vendredi 9 juin 2017

Les pas de l'oie de Caroline

Vous avez dit "rebondissement", quel rebondissement ?

tournesol

Décidément Caroline Reys aime les feuilletons amusants plutôt qu'un programme sérieux pour sa circonscription.  

S'étant vue refuser le soutien des sections PS de sa circonscription pour avoir "flirté" avec "En Marche", la voilà qui s'adresse au PS national en jouant sur les mots, pour obtenir le soutien tant convoîté. Selon le courrier de retour, elle se serait fait passer pour une adhérente de EELV qu'elle n'est pas. Et partout elle se revendique "sans étiquette". D'ailleurs ne confond-elle pas le "slow-up" associatif de la route du vin du 4 juin avec la politique politicienne hésitante et vacillante qu'elle mène ? Attention à ne pas tomber, chère Caroline ! ni en vélo ni en politique !

Mercredi midi, je reçois un mail d'un aubergiste du centre-ville : Caroline, de passage au marché de Villé, laisse à mon intention un courrier :  une copie d'une lettre qu'elle détient du PS national. Première question que je me pose : veut-elle contribuer au démantèlement du service public dans la vallée en instaurant de nouvelles filières privées pour la distribution du courrier ? ou voulait-elle m'inviter pour l'apéritif ?

Mais, quelle n'est pas ma surprise lorsque je découvre le contenu : un courrier du PS national du 9 mai lui affirmant le soutien du PS,  soutien qui lui a été retiré de fait le 13 mai, jour où sa promenade de santé avec les marcheurs macroniens a été connue. 

Quant à sa page facebook avec EELV, qu'en dire ? sinon que Caroline n'a de vert que le haut de son survêtement ? Et ses documents officiels (absence sur les uns du "poing et la rose" et sa présence sur les autres) ne sont là que pour convaincre l'électeur "des pas de l'oie" de cette originale candidate. Bref, j'ai bien souri à voir cette "fausse preuve" de soutien du PS, qu'elle a été la seule à prendre encore au sérieux. Pour berner l'électeur ?

PSC

Lettre du PS national du 9 mai !

docofficiel2Lettre d'En Marche du 10 mai !

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Un coup sans le PS ...

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... et un coup avec le PS !

La position très claire du PS national

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« 5ème circonscription : position claire du PS national »

En réponse à la prise de position de Patricia Gueguen, Secrétaire régionale d’EELV, soutenant l’utilisation usurpée du logo du Parti socialiste sur les affiches et bulletins de vote de Caroline Reys, candidate non investie par le Parti socialiste, le siège national du Parti socialiste a souhaité clarifié la situation :

«Les directions du PS et d'EELV ont passé un accord national qui concernait notamment cette circonscription. Le PS s'engageait ainsi à soutenir le candidat investi par EELV. Présentée par EELV, Caroline Reys avait donc, conformément à l'accord entre nos deux formations, reçu un courrier du Secrétaire National aux élections lui confirmant notre soutien et la possibilité d'utiliser les logos du parti. C'est sur la base de ce courrier qu'elle a utilisé ceux-ci sur sa propagande électorale.

Malgré cet accord,  Caroline Reys a ensuite essayé d'obtenir l'investiture En Marche, trahissant de fait la stratégie nationale d'alliance entre EELV et le PS et perdant ainsi la confiance des militants socialistes locaux.

La Fédération PS du Bas-Rhin a donc considéré lors de son Bureau Fédéral du 13 mai que Caroline Reys ne pouvait plus se prévaloir du soutien du Parti.

Cette dernière en a pris acte et s'est d'ailleurs elle-même décrite comme "sans-étiquette" dans la presse locale.

