mercredi 10 juillet 2019

300 nouveaux sites miniers découverts au Cameroun

Entre 2014 et 2019, des opérations d’exploration du territoire camerounais ont permis de mettre en évidence 300 nouveaux sites miniers, vient de révéler le ministre des Mines, Dodo Ndocké, au cours d’une conférence de presse.

cameroun

Ces indices de minéraux, apprend-on, ont été mis en évidence dans les régions de l’Est, de l’Ouest, de l’Adamaoua, du Nord et du Centre. Les minéraux enfouis dans le sous-sol de ces nouveaux sites miniers sont variés. Il s’agit notamment de l’or, du zinc, des terres rares, de l’uranium, du nickel, du rutile ou encore du manganèse.

Ces découvertes ont été faites dans le cadre du Projet de renforcement des capacités dans le secteur minier (Precasem), programme financé par la Banque mondiale. L’on se souvient que, grâce à ce projet, le gouvernement camerounais avait officiellement lancé, le 24 janvier 2017, un programme de cartographie géologique et géochimique dans six régions du pays (Adamaoua, Centre, Est, Littoral, Nord-Ouest et Sud-Ouest). Ces travaux de prospection de sites miniers avaient été confiés à un groupement de cabinets constitué par BRGM, la société camerounaise BEIG3 et le Finlandais GTK.

Toujours dans le cadre du Precasem, le gouvernement camerounais avait initié, en janvier 2014, des opérations de «levé géophysique aéroporté» couvrant une superficie de 160 000 km2 répartie dans six régions du pays (Nord, Adamaoua, Ouest, Est, Littoral et Centre). Toutes ces activités de prospection visent à évaluer le potentiel minier réel du Cameroun, pays dont seulement 40% du territoire avait déjà fait l’objet d’exploration minière au moment du lancement du Precasem. (Source : ecodafrik)

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jeudi 2 mai 2019

Les origines du "CRS=SS" beaucoup utilisé en mai 68

La bataille du charbon

Le slogan "CRS SS" s'est installé dans le répertoire contestataire et militant dans les années 60. Pourtant il date en fait de 1948. Trois ans après la fin de la guerre, les mineurs qui vivent une des grèves les plus dures et les plus violemment réprimées de l'histoire sociale, font rimer CRS et SS.

crs1948

Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, des centaines de milliers de mineurs ont été utilisés comme des bêtes de somme pour relancer la grande machinerie industrielle qui démultipliait l'impact écologique de la civilisation sur la planète et qui leur volait leurs vies (combien d'entre eux moururent ou connurent une longue et atroce agonie à cause de la silicose, ce "mal des mineurs", et combien d'autres crevèrent sur le carreau ?!). Il fallait bien cela, n'est-ce pas. Pour la France, sa grandeur, son industrie, son rayonnement, etc., cocorico.

En 1948, lorsque le gouvernement de l'époque s'attaque à leurs salaires et à leurs conditions de travail, ils décident de faire grève. On leur envoie l'armée, les flics, les troupes coloniales. Au moins 7 mineurs sont tués. Leur grève est un échec, mais il faut chercher là l'origine du CRS = SS, et non pas en mai 68 où il fut beaucoup repris.

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lundi 31 décembre 2018

L’Allemagne ferme sa dernière mine de charbon

Une page de l'histoire allemande se tourne : à 16 heures ce vendredi 21 décembre, la mine de charbon de Bottrop (Ruhr) a mis fin à 150 ans d'exploitation. Il s’agissait de la dernière du pays, mais l'extraction du lignite, beaucoup plus polluant, se poursuit, notamment dans l’ex-République démocratique allemande (RDA-Est).

ruhr2

Pendant six générations, les mineurs de la Ruhr ont exploité le charbon qui a permis le développement de l'industrie « made in Germany ». Pour la région, une page se tourne et l'émotion est vive dans la Ruhr, qui a déjà connu le déclin de la sidérurgie.

Dès jeudi 20, églises et cathédrales ont organisé des messes, les équipes de foot régionales, Schalke 04 et Dortmund, ont rendu hommage aux « gueules noires » avant leur dernier match. Le quotidien populaire Bild Zeitung a publié vendredi 21 un numéro spécial avec en Une un grand « merci pour le charbon ».

ruhr1Mais pour le climat, la fermeture de la dernière mine de charbon n'est pas forcément une bonne nouvelle. Le pays continue d'importer de grandes quantités de charbon d'Australie ou de Chine, nettement moins cher. Et surtout, l'Allemagne exploite au maximum de ses capacités ses mines de lignite, un combustible bien plus polluant que la houille, et ce dans de gigantesques mines à ciel ouvert, notamment en ex-RDA.

