lundi 18 juin 2018

Nicaragua : Des manifestations durement réprimées

157 morts recensés !

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Alors que la communauté internationale a les yeux braqués depuis plusieurs mois sur la situation chaotique au Venezuela, et sur les heurts qui ont secoué le pays en faisant des dizaines de victimes, un autre pays d’Amérique latine vit actuellement une période troublée sous fond de répression violente, il s’agit du Nicaragua.

De nombreux épisodes violents durant lesquels les opposants au régime de Daniel Ortega ont été réprimés par les forces de l’ordre ont secoué ce petit pays d’Amérique centrale sous fond de crise socio-politique.

Nouveaux actes de violence au Nicaragua, alors que les derniers chiffres du Centro Nicaragüense de Derechos Humanos (Cenidh) font mention de 157 morts depuis que des manifestations anti-gouvernement ont éclaté en avril en raison de réformes de la Sécurité Sociale ( baisse de 5 % des pensions de retraite associée à une hausse des cotisations). Voilà qui rappelle la hausse de la CSG décidée par Macron et qui peut expliquer l'absence d'information dans nos medias ! Partout où les mesures d'austérité passent, le peuple gronde.

La crise la plus sanglante depuis 1980, les pays voisins menant la même politique très inquiets.

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Le Nicaragua vit la crise sociopolitique la plus sanglante jamais enregistrée depuis les années 1980, comme dans les cas précédents, la majorité des morts au Nicaragua ont été victimes de coups de feu précis à la tête, un témoignage d’une réelle volonté de tuer.

Les manifestations contre Ortega et sa femme, la vice-présidente Rosario Murillo, ont commencé le 18 avril, depuis s’en est suivi une demande de démission contre le couple de dirigeants après onze ans de pouvoir sous fond d’accusations d’abus et de corruption.

Devant la gravité des faits, le gouvernement chilien a réitéré sa profonde « préoccupation » face aux « actes de violence » qui ont lieu au Nicaragua et qui ont fait, outre les victimes mortelles, plus d’un millier de blessés.

« Le Chili espère que le gouvernement nicaraguayen se conformera aux 15 recommandations formulées par le rapporteur de la Commission interaméricaine des droits de l’homme lors de sa récente visite dans ce pays », a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

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Le Mexique a de nouveau lancé un appel au calme le 12 juin par l’intermédiaire du Ministère des Affaires étrangères, le gouvernement mexicain s’est déclaré préoccupé par la persistance de la violence dans ce pays et a réitéré son appel à la cessation immédiate de tout acte de violence, d’intimidation ou de menace.

En même temps, il a exhorté le gouvernement de Daniel Ortega, président du Nicaragua, et tous les secteurs de la société du Nicaragua à reprendre d’urgence le dialogue national avec la participation de la Conférence épiscopale du Nicaragua, et à mettre en œuvre les recommandations de la Commission Commission interaméricaine des droits de l’homme, émises le 15 mai de cette année.

Le président du Costa Rica a de son côté jugé indispensable que le gouvernement d’Ortega respecte les droits de l’Homme pour surmonter la profonde crise que traverse son voisin nicaraguayen.

Et pourtant la violence continue !

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Outre la grève générale dans le pays, la violence s’est encore invitée dans plusieurs villes du Nicaragua (avec de nouvelles victimes à déplorer) avant la reprise du dialogue national qui vise à mettre fin à cette période sous haute tension.

Cet appel à une grève de 24h a été lancé par l’Alliance civique pour la Justice et la Démocratie, qui réunit des hommes d’affaires, des membres de la société civile, des étudiants et des paysans pour exiger la fin de la répression gouvernementale. La grève nationale a commencé à minuit avec une « cacerolada » qui a été perçue dans de nombreux quartiers de la capitale.

Le but de la grève était de faire pression sur le président Ortega pour mettre fin aux émeutes et permettre une sortie de crise de façon pacifique.

Un gouvernement soi-disant populaire

Les tirs de la police, les bombes de mortier et les sirènes qui retentissent sont monnaie courante dans les rues du Nicaragua depuis avril. Les groupes anti-émeutes sont ceux qui essaient d’éviter les manifestations, avec une forme similaire à celle des forces paramilitaires bolivariennes de Nicolás Maduro au Venezuela.