Informée de cette nouvelle situation, c'est donc en toute logique que la direction nationale a confirmé la décision de la Fédération PS du Bas Rhin. Le nom de Caroline Reys n'apparaît plus sur la liste des candidats soutenus par le Parti socialiste. »

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jeudi 11 mai 2017

Pernelle Richardot lance les hostilités avec sa proposition de "majorité plurielle"

Une fois de plus, le PS 67 étale ses divisions internes sur la place publique

pernelleLes DNA font paraître un article sur les débats du PS 67, qui, depuis plus de 40 ans, est toujours à l'avant-garde des zizanies internes, c'est connu. Une fois de plus, dans cette fédération ingouvernable, la première secrétaire fédérale marche à contretemps, oubliant sur une question aussi importante que la ligne du parti de consulter les militants, opposant les élus à la base militante, ou les sections  rurales aux sections dites strasbourgeoises, oubliant de dire au passage combien de sections sont ou mortes, ou à l'agonie. Rien que dans la circonscription Sélestat-Erstein, que sont devenues les sections de Benfeld, Barr, Marckolsheim ou Villé ? La première secrétaire donnant le bon exemple, pourquoi me gênerai-je encore de publier ? Voici donc l'article paru ce mardi dans le site des DNA :

Les représentants de la Motion B au bureau fédéral du PS 67 Thomas Risser, Christelle Hamm, Liliane Tetsi, Jean Berton, ainsi que que la coordinatrice de la campagne de Benoît Hamon pour les quartiers Bourse-Esplanade- Krutenau, Alice Renault, de la motion B (A gauche pour gagner), ont réagi à la position de la première secrétaire du PS 67, dans la foulée de la victoire d’Emmanuel Macron à la présidentielle.

" Insultes aux militants "

Membres de l’aile gauche du PS, pro-Hamon, ils ont peu goûté la phrase de Pernelle Richardot disant que « les socialistes sont prêts à s’inscrire dans une majorité présidentielle. Il appartient au Président de la République de dire comment il gouvernera et constituera cette nouvelle majorité qui devra être plurielle. » Et assimilent ces propos à « une insulte aux militant-e-s qui, pendant des mois, ont mené la campagne de Benoît Hamon sur le terrain sans relâche, alors même que de nombreux-ses élu-e-s et responsables socialistes abandonnaient le candidat en rase campagne. »

Vote barrage et non d'adhésion

Et de prévenir : « Si nous voulons participer à une majorité gouvernementale, elle ne peut être que celle d’une alliance de la gauche, et en aucun cas, celle d’Emmanuel Macron. » Ils rappellent que « le vote Macron n’a pas été un vote d’adhésion pour la plupart des électeurs et électrices du second tour, mais bien un vote pour faire barrage au Front National qui représente un danger pour notre République. » Car, estiment-ils, « le programme de M. Macron, n’est pas celui que nous avons défendu. Il est celui que nous avons combattu durant des mois pendant cette campagne électorale, et pour nombre d’entre nous dès avant, notamment lors du combat contre la loi travail. »

Déclin du socialisme

Avant de conclure : « Que ce soit en Allemagne sous Schröder ou en Angleterre sous Blair, à chaque fois que les socialistes ont voulu s’inscrire dans une prétendue « troisième voie» et faire des concessions sur nos valeurs, cela a entraîné le déclin du socialisme, de la gauche, et de profonds reculs sociaux. Face à cette situation politique inédite sous la Vème République, le Parti Socialiste doit prendre ses responsabilités en continuant le combat pour obtenir une majorité de gauche aux législatives de juin et non vendre son âme pour obtenir quelques postes. »

 Fissuré de toutes parts, le PS, au local comme au national, ne fera pas l'économie d'un débat, dans les heures et les jours à venir, pour s'interroger sur la ligne à suivre pour les législatives de juin: dans une majorité avec En Marche ou dans l'opposition au mouvement d'Emmanuel Macron. Et à terme pour sa survie, sous une forme ou une autre.

Et voilà, dorénavant ce sont les quotidiens locaux qui font la ligne politique du PS 67, qui vont sauver ou condamner le parti. Devant cette situation, il me semble qu'il ne faut souhaiter qu'une chose dans l'immédiat, la démission de la secrétaire fédérale. Car pendant ce temps, le PS national prend une position différente selon Le Monde :

"Abandonnant nombre des propositions du candidat socialiste, Benoît Hamon, pendant la présidentielle (sortie du diesel, sortie du nucléaire…), il fixe aussi un certain nombre de lignes rouges par rapport au programme du président élu, Emmanuel Macron (refus de la réforme du code du travail par ordonnances, refus de la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune hors patrimoine immobilier…).