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jeudi 1 mars 2018

Chez les anciens mineurs lorrains : la hausse de la CSG passe mal

"On nous a donné avec une fourche ce qu’on nous reprend avec une pelle."

moyeuvre

Chez Suzanne et Denis, au café Cyrano, à Moyeuvre-Grande, ancienne cité minière où mes parents se sont mariés, d’habitude on ne parle pas beaucoup de politique. Mais là, Claudy, Jean-Luc, André, Fernand et les autres font une exception. « Parce que vous nous posez la question, et aussi parce que ça nous touche vraiment », prévient Fernand. « Ça devient dur pour nous, pour tout le monde. » Avec ses deux mains, l’ancien représentant en habillement, qui touche 1 480 € par mois, mime le geste d’une prise dans un étau. « On gratte sur tout. On fait aller. Moi je marche beaucoup. Jusqu’à Clouange, ou Jœuf, à pied. À 89 ans ! »

Entre deux traits d’humour, autour d’un petit noir ou d’une petite mousse, à l’heure de l’apéro, vendredi, ils évoquent la hausse de la Contribution sociale généralisée (CSG), perceptible sur leur pension, depuis le 1er février.

Jeannot aime les images. « On nous a donné avec une fourche ce qu’on nous reprend avec une pelle. Tout est passé au travers », assure l’ancien mineur et chauffeur de taxi. Pour lui, la baisse représente 25 € prélevés par mois. « On n’a jamais vu un truc pareil. On a cotisé toute notre vie. Même la caisse d’assurance maladie rembourse moins. »

Ils restent philosophes. Finalement, ils n’ont pas vraiment le choix. « On ne va pas lever le poing quand même ! », rit Jean-Marie, quand un téléphone sonne. « Réponds, c’est peut-être Macron qui t’appelle ! » Fou rire général.

Ils sont retraités de la sidérurgie, souvent, depuis plus ou moins longtemps. Et ont le sentiment unanime que ce n’était vraiment pas sur leur feuille, à eux, qu’il fallait taper. Jean-Marie a arrêté de travailler depuis trois ans. « Moi, je faisais partie de la dernière promotion d’apprentis dans la sidérurgie. Ensuite, j’ai bossé au Foyer Sonacotra, jusqu’à 62 ans. Il a fallu que je travaille quatre années supplémentaires pour avoir une retraite à taux plein. Les groupements paient le minimum. Et là, ça me fait 240 euros en moins par an. »

Pour Jean-Marie, 76 ans, « c’est 30 € de moins par mois ». « Rien que pour moi. Ma femme aussi, évidemment ! » Un apprentissage à la campagne, puis un passage par la métallurgie et la chaîne de fabrication Bata ne paient pas tant que ça. « Heureusement que je ne cours plus, j’aurais même plus de quoi m’acheter une paire de baskets ! », plaisante Jean-Marie avant de relancer, l’air un peu grave. « C’est quand même la première fois que quelqu’un touche aux retraites… »

Une première, mais ils s’y attendaient, plus ou moins. Et chacun a un avis bien tranché. « C’était dans son programme de campagne, à Macron. Il faut trouver ceux qui ont voté pour lui. Mais quand on pose la question, y a jamais personne ! », sourit Christian. « Il y a quand même des aberrations. De qui se moque-t-on ! », grogne André. Claudy, 74 ans, l’ex-sidérurgiste, gagnait 2 000 €. « Ça me fait 40 € de moins. Enfin… avec l’augmentation du gaz et de l’électricité, ça fait quand même beaucoup. Il faudra bien que je les économise quelque part. Pas sur la pêche, parce que j’aime vraiment ça. Mais peut-être sur d’autres sorties. »

Malgré tout, ça rigole beaucoup autour du bar. Et le petit détour quotidien, au Cyrano, personne n’envisage de le supprimer. Pour le plus grand plaisir de Suzanne qui est formelle : « Ma clientèle, elle est vraiment très belle. »

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samedi 1 juin 2013

Dinosaures ou sinosaures ?

QP_jurassicProvenant du parc (jurassique) Dino-Zoo de Charbonnières-les-Sapins, les mastodontes de l'ère tertiaire annonceront de façon originale la tenue de la 50e bourse aux minéraux, qui aura lieu du 27 au 30 juin à Sainte-Marie-aux-Mines. Mais comme le maire de Sainte-Marie-aux-Mines Claude Abel, à la tête d'une délégation sainte-marienne, s'est envolé à destination de Changsha, une province chinoise du Hunan, pour organiser la venue de visiteurs chinois, on peut se demander si ce ne sont pas des sinosaures qui devront cohabiter avec ces dinosaures ! Espérons qu'il n'y aura pas d'espèce carnivore. Espérons aussi qu'on n'aura pas l'intention de faire visiter à ces géants de  vingt mètres les mines du Rauenthal, auquel cas il faudra encore prévoir l'agrandissement des galeries, ce qui risque de les dénaturer à jamais. Dans ce cas, adieu Tellure ?

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jeudi 25 octobre 2012

Uranium : le Niger s'estime mal payé par AREVA

Areva_257x300Le Niger a durci le ton jeudi envers le groupe français Areva, jugeant « très déséquilibré » leur partenariat historique dans l’uranium, dont le pays est l’un des plus grands producteurs mondiaux, et a dit vouloir accroître les retombées du secteur minier pour la population.

