samedi 11 mai 2019

Lunéville : le Samu ne vient pas, elle meurt devant les urgences

Une nouvelle affaire Naomi ?

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Opérée dans une clinique à Lunéville, cette mère de famille avait téléphoné au "15" quatre jours après l’intervention, à la suite de douleurs. Le Samu l’a invitée à se rendre à l’hôpital par ses propres moyens. Transportée par un proche, la patiente est décédée devant le sas des urgences lunévilloises.

Y a-t-il un lien entre la mort de cette mère de famille, l’intervention chirurgicale qu’elle a subie quatre jours plus tôt et le traitement de son appel au centre « 15 » ? Anéantie de douleur, la famille l’est aussi par une avalanche de questions. Le jeudi 14 mars, vers 7h, Maryse Rabah-Otmani, une mère de deux enfants, âgée de 56 ans, entre à la clinique Jeanne-d’Arc, à Lunéville. Pour une ablation (cholécystectomie) de la vésicule biliaire sous cœlioscopie. En ambulatoire. A priori, l’intervention se déroule sans « événements indésirables ».

La patiente est autorisée à quitter la clinique le jour-même, à 15h. « Faible, nauséeuse, souffrant de douleurs, elle avait du mal à marcher », observe un proche, qui assure le retour à la maison, à Barbas (Meurthe-et-Moselle). Pas d’inquiétude particulière, cependant. « Après une telle opération, ça pouvait sembler normal d’avoir encore mal ».

Ordonnance d’antalgique par téléphone

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Le vendredi 15 mars, la douleur se fait plus intense. La patiente téléphone à la clinique. Conformément à un courrier qui lui avait été remis et dans lequel sont mentionnés les numéros du service de chirurgie digestive et celui du Samu. « En cas d’extrême urgence, appeler le 15 […] », précise ledit courrier.

À Jeanne-d’Arc, on lui prescrit, par téléphone, un antidouleur dérivé d’ opiacés. Plus costaud que le paracétamol. L’ordonnance est faxée à la pharmacie la plus proche du domicile. Le mari ira chercher les médicaments. Malgré le traitement, les douleurs ne cessent pas.

Dimanche 17 mars, en fin d’après-midi, le mal est devenu insupportable. L’état de santé de la quinquagénaire s’est visiblement dégradé. À tel point que ses proches, inquiets, décident d’appeler non plus la clinique mais le « 15 ».

Pronostic vital engagé dans la voiture

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« Elle avait mal partout », précise l’un de ses enfants. L’opératrice du Samu s’entretient avec la famille ainsi qu’avec la patiente. « On lui a demandé si quelqu’un était en mesure de la conduire aux urgences à Lunéville, ce qui était le cas », indique-t-on dans le cercle familial. Le Samu ne juge pas nécessaire d’envoyer une ambulance ou une équipe médicale pour une prise en charge à domicile.

Un proche embarque alors la quinquagénaire à bord de son véhicule et fonce vers les urgences de l’hôpital de Lunéville, à une demi-heure de route de Barbas. À moins de 5 km de l’hôpital, Maryse Rabah-Otmani est prise d’un violent malaise. Elle vomit, perd connaissance. Est-elle déjà morte sur le siège passager ? La conductrice garde son sang-froid et poursuit sa route jusqu’au sas des urgences. Pompiers et médecins interviennent à même la chaussée. Le massage cardiaque va durer 45 minutes En vain. Au vu des circonstances, un médecin place un obstacle médico-légal. Le lendemain, la famille dépose plainte contre X. Sensible après l'affaire Naomi Musenga et le SAMU de Strasbourg en décembre 2017, le dossier ne reste pas dans les murs du commissariat de Lunéville. L’enquête préliminaire pour homicide involontaire est transmise au service régional de police judiciaire de Nancy.

