mercredi 2 décembre 2020

100% de grévistes au Collège de Villé

Du jamais vu !

AED2Bien sûr, il ne s'agit que du corps des surveillants et des éducateurs, soit six personnes qui ont débrayé ce mardi à l'appel des syndicats d'enseignants. Mais quand même, faut-il rappeler que même lors des grèves de mai 68 ce nombre de six ne fut jamais atteint, et qu'une majorité d'enseignants n'était pas syndiquée. J'ai moi-même été dans ma carrière très souvent le seul à faire grève. Alors je tiens à saluer ces intérimaires mal payés, surchargés lors des mesures sanitaires, qui ont tenu à manifester leur mécontentement. Dommage aussi pour les paroles très maladroites de la principale du collège  qui affirme que l'absence de ce personnel n'a pas affecté la marche de l'établissement. Comme preuve de solidarité, on a déjà vu mieux.

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vendredi 27 novembre 2020

Usine de nickel en Nouvelle-Calédonie

Intervention des forces de l'ordre pour lever des blocages

nickelLes forces de l'ordre sont intervenues tôt mardi matin à Nouméa pour lever le blocage des accès au gouvernement local et à la province Sud par des militants opposés à la vente d'une usine de nickel à un consortium piloté par le géant suisse Trafigura, a constaté l'AFP. 

Environ une centaine de militants, selon les médias locaux, ont été dispersés par des gardes-mobiles, qui ont fait usage de gaz lacrymogènes, occasionnant des bousculades. 

Depuis jeudi dernier, le collectif "usine du sud : usine pays" et l'ICAN (Instance coutumière autochtone de négociations) multiplient les actions sur le terrain pour s'opposer à la vente par le groupe brésilien Vale de son usine métallurgique de nickel et de cobalt à un consortium calédonien et international, dans lequel Trafigura, géant du négoce de matières premières détient 25%. Les deux parties sont en négociations exclusives jusqu'au 4 décembre.     

Le port autonome de Nouméa est bloqué depuis cinq jours, tandis que l'usine, située dans le Sud de l'archipel, tourne au ralenti car elle n'est plus alimentée en minerai, les accès à la mine de Goro étant eux aussi entravés.

Jugeant "inenvisageable de mettre en péril l'activité économique", le président du gouvernement local, Thierry Santa, a indiqué avoir déposé un référé au tribunal administratif pour que le port soit libéré par la force publique.      

Lundi, les manifestants, qui ont le soutien des indépendantistes du FLNKS, avaient organisé des barrages sur plusieurs axes routiers menant à Nouméa, qui ont été levés à la mi-journée par la gendarmerie.       

Le collectif et l'ICAN ont fait savoir qu'elles allaient "monter en pression durant toute la semaine" avec "une journée pays mort vendredi" pour "empêcher Trafigura de mettre la main" sur le fabuleux gisement de Goro. 

Ils défendent une offre concurrente, qui n'a pas été retenue par Vale, portée par Korea Zinc et la société financière de la province Nord. Le projet prévoit 56% de participation publique calédonienne.       

"Nous voulons que l'Etat fasse bouger les lignes et qu'il organise une table ronde. On ne lâchera pas", a déclaré Raphaël Mapou, porte-parole du collectif.      

Dans un courrier rendu public lundi par Vale-NC, le ministère des outre-mer a toutefois indiqué "qu'à ce jour l'offre portée par le consortium Prony Ressources (Trafigura, investisseurs privés et intérêts calédoniens, ndlr) est la seule offre viable dont l'Etat ait eu connaissance".

"Cette offre est en outre largement soutenue par les salariés de l'usine", écrit le directeur de cabinet du ministre des outre-mer, Sébastien Lecornu. L'Etat est impliqué dans ce dossier par le biais d'importants soutiens financiers.

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mardi 13 octobre 2020

Bade-Wurtemberg : troisième jour de grève

Appel à la grève dans les services publics mercredi

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Les grèves sont rares en Allemagne, mais ce mercredi 14 octobre aura lieu la troisième journée de grève en quinze jours dans les collectivités du Bade-Wurtemberg. Le syndicat Verdi appelle les salariés de ce secteur à cesser le travail. Jusqu’à présent limitée aux seuls transports urbains, la mobilisation s’étend maintenant à tous les services publics communaux et intercommunaux : crèches garderies, hôpitaux, administrations communales, salles de spectacle, éboueurs et bien entendu les transports urbains.