Le gouvernement sandiniste estime, à l’instar de son homologue vénézuélien, que cette agitation vise uniquement à destituer le mariage présidentiel au pouvoir, en invoquant un complot nord-américain toujours enclin à « s’en prendre aux gouvernements populaires ». Si populaire que ça ? (Aline Timbert - Actu Latino)

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samedi 2 juin 2018

La centrale d'achat de Système U bloquée

Pas de négociations, juste un appel aux CRS !

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Vous faites vos achats au Super U à Villé, les rayons se vident à une vitesse éclair ! Des affiches posées par la direction font état du blocage de la centrale d'achat (depuis mercredi semble-t-il) ! Les raisons (non indiquées) : baisse des primes, et donc des salaires pour une partie du personnel (notamment les précaires) ! Restructurations, fusions de centrales d'achat qui entraîneraient de nombreux licenciements. Les salariés ont le choix : la baisse de salaire ou le licenciement. Et la direction de la centrale mulhousienne n'a qu'une réponse face aux revendications : l'intervention des CRS ! Et rien dans la presse avant ce matin !

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mardi 29 mai 2018

Brésil : grève des routiers

Malgré la mobilisation de l’armée !

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La crise des routiers empire au Brésil, où l'on proteste contre l'augmentation du prix de l'essence. Au sixième jour de grève et de mobilisation nationale, le pays est paralysé par des barrages routiers. Manque d'approvisionnements, pénuries d'essence… Même la décision du gouvernement de mobiliser l'armée pour débloquer les routes n’a pas pu changer la donne.

La protestation ne faiblit pas et prend chaque jour plus d'ampleur. Six cents barrages routiers ont été dénombrés dans tout le pays. Pour tenter de réduire la pénurie d'essence qui touche notamment les aéroports, l'armée a mis en place des escortes de camion-citerne pour qu'ils aient accès aux raffineries. Supermarchés et restaurants commencent à manquer de produits frais et le prix des denrées explose dans certaines régions.

Les négociations entre les syndicats de routiers et le gouvernement traînent. Elles n’ont pas permis pour l'instant de débloquer la situation. A huit mois de l'élection présidentielle, Michel Temer, déjà très impopulaire, n'a pas réussi à faire lever les barrages, et ce malgré un décret permettant à l'armée d'intervenir et de faire usage de la force. Une décision très critiquée par les syndicats de routiers et jugée « inadmissible » par Amnesty International.

Pour tenter de faire plier les routiers, souvent appuyés par leurs patrons, le gouvernement a également décidé d'appliquer des amendes de plus de 25 000 euros par jour de grève à l'encontre des entreprises de transport. Le mouvement de protestation ne semble pourtant pas prêt de s'arrêter.

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samedi 12 mai 2018

Grèves et manifestations annoncées pour le 22 mai

Tous les syndicats rejoignent le mouvement

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Les 7 syndicats, qui étaient à l'origine de la journée de mobilisation du 22 mars, appellent les fonctionnaires à une nouvelle journée de grève nationale le mardi 22 mai 2018.

Mise à jour : la CFDT et l'UNSA rejoignent le mouvement. C'est donc l'intégralité des organisations syndicales de la fonction publique qui appelle à la mobilisation.

Les revendications concernent le projet de réforme de la fonction publique et le pouvoir d'achat de ses agents.

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vendredi 20 avril 2018

SNCF : des voyageurs font une drôle de grève

Metz - Luxembourg : prix trop cher !

Les voyageurs font la grève du billet tous les jours où le personnel SNCF ne fait pas sa grève perlée.

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Ça a dû leur faire tout drôle, aux contrôleurs, de tomber sur un billet estampillé : «Prix :  trop cher pour le non-service». Mais aussi : «Grève mettant en danger l’emploi d’autrui» ou encore «des usagers dans une situation sans issue»! De loin, on imagine la scène… l’arroseur arrosé, ça peut faire sourire. Mais la réalité est malheureusement plus rude.

On le sait, les syndicats de cheminots sont lancés dans une grève «dure» depuis le début du mois d’avril : deux jours (presque trois en réalité) de grève perlée par semaine, pour dénoncer la réforme de la SNCF voulue par Emmanuel Macron.