Le premier secrétaire du PS doit présenter le texte cet après-midi aux candidats aux législatives réunis à La Mutualité, puis à la presse.

L'accent mis sur le droit des salariés

Selon plusieurs participants au bureau national, le texte initial a été amendé : il n’est plus question dans la version finale de la réforme de la taxe d’habitation, promise par M. Macron. L’accent a été plus clairement mis sur la défense des droits des salariés."

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vendredi 31 mars 2017

Cambadélis écrit aux militants du PS

Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du parti socialiste, vient d'écrire à tous les militants. Un acte de bravoure ou une nouvelle synthèse telle qu'on les vit depuis de nombreuses années ? Dénonce-t-il une scission ou annonce-t-il une fission ? Si dans la forme il soutient Hamon, dans le fond n'est-il pas déjà parti ailleurs ? En tous cas voilà les 4 pages d'un dur exercice d'équilibriste que Cambadélis aurait pu s'épargner. La traduction immédiate de Valls  en commission des conflits eut été plus pertinente.

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jeudi 12 janvier 2017

Tribune de soutien à Arnaud Montebourg

Dans le Bas-Rhin aussi, “libérons les Français.e.s !” 

Montebourg

 Après un réel succès des primaires de droite fin 2016, il est indispensable que la gauche, initiatrice de la démarche, puisse en faire une arme de construction massive. Le peuple de gauche, désabusé par bien des aspects du quinquennat, doit se saisir de cette opportunité. Face au candidat de la droite, ultra-libéral économiquement et ultra-conservateur sociétalement, il nous faut choisir un.e candidat.e au cœur des gauches, qui saura rassembler derrière un projet fort, fidèle à nos valeurs. Ce candidat est Arnaud Montebourg.


Face à l’échec du changement venu d’en haut, nous voulons engager le changement venu d’en bas. C’est en mai dernier, depuis plus de 8 mois déjà, qu’Arnaud Montebourg a lancé l’appel du Mont Beuvray, acte fondateur du Projet France. Ce projet, véritable alternative au conformisme et au laxisme économique, a été le fruit de réflexions de plus de 10 000 citoyen.ne.s, femmes et hommes de gauche. Outre une plateforme collaborative mise en ligne sur laquelle chacun.e a pu contribuer, de nombreuses rencontres ont eu lieu dans tout le pays, y compris à Strasbourg et Molsheim.
   
Nous, élu.e.s et militant.e.s Bas-Rhinois.e.s, soutenons aujourd’hui ce projet, car il reconnaît la capacité des citoyen.ne.s à inventer l’avenir par elles et eux-mêmes et redonne de l’espoir au peuple de gauche.

 Ce projet, c’est un programme de redécollage de l’économie française, et une mutation du  modèle économique :
de soutien aux PME, par divers moyens : 
-investir 10 à 20% de notre épargne (égale à 2 fois la dette du pays), réserver 80 % des marchés publics aux PME françaises, (contre 20% seulement actuellement), création d’une banque d’encouragement au risque.
-soutien aux savoir-faire et aux salarié.e.s français.e.s, en augmentant systématiquement les salaires du même pourcentage chaque fois que les dirigeant.e.s le font pour elles ou eux mêmes  
-remise à plat de la formation et de Pôle Emploi
-prise en compte des enjeux environnementaux qui sont l’un des défis majeurs de notre siècle : un plan d’investissement de rénovation thermique de 100 milliards d’Euros, mise en place d’une taxe carbone aux frontières de l’Europe