Le syndicat réclame toujours des hausses de salaires de l’ordre de 4,8 % (150 euros mensuels) et une harmonisation des conditions sociales au niveau fédéral (notamment la généralisation de trente jours de congés payés). Les deux dernières journées de grève ont été massivement suivies, bus et trams étaient totalement l’arrêt dans la plupart des grandes villes du Bade-Wurtemberg comme Stuttgart, Karlsruhe, Baden-Baden ou encore Fribourg-en-Brisgau. Cela devrait à nouveau être le cas mercredi. Les grévistes du sud du pays de Bade ont prévu de manifester à Fribourg-en-Brisgau à partir de midi au départ de la place de l’ancienne synagogue.

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jeudi 24 septembre 2020

Fermeture de Bridgestone

Combien d'argent public l'usine avait-elle touché ?

bridgestoneBridgestone a annoncé la fermeture de son usine de pneus à Béthune. Un coup dur pour ses 863 salariés et des centaines de sous-traitants. Ces dernières années, l'entreprise avait pourtant reçu des centaines de milliers d'euros d'aides publiques.

"Ca va être la guerre". Le président de la région des Hauts-de-France ne décolère pas après l'annonce de la fermeture de l'usine  Bridgestone de Béthune. 863 employés sont sur le carreau. Sans compter des centaines de sous-traitants. Pour Xavier Bertrand, la pilule est d'autant plus amère que le site avait reçu à plusieurs reprise des aides publiques. Et même beaucoup d'aides publiques.  "C'est pas "prends l'oseille et tire-toi". ça va être des années de procédure et une guerre de tranchées", prévient le président de la région. Mais de quels montants parle-t-on ?

620 000 euros d'aides régionales. Entre 2008 et 2016, 500.000 euros ont été alloués par le Conseil régional des Hauts-de-France au fabricant japonais. Une somme à laquelle s'ajoutent encore 120.000 octroyés  par la Région lors de l'actuel mandat, depuis 2016. Ces aides ont été validées en octobre 2017. Une subvention totale, donc, de près de 620.000 euros destinée à développer la formation des salariés et moderniser le site. Et l'argent public ne devait pas s'arrêter. 

En 2008, la communauté d'agglomération de Béthune a versé presque 1,2 million d'euros au groupe japonais, en complément du versement de 500.000 euros de la Région mentionné précédemment. A cela s'ajoute 500.000 euros du FEDER (fonds européen) ainsi que 320.000 euros de l'Etat. Au total, les aides publiques depuis 2008 avoisinent donc 2,6 millions d'euros et ce n'est pas tout. Reste en effet à connaître le montant du crédit d'impôt pour la compétitivité emploi (CICE) qu'aurait touché l'équipementier récemment. Le montant d'1,8 million d'euros est évoqué par plusieurs sources. Il a été confirmé par Agnès Pannier-Runacher lors du Grand Jury sur LCI. "1,8 million au titre de l'exercice 2017" a-t-elle précisé, indiquant au passage que le CICE avait, depuis, été supprimé.

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mardi 9 juin 2020

Appel syndical unitaire à la grève

Face à cette mobilisation importante, Macron va-t-il encore se réfugier derrière le coronavirus pour tout interdire ?

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samedi 18 janvier 2020

Premières épreuves du nouveau bac...

... menacées par un boycott des profs

bacA quelques jours de l'échéance lundi, les premières épreuves de contrôle continu du nouveau baccalauréat sont menacées par un appel au boycott de syndicats d'enseignants, qui demandent leur report et dénoncent une réforme mal préparée.

Grèves de surveillance, refus de corriger les copies ou de transmettre les notes: les opposants envisagent les mêmes modes d'action qu'au moment des corrections du baccalauréat en juin, qui avaient créé la confusion.

Prévues à partir de lundi, ces premières épreuves de contrôle continu, les "E3C" dans le jargon, doivent s'étaler sur un mois et demi en fonction des lycées. Elles portent sur l'histoire-géographie, les langues vivantes ainsi sur que les mathématiques pour les élèves de la voie technologique. 

Grandes innovations du nouveau bac, ces épreuves réparties en trois sessions sur les années de Première et Terminale comptent pour 30% de la note finale.

