vendredi 29 avril 2016

Grèves en Allemagne

Pas seulement la Lufthansa !

streik_verdiAlors que les médias ont beaucoup parlé de la grève chez les pilotes de la Lufthansa, les autres mouvements sont pratiquement passés sous silence. Ainsi dans les hôpitaux, notamment à Berlin, des centaines d'employés ont débrayé depuis le début de la semaine. Les fonctionnaires de différents services publics, comme ceux des piscines, ont amené la fermeture de leur établissement. Les services de ramassage des ordures et des déchets encombrants, comme ceux de nettoyage des rues, sont à l'arrêt. Partout le syndicat Verdi soutient la revendication des salariés du secteur public : augmentation de 6% de tous les salaires, 100 € mensuels en plus pour les apprentis ! Alors que le patronat propose 2 % d'augmentation : proposition rejetée catégoriquement par Verdi et considérée comme insuffisante par tous les salariés. La politique d'austérité des gouvernements européens mobilise de plus en plus contre ses initiateurs.

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mardi 19 avril 2016

A la SNCF, les syndicats montent au créneau

Mardi, 26 avril : jour de grève

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Les quatre syndicats représentatifs de la SNCF (CGT, Unsa, SUD, CFDT) appellent à une grève de 24 heures le 26 avril pour peser sur les négociations en cours sur les conditions de travail des cheminots, ont indiqué lundi à l'AFP des représentants CGT et SUD.

SUD-rail, qui menaçait d'un mouvement reconductible, s'est finalement rallié lundi à une grève à compter du 25 avril 19h00 jusqu'au 27 avril 8H00.

Le syndicat (troisième force) a toutefois décidé de ne pas s'associer au même préavis de grève que les trois autres organisations, ont précisé ces sources. Il avait déjà déposé en mars un préavis couvrant toute initiative jusqu'à fin mai.

Le préavis commun CGT-Unsa-CFDT devait être déposé dans la soirée, selon la CGT.

Il s'agit de la deuxième grève unitaire à la SNCF depuis 2013. Celle du 9 mars, lancée pour les mêmes raisons, avait fortement perturbé le trafic. Elle avait été suivie par 35,5% des personnels selon la direction et, de source syndicale, par plus de 60% des conducteurs et contrôleurs.

"Le 26 avril sera une nouvelle étape de mobilisation. Une manifestation nationale, sans grève, est aussi proposée le 10 mai", a annoncé la CGT-cheminots. 

Mais "un mouvement plus ferme pourrait être envisagé si après ces séquences il n'y a pas de réponse concrète à notre demande d'ouverture de réelles négociations prenant en compte les propositions alternatives des organisations syndicales", prévient le syndicat.

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dimanche 17 avril 2016

Après Mayotte, la Nouvelle-Calédonie

" La vie n’a jamais été aussi chère et les pauvres aussi nombreux."

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La Confédération syndicale des travailleurs de Nouvelle-Calédonie, la CSTNC dont le secrétaire général est Sylvain Néa a appelé ses adhérents à une journée de mécontentement général. Elle reproche au gouvernement de ne rien faire pour améliorer une situation qui se dégrade.

Les "exigences" :

  • une plan crédible soit mis en place afin de garantir l’emploi des travailleurs et surtout d’éviter les fermetures de centres,
  •  les provinces doivent mettre la main à la poche pour participer à l’effort
Il dénonce l'exportation des ressources minières qui sert  l’intérêt d’une minorité : les « petits mineurs » (mais « gros les comptes »), c’est-à-dire ceux qui on gagné de l’argent depuis des années, mais qui ont détruit nos  forêts, saccagé nos montagnes, pollué nos rivières et nos rivages, ceci au détriment du peuple calédonien. " Des préavis de grève ont été déposés.

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samedi 9 avril 2016

Grève générale à Mayotte

Pas un mot dans les médias, pourtant Mayotte est un département français

mayotte

La grève générale entamée le mercredi 30 mars se poursuit à Mayotte. Les grévistes barrent de nombreux axes routiers un peu partout dans l’île aux parfums et se mobilisent dans de grands rassemblements. 

Au centre des revendications, l’égalité réelle tant au niveau du respect du code du travail que des mesures pour le développement de l’ile.  

Les négociations jusqu’à présent engagées auprès de la préfecture et du conseil départemental n’ont pas donné satisfaction aux manifestants, indiquait hier Mayotte 1ère

Des élus ont rejoint le mouvement de protestation organisé ce jeudi 8 avril sur la place de la République à Mamoudzou. Une motion adressée au gouvernement devait être signée conjointement par les syndicats et les élus.