Autopsie à Strasbourg

Le parquet de Nancy ordonne une autopsie dépaysée à l’institut médico-légal (IML) de Strasbourg et réalisée le 21 mars. L’acte médico-légal a-t-il pu pointer les causes de la mort ? Des analyses toxicologiques, plus complexes, sont-elles toujours en cours ? « L’IML ne nous a pas encore communiqué son rapport », indique François Pérain, procureur de la République de Nancy. « L’enquête en préliminaire pour recherche des causes de la mort est toujours en cours. »

En l’état de la procédure, la famille s’interroge tant sur le déroulé de l’intervention chirurgicale, le suivi post-opératoire que sur la prise en compte du centre « 15 ». « L’opératrice du Samu a-t-elle sous-estimé notre appel de détresse ? Peut-être n’en serait-on pas là si une ambulance était venue… » Quoi qu’il en soit, les minutes qui ont suivi démontrent malheureusement que l’appel au « 15 » était fondé. Et aujourd’hui, les proches de la défunte sont bien déterminés à tout mettre en œuvre pour obtenir des réponses à leurs questions.

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jeudi 11 avril 2019

Humour dans la vallée : "Lach a Scholla" !

Lettre au président Macron : la co-signature du maire de Villé !

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Décidément, à Villé, on ne fait rien comme ailleurs. Le Maire de Sélestat, grand ami du maire André Frantz, toujours aussi mécontent de la nomination à l'hôpital de Sélestat par l'ARS d'un directeur qui ne lui convient pas, a rappelé à la rescousse quelques-uns de ses collègues de la circonscription pour écrire au président de la république (rien que ça !) à ce propos. Sans vouloir revenir sur ce sujet évoqué sur ce blog le 28 mars dernier, imaginons quand même ce que cela serait si c'étaient les maires qui désignaient les fonctionnaires dans les établissements de leur commune. Je crois que je n'aurais jamais exercé à Villé.

Revenons quand même sur la signature du maire Frantz et sur ses attributions ! Il se dit "Président de l'Amicale Cantonale", même si celle-ci est à l'état de mort cérébrale depuis qu'il la dirige.

On sait qu'il est président de l'amicale de la vallée. Mais lui, il ne sait pas que le Val de Villé n'est plus un canton. Qui plus est, il parle des "Maires de Villé". On est déjà mal servi avec celui qu'on a, qu'est-ce que ce serait si le contribuable devait payer plusieurs maires ? Pourvu qu'on n'arrive pas à la situation du Venezuela qui n'a que deux présidents...

Le 50ème anniversaire du collège de Villé serait une fête d'Alsace-Nature !

Depuis quelques jours, le programme "événementiel" de l'association Alsace-Nature (paru sur facebook notamment) comprend deux dates à prévoir dans la vallée de Villé :

- le 4 mai : le printemps de Bassemberg (tous les corbeaux du village sont-ils des amis d'Alsace-Nature qui se bat pour la défense de leurs nids ?)

- le 15 juin : le 50ème anniversaire du collège de Villé. lui aussi organisé et soutenu par Alsace-Nature ? ou quelqu'un veut-il "récupérer" cet événement qui concerne surtout les enseignants, les élèves et leurs parents, et les élus ? Après avoir eu "zéro participants inscrits" à leur réunion de Ste-Marie-aux-Mines concernant la déviation de Châtenois, Il faut bien se rattraper comme on peut. Surtout si l'un des dirigeants ambitionnait de devenir maire d'un village de la vallée en 2020 ?

Mais peut-être vont-ils aussi déposer un recours au tribunal administratif contre la construction de ce collège, édifié après la guerre sur d'anciens jardins et vergers ? Peut-être obtiendront-ils même la démolition des bâtiments, ce qui ne serait pas pour déplaire à quelques jeunes cancres de fond de classe.

Enfin notons que toutes ces festivités seraient ravitaillées par l'excellent vin de montagne d'Albé. Le fournisseur (lui aussi membre d'Alsace-Nature ?) doit être le seul ravi de la publicité (gratuite ?) qui lui est faite à l'occasion de sa journée "portes ouvertes".