Dans chaque établissement, les professeurs doivent piocher dans une banque nationale de sujets mais certains d'entre eux s'y refusent.
"Sur notre secteur, les 50 profs d'histoire-géo se sont mis en réseau pour ne pas faire remonter les sujets des épreuves qu'on devait sélectionner et nous ne ferons pas passer ce contrôle continu. On entre dans le dur", assure Jimmy, professeur d'histoire-géographie au lycée Angela-Davis de Saint-Denis, en banlieue parisienne.

Dans les lycées où les professeurs ont refusé de choisir les sujets, il a été demandé aux inspecteurs régionaux de le faire à leur place.

Même un établissement comme le prestigieux lycée Louis-Le-Grand à Paris est concerné. "Nous sommes au minimum 13% en grève reconductible depuis jeudi dernier, contre la réforme des retraites et pour la suppression des épreuves de contrôle continu, ce qui est assez historique pour un établissement comme le nôtre", lance un professeur qui souhaite garder l'anonymat.

Non loin de là, au non moins réputé lycée Henri-IV, "une vingtaine de profs" sont en grève reconductible depuis mardi contre la réforme des retraites. "Mais de fait, nous ne serons pas présents pour la tenue des épreuves de contrôle continu la semaine prochaine", explique un professeur.

"Il y aura des perturbations sur ces épreuves, outre celles qui sont à prévoir parce que rien n'est au point du côté de l'administration", prévient Odile Deverne, prof de français en lycée à Lille.

Jeudi sur RTL, le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer s'est voulu rassurant, estimant que ces actions étaient le fait d'une "petite minorité". "Dans la grande majorité des établissements, les choses se présentent très bien", a-t-il affirmé.  "Tout est prêt pour que cela fonctionne", avait-t-il déjà lancé mardi devant l'Assemblée nationale. 

- "Ca nous stresse" - 

Depuis le retour des vacances de Noël, motions et pétitions pleuvent pourtant contre la réforme du bac. Vendredi, douze syndicats, soit la quasi-totalité des organisations, ont officiellement demandé à M. Blanquer de "renoncer" à cette première session.

Et pour les premiers concernés, les élèves, c'est un peu l'inconnu.

"Pour l'épreuve d'histoire-géographie, que je vais passer le 3 février, on nous a absolument pas dit en quoi ça consistait, on nous dit juste d'apprendre tout en nous expliquant que le professeur va peut-être boycotter l'épreuve. Forcément, ça nous stresse", témoigne à l'AFP Morgane, élève de Première dans l'académie de Versailles. 

"Tout est extrêmement flou... J'aurais vraiment préféré passer l'ancien bac, ça aurait été plus simple et moins angoissant", ajoute-t-elle.

Du côté des parents d'élèves, la principale fédération FCPE demande "un ajournement des épreuves, en raison de cette impréparation".

Pour Philippe Vincent, à la tête du SNPDEN (premier syndicat de proviseurs), "la seule incertitude qui existe encore, c'est la capacité du système à absorber plus de trois millions de copies et 10.000 correcteurs dans un temps relativement restreint", craint-il.

Selon une enquête de ce syndicat réalisée auprès des trois quarts des lycées de l'académie d'Aix-Marseille, les perturbations pourraient être "relativement conséquentes", estime M. Vincent. 

Le ministre a estimé lors d'une audition au Sénat la semaine dernière que "tout désordre" dans un établissement serait "nuisible aux élèves", et affirmait "qu'une solution serait trouvée" pour assurer le bon déroulé des corrections. (selon "Tahiti.infos")

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dimanche 24 novembre 2019

Le PS appelle à manifester le 5 décembre

Le Conseil national du parti socialiste, réuni à Paris, a appelé à l’unanimité ses sympathisants à participer à la manifestation du 5 décembre.

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«Le Parti socialiste apporte son soutien à la manifestation du 5 décembre (contre le projet de réforme des retraites) et appelle ses sympathisants à se joindre aux cortèges», à Paris et en province, indique la résolution du PS.

A Emmanuel Macron, qui a réduit cette manifestation à la défense des régimes spéciaux, Olivier Faure, premier secrétaire du parti, a répondu: «Il n’y a qu’un régime spécial que les manifestants veulent abolir, tout de suite, celui des grandes fortunes», qui sont «renforcées», selon lui, par la politique du président.