Ce projet, c’est le refus de l’austérité, qui nous refuse d’investir et d’imaginer une société innovante et solidaire, qui casse notre système de solidarité, c’est le refus du fatalisme, qui nous laisse penser que la politique n’a plus de prise sur le réel. Ce projet est là, pour soutenir la santé, en permettant à l’Hôpital de disposer de 5.000 postes supplémentaires, pour ne plus abandonner l'éducation de nos enfants, en dédoublant les classes du CP au CE2 et en revalorisant les salaires des enseignant.e.s

Ce projet, c’est une République nouvelle, qui doit remettre au cœur de son fonctionnement nos concitoyen.ne.s qui désabusé.e.s du système actuel se détournent trop souvent des urnes: elle organise un nouvel équilibre des pouvoirs avec une révolution démocratique : tirage au sort sur les listes électorales de 100 sénateurs et sénatrices, fin du 49.3, référendum d’initiative populaire, droit de vote des résident.e.s étranger.ère.s… 


Nous avons aujourd’hui besoin de tous les soutiens pour réussir cette primaire. Donnons-lui de la force, du soutien pour rassembler les gauches, et permettre les alliances futures de l’union des gauches. Les 22 et 29 janvier prochains, faisons de ces primaires un succès, menant vers le chemin de la victoire de la Gauche en mai 2017.
Premiers signataires
Maxime Munschy (Mandataire Départemental d’Arnaud Montebourg, Conseiller Municipal de Molsheim) - Thomas Risser (Mandataire Départemental de la motion B, membre du Bureau Fédéral, Secrétaire de section) Lilia Salmi (Mandataire Départemental de la motion D, membre du Conseil National, membre de l’équipe nationale de campagne) - Baptiste Heintz Macias (Conseiller Municipal d’Illkirch Graffenstaden) - Bénédicte Vogel (Conseillère Municipale de Sélestat) - Alice Renault (Membre de l’équipe nationale de campagne) - Gianfranco Alberelli - Chloé Bourguignon - Théo Hudelist - François le Normand - Marie Colette Pelletan Leduc - Volkan Tutuman

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jeudi 1 septembre 2016

Le PS s'enfonce dans le bourbier gabonais

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Élection présidentielle au Gabon : le Parti socialiste espère que la démocratie l’emportera

"28 août 2016

Le Parti socialiste sera d’une extrême vigilance sur les résultats de l’élection présidentielle au Gabon.

Alors que les premières estimations indiquent que le Président sortant Ali Bongo serait battu au profit de Jean Ping, la sérénité doit présider à l’issue du scrutin.

Le vote libre des citoyens est l’outil par lequel la démocratie s’exprime et l’alternance, quand ils le décident, doit fonctionner. Voilà pourquoi la démocratie doit triompher au Gabon comme c’est déjà le cas dans plusieurs états et ce mouvement doit s’amplifier.

Voilà plus d’un demi siècle que la famille Bongo gouverne le Gabon. Une alternance serait signe de bonne santé démocratique et un exemple."

On croit rêver en lisant ce communiqué émanant de l'état-major du Parti Socialiste de France. Où Cambadélis et consorts voient-ils l'ombre d'une démocratie ou d'un vote démocratique ? Le vote du peuple est de toutes façons confisqué au peuple gabonais. Il s'agit d'un simulacre peu crédible de scrutin démocratique entre membres d'une même famille : Depuis 1990 et jusqu'en 2012, Ping était l'homme de main le plus fidèle du clan Bongo ! Et l'annonce du résultat en faveur de Bongo ne va pas faire retomber ce conflit familial dans lequel sont mêlés d'autres pouvoirs, tels celui du président Ouattara de Côte d'Ivoire. 

Finalement, nos dirigeants vont-ils poursuivre la même politique que Sarkozy, dont les interventions en Libye et en Côte d'Ivoire ont été si funestes ?

