mercredi 10 juin 2015

Grève à la poste au Pays de Bade

 Le libéralisme extrême qu'Angela Merkel veut imposer à l'Europe est toujours aussi contesté dans son propre pays.

streik

La grève des postes touche à nouveau le Pays de Bade. Elle a commencé lundi où les salariés des onze centres de tri ont cessé le travail (dont Fribourg, Offenbourg, Karlsruhe, Mannheim et Heilbronn). Le centre de distribution des colis de Lahr est également en grève. Toutes les négociations ont échoué, selon les responsables du syndicat Verdi. Un nombre important de facteurs s'est mis en grève à son tour.

Le conflit porte sur les conditions de travail et surtout les salaires.  En effet, depuis la création en Allemagne de 49 sociétés régionales de distribution, et de livreurs payés au rabais, VERDI exige que ces sociétés fonctionnent sous l'égide de la Deutsche Post, et que tous les salaires soient alignés. Comme rattrapage du pouvoir d'achat, VERDI exige un versement uniforme de 500 € et une augmentation de 2,7% pour 2016. La direction de la Deutsche Post rejette ces propositions. Elle estime qu'elle ne peut payer ses salariés deux fois plus que ses concurrents. La grève est loin de s'arrêter sur un accord.

NB : un facteur allemand gagne en moyenne 17,72 €/heure, mais le salaire des débutants est de 10,32 €/heure. A noter, que les facteurs allemands touchent une prime de Noël et de vacances, qui ne remplace de loin pas un 13ème mois.

Posté par jl boehler à 00:01 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,

mercredi 20 mai 2015

En Allemagne, les grèves dans les transports se durcissent

105059332_p_590_450

Alors que la grève continue dans les chemins de fer allemands, les conducteurs de trains vont avoir à partir de jeudi le renfort des conducteurs de bus. Dans le Pays de Bade ce sont des centaines de chauffeurs qui ont annoncé qu'ils débrayent à partir de jeudi. La Deutsche Bahn va avoir du mal à remplacer certains trains régionaux par des bus, notamment à Fribourg-en-Brisgau, Waldshut, Villingen et Radolfzell. Les voisins allemands vont avoir du mal à voyager pour le week-end de la Pentecôte, sauf si la direction de la DB accepte enfin de négocier. Mais il va falloir se presser !

Posté par jl boehler à 01:01 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,

samedi 16 mai 2015

Grèves en Allemagne : après les trains, la poste

poste

La politique d'austérité imposée par Angela Merkel continue à faire des remous en Allemagne. A peine la grève des trains terminée, voilà que ce sont les postiers qui débrayent. En effet, dans la négociation collective entre la Deutsche Post et le syndicat Verdi, aucun accord n'est intervenu. La revendication des salariés est simple : réduction du temps de travail sans baisse des salaires.

"Tous les voyants sont au rouge", selon les responsables syndicaux. Les clients postaux doivent s'attendre à des retards dans la distribution du courrier et des colis. Ce sont les salariés qui voteront maintenant la durée de la grève. Pour l'instant, la direction considère les revendications des salariés comme irréalistes, et veut se tenir à une garantie de trois sans licenciements. Le syndicat demande une réduction du temps de travail de 38,5 h à 36 h.

Décidément, l'Allemagne n'est plus le "pays sans grèves", opposé à la France où les salariés sont considérés comme des grévistes potentiels.

Posté par jl boehler à 00:02 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , ,

mardi 5 mai 2015

Grève des chemins de fer en Allemagne

streik1

La politique d'austérité d'Angela Merkel, qu'elle veut imposer à toute l'Europe, provoque des remous dans son propre pays. Les conducteurs de trains de la Deutsche Bahn sont en grève à partir de ce mardi jusqu'à dimanche. Dans le proche Pays de Bade, les effets sont divers. Certaines lignes régionales sont desservies normalement, mais pas toutes. Sur certaines lignes les trains sont remplacés par des bus. Mais d'autres lignes ne verront ni train, ni service de remplacement, c'est le cas de la ligne Fribourg - Titisee - Seebrugg. Certains trains auront 1 h ou 2 de retard. Enfin, sur les lignes de longues distance, il ne faut pas espérer trouver un ICE (équivalent du TGV français). Rares seront les trains de la ligne Karlsruhe - Bâle - Interlaken, qui permet l'accès aux pistes de ski. Quant aux trains transfrontaliers tel Mulhouse - Fribourg, ils risquent également de grosses perturbations. Cette grève, pour des revendications salariales, est la plus dure et la plus longue jamais vue en Allemagne.