Les "craintes légitimes des citoyens" "méprisées"

Des syndicats de la RATP et de la SNCF avaient annoncé une grève reconductible le 5 décembre, avant d’être rejoints par l’intersyndicale CGT, FO, FSU et Solidaires pour une grève interprofessionnelle, puis par des organisations d’Air France, d’EDF, d’avocats...

«En entretenant volontairement le flou sur une réforme qui semble conçue uniquement dans une logique comptable au détriment du niveau des pensions et de la solidarité collective, le président de la République et le gouvernement méprisent les craintes légitimes de nos concitoyens», affirme la résolution du PS.

«Nous réaffirmons notre attachement à un système de retraite qui place en son cœur la solidarité par la répartition, qui prend pleinement en compte la pénibilité du travail, qui reconnaît les carrières longues et le droit à une retraite progressive, et qui assure à tous les retraités un revenu juste et décent», ajoute-t-on.

Meeting avec le PCF

M. Faure a également rappelé que le PS participerait au meeting organisé par le PCF, le 11 décembre à Saint-Denis, pour avancer «des contre-propositions», au projet du gouvernement sur les retraites.

M. Faure s’est également demandé «jusqu’où le PS (était) prêt à s’ouvrir». «Jusqu’à LREM? Non, non et non», a-t-il répondu sous les applaudissements. «Il arrive que le parti du président soutienne quelques-uns d’entre nous (aux municipales). Qu’il nous soutienne tous et toutes, nous avons les meilleurs candidats! Mais le soutien n’est pas réciproque», a-t-il insisté.

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 Le communiqué officiel du Parti Socialiste

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À l’appel de plusieurs fédérations et confédérations syndicales, un préavis de grève reconductible a été déposé pour le 5 décembre prochain et un appel à manifester a été lancé afin de protester contre la réforme des retraites inscrite à l’agenda politique par le président de la République.

 En entretenant volontairement le flou sur une réforme qui semble conçue uniquement dans une logique comptable au détriment du niveau des pensions et de la solidarité collective, le président de la République et le gouvernement méprisent les craintes légitimes de nos concitoyens. 
Nous réaffirmons notre attachement à un système de retraite qui place en son cœur la solidarité par la répartition, qui prend pleinement en compte la pénibilité du travail, qui reconnaît les carrières longues et le droit à une retraite progressive, et qui assure à tous les retraités un revenu juste et décent.
Mais la mobilisation du 5 décembre est devenue plus qu’un rassemblement pour la défense des retraites. Chaque jour, nous mesurons la volonté d’un nombre croissant de citoyens de poser un acte de combat face aux inégalités qui déchirent le pacte social, face aux politiques du gouvernement qui précarisent les plus fragiles et renforcent les plus privilégiés au détriment des classes moyennes et populaires.
Réforme des retraites, de l’assurance-chômage, dégradation des services publics – l’état de l’hôpital public est l’exemple le plus criant – précarisation croissante du travail illustrée par la situation des travailleurs des plateformes numériques, ou encore colère croissante de la jeunesse face à ses conditions dégradées de vie, d’études, ou d’entrée dans la vie active. Voilà autant de raisons supplémentaires de se mobiliser le 5 décembre pour dire STOP à une politique néolibérale qui fait système et sape les fondements de notre pacte social par la destruction de l’État social, l’accroissement des inégalités dans les territoires, l’individualisation des mécanismes de solidarité et l’escamotage permanent du dialogue social.
Ainsi, le Parti socialiste apporte son soutien à la manifestation du 5 décembre et appelle ses militants et sympathisants à se joindre aux cortèges pour dénoncer une vision de la société qui se résume à la loi du premier de cordée. Ensemble, défendons notre modèle social et les services publics qui sont nos biens communs ; ensemble, appelons au retour de réformes solidaires et de progrès social ; nous voulons une vie digne pour toutes et tous, un salaire juste, une action publique au service de l’émancipation et de la solidarité collective.

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jeudi 21 novembre 2019

Quand le maire de Villé rencontre les facteurs grévistes...

