lundi 8 février 2016

Offenbourg : quand les "russes allemands" manifestent contre les émigrés

Qui sont les Russes Allemands ? 

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A partir de 1761, de nombreux allemands ont quitté leur pays pour tenter de faire fortune en Russie. Ils s'y étaient établis et pour la plupart avaient obtenu la nationalité russe. Mais dès 1941 et l'invasion de l'URSS par les troupes de Hitler, Staline décide la déportation de ces Allemands de la Volga vers la Sibérie. Entre 1941 et 1948, 850 000 descendants d'allemands sont internés dans des camps de travail. 35 % d'entre eux meurent au cours des cinq premières années. Une déportation qui reste un épisode traumatisant de l'histoire des familles allemandes de Russie. Certains fuient et viennent en Allemagne en 1945, d'autres après la chute du mur de Berlin.

D'anciens réfugiés contre la politique d'accueil !

De façon assez curieuse, ce sont ces anciens réfugiés qui protestent contre l'accueil des réfugiés venant de Syrie, d'Irak ou d'Afrique, et ce sont près de 200 d'entre eux qui ont manifesté ce dimanche à Offenbourg. Rassemblés devant la Mairie, ils exigent notamment une inversion de la politique d'accueil des réfugiés, plus de protection et de sécurité pour leurs femmes et leurs enfants. Il n'y a pourtant pas eu à Offenbourg des violences comme à Cologne.

Applaudi par les manifestants, leur représentant Alexei Simon a déclaré "qu'il y avait de l'abus dans l'application du droit fondamental d'asile". Angela Merkel, la chancelière, a eu droit à un traitement verbal spécial, des huées et des sifflets qui ont dû retentir jusqu'au proche Strasbourg où elle était en réunion gastronomique avec François Hollande.

D'anciens réfugiés qui ne veulent pas de réfugiés, on aura tout vu. 

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samedi 23 janvier 2016

PEGIDA, une énigme pour les politologues

Hans Vorländer, de Dresde, donne son analyse

pegidaLe politologue Hans Vorländer, de Dresde, a publié son livre concernant le mouvement d'extrême-droite Pegida qui, pour lui, reste un mystère. Il n'est d'ailleurs pas le premier, ni sûrement le dernier, à s'exprimer sur le sujet.

Il y a un an à peine, Pegida représentait juste une page de Facebook d'un certain Lütz Bachmann, marchand de saucisses  et graphiste à ses moments perdus. C'est à partir de là que Pegida s'est développé très rapidement sur tous les réseaux sociaux. La xénophobie a touché surtout l'ancienne Allemagne de l'Est, notamment autour de Dresde. 

Ce mouvement s'essouflait au premier semestre 2015, lorsqu'a a commencé l'arrivée chaotiques des réfugiés. Le mouvement s'est relancé et même radicalisé. Les groupes se sont développés sur trois thèmes : le sentiment islamophobe, la défiance de l'élite politique allemande et l'aversion aux médias allemandes. Et le regroupement s'est fait autour de la figure  de proue Lütz Bachmann. Les manifestations sont devenues un rituel tous les lundis soirs, un peu comme un pélerinage. Beaucoup venaient de la Saxe orientale, pour une bonne bière, pour une promenade et de façon secondaire pour Pegida.

Pour Hans Vorländer, il reste malgré tout un danger : la prolifération des idées d'extrême-droite. En effet, la politisation sournoise progresse, les dirigeants de Pegida proclamant même ouvertement qu'ils agissent au nom de la démocratie. Mais en même temps, ils jouent sur les souvenirs à la fois du régime nazi et de la dictature du régime soviétique.

Vorländer n'a pas de solution miracle pour éradiquer ce mouvement. Il préconise quand même que ces manifestations soient interdites au centre des villes, notamment à Dresde où des incidents se répètent trop souvent.

