand-frère fondé en 1870, le parti Venstre, lui, est initialement le parti des paysans et des propriétaires terriens – un parti agrarien. Son nom signifie bizarrement « Gauche », parce qu’il se situait initialement à gauche des ligues conservatrices de la fin du XIX° siècle. C’est en réalité un parti libéral de centre-droit, qui siège auprès de ses petits camarades libéraux au Parlement européen. Venstre a été le premier parti du pays entre 2007 et 2015 ; il rassemble aujourd’hui environ 25 % de l’électorat.

Or, deux événements ont entraîné des coulées de boue dans la société danoise. Au milieu des années 1990, lorsque quelques Danois ont aperçu l’ombre subreptice de méchants migrants qui s’avançaient, le couteau entre les dents, pour violer la Frontière sacrée, on a commencé à sentir l’odeur d’une formation populiste et anti-immigrés : DF (le Parti du peuple danois) a sévi à partir de 1995. Il est devenu rapidement le 3eme plus grand parti du pays en 2000-2001.

Et un peu plus tard, la crise financière de 2008 a suscité des mouvements de fond dans l’économie et la société danoises, tout comme partout ailleurs en Europe. La droite conservateurs-libéraux est au pouvoir ; DF l’a aidée à y accéder, tout en ne participant pas au gouvernement – une stratégie assez habile qui vise à ne prêter le flanc à aucune critique sur des faits concrets de gouvernance. Et la droite met en place une politique qui mijote la destruction du vénérable Etat-providence que le Parti SD avait installé depuis de nombreuses décennies. Le welfare state à la danoise est alors démonté avec délectation et remplacé par ce qu’on a appelé la flexicurité, c’est-à-dire cet autre modèle danois qu’admirait tant cette fois la droite (modérée) européenne : une flexibilité maximale conjuguée avec un large dédommagement des chômeurs et des catégories les plus touchées par la crise . Avec un contrôle très contraignant et plutôt répressif des chômeurs, dont de nombreuses associations considèrent qu’il infantilise les personnes concernées …

Mais de 2011 à 2015, le SD est à nouveau au gouvernement. Alors, elle ne fait que continuer peu ou prou la politique de démantèlement libéral de ses frères ennemis conservateurs libéraux. Dans un contexte d’inquiétude sociale peu banal dans ce pays, arrive ce qui devait arriver : en 2015, le SD se retrouve une fois de plus dans l’opposition malgré ses 26 % aux élections, et elle ne peut rassembler de majorité au Ting (Parlement). La 2° place revient au parti d’extrême droite DF (21% des suffrages).

On assiste alors à un mouvement en tenaille : d’un côté, par pur opportunisme électoral, la SD décide de se rapprocher de DF, et cela très concrètement : en proposant des mesures démagogiques de contention de l’immigration et de limitation stricte des entrées des « non-Occidentaux ». Alors même que mus encore jusqu’en 2017 par un esprit de socialisme concret et d’ouverture, les dirigeants condamnaient avec grande force « la politique non danoise, inacceptable et xénophobe » de DF (P. Nyrup Rasmussen en 1999).

D’un autre côté, de nombreux électeurs DF, d’ailleurs venus parfois des rangs de la SD, rejoignent celle-ci dans la défense de l’Etat-providence. Il existe une grande similitude dans l’origine sociologique de ces électeurs, qui appartiennent majoritairement au grand syndicat 3F, grand artisan paradoxal et quelque peu tortueux du rapprochement SD-DF. « Il s’agit d’ouvrir des portes. C’est ce que nous faisons. », déclare Thulesen Dahl, le dirigeant de 3F, en février 2017. Mais ouvrir des portes à quoi ?

Ce « pragmatisme » cynique et dénué de scrupules semble atteindre son but : les sondages créditent actuellement SD de 30% environ des voix . Des électeurs SD partis chez DF reviennent ; d’autres, tentés d’abord par DF, joignent les rangs de SD.

Pourquoi cette xénophobie ? Pour les mêmes raisons qu’ailleurs en Europe. Mais s’y ajoute un vieux fond culturel scandinave : le sens profondément enraciné de la communauté. Une communauté formée des familles, des voisins proches, de cette société longtemps très homogène (et donc fort ennuyeuse). Une communauté exclusive, aussi : les étrangers différents n’y sont guère bienvenus.