- Voir ci-dessous la copie d'écran de la page facebook d'Alsace-Nature (page supprimée par leur auteur après la parution de ce message) : 

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jeudi 28 mars 2019

Des remous à l'hôpital de Sélestat

Le "Marcel" croyait avoir désigné un nouveau directeur, l'ARS lui aurait-elle préféré un "liquidateur" ?

bauer

drmarcelExtrait du journal "L'Alsace" de ce jour

hopital

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jeudi 4 octobre 2018

Une affaire Naomi à Paris ?

Décès d'une nonagénaire :

le Samu n'est pas intervenu, une enquête est ouverte.

SAMU

Elle avait 96 ans. Le Parisien révèle mercredi 3 octobre qu'une enquête a été ouverte pour éclaircir la cause du décès d'une nonagénaire mardi à Paris.

Selon le quotidien local, la vieille dame, victime d'un malaise vers 12h45, est parvenue à alerter sa gardienne d'immeuble avec son téléphone portable. Celle-ci a contacté le Samu qui n'a envoyé personne sur place, selon les informations du ParisienLa police est arrivée au domicile de la nonagénaire et a constaté son décès. Les agents ont dit au Samu "leur étonnement de leur non intervention". Ils en ont ensuite informé le parquet qui a ouvert une enquête. 

Que s'est-il vraiment passé dans l'appartement ?

Selon Le Parisien, l'opératrice du Samu aurait indiqué qu'une ambulance arrivait avant que le médecin régulateur ne reprenne la communication. Il aurait demandé à la gardienne de prendre le pouls de la victime. Celle-ci, sans formation de secouriste et en situation de stress, n'aurait pas réussi. Le médecin aurait conclu à la mort de la vieille dame, affirme Le Parisien.

L'AP-HP a expliqué sa décision sur Twitter. "Devant les signes cliniques présentés", le médecin régulateur a diagnostiqué "un arrêt cardio-respiratoire" et a pris la décision "de ne pas engager de manœuvre de réanimation sur la patiente de 96 ans". L'assistance publique s'est aussi défendue auprès du Parisien : "Le médecin régulateur prend l'appel de quelqu'un qui n'est pas secouriste. Et cherche la stratégie la plus adaptée ".

Si une personne n'arrive pas à mesurer votre pouls par ignorance, c'est que vous êtes mort. Incroyable mais vrai !

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vendredi 6 avril 2018

Macron "bien accueilli"

Une majorité de français approuve les actions des cheminots

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Emmanuel Macron a été accueilli par une centaine de manifestants, dont des cheminots, des étudiants et des personnels soignants, lors de son arrivée à Rouen ce jeudi. En déplacement sur le thème de l'autisme au CHU, le chef de l'Etat a été hué par des manifestants qui entendent défendre le service public.

"Macron, on t'attend", lance le groupe rassemblé devant le pavillon de pédiatrie sans avoir la certitude que le président de la République vienne à leur rencontre.

Emmanuel Macron a été interpellé par une aide-soignante mécontente des nouvelles coupes dans le budget de l'hôpital. En ce printemps de contestations sociales, des comités d'accueil remontés attendent le président de la République à chacun de ses déplacements : c'était le cas ce jeudi au CHU de Rouen, où Emmanuel Macron, arrivé sous les hués d'une foule hétéroclite, a été pris à partie par une aide-soignante.


"On a besoin de moyens"

"Vous avez vu ? On travaille bien, on fait de belles choses, et on a besoin d'argent. Il y a encore moins 2% cette année (dans le budget) alors qu'on augmente le taux d'activité de 4%. Au quotidien, il y a des fermetures de lits dans les services, des fermetures de service faute de personnel. On a besoin de moyens, on a besoin de personnel. (...) Il y a des gens formidables qui se donnent un mal de chien pour bien travailler.", a-t-elle expliqué au chef de l'Etat.