« Le partenariat dans l’exploitation de l’uranium est très déséquilibré en défaveur du Niger, et ce depuis 41 ans d’exploitation de ce minerai », indique un communiqué du conseil des ministres. « Ce déséquilibre est corroboré par le fait que les recettes tirées de l’uranium représentent 5% des recettes du budget national » alors que le Niger devrait en tirer « des ressources importantes », explique le gouvernement du président Mahamadou Issoufou, élu en mars 2011. Le gouvernement exprime « sa volonté d’accroître les retombées du secteur minier pour le peuple nigérien, à travers notamment le renforcement de sa participation à la gouvernance du secteur », sans plus de précision. Selon les médias officiels nigériens, le président Issoufou s’est entretenu cette semaine à Niamey avec Luc Oursel, le président d’Areva, de « l’épineuse question de l’exploitation de l’uranium », dont les revenus alimentent la controverse depuis des décennies. Interrogée par l’AFP, une porte-parole d’Areva à Paris n’a pas fait pas de commentaires dans l’immédiat. Présent depuis une quarantaine d’années au Niger, le groupe nucléaire français y exploite deux gisements d’uranium à Arlit et à Akokan, dans le nord désertique du pays. Plus grand employeur privé de ce pays parmi les plus pauvres du monde, Areva doit en outre commencer en 2013-2014 l’exploitation de la mine géante d’Imouraren (nord), présentée comme « la deuxième du monde ». Elle doit produire 5.000 tonnes d’uranium par an à plein régime et représente un investissement de plus de 1,2 milliard d’euros.

Le pétrole aussi

arlitLe gouvernement a aussi déploré le « retard » dans le chantier d’Imouraren, « imputable » à Areva et qui « entraînera un manque à gagner pour l’Etat ». Depuis quelques années, deux (bien: deux) compagnies chinoises, dont la China national nuclear corporation (CNNC), extraient aussi de l’uranium à Azelik, dans la même région. En février, Niamey avait annoncé que le prix du kilogramme d’uranium nigérien avait été fixé à 73.000 FCFA (environ 111 euros), à l’issue de négociations avec Areva, évoquant « une avancée notable dans l’histoire des négociations des prix des matières premières au Niger ». Il s’agit d’un « prix plancher » généralement fixé lors de discussions annuelles avec Areva et censé mettre le Niger à l’abri des fluctuations sur le marché international. Premier produit d’exportation du pays, le minerai représente 5% de son produit intérieur brut (PIB). Le gouvernement a indiqué, sans plus de détail, avoir la même volonté de changement dans le secteur pétrolier, où « la même démarche est en cours ». Le Niger est devenu en novembre 2011 producteur de pétrole et a ouvert à Zinder (centre-est) sa première raffinerie, pour une modeste production de 20.000 barils par jour. Les prix à la pompe de l’essence produite et raffinée sur place sont jugés trop élevés dans la population et suscitent depuis un an de vives protestations. Le contrat de production et de raffinage attribue 40% de la production au Niger et 60% à la China national petroleum corp. (CNPC), une compagnie publique chinoise. Les ONG nigériennes ont souvent dénoncé le « flou » autour des contrats miniers. « Nous saluons et encourageons cette décision du gouvernement », a réagi Salissou Oubandoma, ex-coordonnateur du Groupe de réflexion sur les industries extractives au Niger (Gren), une ONG locale. « Nous produisons d’énormes quantités de ce minerai stratégique, on ne peut comprendre que les Nigériens végètent encore dans la misère », a-t-il affirmé à l’AFP.

"Oeil d'Afrique" avec AFP

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jeudi 20 avril 2006

Sentier des mines : le vrai chemin du patrimoine

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En septembre 2005, la municipalité a ouvert son "chemin du patrimoine" et organisé une marche qui allait jusqu'au kiosque de la Schrann. Le 13 mai prochain,  sera inauguré le sentier multiactivités.schrann21 Mais ne pourra-t-on un jour faire connaître le "vrai" chemin du patrimoine, lui aussi témoin de l'économie d'autrefois de Villé, sur lequel on trouve les vestiges à la fois :

- des anciens murs de limites des vignes.schrann42

- des anciennes carrières de pierre qui ont permis de construire toutes les maisons du bourg-centre.

- d'anciennes mines de charbon, qui donnaient le combustible pour le maréchal-ferrant et le forgeron. schrann122

Ce sentier qui va du kiosque de la Schrann vers le ban d'Albé mériterait d'être connu et fréquenté par les promeneurs (circuit possible en revenant par le chemin de la Gaenzlach, ou par l'aérodrome d'Albéville). Un sentier qui retrace l'histoire de Villé avec ses aspects économiques du 18ème siècle... et qui permet la promenade à travers la forêt et la nature. Et pourquoi ne pas flécher ce sentier avec les insignes du "cingle plongeur" et l'intégrer dans le circuit du patrimoine existant ?

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