Opération réussie, donc. Mais à quel prix ! Au prix peut-être de ce qui fait la substance même de la social-démocratie. Les petits partis de gauche (SF, RV, Alliance rouge-verte) devront réveiller l’imagination sociale de la SD, et envisager avec elle de vraies solutions aux maux de cette époque de mondialisation et de structuration européenne. (selon "eurojournalist")

danemark

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jeudi 12 avril 2018

Parti socialiste : quel gâchis dans la ruralité

Les nombreuses erreurs se paient maintenant !

PS_Vill__2Il y a longtemps que le feu couve dans les sections rurales du PS du Bas-Rhin. Et cela ne date pas d'hier. L'exemple de la section du PS du Val de Villé n'en est qu'un parmi d'autres du nord au sud et de l'est à l'ouest du département. Le problème est en fait vieux de 10 ans, voire de 15 ans, dans certains secteurs. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, c'est peut-être les élections de responsables socialistes dans la communauté urbaine de Strasbourg qui en sont à l'origine. Les sections rurales sont restées les parents pauvres sans élus, et lors des négociations de désistement ou de soutien à d'autres partis de gauche elles servaient d'office de monnaie d'échange, car il fallait évidemment assurer la réélection des élus de la métropole strasbourgeoise. 

Tel a été le cas pour la section de Villé : les candidats PS locaux, magré de bons scores lorsqu'ils se présentaient, ont dû d'une façon ou d'une autre laisser place à des candidats parachutés de partis dits "frères" (PC en 1998, EELV en 2011), parfois même pour un candidat qui à d'autres élections avait soutenu la droite (voir communiqué du PS ci-dessus, datant de 2011).

Pire, pour des élections primaires aux présidentielles, le bureau de vote de Villé fut abandonné au PRG, à qui la fédération du Bas-Rhin a payé le taxi de Strasbourg à Villé, car il n'y avait bien sûr pas de militant PRG dans la vallée.

Puis les affaires allèrent en se dégradant : à des élections internes suivantes, les militants du Val de Villé furent invités à voter à Ranrupt, et comble, pour le dernier congrès à Dorlisheim.

Tout cela parce-qu'à Strasbourg, il semble que les deux derniers secrétaires fédéraux successifs, malgré les appels des sections rurales - et notamment celle de Villé - n'ont jamais voulu se rendre dans les campagnes.

Comme Jeanne d'Arc, elle veut venir avec son armure !

pernelle

Et voici qu'on apprend par la presse, que la nouvelle première secrétaire fédérale, pas différente de l'ancienne co-responsable du gâchis, veut au bout de 7 ou 8 ans faire une incursion dans la vallée, non pas pour relancer la section, mais pour laisser choisir ses éventuels adhérents, entre un rattachement à une grande (géographiquement) section Saâles - Schirmeck - Molsheim - Mutzig - Rosheim - Obernai - Wasselonne - Mossig, ou à une grande section Sélestat - Marckolsheim - Benfeld - Erstein, ce qui permettrait aux militants du Val de Villé de découvrir Rhinau lors d'un prochain vote interne...

« Je prendrai mon armure, sourit Pernelle Richardot, et j’irai à leur rencontre pour savoir s’ils préfèrent être rattachés à la section de Molsheim/Vallée de la Bruche ou à celle du Centre-Alsace. C’est d’ailleurs la première section que je vais rencontrer. » peut-on lire dans les DNA et L'Alsace qui à cette occasion deviennent ces jours-ci l'organe de communication interne de la Fédération 67 du PS.

Eh bien, Pernelle ! toi qui es élue conseillère régionale "à l'insu de ton plein gré", voilà une conception qui marque un peu plus ton mépris pour les campagnes, car ce n'est pas comme ça que tu implanteras un peu plus les sections et le parti dans le monde rural. Et d'ailleurs, la question reste posée : les militants de la plaine et des vallées, ont-ils encore envie de te revoir ?

Et à continuer sur la voie que tu as prise, tu pourras bientôt ne comptabiliser que 3 "grandes sections" : Bas-Rhin nord, Bas-Rhin sud et C.U.S.

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dimanche 18 mars 2018

Parti socialiste : pas de vote dans le Val de Villé

Un "bus Macron" pour se rendre au bureau de vote ?

psselestat

L'édition locale des DNA vient de nous apprendre le résultat de l'élection du nouveau premier secrétaire national du PS dans la ville voisine de Sélestat, distante de 15 km de Villé. On aurait pu croire que les militants du Val de Villé seraient appelés à voter dans les locaux de la section de cette ville. Il n'en est rien : la fédération du PS 67 a situé le lieu de vote pour les val-de-villois à Dorlisheim (50 km de Villé par monts et par vaux). Autant dire qu'il a fallu un bus pour transporter les adhérents vers cette localité à une heure non précisée dans les invitations. Merci Pernelle Richardot, première secrétaire de la fédération PS bas-rhinoise, qui semble un peu perdue dans tes notions de géographie dès que tu sors de Strasbourg !