"De l'argent, il y en a dans le pays ! Les déficits publics, c'est beaucoup les banques. C'est pas tellement les cheminots ou les hôpitaux", a-t-elle continué, tandis qu'Emmanuel Macron invoquait la baisse des déficits publics pour justifier la "réorganisation" des budgets hospitaliers. "Il y a des coupes budgétaires dans tous les services publics", a constaté cette membre du personnel médical du CHU, alors que cheminots, employés municipaux, retraités et étudiants accompagnaient la grogne de ses collègues devant l'hôpital.

Face à cette colère, Emmanuel Macron s'est voulu rassurant, sans pour autant reculer sur le fond : "Il y a toujours des inquiétudes, parfois légitimes. Il y a des annonces qui suscitent aujourd'hui des protestations, qui sont totalement légitimes, qui supposent un travail, des explications quant au changement et à son sens", a déclaré le locataire de l'Elysée. "Ça ne doit pas empêcher le gouvernement de gouverner et de faire des choses importantes pour des millions de Français." Emmanuel Macron reste donc, pour l'heure, "droit dans ses bottes". Pour combien de temps ?


Selon un sondage pour BFMTV, 44% des Français approuvent la mobilisation des cheminots, et 41% y sont opposés. La tendance s'est inversée en deux semaines.

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vendredi 8 juillet 2016

Loi de modernisation du système de santé dans le Grand-Est

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La loi de modernisation de notre système de santé prévoit un nouveau mode de coopération entre les établissements publics de santé à l’échelle d’un territoire, les « Groupements hospitaliers de territoire » (GHT) dont l’objectif est d’améliorer l’accès aux soins en renforçant la coopération entre hôpitaux publics autour d’un projet médical.

A l’issue d’une phase d’échanges et de concertation initiée dès 2015 avec les représentants de la Fédération hospitalière de France, les établissements de santé publics et les élus locaux, le Directeur général de l’ARS Alsace, Champagne-Ardenne, Lorraine a arrêté, le 1er juillet, le périmètre des 11 GHT de la région Grand Est.

Un processus approfondi avec les établissements, les élus et les professionnels

La constitution d’un GHT traduit l’obligation faite aux établissements publics de santé de se regrouper et de coopérer, afin de proposer une organisation de l’offre publique de soins sur leur territoire d’implantation. L’Agence régionale de santé accompagne les établissements et acteurs publics dans cette démarche.

La concertation avait été initiée dès 2015 par les trois Agences régionales de santé d’Alsace, de Lorraine et de Champagne-Ardenne avec les représentants de la Fédération hospitalière de France. Le 25 février 2016, l’ARS Grand Est a informé les établissements publics de santé des périmètres préfigurés pour chaque GHT. Des précisions ont ensuite été apportées le 15 mars 2016, afin de sensibiliser les établissements concernés à la nécessité de prendre en compte la spécificité de la psychiatrie dans les projets médicaux partagés.
Les 12 avril et 1er juin 2016, l’ARS a consulté les élus locaux notamment sur les périmètres.

Des rencontres de suivi ont ensuite été organisées avec les établissements concernés. Grâce à la mobilisation et à la participation active des directions et des communautés médicales d’établissement, les 11 projets de conventions constitutives ont été adressés dans les délais à l’ARS. On relèvera le fait que pour certains GHT des établissements médico sociaux ont fait le choix d’adhérer d’emblée au projet de convention constitutive comme le prévoit la loi. Par ailleurs, tous les établissements psychiatriques Grand Est adhèrent aux GHT ainsi définis.