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vendredi 26 août 2016

Un sondage secret du PS donne Hollande perdant face à Montebourg

Et si Arnaud Montebourg gagnait la primaire face à François Hollande ? C'est la tendance dévoilée par un sondage commandé par le Parti socialiste, publié par "Le Point" et resté jusque-là secret. Mais le premier secrétaire du PS conteste son résultat...

montebourg

A Solférino, on doit s'en mordre les doigts. "Le Point" vient de mettre la main sur un sondage commandé à l'institut Ipsos par les bons soins de la direction du PS, au début de l'été, sur la primaire de la gauche. L'idée était sûrement d'y voir un peu plus clair d'ici à la candidature de leur "champion", François Hollande. Sauf que les résultats n'ont jamais été publiés. Grâce au Point, on en comprend la raison puisque selon les sondeurs, Arnaud Montebourg remporterait le second tour, que ce soit face à François Hollande, Manuel Valls ou Emmanuel Macron. De quoi renforcer la détermination du chantre du "made in France".

Le sondage a été réalisé entre le 1er et le 4 juillet et seuls les déclarants se disant "certains" d'aller voter à la primaire ont été pris en compte, par rapport à l'échantillon initial de 15 814 personnes. Soit 6 % de l'échantillon total. Ce qui pousse à prendre les résultats avec une certaine prudence. Mais que nous dit ce sondage ? 

Montebourg sort gagnant des différents duels

Face au chef de l'Etat, l'ancien ministre l'emporterait à 53 % contre 47 % au second tour. Si Hollande ne se présentait finalement pas à la primaire et que Manuel Valls saisissait sa chance, il ne recueillerait que 46 % des voix contre 54 % pour Arnaud Montebourg. Enfin, dernière hypothèse, si ni Hollande, ni Valls ne se présentaient et qu'Emmanuel Macron tentait sa chance, le père de la "cuvée du redressement" se retrouverait encore en tête, mais de deux points seulement avec 51 % des suffrages. En revanche, dans le cas de figure d'un Benoît Hamon au second tour, François Hollande l'emporterait à 57 % contre 43 %. 

Pour ce qui est du premier tour, François Hollande arriverait en tête avec 37 % devant Arnaud Montebourg (32 %), Benoît Hamon (13 %), l'ex EELV François de Rugy (10 %), la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann (6 %) et la radicale de gauche Sylvia Pinel (2 %). Dans l'hypothèse d'un Hollande qui jette finalement l'éponge, Solférino a voulu envisager la possibilité Valls. Le Premier ministre arriverait toujours devant mais avec un moindre score, soit 35 % devant un Montebourg qui se maintiendrait à 32 %. Seul Emmanuel Macron pourrait faire la différence. En cas de candidature, il arriverait largement en tête (38 %), soit 8 points devant Montebourg (30 %).

Mais au second tour, Arnaud Montebourg sortirait vainqueur quel que soit son adversaire. En juin dernier, Elab publiait un sondage qui propulsait François Hollande comme la personnalité préférée des sympathisants de gauche et des sympathisants PS pour représenter le parti et ses alliés à la présidentielle dans le cadre d'une primaire. Arnaud Montebourg n'arrivait qu'en troisième position derrière Emmanuel Macron. Mais ce sondage ne se focalisait que sur le premier tour... 

Grâce à Solférino et ce sondage tenu secret juqu'à aujourd'hui, le champion du "made in France" vient d'engranger de sérieux arguments, face à ces adversaires, mais ausi ses camarades, notamment à l'aile gauche. De quoi lui assurer de porter une candidadure commune face à Hollande ?

Cambadélis mauvais joueur ?

 [Mise à jour - Vendredi 26 août à 8h50] Invité d’Europe 1 ce vendredi matin, Jean-Christophe Cambadélis confirme l’existence du sondage révélé par Le Point… mais inverse son résultat ! « Le résultat, il n’est pas celui qu’on a annoncé dans les médias, mais la victoire de François Hollande », affirme le premier secrétaire du PS. « Et je n’allais pas publier un sondage annonçant la victoire de François Hollande le 14 juillet vu les évènements qui se sont passés », ajoute-t-il en référence à l’attentat de Nice. Une déclaration lourde d’accusations, puisqu’elle revient à dire que le compte-rendu du sondage Ipsos publié par le site du Point a été falsifié…

- Publié dans "Marianne" -

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lundi 25 avril 2016

PS Haut-Rhin : rien ne va plus

Y a-t-il encore des élus de gauche ?

rive_gauche"Non, ce n'est pas la gauche !" lâchait Nadia El Hajjaji la responsable de la section de Mulhouse, la plus importante du Haut-Rhin. La plupart des militants se prononçaient contre le projet de loi de la réforme du Code du Travail. "Il est vécu comme une régression sociale ! C'est une énième orientation qui ne va pas dans la bonne direction !"