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dimanche 9 juillet 2017

Première atteinte à des lois sociales : le tiers payant généralisé

Des ministres de la société civile : la belle farce !

buzyn

Qui a pensé un seul instant que le gouvernement Macron-Philippe allait pratiquer une politique sociale ?

Depuis le 1er janvier 2017, grâce à la "loi santé" mise en place par le gouvernement socialiste, une nouvelle étape dans la mise en place progressive du tiers payant généralisé s'était ouverte : le tiers payant devient un droit pour les soins pris en charge au titre de la maternité ou d'une affection de longue durée (ALD). Par ailleurs, le tiers payant sur la part obligatoire peut également être proposé à tous les patients, mais il n'est pas une obligation. Il deviendra un droit pour tous le 1er décembre 2017. C'est ce droit qui est remis en cause par le nouveau gouvernement ! Une première mesure antisociale qui risque d'être suivie de bien d'autres, si on n'y prend garde.

La technique macronienne de mise en place des mesures antisociales apparaît de plus en plus clairement : un premier ministre de la droite dure et des ministres de la même droite aux postes-clés, des députés LREM à la botte, sans possibilités même de déposer un quelconque amendement à un projet de loi. Sans oublier, la nomination pour moitié de ministres à vue corporatiste issus de la société civile. 

L'exemple est bien dans cette affaire la ministre de la santé Agnès Buzyn. Officiellement, elle devrait être compétente : de profession hématologue, professeure des universités, praticienne hospitalière, spécialiste d'hématologie, d'immunologie des tumeurs et de transplantation ! Excusez du peu, mais le CV de responsable politique est bien moins fourni voire inexistant. Et c'est bien là que se trouve la farce, cette ministre ne défend pas les malades, mais uniquement les lobbies qui ont souhaité sa nomination du fait de sa docilité et de sa malléabilité.

Communiqué du parti socialiste 

ps

Il y a les déclarations et il y a les actes. Dans la feuille de route de la Ministre des solidarités et de la santé, la lutte contre les inégalités sociales devait constituer un axe important de la politique du gouvernement pour les cinq prochaines années. Or, Agnès Buzyn vient d’annoncer que le tiers payant généralisé (TPG) serait suspendu, ce qu’elle justifie en affirmant avoir en « horreur les obligations ». Curieux argument quand dans la même semaine on annonce un texte de loi qui rendra obligatoires onze vaccins dès 2018…

Une fois de plus, le gouvernement dit une chose et fait le contraire : alors que le candidat Emmanuel Macron affirmait que « nombreux sont ceux qui renoncent encore à des soins essentiels en raison de frais qui restent à leur charge »,  l’abrogation du TPG montre que ce n’est pas un enjeu pour l’Exécutif. On sait que plus de 25% de nos concitoyens renoncent à se soigner en raison de l’avance de frais. C’est à cela que le TPG veut justement répondre. C’est l’une des réformes les plus efficaces pour améliorer la prévention, et notamment le dépistage, parce qu’elle répond aux difficultés financières d’accès aux soins des plus précaires

Il faut encore rappeler que l’immense majorité des pays développés, quel que soit leur système de santé, pratiquent le tiers payant. La loi santé de 2016 prenait en compte les inquiétudes légitimes des personnels de santé, en garantissant la simplicité de l’utilisation, la lisibilité des droits et la garantie du paiement, dans un délai de 7 jours ouvrés maximum sous le pilotage technique confié à l’assurance maladie. L’argument de la complexité ne tient pas plus que celui de l’horreur des obligations.

Aujourd’hui, le « en-même-tempisme » fait une nouvelle victime : l’égalité d’accès aux soins.

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vendredi 9 juin 2017

Les pas de l'oie de Caroline

Vous avez dit "rebondissement", quel rebondissement ?

tournesol

Décidément Caroline Reys aime les feuilletons amusants plutôt qu'un programme sérieux pour sa circonscription.  