En face, une Coordination nationale des usagers du train leur répond : «Nous voulons la prise en compte de notre réalité quotidienne!» Et constate : «Depuis plusieurs années, la qualité du service fourni par la SNCF ne cesse de se dégrader alors que le prix des abonnements augmente. Les déplacements domicile-travail sont devenus une source de stress, et impactent négativement notre vie professionnelle et personnelle.» Et, sans prendre trop de risque politique, estiment que «Les réformes structurelles et l’arrivée de la concurrence ne peuvent être l’unique réponse pour l’amélioration de nos conditions de transport.»
L’axe transfrontalier fonctionne déjà mal…
Les usagers estiment que la ligne transfrontalière Metz-Luxembourg fonctionne mal car « Elle est l’objet d’enjeux parfois contraires entre la France et le Luxembourg », notamment sur le point de savoir qui investit sur quoi, avec la manne que représente l’impôt sur le revenu laissé par les frontaliers au Grand-Duché. D’où des co-investissements négociés à petits pas à Paris, en mars, lors du sommet. Les infrastructures sont sous-dimensionnées par rapport au développement de la main d’oeuvre frontalière, clairement. Des améliorations sont attendues d’ici 2020/2022 avec les investissements internes au Luxembourg (Bettembourg etc.) Mais pas avant 2028 sur le versant vers Thionville et Metz. Un horizon un peu lointain que "les grévistes du billet" veulent voir plus rapproché...

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jeudi 19 avril 2018

Grèves : et maintenant le métro ! et les syndicats de l'énergie !

La CGT-RATP dépose un préavis

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Concrètement, cette grève a débuté ce mercredi, 18 avril à 20h00 et se terminera samedi, 21 avril à 7h00. Pour justifier cette grève, le syndicat évoque la répression des droits "enfants malades", l'augmentation de la CSG, le gel des salaires, les suppressions de postes, la dégradation des conditions de travail. La CGT met aussi l'accent sur le démantèlement du service public et ses conséquences néfastes en matière de transports. L'UNSA a déposé un préavis pour permettre aux agents de participer à la manifestation prévue ce jour.

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 La CGT annonce 3 dates pour les coupures de courant, et ce n'est qu'un début !

La FNME-CGT, première organisation syndicale dans l'énergie, a annoncé mercredi son intention de faire grève jusqu'à la fin juin pour "un nouveau service de l'électricité et du gaz", avec des actions comprenant "des coupures ciblées" d'entreprises.

La fédération énergie souhaite mettre en œuvre la "convergence des luttes", a expliqué à l'AFP Sébastien Menesplier, secrétaire général de la CGT Mines-Énergie, alors que la CGT organise au niveau national une journée de mobilisation interprofessionnelle jeudi.

Des assemblées générales vont se tenir mercredi et jeudi avec les salariés, lors desquelles seront mises "en débat des interventions sur l'outil de travail", a-t-il dit. 

Ces actions peuvent être "des coupures ciblées, en direction des entreprises où les employeurs licencient" ou "criminalisent l'action syndicale", a-t-il avancé, citant Carrefour en exemple, ou encore "des actions de baisse de production de l'électricité et de gaz qui peuvent commencer dès mercredi soir".

"Des actions en direction des usagers pour ceux qui ont subi des coupures d'énergie" sont également envisagées, ainsi que "des basculements d'heures pleines en heures creuses" pour faire baisser la facture des usagers, a-t-il ajouté.

Fin mars, la FNME-CGT avait annoncé appeler à la grève à partir du 3 avril et jusqu'au 28 juin, soit sur la même période que la grève à la SNCF.

Pour rouler, les trains "ont besoin d'énergie, donc on a aussi des actions à mener en ce sens", a averti M. Menesplier, alors que le quatrième épisode de grève des cheminots contre la réforme ferroviaire a débuté mardi soir.

Mais la fédération énergie porte également ses revendications propres. Alors que la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), déterminant la trajectoire énergétique de la France pour 2019-2023, est actuellement "débattue publiquement, on souhaite se faire entendre et peser dans le débat", a expliqué M. Menesplier.