11 Groupements hospitaliers de territoire en région Grand Est

La liste des GHT a été arrêtée par Claude d’Harcourt, Directeur général de l’ARS, le 1er juillet 2016 :
– GTH Nord-Ardennes (GHT 1)
CH Nouzonville – Hôpital de Fumay – CH Sedan – CH Charleville Mézières – CH Belair
– GHT Marne Sud-Ardennes (GHT 2)
Groupe hospitalier Sud Ardennes – CHRU Reims – CH Châlons-en-Champagne – CH Auban Moet à Epernay – CH Sainte Menehould – Etablissement public de santé mentale de la Marne – Hôpital de Fismes – Hôpital de Montmirail – Ephad d’Ay – Ehpad de Château-Porcien – Ehpad de Saint-Germainmont – Ehpad de Vertus – Ehpad de Verzenay – Ehpad de Vienne-le-Château

– GHT de l’Aube et du Sézannais (GHT 3)
CH Troyes – Groupement Hospitalier Aube Marne (GHAM) – Hôpital Bar sur Aube – Hôpital Bar sur Seine – EPSM de l’Aube – Ehpad Pierre d’Arcis (Arcis sur Aube) – Ehpad La Belle Verrière à Bayel – Ehpad Cardinal de Loménie à Brienne le Château – Ehpad Sainte Marthe à Fontaine-les-Grès – Ehpad les Tilleuls à Marcilly-le-Hayer
– GHT Marne Haute Marne Meuse (GHT 5)
CH Vitry le François – CH Saint Dizier – Hôpital de Joinvillle – Hôpital de Wassy – Hôpital de Montier en Der – Etablissement public de santé mentale de la Haute Marne – CH Verdun/Saint Michel – CH Bar le Duc – CH Fains Vell
 GHT Lorraine Nord (GHT 6)
CH de Briey – CH de Boulay – CHR Metz-Thionville – Etablissement public départemental de Santé de Gorze – CH Jury les Metz – CH Lorquin – HIA Legouest
– GHT Sud Lorraine (GHT 7)
CH Saint Charles Toul – CH Lunéville – CH Pont à mousson – CH Saint Nicolas de Port – CH Saint Charles Commercy – CHRU Nancy – CH Intercommunal Pompey Lay Saint Christophe – 3H Santé (Cirey) – Hôpital Saint Jacques de Dieuze – Centre psychothérapique de Nancy (CPN de Laxou) – CH Ravenel
– GHT Vosges (GHT 8)
CH Gérardmer – CH Saint Dié – Hôpital de Rayon l’Etape – Hôpital de Fraize – Hôpital de Senones – CHIOV – Hôpital de Lamarche – Hôpital du Val de Madon – CH intercommunal Emile Durkheim (Epinal) – CH Remiremont – Hôpital de Bruyères – Hôpital de Chatel sur Moselle – CH de la Haute Vallée de la Moselle – Hôpital de Rambervillers
– GHT Moselle Est (GHT 9)
CH de Sarreguemines – CHIC Unisanté + (Saint Avold – Forbach) – CHS de Sarreguemines
 GHT n°10
CRS Saint Luc à Abreschwiller – CH Sarrebourg – CH Sainte Catherine de Saverne – CH intercommunal de la Lauter (Wissembourg) – CH de Haguenau – Centre hospitalier départemental ((Bischwiller) – Hôpitaux universitaires de Strasbourg – CH Erstein – Hôpital d’Erstein – EPSAN (Brumath) – Hôpital de Molsheim – Hôpital de Rosheim – CH Lagrafenbourg (Brumath)
– GHT Centre Alsace (GHT 11)
Groupe Hospitalier Sélestat-Obernai – Hôpital intercommunal du Val d’Argent (Sainte Marie aux Mines) – Ribeauvillé – Hôpitaux civils de Colmar – Hôpital Loewel de Munster – CH Guebwiller – Soultz Haut-Rhin – Ensisheim – Centre Départemental de Repos et de Soins (Colmar) – Institution médico-sociale Les Tournesols de Sainte Marie aux Mines
– GHT Haute Alsace (GHT 12)
CH Pfastatt – Groupe Hospitalier Région Mulhouse et Sud Alsace – Centre hospitalier de Rouffach – Hôpital de Sierentz – CH Altkirch

