samedi 18 janvier 2020

Premières épreuves du nouveau bac...

... menacées par un boycott des profs

bacA quelques jours de l'échéance lundi, les premières épreuves de contrôle continu du nouveau baccalauréat sont menacées par un appel au boycott de syndicats d'enseignants, qui demandent leur report et dénoncent une réforme mal préparée.

Grèves de surveillance, refus de corriger les copies ou de transmettre les notes: les opposants envisagent les mêmes modes d'action qu'au moment des corrections du baccalauréat en juin, qui avaient créé la confusion.

Prévues à partir de lundi, ces premières épreuves de contrôle continu, les "E3C" dans le jargon, doivent s'étaler sur un mois et demi en fonction des lycées. Elles portent sur l'histoire-géographie, les langues vivantes ainsi sur que les mathématiques pour les élèves de la voie technologique. 

Grandes innovations du nouveau bac, ces épreuves réparties en trois sessions sur les années de Première et Terminale comptent pour 30% de la note finale.

Dans chaque établissement, les professeurs doivent piocher dans une banque nationale de sujets mais certains d'entre eux s'y refusent.
"Sur notre secteur, les 50 profs d'histoire-géo se sont mis en réseau pour ne pas faire remonter les sujets des épreuves qu'on devait sélectionner et nous ne ferons pas passer ce contrôle continu. On entre dans le dur", assure Jimmy, professeur d'histoire-géographie au lycée Angela-Davis de Saint-Denis, en banlieue parisienne.

Dans les lycées où les professeurs ont refusé de choisir les sujets, il a été demandé aux inspecteurs régionaux de le faire à leur place.

Même un établissement comme le prestigieux lycée Louis-Le-Grand à Paris est concerné. "Nous sommes au minimum 13% en grève reconductible depuis jeudi dernier, contre la réforme des retraites et pour la suppression des épreuves de contrôle continu, ce qui est assez historique pour un établissement comme le nôtre", lance un professeur qui souhaite garder l'anonymat.

Non loin de là, au non moins réputé lycée Henri-IV, "une vingtaine de profs" sont en grève reconductible depuis mardi contre la réforme des retraites. "Mais de fait, nous ne serons pas présents pour la tenue des épreuves de contrôle continu la semaine prochaine", explique un professeur.

"Il y aura des perturbations sur ces épreuves, outre celles qui sont à prévoir parce que rien n'est au point du côté de l'administration", prévient Odile Deverne, prof de français en lycée à Lille.

Jeudi sur RTL, le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer s'est voulu rassurant, estimant que ces actions étaient le fait d'une "petite minorité". "Dans la grande majorité des établissements, les choses se présentent très bien", a-t-il affirmé.  "Tout est prêt pour que cela fonctionne", avait-t-il déjà lancé mardi devant l'Assemblée nationale. 

- "Ca nous stresse" - 

Depuis le retour des vacances de Noël, motions et pétitions pleuvent pourtant contre la réforme du bac. Vendredi, douze syndicats, soit la quasi-totalité des organisations, ont officiellement demandé à M. Blanquer de "renoncer" à cette première session.

Et pour les premiers concernés, les élèves, c'est un peu l'inconnu.

"Pour l'épreuve d'histoire-géographie, que je vais passer le 3 février, on nous a absolument pas dit en quoi ça consistait, on nous dit juste d'apprendre tout en nous expliquant que le professeur va peut-être boycotter l'épreuve. Forcément, ça nous stresse", témoigne à l'AFP Morgane, élève de Première dans l'académie de Versailles. 

"Tout est extrêmement flou... J'aurais vraiment préféré passer l'ancien bac, ça aurait été plus simple et moins angoissant", ajoute-t-elle.

Du côté des parents d'élèves, la principale fédération FCPE demande "un ajournement des épreuves, en raison de cette impréparation".

Pour Philippe Vincent, à la tête du SNPDEN (premier syndicat de proviseurs), "la seule incertitude qui existe encore, c'est la capacité du système à absorber plus de trois millions de copies et 10.000 correcteurs dans un temps relativement restreint", craint-il.

Selon une enquête de ce syndicat réalisée auprès des trois quarts des lycées de l'académie d'Aix-Marseille, les perturbations pourraient être "relativement conséquentes", estime M. Vincent. 

Le ministre a estimé lors d'une audition au Sénat la semaine dernière que "tout désordre" dans un établissement serait "nuisible aux élèves", et affirmait "qu'une solution serait trouvée" pour assurer le bon déroulé des corrections. (selon "Tahiti.infos")

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dimanche 24 novembre 2019

Le PS appelle à manifester le 5 décembre

Le Conseil national du parti socialiste, réuni à Paris, a appelé à l’unanimité ses sympathisants à participer à la manifestation du 5 décembre.