Il faut "commencer par faire un bilan de la déréglementation énergétique qui depuis quasiment 20 ans (...) n'a apporté que des effets dévastateurs tant pour les salariés que pour les usagers", a-t-il déclaré.

D'autres "temps forts" sont prévus les 24, le 26 avril, le 1er mai, les dates suivantes restant encore à déterminer.

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mercredi 11 avril 2018

Grèves à Fribourg-en-Brisgau et dans le Pays de Bade

Les chemins de fer, les bus, les poubelles, les crèches : autant de secteurs touchés par l'appel à la grève du syndicat Verdi.

badeAlors que certaines grèves sont habituelles, c'est par contre la première fois depuis 2009 qu'un débrayage d'importance touche les transports en Allemagne. Mais nos voisins germaniques, plus solidaires que certains Français avec les grévistes, acceptent volontiers sans ronchonner de se rabattre sur les navettes, les taxis ou le covoiturage. Certes, les embouteillages routiers sont une gêne, mais c'est bien un moindre mal auquel s'adaptent autant les personnes âgées qui se rendent chez leur médecin ou qui vont tout simplement faire du shopping, que les salariés qui se rendent à leur travail. Pour les bus, seules trois lignes de Fribourg restent opérationnelles, et les bus scolaires sont tous à l'arrêt.

Mais la grève d'avertissement du 10 avril a vu la plupart des 21 garderies urbaines de Fribourg fermées (seules 2 sont restées ouvertes). Mais en ville, ce sont bien d'autres secteurs qui ont été touchés : les administrations de la municipalité, les centres de soins de jour, les sociétés de jardinage, de génie civil et du bâtiment. Verdi a d'ailleurs annoncé trois jours de grève supplémentaires avant les négociations prévues pour la semaine prochaine.

Les syndicats réclament 6 % de plus de salaire, avec une augmentation minimale de 200 €/mois. Et d'autres villes du Bade-Würtemberg seront touchées à partir du jeudi, 12 avril : Stuttgart, Reutlingen, Tübingen, Heilbronn, Ludwigsburg, Böblingen et Ulm. Et ce jour, toute la fonction publique sera touchée. Pas de transports en commun, pas de jardins d'enfants, pas d'administrations, accueils réduits à l'indispensable dans les hôpitaux, pas d'élimination des déchets, chantiers de construction à l'arrêt.

Et une grande manifestation de protestation contre le "social-libéralisme" de la grande nouvelle coalition gouvernementale CDU/SPD aura lieu à Stuttgart à 11h, à laquelle appellent tous les syndicats. La grève s'étend peu à peu à toute l'Allemagne, déjà les aéroports de Stuttgart, mais aussi Francfort, Münich, Cologne et Brême voient peu d'avions s'envoler, du fait de la grève du personnel de la Lufthansa.

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vendredi 6 avril 2018

Macron "bien accueilli"

Une majorité de français approuve les actions des cheminots

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Emmanuel Macron a été accueilli par une centaine de manifestants, dont des cheminots, des étudiants et des personnels soignants, lors de son arrivée à Rouen ce jeudi. En déplacement sur le thème de l'autisme au CHU, le chef de l'Etat a été hué par des manifestants qui entendent défendre le service public.

"Macron, on t'attend", lance le groupe rassemblé devant le pavillon de pédiatrie sans avoir la certitude que le président de la République vienne à leur rencontre.

Emmanuel Macron a été interpellé par une aide-soignante mécontente des nouvelles coupes dans le budget de l'hôpital. En ce printemps de contestations sociales, des comités d'accueil remontés attendent le président de la République à chacun de ses déplacements : c'était le cas ce jeudi au CHU de Rouen, où Emmanuel Macron, arrivé sous les hués d'une foule hétéroclite, a été pris à partie par une aide-soignante.


"On a besoin de moyens"

"Vous avez vu ? On travaille bien, on fait de belles choses, et on a besoin d'argent. Il y a encore moins 2% cette année (dans le budget) alors qu'on augmente le taux d'activité de 4%. Au quotidien, il y a des fermetures de lits dans les services, des fermetures de service faute de personnel. On a besoin de moyens, on a besoin de personnel. (...) Il y a des gens formidables qui se donnent un mal de chien pour bien travailler.", a-t-elle expliqué au chef de l'Etat.