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lundi 21 décembre 2015

Crise politique en Pologne

"Oui à la démocratie, non à la dictature"

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Des dizaines de milliers de Polonais ont manifesté samedi contre leur propre gouvernement. Ils ont accusé la direction nationale-conservatrice à Varsovie à plusieurs rassemblements de détruire la démocratie. Les manifestations ont été organisés via les réseaux sociaux dans une vingtaine de villes polonaises. Au centre de Varsovie, plus de 20.000 personnes étaient rassemblées, 4 à 5.000 à Poznan, autant à Gdansk et à Lublin.

Les slogans de manifestants qui défilaient à Varsovie étaient «Nous allons défendre la démocratie" et "Nous allons défendre la Constitution". Devant le Parlement, ils brandissaient les drapeaux de la Pologne et de l'Union Européenne, et criaient: "Nous ne voulons pas la Biélorussie à Varsovie!" Le Comité pour la Défense de la Démocratie (KOD) est décidé à poursuivre ses protestations contre le gouvernement de droite du Parti Droit et Justice (PiS).

"Nous avons nos libertés, et nous allons nous battre pour les défendre", a déclaré le fondateur du mouvement KOD Mateusz Kijowski. Le groupe est soutenu par la plupart des partis d'opposition. La majorité des sièges au parlement est pas la même que la majorité de la société, a déclaré Karol Modzelewski, une des figures de proue de l'opposition anti-communiste dans les années 1980.

C'est le deuxième samedi consécutif que les polonais manifestent contre le changement de constitution que veut leur imposer le gouvernement. Lech Walesa, le créateur du syndicat Solidarnosc, a prévenu le gouvernement, et lui a demandé de renoncer à ses projets, et notamment à la politique d'austérité, pour ne pas provoquer une guerre civile. 

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dimanche 13 décembre 2015

Pegida dans le Dreyeckland

Le mouvement xénophobe chassé de Weil-am-Rhein 

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Alors que la France voit monter le FN au niveau des élections régionales, nos voisins du Pays de Bade et du Dreyeckland réagissent de plus en plus aux manifestations hebdomadaires des racistes de Pegida. Weil-am-Rhein était leur point de ralliemenent habituel. La dernière marche avait à peine réuni quelques 100 manifestants, venus d'Allemagne, de Suisse et d'Alsace, qui ont été bloqués par près d'un millier de contre-manifestants. Aussi, les responsables ont-ils décidé de ne plus revenir à Weil-am-Rhein et de se replier sur le proche Kandern.

Qu'attire donc Pegida à Weil-am-Rhein ?

Il est évident que la proximité des trois frontières tend à internationaliser le mouvement. Il est d'ailleurs assez curieux que les porte-paroles de Pegida, qui s'en prend surtout aux étrangers, soient deux ressortissants suisses du nom de Ignaz Bärtz, qui estime que "les vrais nazis se trouvent à la tête du gouvernement allemand" et du non moins sombre Tobias Steiger qui vient de déclarer à propos de la noyade dans le Rhin à Bâle d'un étranger : "Laissez-les partir avec Dieu, l'essentiel c'est qu'ils partent. " Beaucoup d'habitants de la région suivent ces marches avec un mélange d'incrédulité et d'horreur.

Il est évident que Pegida vise aussi la politique d'accueil de réfugiés de Weil-am-Rhein et des communes environnantes où la proportion d'étrangers est de 16% (surtout des Italiens et des Turcs). Il existe aussi une mosquée et un Conseil des Etrangers. Un club de football turc joue en ligue de district. A l'école primaire Rhein, où 80% des élèves sont étrangers, une journée entière par semaine leur est réservée pour un enseignement spécifique. Bref, une réussite en matière d'intégration que l'extrême-droite refuse.

A noter aussi, que Tobias Steiger a été empêché d'organiser ce genre de manifestation fasciste à Bâle. 

Que font les élus ?

En réalité, pas grand chose. L'électorat de l'extrême-droite a augmenté aux dernières élections municipales, et le parti NPD (équivalent du FN) a obtenu quelques élus. Alors le Bürgermeister Wolfgang Dietz reste évasif tout en se félicitant du départ de Pegida sous d'autres cieux. Une attitude qui risque d'être peu efficace, car les fascistes et néo-nazis ont promis de revenir en 2016. 