...et soutient la direction !

facteur4Ménager la chèvre et le chou ! Ne jamais prendre une position ferme ! C'est l'art de beaucoup d'élus, notamment du maire de Villé. Ainsi lors de cette grève très particulière des facteurs de la vallée, il les a bien reçus (contraint et forcé pour rentrer chez lui ?), leur a affirmé son soutien (pour quelle lutte ?), même signé la pétition (sans la lire ?), pour mieux diffuser  dans le bulletin municipal Villé-infos n° 16 un communiqué fourni par la direction. Singulière façon de défendre le service public dans le monde rural !

facteur

Sans aucune gêne, il titre page 4 du bulletin n° 16 "Communiqué de votre facteur" ! Et cela apparaît comme une nouvelle dégradation du service pour les habitants. Des nouveaux "services facteurs" comme l'accompagnement et les services au 3ème âge, alors que le "chronométrage" des tournées permet à peine aux préposés de déposer le courrier et repartir à toute vitesse ! On croit rêver... Quant à "l'amplitude horaire élargie", belle formule pour expliquer que le courrier arrivera avec du retard ! Vive le progrès du vocabulaire !

Et pas un mot de soutien aux grévistes ! pas un mot sur les raisons de la grève ! Bien que le titre de l'article soit "Communiqué de votre facteur", il reprend le seul texte  de la direction ! Bravo, une fois de plus.

Et évidemment, pas un mot sur le démantèlement du service public dans nos vallées ! Se rappelle-t-il du temps où chaque village avait sa poste ! son facteur, alors qu'aujourd'hui il m'arrive de voir en une semaine trois facteurs différents sur une tournée. Alors les erreurs de distribution ne se comptent plus (la bonne volonté des faux destinataires ne suffira pas toujours !), et qu'est-ce que ce sera lorsque le facteur poussé à la faute se trompera en amenant les mauvaises courses ou portera le mauvais menu à la bonnne adresse ou le bon repas à la mauvaise adresse ! Et je ne parle même pas des conditions de travail des facteurs !

Monsieur le maire, votre bulletin est une fois de plus à la hauteur de vos convictions. Pour compenser votre manque de la plus petite pensée pour le service public, je publie ci-dessous des félicitations aux facteurs en grève, qui viennentt évidemment d'autres bords politiques que le vôtre, pour lequel vous exprimez avec tant d'ambiguïté.

Enfin, signalons quand même qu'une fois de plus le bulletin municipal publie avec un mois de retard sur le début des nouvelles fonctions de la poste. En espérant que la poste n'ait pas changé le programme des facteurs à la fin de la grève...

Mais au fait, que fait notre conseillère départementale Frédérique Mozziconacci ? Quelle est sa position ? A-t-elle reçu les grévistes dans le local départemental de la rue de Luttenbach ? ou chez elle ? Fait-elle déjà du ski dans les Pyrénées ou va-t-elle venir en vaisseau-fantôme diriger quelques mômes sur les pistes du Champ du Feu ? Et notre cher député Herth, macroniste à la mode Lemaire et agriculteur du Ried n'y connaissant rien aux friches agricoles de nos vallées ? ne l'oublions pas !

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lutte

Depuis mardi 22 octobre, les facteurs de Villé sont en grève contre la prétendue « réorganisation » de leur service, la suppression d'un emploi de facteur, et pour réclamer que tout le monde soit embauché en CDI.

Bien sûr, la direction pensait pouvoir les forcer à se partager la tournée du facteur dont le poste est supprimé. Mais sur ce point, leur grève a déjà réussi à la faire reculer.

Mais les postiers n'ont aucune envie de se laisser faire, ils ne veulent plus accepter les tournées à rallonge qui atteignent déjà 60 km pour certaines et ils se battent pour que ce soit bien clair.

Ils ont lancé une pétition pour faire savoir leur combat et de nombreux habitants expriment leur soutien, en la signant ou en klaxonnant devant la tente qu'ils ont installée.

Les postiers ont bien raison de se défendre ! Ça suffit de presser les travailleurs comme des citrons, tout en dégradant le service rendu à la population !