Prochaines étapes et perspectives

Dans un délai de deux mois, la convention constitutive de chaque GHT comportant le projet médical partagé ainsi que la désignation de l’établissement support sera soumise à l’approbation du Directeur général de l’ARS. La convention constitutive devra notamment être conforme au Projet Régional de Santé. Cette version initiale du projet médical décrit les grandes orientations stratégiques du GHT. Dans un cas, le choix de l’établissement support interviendra après avis du comité territorial des élus.
D’ici au 1er janvier 2017, la version initiale du projet médical sera enrichie des différentes contributions des équipes soignantes des établissements du GHT afin de décrire ces filières de soins en vue d’organiser une offre cohérente sur le territoire répondant aux besoins de la population.
Pour le 1er juillet 2017, le projet médical du GHT sera finalisé avec une déclinaison par établissement des principes d’organisation des activités et de leurs conditions de réalisation.
Il s’agit ainsi d’une démarche très progressive construite par les professionnels.
Un point d’étape est d’ores-et-déjà programmé le 12 juillet 2016, sous la forme d’une rencontre entre les représentants de la FHF Grand Est et de l’ARS. Dès approbation des conventions constitutives d’ici fin août-début septembre 2016 il est prévu de renforcer les actions régionales d’appui par thématique (projet médical partagé, achats, système d’information, formation….), dans le cadre du plan national d’accompagnement des GHT.

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mardi 1 mars 2016

Echarpe des élus

La conseillère départementale et adjointe au maire de Villé avait-elle droit au port d'une écharpe lors de la manifestation en faveur de l'hôpital à Sélestat ? 

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Voici la réponse publiée dans le JO "Assemblée nationale du 30/11/2004".

"Il convient de préciser que le décret n° 2000-1250 du 18 décembre 2000 (Journal officiel du 23 décembre 2000) a fixé un dispositif laissant aux élus communaux la liberté de porter l'écharpe en ceinture ou en écharpe, et précise l'ordre dans lequel doivent être portées les couleurs. L'ordre retenu, faisant figurer le bleu près du col, a pris en compte les observations historiques, iconographiques et les usages anciens les plus répandus, par différenciation avec l'ordre adopté par les parlementaires, depuis plus d'un siècle, qui place le rouge près du col. La modification réglementaire présente donc l'avantage de distinguer optiquement un parlementaire d'un maire, étant bien entendu qu'en cas de cumul de mandat (député-maire, sénateur-maire) c'est le mandat national qui prévaut. Les dispositions de l'article D. 2122-4 du code général des collectivités territoriales stipulent que les maires portent l'écharpe tricolore avec glands à franges d'or dans les cérémonies publiques et toutes les fois que l'exercice de leurs fonctions peut rendre nécessaire ce signe distinctif de leur autorité et les adjoints portent l'écharpe tricolore avec glands à frange d'argent dans l'exercice de leurs fonctions d'officier d'état civil et d'officier de police judiciaire, et lorsqu'ils remplacent ou représentent le maire en application des articles L. 2122-17 et L. 2122-18. Il en va de même pour les conseillers municipaux lorsqu'ils remplacent le maire en application de l'article L. 2122-17 ou lorsqu'ils sont conduits à célébrer les mariages par délégation du maire. Le port de l'écharpe tricolore est donc limitativement restreint tant pour les adjoints que pour les conseillers municipaux à l'exercice des fonctions d'officiers de police judiciaire et d'officier d'état civil et lorsqu'ils remplacent ou représentent le maire. Dès lors, le port de l'écharpe en dehors de ces circonstances et notamment dans les cérémonies publiques en présence du maire, ou se déroulant à l'extérieur du territoire de la commune, est totalement exclu. En ce qui concernent les parlementaires, les articles 163 du règlement de la l'Assemblée nationale et 107 du règlement du Sénat précisent que les députés et les sénateurs portent des insignes « lorsqu'ils sont en mission, dans les cérémonies publiques et en toutes circonstances où ils ont à faire connaître leur qualité » ; la nature de ces insignes est déterminée par chaque assemblée. Si ces textes ne donnent aucune indication sur la manière dont l'écharpe doit être portée, la tradition se perpétue cependant depuis l'édiction du règlement de l'Assemblée nationale constituante, en date du 31 mai 1848, prescrivant en son article 72 que « dans les cérémonies extérieures, les représentants portent, en outre, une écharpe tricolore à franges d'or suspendue à l'épaule droite et passant sous le bras gauche ». L'usage veut que les glands se placent sur la gauche à hauteur de la ceinture, et que, dans la position des couleurs, le bleu se situe au-dessous, le rouge se trouvant au-dessus, près du cou et de la tête."