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mercredi 9 septembre 2015

A Mayotte, la grève dure chez Orange

Mayotte est un département français au même titre que le Bas-Rhin ou le Haut-Rhin. Pourtant peu d'informations nous parviennent à travers  les médias nationales. 

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Les grévistes d’Orange, qui ont entamé leur 7ème semaine de conflit social, ne veulent plus négocier avec leur directeur régional. Celui-ci est attendu demain jeudi, à nouveau, à Mayotte mais le syndicat Sud Solidaires souhaite que la directrice des ressources humaines (DRH), numéro 2 du groupe de téléphonie dans l’océan Indien, reçoive un mandat de Paris pour achever les négociations.

Une affiche syndicale devant la boutique Orange de Kawéni 

Après un nouveau round de discussion de 4 heures à Saint-Denis ce lundi, la sortie de conflit qui semblait accessible s’est à nouveau éloignée. Direction et syndicat campent sur leur position, la première proposant une prime «vie chère» de 60 euros mensuels rétroactive jusqu’en 2012, le second réclamant 120 euros par mois, comme l'ont obtenu les salariés de La Réunion.

La grève continue donc de perturber fortement l’activité commerciale des boutiques de l’opérateur à Mayotte et de paralyser le fonctionnement de ses services techniques. 

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vendredi 19 juin 2015

Grèves en Turquie

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En Turquie, le pouvoir d'achat a baissé de 25 % au cours de la dernière année, une catastrophe pour les travailleurs. Cela a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Sur 14 . 5000 salariés de la plus grande usine du pays, Oyak Renault, a commencé une grève dans la zone industrielle de Bursa.

En avril, le personnel d'une usine Bosch, entreprise de fournisseurs, avait menacé de démissionner en bloc, et immédiatement la direction a accordé des augmentations salariales de 12 % à 60 %. Cela a encouragé les ouvriers de Renault à continuer la lutte. Après quelques actions, la direction immédiatement réagi avec une grève d'avertissement en réduisant les licenciements envisagés.

Cependant, les salariés ont continué la grève avec occupation d'usine. Leurs revendications étaient: pas de licenciements, suppression des agents surveillants politiques, et une augmentation de salaire comme Bosch (soit environ 130 euros).

Les salariés des autres entreprises de la région qui vivent dans les mêmes conditions de vie, ont rapidement emboîté: (Tofas FIAT , 6500 salariés), Coskunöz (mineurs, 2000 salariés), MAKO (fabrication de phares, 1100 salariés) ... Au total, près de 16000 défient les directions des entreprises.

Les grévistes ont choisi leurs délégués qui ont représenté dans toutes les discussions avec les directions. Ils avaient la consigne, avant d'accepter une décision patronale, de la signaler à tous leurs collègues rencontrés collectivement qui votaient à main levée ou tout simplement en applaudissant. 

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Le patronat était naturellement tenté d'intimider ces jeunes délégués résolus.Ceux-ci, cependant, ne se sont pas découragés . Après une menace du capitaine de district de la police, ils ont décidé de ne plus aller aux réunions décidées par le patronat. S'il voulait parler aux grévistes, il pourrait les rencontrer dans l'usine occupée!

Le risque de propagation du mouvement à d'autres grands centres industriels dans le pays a conduit les entrepreneurs Renault à céder. Ainsi, le 27  mai, un accord a été signé : pas de sanctions contre les grévistes, les délégués des salariés deviennent les seuls interlocuteurs valables, 200 € garantis de prime annuelle, 500 € pour mettre fin aux grèves et de nouvelles négociations salariales en Juin. Les salariés sont conscients d'avoir obtenu une grande victoire.

Néanmoins, ce mouvement ne s'est pas est pas arrêté. Il se prolonge maintenant dans les banlieues de plusieurs villes: Ford Otosan, Valeo, Delphi, Turk Traktor à Ankara, Arçelik dans la ville d'Eskisehir, la raffinerie Petikim et la compagnie d'énergie Izenerji à Izmir ... 

Les grévistes ont appris très rapidement comment s'organiser, comment mener leur mouvement, comment contrecarrer les plans des espions du patronat et de la police. Et ils voient que les patrons n'ont maintenant plus le choix dès lors que les salariés sont décidés à ne pas céder. Une lutte qui rappelle beaucoup celle des ouvriers polonais de Solidarnosk dans les années 80 et qui a mené à la chute de la dictature de Jaruzelski. Avec ces grèves, et la défaite aux élections législatives, Erdogan a des soucis à se faire.