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vendredi 8 novembre 2019

Pour remplacer les facteurs grévistes, la direction embaucherait des coureurs kenyans

Extrait de la presse régionale du 7/11/2019 : Ce mercredi, les facteurs en grève à Villé ne se sont pas rendus sur le marché hebdomadaire comme ils l’avaient fait la semaine dernière pour faire signer une pétition demandant le maintien des neuf tournées dans la vallée. Ils ont choisi de rester devant le bureau de poste, le long de la route, au pied de la tonnelle qu’ils occupent de 8 heures à 16 heures depuis seize jours exactement. « Ça commence à être un peu fatigant, concède Olivia Dielaine, secrétaire de la section locale CGT FAPT 67. On se doutait qu’il faudrait tenir au moins une semaine mais seize jours… »

Cynthia, factrice depuis trois ans et demi, assure ne pas trouver les journées trop longues : « On est mieux ici que dans le stress du boulot », sourit la jeune femme. Réunis autour d’un feu, les grévistes se réchauffent et discutent régulièrement de leurs conditions de travail, qui ne cessent de se détériorer selon eux. La goutte d’eau qui les a poussés à se mobiliser, c’est la dernière réorganisation annoncée par la direction, marquée par la suppression d’une des neuf tournées dans la vallée.

« Certains doivent déjà rogner sur leur pause de midi voire y renoncer »

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« C’est la réorganisation de trop, s’énerve Christine, 31 ans de carrière à La Poste. Jusqu’en 2008, on était douze facteurs pour desservir les 18 communes de la vallée. Ils ont supprimé deux tournées cette année-là, puis une autre quelques années plus tard. Et là, une quatrième tournée disparaît. Cette suppression, c’est 45 minutes à une heure de travail en plus pour les autres. » « Certains doivent déjà rogner sur leur pause méridienne, voire y renoncer pour terminer à 16 heures et ils n’y arrivent pas toujours », souffle Olivia Dielaine. On peut comprendre la baisse du trafic, mais on ne demande pas la lune : on veut simplement travailler dans de bonnes conditions. » « On essaie de faire des efforts, et voilà la récompense », lâche Nicolas, 17 ans d’ancienneté.

Alors que les négociations semblent au point mort – « des propositions leur ont été faites mardi, mais ils ont décidé de reconduire leur mouvement », indique-t-on simplement à la direction, les grévistes disent pouvoir compter sur le soutien de la population locale : la pétition qu’ils font signer aurait recueilli près de 900 signatures, dont celles de plusieurs élus de la vallée.

Une distribution assurée par des marathoniens kenyans ?

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Jeanne, d’Urbeis, n’a pas hésité à la signer : « Je trouve ce qui leur arrive inadmissible. Quand je les vois distribuer le courrier, ils sont déjà en train de courir. Leur mettre toujours plus de pression, ça ne va pas ! » Croisé au marché, Hubert, d’Urbeis également, ne mâche pas ses mots. « Ils ont plus que raison de faire grève, ils sont maltraités par des c… de patrons. » Cet habitant dit leur avoir apporté des croissants en guise de soutien. Ce mercredi, une dame est venue déposer un kougelhopf sur la table bien garnie dressée sous la tonnelle.

Régulièrement salués par des coups de klaxon, les grévistes, confortés par ce soutien, n’entendent pas relâcher la pression. « Les sept qui sont en grève depuis le début sont toujours là », insistent-ils. Christine l’assure : « On restera jusqu’à ce que la direction nous entende ! » En attendant, la distribution du courrier continue d’être assurée par d’autres postiers venus parfois des Vosges ou de Nancy.

Premier commentaire : Avec la loi des "quotas pour l'immigration" prévue par le tandem Macron-Edouard Philippe, la Poste pourrait embaucher des athlètes-migrants kenyans ou éthiopiens... Dopage autorisé, aux frais des salariés... Face à ces sournoises menaces sur leur emploi, les grévistes reprendront-ils le travail ?

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lundi 28 octobre 2019

Chili: la crise sociale perdure

L'ONU envoie une mission d'enquête

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Des dizaines de milliers de personnes ont une nouvelle fois manifesté jeudi contre les inégalités sociales au Chili où l'ONU a décidé d'envoyer une mission pour enquêter sur de présumées violations des droits humains.