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«Le Parti socialiste apporte son soutien à la manifestation du 5 décembre (contre le projet de réforme des retraites) et appelle ses sympathisants à se joindre aux cortèges», à Paris et en province, indique la résolution du PS.

A Emmanuel Macron, qui a réduit cette manifestation à la défense des régimes spéciaux, Olivier Faure, premier secrétaire du parti, a répondu: «Il n’y a qu’un régime spécial que les manifestants veulent abolir, tout de suite, celui des grandes fortunes», qui sont «renforcées», selon lui, par la politique du président.

Les "craintes légitimes des citoyens" "méprisées"

Des syndicats de la RATP et de la SNCF avaient annoncé une grève reconductible le 5 décembre, avant d’être rejoints par l’intersyndicale CGT, FO, FSU et Solidaires pour une grève interprofessionnelle, puis par des organisations d’Air France, d’EDF, d’avocats...

«En entretenant volontairement le flou sur une réforme qui semble conçue uniquement dans une logique comptable au détriment du niveau des pensions et de la solidarité collective, le président de la République et le gouvernement méprisent les craintes légitimes de nos concitoyens», affirme la résolution du PS.

«Nous réaffirmons notre attachement à un système de retraite qui place en son cœur la solidarité par la répartition, qui prend pleinement en compte la pénibilité du travail, qui reconnaît les carrières longues et le droit à une retraite progressive, et qui assure à tous les retraités un revenu juste et décent», ajoute-t-on.

Meeting avec le PCF

M. Faure a également rappelé que le PS participerait au meeting organisé par le PCF, le 11 décembre à Saint-Denis, pour avancer «des contre-propositions», au projet du gouvernement sur les retraites.

M. Faure s’est également demandé «jusqu’où le PS (était) prêt à s’ouvrir». «Jusqu’à LREM? Non, non et non», a-t-il répondu sous les applaudissements. «Il arrive que le parti du président soutienne quelques-uns d’entre nous (aux municipales). Qu’il nous soutienne tous et toutes, nous avons les meilleurs candidats! Mais le soutien n’est pas réciproque», a-t-il insisté.

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 Le communiqué officiel du Parti Socialiste

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À l’appel de plusieurs fédérations et confédérations syndicales, un préavis de grève reconductible a été déposé pour le 5 décembre prochain et un appel à manifester a été lancé afin de protester contre la réforme des retraites inscrite à l’agenda politique par le président de la République.

 En entretenant volontairement le flou sur une réforme qui semble conçue uniquement dans une logique comptable au détriment du niveau des pensions et de la solidarité collective, le président de la République et le gouvernement méprisent les craintes légitimes de nos concitoyens. 
Nous réaffirmons notre attachement à un système de retraite qui place en son cœur la solidarité par la répartition, qui prend pleinement en compte la pénibilité du travail, qui reconnaît les carrières longues et le droit à une retraite progressive, et qui assure à tous les retraités un revenu juste et décent.
Mais la mobilisation du 5 décembre est devenue plus qu’un rassemblement pour la défense des retraites. Chaque jour, nous mesurons la volonté d’un nombre croissant de citoyens de poser un acte de combat face aux inégalités qui déchirent le pacte social, face aux politiques du gouvernement qui précarisent les plus fragiles et renforcent les plus privilégiés au détriment des classes moyennes et populaires.
Réforme des retraites, de l’assurance-chômage, dégradation des services publics – l’état de l’hôpital public est l’exemple le plus criant – précarisation croissante du travail illustrée par la situation des travailleurs des plateformes numériques, ou encore colère croissante de la jeunesse face à ses conditions dégradées de vie, d’études, ou d’entrée dans la vie active. Voilà autant de raisons supplémentaires de se mobiliser le 5 décembre pour dire STOP à une politique néolibérale qui fait système et sape les fondements de notre pacte social par la destruction de l’État social, l’accroissement des inégalités dans les territoires, l’individualisation des mécanismes de solidarité et l’escamotage permanent du dialogue social.
Ainsi, le Parti socialiste apporte son soutien à la manifestation du 5 décembre et appelle ses militants et sympathisants à se joindre aux cortèges pour dénoncer une vision de la société qui se résume à la loi du premier de cordée. Ensemble, défendons notre modèle social et les services publics qui sont nos biens communs ; ensemble, appelons au retour de réformes solidaires et de progrès social ; nous voulons une vie digne pour toutes et tous, un salaire juste, une action publique au service de l’émancipation et de la solidarité collective.