Posté par jl boehler à 00:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

lundi 30 mars 2015

Crash dans les Alpes : remise en cause des low-cost ?

lowcost

L'inconcevable tragédie de l'avion de la compagnie low cost allemande tourne en boucle sur tous les médias . L'ensemble de cette presse crie « haro sur le baudet » : à savoir le copilote qui aurait pété des plombs et qui, de dépressif suicidaire est devenu assassin de 149 personnes. Mais personne ne cherche à creuser plus loin, à montrer du doigt les co-responsables (pour le moins  !) de cette catastrophe, à savoir les invraisemblables conditions d'embauche et de travail du personnel et en particulier des personnels navigants des compagnies low cost.

Ces compagnies sont l'illustration caricaturale des dérives de la société ultralibérale dont le seulleit-motiv est : le fric, le fric, le fric ! Le fric à tout prix. Le développement du low-cost se fait partout au détriment du droit du travail et des protections sociales, et par voie de conséquence au détriment de la sécurité, tout en bénéficiant de millions de subventions publiques optimisées dans des paradis fiscaux. Le transport low cost consiste à faire payer à des gens pauvres qui ne prennent jamais l'avion les voyages d'agrément de gens aisés. Ceci à travers des subventions et des frais de marketing s'ajoutant à d'énormes investissements d’infrastructures à la charge des collectivités territoriales (département, région, chambres de commerce, offices de tourisme, etc.). La finalité de ces compagnies est de proposer le transport lui-même gratuitement aux passagers (pour l'image, la pub), sollicités voire rackettés par ailleurs sur tout l'accessoire (billet d'envol, bagages, repas en vol, toilettes, tout, tout est payant). Ces compagnies ne vendent plus des billets de transport mais prétendent amener à leurs « sponsors » un flux de touriste dans la région concernée. Ils ne vendent pas un transport à un passager mais un service à des institutions bien naïves...

crash

Les compagnies classiques comme Air France ou Lufhansa, pour lutter contre ces compagnies nouvelle vague créent elles-mêmes leurs compagnies low cost  : Transavia pour Air France, Germanwings et une autre compagnie pour Lufthansa (en train de regrouper ses deux compagnies pour faire encore baisser les frais, ce qui provoque de longues grèves dans tout le groupe). Pour cela, les compagnies « majors » doivent s'aligner sur les méthodes des low cost les plus « performantes » (celles qui gagnent le plus de fric) à savoir Ryanair et Easyjet. Le patron d’Air France-KLM, Alexandre de Juniac – passé directement de la direction du cabinet de Christine Lagarde, ministre de l’Économie de Sarkozy, à Air France en 2011 a au moins le bénéfice de la franchise : « Si on pouvait faire du low-cost avec les règles de fonctionnement d’une compagnie traditionnelle, cela se saurait ! Il n’est donc pas possible d’aller travailler chez Transavia aux conditions d’Air France, sauf à tuer Transavia. » Pareil pour Lufthansa et ses propres low cost...

Regardons donc de plus près ce que sont les « règles de fonctionnement » des low cost. Ecoutons le sénateur Bocquet : « Le succès économique de ces compagnies repose sur une réduction drastique de la plupart des coûts, en particulier ceux afférents au personnel. Il n’est donc pas étonnant de constater qu’à l’image de Ryanair, elles soient à la pointe des techniques d’optimisation sociale, en contournant le droit européen voire en y dérogeant. Dans un contexte de concurrence exacerbée, ces pratiques tendent désormais à être mises en œuvre au sein de certaines filiales de grands groupes », analyse le sénateur communiste Éric Bocquet dans un rapport récent sur le dumping social dans le transport européen.

Ces compagnies pratiquent la généralisation du recours aux travailleurs indépendants pour composer leurs équipages. Ce statut leur permet de s’exonérer des charges sociales et patronales. Ryanair est sans doute l’entreprise qui a le plus développé ce système. 70 % des 3 200 pilotes seraient recrutés sous ce statut. 60 % des personnels de cabine », note le sénateur.

 "Si nous ne volons pas, nous ne sommes pas payés", a expliqué le porte-parole des pilotes de Ryanair, modèle rêvé pour toutes les compagnies low cost. Ceux-ci n'hésiteraient donc pas à prendre leur service même s'ils ne sont pas en état - ce qui est explicitement interdit par une législation européenne - pour ne pas perdre de revenus. Christian Fletcher commandant de bord chez Ryanair, dans un livre qui a fait du bruit dans les milieux aéronautiques (Ryanair : low cost mais à quel prix - Editions Altipresse - 303 pages – 19,90 euros - n°ISBN : 9-791090-465206) se contente dans son livre de « relever » et d’expliquer ce qui lui apparaît comme contraire à la sécurité des passagers aériens.