Manuel Valls, d'Emmanuel Macron et de Myriam El Khomri, les principaux acteurs de cette dérive droitière étaient venus à Mulhouse... officiciellement pour une visite de Pôle Emploi ... officieusement pour recadrer la section rebelle ?

schillinger

En fait, la fédération du Haut-Rhin du PS a toujours été très à gauche. Elle fut même dirigée par le CERES (mouvement de Jean-Pierre Chevènement, le voisin de Belfort) et son secrétaire fédéral Jean-Pierre Baeumler devenu député sur cette ligne.

Aussi, est-ce avec un certain étonnement qu'on voit la sénatrice Patricia Schillinger rejoindre le mouvement rétrograde "En marche" du ministre-banquier (venant de chez Rotschild) Emmanuel Macron, dont on se demande ce qu'il fait encore dans un gouvernement de gauche.

François Hollande avait annoncé lors de sa campagne que son pire adversaire, c'est la finance. Et aujourd'hui, seuls Gattaz et les milliardaires de Panama-Papers applaudissent ce ministre d'un gouvernement dit de gauche qui leur passe tous leurs caprices.

Jean-Marie Bockel avait donné l'exemple en rejoignant Sarkozy pour être nommé ministre, mais qui fut jeté aux oubliettes par le même Sarkozy, après une phrase "malheureuse" sur la Françafrique qui a froissé le roitelet du Gabon Ali Bongo.

Alors Patricia Schillinger, une exception supplémentaire parmi les élus dits de gauche dans le Haut-Rhin, ou un symptôme supplémentaire de conflit entre élus et militants ? Et ici aussi, l'éclaircissement des rangs des militants PS, c'est maintenant ?

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mardi 12 avril 2016

Des primaires à gauche ?

Le parti socialiste vient de prendre une résolution

psElle est bien gentille cette résolution qui fait, paraît-il, l'unanimité au PS (entendons-nous bien, au bureau national). Seul hic ! Quel sera le programme commun à tous les partis de gauche ? Combien de candidats par parti ? Un seul, pour ouvrir la porte au seul "libéralisme" Valls - Macron ? Ou fera-t-on encore une synthèse à la Hollande ? Espérons que cette résolution n'a pas pour seul but d'éliminer les "frondeurs" et la gauche de la gauche. Sinon le nombre de militants continuera encore de fondre comme neige au soleil.

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mardi 23 février 2016

Pas en mon nom !

C'est le titre de la video présentée par la section PS de Mulhouse à l'occasion de la visite du chef de gouvernement Valls et des ministres Macron et El Khomri.


La section socialiste de Mulhouse était déjà directement montée au créneau en fin de semaine, sur Twitter, pour dénoncer le projet de loi et inviter la ministre à prendre sa carte chez Les Républicains. 

Pendant ce temps, Caroline De Haas, militante féministe, a ainsi lancé une pétition en ligne "Loi travail : non, merci!" et un site web : "Loi du Travail lol". D'autres militants associatifs et des syndicalistes (CGT, CFE-CGC, Unsa, Jeunesse ouvrière chrétienne...), en sont également à l'origine. « Le projet de réforme de droit du travail présenté par Myriam El Khomri propose de revenir des années en arrière. Mobilisons-nous ! », écrivent-ils sur la page d'accueil du site. Mise en ligne vendredi, la pétition avait recueilli plus de 200 000 votes ce lundi matin, en trois petits jours seulement. Sur Twitter, le hashtag #LoiTravailNonMerci est aussi très commenté.

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