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vendredi 26 juin 2015

Migrants : Des milliers de manifestants réunis devant le Bundestag à Berlin

refugies_berlinUn nombre surprenant (plus de 5000 personnes) a participé à la manifestation organisée par le collectif d'artistes "Zentrum für politische Schönheit" devant le Bundestag à Berlin pour exiger une autre politique en faveur des migrants de la part de l'Union Européenne.

"Nous voulons mettre un terme à la politique anti-réfugiés" déclare le porte-parole de la manifestation Justus Lenz, "Nous voulons mettre un terme à la mort en Méditerranée." On a entendu aussi des slogans tels "Non à la fermeture de l'Europe". Les manifestants avaient l'intention de creuser des tombes avec une excavatrice dans le parc devant le Bundestag, et y déposer des cercueils. Ceci fut interdit par la police. Par contre ils ont pu installer un "mémorial du réfugié inconnu" et planter des croix en bois ornées de fleurs. Selon une manifestante : "C'est quand même mieux que les charniers de l'UE." Des centaines de croix ont été plantées sur la pelouse du Bundestag.

fleurs

Vendredi dernier, les obsèques d'un jeune réfugié nigerian, noyé en Méditerranée alors qu'il voulait rejoindre une partie de sa famille en Allemagne, ont eu lieu au cimetière de Schönberg. 250 à 300 personnes y ont participé. Ses parents n'ont pas obtenu de visa pour venir assister aux obsèques. Le collectif s'est cotisé pour payer le retour du corps dans son pays. Mais il n'est pas sûr que toutes les autorisations administratives puissent être obtenues. Sinon, il sera définitivement enterré dans une fosse commune loin des siens. Si certains Länder s'attachent à accueillir les réfugiés dans des conditions plus acceptables, la rigidité administrative de la Chancellerie provoque l'inhumanité. C'est cet événement qui a été l'élément déclencheur de la manifestation.

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samedi 24 janvier 2015

Manifestation contre Pegida à Fribourg-en-Brisgau

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20 000 personnes sont descendues dans les rues de Fribourg. Ils ont protesté contre l'intolérance et l'islamophobie. La première manifestation dans la ville contre Pegida est devenue beaucoup plus importante que prévu par les autorités. Lors des discours, on a pu relever celui du recteur d'université Schiewer : "Dans notre université, nous trouvons 123 nationalités. La tolérance est notre marque de fabrique." Quant au maire (Oberbürgermeister) Dieter Salomon, il déclarait : "Nous vivons dans une ville avec de nombreuses nationalités, c'est une richesse. Les partisans de Pegida parlent de presse du mensonge (Lügenpresse), en réalité ils attisent la haine contre l'islam et les minorités."

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vendredi 17 octobre 2014

Un démenti ? Et quoi encore ?

Suite à quelques coups de téléphone reçus à propos de mon post du 13/10 "la médaille d'or du retournement de veste" me demandant aimablement de le supprimer ou de démentir, je confirme que malgré le communiqué signé par le conseiller régional EELV - maire de Saint-Maurice - président de la comcom du Val de Villé, dans les DNA du 11/10, celui-ci a bien pris le TER à 5 € pour aller à la manifestation UMP de la place de Bordeaux. Les images extraites du reportage de France 3 Alsace du 11/10 à 19 h, et que je publie ci-dessous, le prouvent ! 

Et ceci malgré la tribune signée outre des élus de gauche comme Jo Spiegel, et par l'ensemble des élus régionaux et départementaux EELV (Europe Ecologie Les Verts) ! Plus fort encore ! Notre élu du Val de Villé, qui oscille visiblement entre EELV, la gauche et l'UMP (sans étiquette ?), s'est fait accompagner du maire de Muttersholtz Patrick Barbier, ancien président de feu le Conseil de Développement du Centre-Alsace, lui-même membre éminent du bureau départemental de EELV !