Première constatation : Ryanair – rappelons-le, modèle de toutes les low cost - n’a qu’une ambition, et vraiment qu’une seule, celle de gagner de l’argent, beaucoup d’argent. Deuxième constatation, qui découle de la première : tout est bon pour réduire les coûts et augmenter les profits. Les personnels navigants techniques et commerciaux payent leurs uniformes, leurs formations (30.000 euros), leur badge, leurs frais de déplacement… Évidemment sans syndicat, employés en contrat précaire de droit irlandais, y compris pour quasiment tous les personnels basés dans tous les pays d’Europe et d’Afrique du Nord, les salariés de Ryanair n’ont droit ni à la retraite, ni à la sécurité sociale, ni au chômage, ni à aucune indemnité…

Les équipages ont « peur », insiste l’auteur à plusieurs reprises dans son livre. Un passage du livre explique : « … Nous dormirons quelques heures, habillés de nos uniformes Ryanair, à même le sol, dans l’agence de handling de Gênes. La compagnie ne nous fournira aucune compensation financière, et bien entendu ni repas ni boissons. A cause d’une fin de service tardive, notre période de repos obligatoire s’est rallongée. Par conséquent, la plupart d’entre nous ne pourra pas assumer les vols prévus le lendemain. La conséquence immédiate est une sanction financière. En effet, en tant que contractants, nous ne sommes pas rémunérés si nous ne volons pas…  ».

Autre constatation, et pas des moindres, qui découle des précédentes : la sécurité est évidemment mise en cause avec de telles pratiques. Notamment à cause de cette peur des équipages, et aussi de la fatigue accumulée. Jusqu’à six vols par jour ! Lisez bien ceci : « Le Cdb (commandant de bord) se retourne vers son copilote et lui demande s’il va bien. Sans réponse, il passe sa main devant les yeux du copilote cachés par des lunettes de soleil. Pas de réaction ! Le copilote est en train de dormir… Le plus grave, c’est qu’il s’est endormi sans s’en rendre compte et donc sans prévenir le Cdb… » L’action se passe en finale, alors que le copilote est pilote en fonction. (selon Agora-Vox)

streik_lufthansa_symbolbild

Voilà qui éclaire d'un autre œil la tragédie des Alpes : l'état dépressif du co-pilote ne serait-il pas lié aux conditions  de travail extrêmes chez Germanwings ? Il semble qu'il ne faut surtout pas parler des lowcost et de leurs exécrables pratiques. Cela ferait désordre. Et donc les causes de ces crashes ne peuvent être mises que sur le compte de la défaillance humaine ? N'y aurait-il pas de "fautes" humaines ailleurs que dans les cockpits ? La Lufthansa et ses succursales ont connu quatorze grèves en 2014. Et si la direction s'était penchée sur les problèmes des pilotes autrement qu'en rendant ces grèves impopulaires ?

Posté par jl boehler à 10:47 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : ,

mercredi 18 mars 2015

Les facteurs en grève

20130410

Les facteurs de plusieurs régions de France sont en grève la semaine du 16 au 21 mars 2015. Ils dénoncent le surplus de travail engendré par la distribution des professions de fois des candidats pour les élections départementales, et le manque de compensations financières.

Selon les régions, le mouvement est différent : un à plusieurs jours de grève, une absence totale de distribution ou juste la non-distribution des plis pour les élections. En Alsace, la grève sera effective au moins jeudi, 19 mars. Les envois officiels arriveront-ils à temps pour le premier tour des élections ? Et qu'est-il prévu pour le scrutin en cas de non distribution ? La question mérite d'être posée.

Posté par jl boehler à 23:12 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

jeudi 18 décembre 2014

65 % des Français aiment Angela Merkel ...

... mais les Belges n'apprécient pas la politique européenne d'austérité qu'elle leur impose.

merkelDNA du 16/12/2014

Posté par jl boehler à 03:15 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,

mardi 21 octobre 2014

Qui a dit que l'Allemagne ne connaît jamais de grèves ?

lufthansa

Alors que le trafic ferroviaire en Allemagne a été très perturbé depuis samedi dernier, lundi ce sont les pilotes de la Lufthansa qui vont prendre le relais. Le syndicat allemand de pilotes Cockpit annonce en effet ce dimanche une nouvelle grève pour lundi. Celle-ci, la neuvième depuis la fin août, doit affecter des vols commerciaux en Allemagne à partir de lundi matin jusqu'à 23h59 mardi, a annoncé le syndicat de pilotes dans un communiqué.