Face à la multiplication des allégations sur le sujet, dans un pays dont plusieurs régions et la capitale Santiago restent placées sous état d'urgence, la Haut-Commissaire aux droits de l'Homme des Nations unies Michelle Bachelet, qui a été à deux reprises présidente du Chili, a annoncé l'envoi d'enquêteurs. 
"Les parlementaires et le gouvernement (chiliens) ont tous exprimé le désir d'une mission des droits de l'Homme de l'ONU", a-t-elle ajouté dans un tweet. 
Près d'une semaine après le début de la fronde sociale, quelque 20.000 militaires et policiers restaient déployés dans le pays. Mercredi, le gouvernement avait annoncé le rappel de réservistes de l'armée pour des tâches administratives.
Pour tenter d'apaiser la situation, le président conservateur Sebastian Pinera a entrouvert jeudi la porte à une levée prochaine des mesures d'exception. "Nous travaillons à un plan de normalisation de la vie de notre pays (...) pour pouvoir cesser le recours au couvre-feu et, nous l'espérons, lever l'état d'urgence", a-t-il déclaré.
Le couvre-feu, reconduit jeudi pour la sixième nuit consécutive, avait d'ores et déjà été réduit la veille à six heures, de 22H00 à 04H00 (01H00-07H00 GMT), contre dix heures les nuits précédentes. 
Le gouvernement a également annoncé une diminution des incidents violents au cours des dernières 24 heures pendant lesquelles aucun décès n'a été rapporté. Le nombre d'arrestations, 735, était aussi en baisse 
Mais des affrontements avec les forces de l'ordre et des pillages avaient toujours lieu dans plusieurs villes du pays et en divers endroits de la capitale, en particulier dans la périphérie.
 

"Je vais continuer"

 
Déterminés à maintenir la pression sur le gouvernement, des dizaines de milliers de personnes ont répondu pour la deuxième journée consécutive à l'appel à la grève générale lancé par des organisations syndicales et une vingtaine d'autres mouvements. 
"Les problèmes n'ont jamais été résolus au fil du temps, avec tous les partis politiques c'est la même chose (...) Je suis ici depuis trois jours et je vais continuer à manifester", a déclaré à l'AFP Pamela Rosas, 26 ans, dans le centre de la capitale.
Mercredi, les Chiliens avaient été plus de 400.000 à manifester, selon les autorités.
Les protestataires réclament le retrait des rues des militaires déployés pour la première fois depuis la fin de la dictature du général Augusto Pinochet (1973-1990), ainsi que des réponses à la pire crise sociale traversée par le Chili en trente ans.
Depuis le début des troubles, le 18 octobre, dix-huit personnes sont mortes, dont cinq tuées par des tirs des forces de l'ordre, selon des chiffres officiels. L'Institut national des droits humains (INDH) a recensé 584 personnes blessées, dont 245 par armes à feu.
Devant la presse, le ministre de la Défense, Alberto Espina, a déclaré jeudi que l'armée agissait pour protéger les droits humains des Chiliens, non pour les violer. 
Outre la mission onusienne annoncée par Mme Bachelet, le président Pinera a invité sa prédecesseure et José Miguel Vivanco, le directeur de la division Amériques de l'ONG Human Rights Watch, à se rendre au Chili.
Le père de Mme Bachelet, arrêté et torturé après s'être opposé au coup d'Etat de Pinochet, est mort en prison en 1974. Elle-même a également été torturée avant de partir en exil.
 

Sommet de l'Apec maintenu

 
Parallèlement aux mobilisations, de nombreux habitants de Santiago ont tenté de reprendre leurs activités. Environ 6.000 autobus ont été déployés pour faire face à la paralysie du métro, où seules trois lignes fonctionnaient jeudi. Certains supermarchés ont rouvert quelques heures et la plupart des écoles publiques ont accueilli leurs élèves. 
La crise sociale a été déclenchée par l'annonce d'une hausse du prix du ticket de métro dans la capitale, mais n'est pas retombée après l'annonce de la suspension de cette mesure.
Le mouvement, hétérogène et sans dirigeants identifiables, s'est amplifié, nourri par le ressentiment face à la situation socio-économique et aux inégalités dans ce pays de 18 millions d'habitants.
L'annonce d'une série de mesures sociales mardi par M. Pinera ne semble pas avoir eu l'effet désiré.
Malgré l'intensité de la crise, le gouvernement a confirmé la tenue du 13 au 17 novembre à Santiago du sommet du forum de Coopération économique Asie-Pacifique (Apec), où sont notamment attendus les présidents américain Donald Trump, russe Vladimir Poutine et le Chinois Xi Jinping.(selon AFP)

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