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mercredi 10 juin 2015

Grève à la poste au Pays de Bade

 Le libéralisme extrême qu'Angela Merkel veut imposer à l'Europe est toujours aussi contesté dans son propre pays.

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La grève des postes touche à nouveau le Pays de Bade. Elle a commencé lundi où les salariés des onze centres de tri ont cessé le travail (dont Fribourg, Offenbourg, Karlsruhe, Mannheim et Heilbronn). Le centre de distribution des colis de Lahr est également en grève. Toutes les négociations ont échoué, selon les responsables du syndicat Verdi. Un nombre important de facteurs s'est mis en grève à son tour.

Le conflit porte sur les conditions de travail et surtout les salaires.  En effet, depuis la création en Allemagne de 49 sociétés régionales de distribution, et de livreurs payés au rabais, VERDI exige que ces sociétés fonctionnent sous l'égide de la Deutsche Post, et que tous les salaires soient alignés. Comme rattrapage du pouvoir d'achat, VERDI exige un versement uniforme de 500 € et une augmentation de 2,7% pour 2016. La direction de la Deutsche Post rejette ces propositions. Elle estime qu'elle ne peut payer ses salariés deux fois plus que ses concurrents. La grève est loin de s'arrêter sur un accord.

NB : un facteur allemand gagne en moyenne 17,72 €/heure, mais le salaire des débutants est de 10,32 €/heure. A noter, que les facteurs allemands touchent une prime de Noël et de vacances, qui ne remplace de loin pas un 13ème mois.

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mercredi 20 mai 2015

En Allemagne, les grèves dans les transports se durcissent

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Alors que la grève continue dans les chemins de fer allemands, les conducteurs de trains vont avoir à partir de jeudi le renfort des conducteurs de bus. Dans le Pays de Bade ce sont des centaines de chauffeurs qui ont annoncé qu'ils débrayent à partir de jeudi. La Deutsche Bahn va avoir du mal à remplacer certains trains régionaux par des bus, notamment à Fribourg-en-Brisgau, Waldshut, Villingen et Radolfzell. Les voisins allemands vont avoir du mal à voyager pour le week-end de la Pentecôte, sauf si la direction de la DB accepte enfin de négocier. Mais il va falloir se presser !

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samedi 16 mai 2015

Grèves en Allemagne : après les trains, la poste

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La politique d'austérité imposée par Angela Merkel continue à faire des remous en Allemagne. A peine la grève des trains terminée, voilà que ce sont les postiers qui débrayent. En effet, dans la négociation collective entre la Deutsche Post et le syndicat Verdi, aucun accord n'est intervenu. La revendication des salariés est simple : réduction du temps de travail sans baisse des salaires.

"Tous les voyants sont au rouge", selon les responsables syndicaux. Les clients postaux doivent s'attendre à des retards dans la distribution du courrier et des colis. Ce sont les salariés qui voteront maintenant la durée de la grève. Pour l'instant, la direction considère les revendications des salariés comme irréalistes, et veut se tenir à une garantie de trois sans licenciements. Le syndicat demande une réduction du temps de travail de 38,5 h à 36 h.

Décidément, l'Allemagne n'est plus le "pays sans grèves", opposé à la France où les salariés sont considérés comme des grévistes potentiels.

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mardi 5 mai 2015

Grève des chemins de fer en Allemagne

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La politique d'austérité d'Angela Merkel, qu'elle veut imposer à toute l'Europe, provoque des remous dans son propre pays. Les conducteurs de trains de la Deutsche Bahn sont en grève à partir de ce mardi jusqu'à dimanche. Dans le proche Pays de Bade, les effets sont divers. Certaines lignes régionales sont desservies normalement, mais pas toutes. Sur certaines lignes les trains sont remplacés par des bus. Mais d'autres lignes ne verront ni train, ni service de remplacement, c'est le cas de la ligne Fribourg - Titisee - Seebrugg. Certains trains auront 1 h ou 2 de retard. Enfin, sur les lignes de longues distance, il ne faut pas espérer trouver un ICE (équivalent du TGV français). Rares seront les trains de la ligne Karlsruhe - Bâle - Interlaken, qui permet l'accès aux pistes de ski. Quant aux trains transfrontaliers tel Mulhouse - Fribourg, ils risquent également de grosses perturbations. Cette grève, pour des revendications salariales, est la plus dure et la plus longue jamais vue en Allemagne.

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