Le syndicat Cockpit a déjà mené plusieurs mouvements de grèves depuis la fin août au sein du géant européen Lufthansa, pour protester contre le projet de la direction de modifier les conditions de départ en préretraite pour les pilotes. La compagnie aérienne réussit souvent à limiter les effets de ces grèves en faisant voler d'autres pilotes, dont certains par exemple qui occupent d'autres fonctions au sein de la société, et en prévenant à l'avance les passagers. Il n'en reste pas moins que ces mouvements lui coûtent très cher.

berlin

Ce nouveau mouvement social intervient alors que le pays vient de connaître tout au long du week-end la plus grosse grève de trains qu'a traversé le pays depuis 2008. Seulement 30 % des trains grandes lignes et certains trains urbains et régionaux circulaient samedi et la situation n'était guère plus brillante dimanche. Seul point rassurant pour les voyageurs, le syndicat GDL a annoncé samedi que les mouvements de grève qui ont paralysé le trafic ferroviaire durant la semaine et ce week-end connaîtront une pause d'au moins sept jours à partir de lundi.(Les Echos.com)

GDL, le syndicat des conducteurs de locomotives à l'origine de la grève, réclame une augmentation des salaires de 5 % et une réduction de deux heures de leur semaine de travail, mais les négociations sont dans l'impasse. Elles achoppent notamment sur un préalable posé par la Deutsche Bahn : que GDL renonce à représenter les catégories de personnel autres que les conducteurs de train.

Posté par jl boehler à 00:26 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,

dimanche 5 octobre 2014

France 3 Alsace en grève lundi

emetteur_tmc_strasbourg

Les organisations syndicales CFDT et CGT de France 3 Alsace lancent un préavis de grève pour ce lundi 6 octobre.  Voici le texte diffusé par les deux syndicats :

"Faire grève… Pour exiger que la direction cesse d’interpréter l’accord collectif de manière réductrice et défavorable aux salariés ! 

Pour exiger que les dispositions prévues – RIA, paiement des heures supplémentaires, repos hebdomadaires, etc. – soient enfin respectées !

Pour exiger une information vraie, claire et précise sur les dispositions s’appliquant aux salariés !

Faire grève… Pour exiger le respect de nos représentants du personnel par la direction !

Pour exiger que les questions relayées par les Délégués du personnel trouvent des réponses claires, précises, concrètes, adaptées et correspondant à la réalité !

Pour exiger que les problèmes de l’antenne puissent être discutés par nos représentants dans un cadre respectueux de leur légitimité et de leurs compétences professionnelles !

Faire grève… Pour exiger que les actions disciplinaires contre les salariés soient menées dans le respect des textes et des personnes, et que les droits à la défense des salariés sous le coup de mesures disciplinaires soient respectés !

Pour que le licenciement abusif ne devienne pas une porte de sortie pour des salariés jugés indésirables ! Pour que la direction comprenne que le management par la peur ne marchera pas !

Faire grève pour le respect auquel nous, salariés, avons droit".

Les organisations syndicales précisent dans un second document...

"Parce que l’encadrement de l’antenne d’Alsace a déclenché une procédure disciplinaire ayant abouti au licenciement abusif le 11 septembre d’une collègue scripte, nous demandons le respect de l’accord collectif de France Télévisions dans toutes ses composantes y compris disciplinaires et la réintégration de notre collègue.Le dialogue social ne se décrète pas, il se construit".

Posté par jl boehler à 00:03 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,

vendredi 3 octobre 2014

Allemagne : grève dans les transports

92219903_w_479

Après une semaine de grève tournante de la Lufthansa, ce sont les conducteurs de locomotives qui vont débrayer, bien que le début de la grève ne soit pas encore déterminé. Mais la Deutsche Bahn et les voyageurs doivent s'y attendre tous les jours à venir. A la GDL (Gewerkschaft Deutscher Locomotifahrer, le principal syndicat) la grève a été votée à 91%, avec une participation de 81% des membres. Il n'y aura pas de grève avant la fin de semaine, selon les responsables de la GDL. Mais les débrayages seront progressifs, selon le responsable Claus Weselsky. Le syndicat veut avant tout obtenir une augmentation significative des salaires et se donne un délai jusqu'à samedi pour les négociations. La GDL exige une augmentation non seulement pour les conducteurs mais pour l'ensemble du personnel roulant (contrôleurs, cuisiniers, serveurs, barmans, etc...), soit pour un total de 37000 salariés. Pour l'instant, la Deutsche Bahn refuse ces propositions. L'Allemagne, exemple des libéraux français ? A voir...

Posté par jl boehler à 09:20 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,