S'étant vue refuser le soutien des sections PS de sa circonscription pour avoir "flirté" avec "En Marche", la voilà qui s'adresse au PS national en jouant sur les mots, pour obtenir le soutien tant convoîté. Selon le courrier de retour, elle se serait fait passer pour une adhérente de EELV qu'elle n'est pas. Et partout elle se revendique "sans étiquette". D'ailleurs ne confond-elle pas le "slow-up" associatif de la route du vin du 4 juin avec la politique politicienne hésitante et vacillante qu'elle mène ? Attention à ne pas tomber, chère Caroline ! ni en vélo ni en politique !

Mercredi midi, je reçois un mail d'un aubergiste du centre-ville : Caroline, de passage au marché de Villé, laisse à mon intention un courrier :  une copie d'une lettre qu'elle détient du PS national. Première question que je me pose : veut-elle contribuer au démantèlement du service public dans la vallée en instaurant de nouvelles filières privées pour la distribution du courrier ? ou voulait-elle m'inviter pour l'apéritif ?

Mais, quelle n'est pas ma surprise lorsque je découvre le contenu : un courrier du PS national du 9 mai lui affirmant le soutien du PS,  soutien qui lui a été retiré de fait le 13 mai, jour où sa promenade de santé avec les marcheurs macroniens a été connue. 

Quant à sa page facebook avec EELV, qu'en dire ? sinon que Caroline n'a de vert que le haut de son survêtement ? Et ses documents officiels (absence sur les uns du "poing et la rose" et sa présence sur les autres) ne sont là que pour convaincre l'électeur "des pas de l'oie" de cette originale candidate. Bref, j'ai bien souri à voir cette "fausse preuve" de soutien du PS, qu'elle a été la seule à prendre encore au sérieux. Pour berner l'électeur ?

PSC

Lettre du PS national du 9 mai !

docofficiel2Lettre d'En Marche du 10 mai !

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Un coup sans le PS ...

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... et un coup avec le PS !

La position très claire du PS national

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« 5ème circonscription : position claire du PS national »

En réponse à la prise de position de Patricia Gueguen, Secrétaire régionale d’EELV, soutenant l’utilisation usurpée du logo du Parti socialiste sur les affiches et bulletins de vote de Caroline Reys, candidate non investie par le Parti socialiste, le siège national du Parti socialiste a souhaité clarifié la situation :

«Les directions du PS et d'EELV ont passé un accord national qui concernait notamment cette circonscription. Le PS s'engageait ainsi à soutenir le candidat investi par EELV. Présentée par EELV, Caroline Reys avait donc, conformément à l'accord entre nos deux formations, reçu un courrier du Secrétaire National aux élections lui confirmant notre soutien et la possibilité d'utiliser les logos du parti. C'est sur la base de ce courrier qu'elle a utilisé ceux-ci sur sa propagande électorale.

Malgré cet accord,  Caroline Reys a ensuite essayé d'obtenir l'investiture En Marche, trahissant de fait la stratégie nationale d'alliance entre EELV et le PS et perdant ainsi la confiance des militants socialistes locaux.

La Fédération PS du Bas-Rhin a donc considéré lors de son Bureau Fédéral du 13 mai que Caroline Reys ne pouvait plus se prévaloir du soutien du Parti.

Cette dernière en a pris acte et s'est d'ailleurs elle-même décrite comme "sans-étiquette" dans la presse locale.

Informée de cette nouvelle situation, c'est donc en toute logique que la direction nationale a confirmé la décision de la Fédération PS du Bas Rhin. Le nom de Caroline Reys n'apparaît plus sur la liste des candidats soutenus par le Parti socialiste. »

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jeudi 11 mai 2017

Pernelle Richardot lance les hostilités avec sa proposition de "majorité plurielle"

Une fois de plus, le PS 67 étale ses divisions internes sur la place publique

pernelleLes DNA font paraître un article sur les débats du PS 67, qui, depuis plus de 40 ans, est toujours à l'avant-garde des zizanies internes, c'est connu. Une fois de plus, dans cette fédération ingouvernable, la première secrétaire fédérale marche à contretemps, oubliant sur une question aussi importante que la ligne du parti de consulter les militants, opposant les élus à la base militante, ou les sections  rurales aux sections dites strasbourgeoises, oubliant de dire au passage combien de sections sont ou mortes, ou à l'agonie. Rien que dans la circonscription Sélestat-Erstein, que sont devenues les sections de Benfeld, Barr, Marckolsheim ou Villé ? La première secrétaire donnant le bon exemple, pourquoi me gênerai-je encore de publier ? Voici donc l'article paru ce mardi dans le site des DNA :

Les représentants de la Motion B au bureau fédéral du PS 67 Thomas Risser, Christelle Hamm, Liliane Tetsi, Jean Berton, ainsi que que la coordinatrice de la campagne de Benoît Hamon pour les quartiers Bourse-Esplanade- Krutenau, Alice Renault, de la motion B (A gauche pour gagner), ont réagi à la position de la première secrétaire du PS 67, dans la foulée de la victoire d’Emmanuel Macron à la présidentielle.