Notons aussi que les conseillers départementaux et régionaux ne portent jamais d'écharpe en tant que tels. Notre conseillère départementale - 1ère adjointe a donc abusé du port d'attributs officiels, n'ayant pas à porter l'écharpe à l'extérieur du territoire de la commune !

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dimanche 28 février 2016

Après les morts de la RN 59, certains élus récupèrent les malades

"De nombreux élus, parlementaires Les Républicains, maires, conseillers municipaux du centre Alsace défilent aux côtés des habitants." Voilà comment une certaine presse présente la manifestation du samedi, 27 février en faveur de l'hôpital de Sélestat !

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La "récupération politicienne sarkozyste" est bien huilée. On crée une association en amont chargée d'organiser une manifestation d'ampleur et de ramasser sur les réseaux sociaux des milliers de signatures. Puis vient l'intervention des élus pour fournir des "navettes" de transport. Tout cela, pour court-circuiter et ignorer les syndicats qui mènent la lutte depuis des années. Enfin, même les photos sont claires : c'est le député LR Antoine Herth qui est en tête du cortège. Voilà comment on promulgue qu'une manifestation de défense d'un service public comme l'hôpital devient une action LR ! Tous les élus de l'arrondissement, tous les syndicalistes, tous les manifestants sont-ils censés avoir la carte LR ? Ce serait un cas unique en France !

Un couac dans tout ça ! Siégeant dans les instances administratives de l'hôpital, le maire LR de Sélestat, Marcel Bauer, reconnaît devant les micros de France 3 Alsace qu'il a donné son accord pour la suppression du service de réanimation, même s'il ajoute très discrètement qu'il souhaite que "cela se fasse dans les meilleures conditions possibles". En voilà au moins un qui sait pourquoi il manifeste : il est sur la même position que l'A.R.S. (agence de régulation de la santé) qui a pris la décision concernant d'abord la néonatologie, puis la réanimation. Mais il est de bon ton de mettre en cause l'Etat et le gouvernement. Tant pis pour les malades et le personnel soignant. L'important c'est de préparer 2017. CQFD !

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jeudi 25 février 2016

Non au démantèlement du service public

Rappel

hopital

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jeudi 18 février 2016

Manifestation pour l'hôpital de Sélestat

Communiquéhopital

Faisant suite au constat d'absence de réponses de l'Agence Régionale de Santé (ARS) et de perspectives d'avenir pour notre hôpital, l'association "Je Veux Un Hôpital à Sélestat" invite la population à se rassembler devant l'hôpital de Sélestat le 27 février prochain à 9h30 !


Nous défilerons tous ensemble en cortège dans les rues de la ville jusqu'à la Sous-Préfecture, afin de montrer notre totale détermination à maintenir des soins de qualité et de proximité pour les 180 000 habitants du Centre-Alsace! 

Nous exigeons :

- soit le maintien de la réanimation,
- soit la création d'une Unité de Surveillance Continue et d'une Unité d'Hospitalisation de Courte Durée de 8 lits chacune 
- et le maintien du SMUR 24h/24.

Tous ensemble, population d'Alsace Centrale, montrons notre détermination aux décideurs de l'ARS et au Gouvernement !

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