"De l'argent, il y en a dans le pays ! Les déficits publics, c'est beaucoup les banques. C'est pas tellement les cheminots ou les hôpitaux", a-t-elle continué, tandis qu'Emmanuel Macron invoquait la baisse des déficits publics pour justifier la "réorganisation" des budgets hospitaliers. "Il y a des coupes budgétaires dans tous les services publics", a constaté cette membre du personnel médical du CHU, alors que cheminots, employés municipaux, retraités et étudiants accompagnaient la grogne de ses collègues devant l'hôpital.

Face à cette colère, Emmanuel Macron s'est voulu rassurant, sans pour autant reculer sur le fond : "Il y a toujours des inquiétudes, parfois légitimes. Il y a des annonces qui suscitent aujourd'hui des protestations, qui sont totalement légitimes, qui supposent un travail, des explications quant au changement et à son sens", a déclaré le locataire de l'Elysée. "Ça ne doit pas empêcher le gouvernement de gouverner et de faire des choses importantes pour des millions de Français." Emmanuel Macron reste donc, pour l'heure, "droit dans ses bottes". Pour combien de temps ?


Selon un sondage pour BFMTV, 44% des Français approuvent la mobilisation des cheminots, et 41% y sont opposés. La tendance s'est inversée en deux semaines.

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mardi 20 mars 2018

Air France : la menace d'une grève longue

Les pilotes ont acté le principe d'une grève de plus de six jours

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 Le contexte est tendu à Air France et d'importantes perturbations pourraient toucher la compagnie aérienne française dans les prochains jours. Les salariés ont décidé de se mettre en grève à la fin du mois. "Les voyageurs doivent s'attendre à des perturbations. Une journée de grève est déjà prévue le 23 mars prochain et l'intersyndicale de pilotes, d'hôtesses, de stewards, et de personnels au sol réunie ce matin a également décidé d'une autre date fin mars". Mercredi 14 mars, la moitié des pilotes a été consultée sur le principe d'une grève longue pouvant dépasser six jours. Une décision approuvée à 71%, rappelle le journaliste. "L'objectif est de faire pression pour revaloriser les salaires de 6% afin de rattraper la perte de pouvoir d'achat des salariés depuis sept ans. Une bonne partie des avions pourrait être clouée au sol à partir de vendredi de la semaine prochaine".

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lundi 19 mars 2018

Fonction publique : appel pour une grève unitaire le 22 mars

Non au plan "Cap 2022" de suppressions de postes du gouvernement

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Le mois de mars sera celui des luttes sociales dans la fonction publique. C'est en tous les cas ce qu'envisagent les principales organisations syndicales du secteur (CGT, FO, FSU, Solidaires 31), qui appellent à une grève unitaire le 22 mars. Une journée qui devrait servir à agréger différents combats engagés ces dernières semaines, dans les hôpitaux, les EHPAD, les finances publiques. La levée de boucliers des fonctionnaires vise d'abord à défendre leur statut, que le gouvernement a déclaré vouloir assouplir, et qu'ils estiment mis en danger. Au-delà de leurs propres cas, ils alertent sur les dangers que représente la remise en question du statut pour les usagers du service public : «le statut du fonctionnaire est la pierre angulaire du service public, qui aujourd'hui tend à basculer vers le privé, ce qui va impliquer une absence de suivi des usagers et des services payants.» Carte grise, déclaration d'impôts, les exemples sont nombreux. Présents lors de la réunion qui s'est tenue hier, des représentants des syndicats étudiants entendent également rattacher le mouvement étudiant au wagon de la contestation du 22 mars : «on est tous des usagers du service public, et surtout, nous sommes également concernés par cette même logique de casse et d'austérité», a déclaré Aurélie-Anne Those de l'UET. La manifestation du 22 mars fera suite à la mobilisation des retraités et des EHPAD aujourd'hui. Le début d'un long mouvement ?

C'est le mot qui revient dans toutes les bouches au moment d'évoquer la journée du 22 mars : le CAP 2022, plan d'action engagé par le gouvernement pour la refonte du service public, qui prévoit la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires, et d'atteindre une baisse des dépenses publiques de l'ordre de -3 % du PIB. Les syndicats préconisent la suppression de ce plan et la création d'emplois.

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