" Insultes aux militants "

Membres de l’aile gauche du PS, pro-Hamon, ils ont peu goûté la phrase de Pernelle Richardot disant que « les socialistes sont prêts à s’inscrire dans une majorité présidentielle. Il appartient au Président de la République de dire comment il gouvernera et constituera cette nouvelle majorité qui devra être plurielle. » Et assimilent ces propos à « une insulte aux militant-e-s qui, pendant des mois, ont mené la campagne de Benoît Hamon sur le terrain sans relâche, alors même que de nombreux-ses élu-e-s et responsables socialistes abandonnaient le candidat en rase campagne. »

Vote barrage et non d'adhésion

Et de prévenir : « Si nous voulons participer à une majorité gouvernementale, elle ne peut être que celle d’une alliance de la gauche, et en aucun cas, celle d’Emmanuel Macron. » Ils rappellent que « le vote Macron n’a pas été un vote d’adhésion pour la plupart des électeurs et électrices du second tour, mais bien un vote pour faire barrage au Front National qui représente un danger pour notre République. » Car, estiment-ils, « le programme de M. Macron, n’est pas celui que nous avons défendu. Il est celui que nous avons combattu durant des mois pendant cette campagne électorale, et pour nombre d’entre nous dès avant, notamment lors du combat contre la loi travail. »

Déclin du socialisme

Avant de conclure : « Que ce soit en Allemagne sous Schröder ou en Angleterre sous Blair, à chaque fois que les socialistes ont voulu s’inscrire dans une prétendue « troisième voie» et faire des concessions sur nos valeurs, cela a entraîné le déclin du socialisme, de la gauche, et de profonds reculs sociaux. Face à cette situation politique inédite sous la Vème République, le Parti Socialiste doit prendre ses responsabilités en continuant le combat pour obtenir une majorité de gauche aux législatives de juin et non vendre son âme pour obtenir quelques postes. »

 Fissuré de toutes parts, le PS, au local comme au national, ne fera pas l'économie d'un débat, dans les heures et les jours à venir, pour s'interroger sur la ligne à suivre pour les législatives de juin: dans une majorité avec En Marche ou dans l'opposition au mouvement d'Emmanuel Macron. Et à terme pour sa survie, sous une forme ou une autre.

Et voilà, dorénavant ce sont les quotidiens locaux qui font la ligne politique du PS 67, qui vont sauver ou condamner le parti. Devant cette situation, il me semble qu'il ne faut souhaiter qu'une chose dans l'immédiat, la démission de la secrétaire fédérale. Car pendant ce temps, le PS national prend une position différente selon Le Monde :

"Abandonnant nombre des propositions du candidat socialiste, Benoît Hamon, pendant la présidentielle (sortie du diesel, sortie du nucléaire…), il fixe aussi un certain nombre de lignes rouges par rapport au programme du président élu, Emmanuel Macron (refus de la réforme du code du travail par ordonnances, refus de la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune hors patrimoine immobilier…).

Le premier secrétaire du PS doit présenter le texte cet après-midi aux candidats aux législatives réunis à La Mutualité, puis à la presse.

L'accent mis sur le droit des salariés

Selon plusieurs participants au bureau national, le texte initial a été amendé : il n’est plus question dans la version finale de la réforme de la taxe d’habitation, promise par M. Macron. L’accent a été plus clairement mis sur la défense des droits des salariés."

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vendredi 31 mars 2017

Cambadélis écrit aux militants du PS

Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du parti socialiste, vient d'écrire à tous les militants. Un acte de bravoure ou une nouvelle synthèse telle qu'on les vit depuis de nombreuses années ? Dénonce-t-il une scission ou annonce-t-il une fission ? Si dans la forme il soutient Hamon, dans le fond n'est-il pas déjà parti ailleurs ? En tous cas voilà les 4 pages d'un dur exercice d'équilibriste que Cambadélis aurait pu s'épargner. La traduction immédiate de Valls  en commission des conflits eut été plus pertinente.

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