Il est vrai que dans le Val de Villé et le Centre-Alsace, peu d'élus UMP sont allés à cette manifestation à laquelle ont surtout appelé les éminents dirigeants de ce parti déchiré entre sarkozystes, fillonistes et juppéistes, Philippe Richert, président de la région Alsace, et Jean Rottner, maire de Mulhouse. Il fallait donc bien que quelques EELV se dévouent !

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lundi 13 octobre 2014

La médaille d'or du retournement de veste

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Jusqu'à ce jour, la médaille du retournement de veste alsacienne revenait à Philippe Richert, qui, après s'être positionné pour une Alsace-Lorraine, revient à l'idée d'un conseil unique d'Alsace. Nous avons mieux dans le Val de Villé ! Un conseiller régional EELV - maire - président de comcom qui fait signer par sa municipalité la pétition de l'UMP Rottner (si, si, c'est vrai vous pouvez trouver la liste des communes signataires sur les réseaux sociaux), qui  signe ensuite un communiqué avec ses amis EELV pour expliquer pourquoi il ne se rendra pas à la manifestation ! Malheureusement pour lui il est filmé en gros plan sortant avec les manifestants de la gare de Strabourg du TER à 5 €, et l'image a passé aux infos régionales de samedi soir ! Vous pouvez même la retrouver sur le net. Décidément, dans le Val de Villé, les UMP sans étiquette continuent à faire fort !

riebelDNA du 11/10

6671238_des_elus_alsaciens_veulent_une_loi_pour_abolir_la_prostitutionEt ceux qui on pris le train à 5 € tout en disant boycotter la manif, ils sont allés où ?

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dimanche 12 octobre 2014

Pas de champagne au rallye WRC !

Belle pancarte culinaire vue à la manifestation de la place de Bordeaux !

Bzqyex0IQAA2J_tLe rallye de France WRC reviendra-t-il en Alsace, si les vainqueurs ne peuvent pas sabrer le champagne !

A moins que le député UMP Christ n'arrive à imposer la Carola ?

podium

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samedi 11 octobre 2014

Alsace : le Waterloo de l'UMP ?

CarteAlsace_LorraineNB

Evidemment, l'UMP ne reconnaîtra pas son échec, qui pourtant est flagrant. D'abord la participation : sans vouloir polémiquer sur les chiffres (30000 participants selon quelques ultras de l'UMP et Richert, ce qui donne 12 personnes au mètre carré, 10000 à 15000 selon les organisateurs qui veulent y voir la justesse de leur prévision, 6000 à 7000 selon la police, ce qui correspondrait à un échec sérieux de l'UMP alsacien), l'UMP et ses TER à 5 € (les billets étant difficiles à trouver, peu de manifestants ont pu en profiter), le grand parti de droite est apparu miné par les dissensions comme dans le reste du pays. D'ailleurs même FR3-Alsace reconnaît que la mobilisation n'a pas été celle attendue.

Relevons quand même les incohérences historiques du grand chef UMP de la Région qui pour défendre le "conseil unique d'Alsace" cite les grandes manifestations ayant rassemblé les Alsaciens par le passé, comme celles de 1924 pour le droit local. Il oublie de dire (puisque malgré une conférence de presse récente avec le président de la Région Lorraine il défend maintenant l'idée d'une Alsace isolée), que le droit local couvrait l'Alsace-Moselle et que les manifestations pour le droit local avaient certes eu lieu à Strasbourg, mais étaient parties des mineurs lorrains qui s'étaient mobilisés à Metz. Voilà qui conforte l'idée d'une région Alsace-Lorraine. 

Il est remarquable aussi que les seuls intervenants à la tribune, qui voulaient rassembler "large" étaient UMP. Même pas les UDI, type Bockel, n'ont eu droit à la parole. Beau rassemblement de la droite alsacienne. Quant aux discours, les nuances apparaissent de plus en plus entre sarkozystes tels Rottner et Furst, et autres juppéistes ou fillonistes. L'Alsace du 11 octobre pourrait bien ressembler à un Waterloo pour l'UMP.

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