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jeudi 21 novembre 2019

Quand le maire de Villé rencontre les facteurs grévistes...

...et soutient la direction !

facteur4Ménager la chèvre et le chou ! Ne jamais prendre une position ferme ! C'est l'art de beaucoup d'élus, notamment du maire de Villé. Ainsi lors de cette grève très particulière des facteurs de la vallée, il les a bien reçus (contraint et forcé pour rentrer chez lui ?), leur a affirmé son soutien (pour quelle lutte ?), même signé la pétition (sans la lire ?), pour mieux diffuser  dans le bulletin municipal Villé-infos n° 16 un communiqué fourni par la direction. Singulière façon de défendre le service public dans le monde rural !

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Sans aucune gêne, il titre page 4 du bulletin n° 16 "Communiqué de votre facteur" ! Et cela apparaît comme une nouvelle dégradation du service pour les habitants. Des nouveaux "services facteurs" comme l'accompagnement et les services au 3ème âge, alors que le "chronométrage" des tournées permet à peine aux préposés de déposer le courrier et repartir à toute vitesse ! On croit rêver... Quant à "l'amplitude horaire élargie", belle formule pour expliquer que le courrier arrivera avec du retard ! Vive le progrès du vocabulaire !

Et pas un mot de soutien aux grévistes ! pas un mot sur les raisons de la grève ! Bien que le titre de l'article soit "Communiqué de votre facteur", il reprend le seul texte  de la direction ! Bravo, une fois de plus.

Et évidemment, pas un mot sur le démantèlement du service public dans nos vallées ! Se rappelle-t-il du temps où chaque village avait sa poste ! son facteur, alors qu'aujourd'hui il m'arrive de voir en une semaine trois facteurs différents sur une tournée. Alors les erreurs de distribution ne se comptent plus (la bonne volonté des faux destinataires ne suffira pas toujours !), et qu'est-ce que ce sera lorsque le facteur poussé à la faute se trompera en amenant les mauvaises courses ou portera le mauvais menu à la bonnne adresse ou le bon repas à la mauvaise adresse ! Et je ne parle même pas des conditions de travail des facteurs !

Monsieur le maire, votre bulletin est une fois de plus à la hauteur de vos convictions. Pour compenser votre manque de la plus petite pensée pour le service public, je publie ci-dessous des félicitations aux facteurs en grève, qui viennentt évidemment d'autres bords politiques que le vôtre, pour lequel vous exprimez avec tant d'ambiguïté.

Enfin, signalons quand même qu'une fois de plus le bulletin municipal publie avec un mois de retard sur le début des nouvelles fonctions de la poste. En espérant que la poste n'ait pas changé le programme des facteurs à la fin de la grève...

Mais au fait, que fait notre conseillère départementale Frédérique Mozziconacci ? Quelle est sa position ? A-t-elle reçu les grévistes dans le local départemental de la rue de Luttenbach ? ou chez elle ? Fait-elle déjà du ski dans les Pyrénées ou va-t-elle venir en vaisseau-fantôme diriger quelques mômes sur les pistes du Champ du Feu ? Et notre cher député Herth, macroniste à la mode Lemaire et agriculteur du Ried n'y connaissant rien aux friches agricoles de nos vallées ? ne l'oublions pas !

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Depuis mardi 22 octobre, les facteurs de Villé sont en grève contre la prétendue « réorganisation » de leur service, la suppression d'un emploi de facteur, et pour réclamer que tout le monde soit embauché en CDI.

Bien sûr, la direction pensait pouvoir les forcer à se partager la tournée du facteur dont le poste est supprimé. Mais sur ce point, leur grève a déjà réussi à la faire reculer.

Mais les postiers n'ont aucune envie de se laisser faire, ils ne veulent plus accepter les tournées à rallonge qui atteignent déjà 60 km pour certaines et ils se battent pour que ce soit bien clair.

Ils ont lancé une pétition pour faire savoir leur combat et de nombreux habitants expriment leur soutien, en la signant ou en klaxonnant devant la tente qu'ils ont installée.

Les postiers ont bien raison de se défendre ! Ça suffit de presser les travailleurs comme des citrons, tout en dégradant le service rendu à la population !

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vendredi 8 novembre 2019

Pour remplacer les facteurs grévistes, la direction embaucherait des coureurs kenyans

Extrait de la presse régionale du 7/11/2019 : Ce mercredi, les facteurs en grève à Villé ne se sont pas rendus sur le marché hebdomadaire comme ils l’avaient fait la semaine dernière pour faire signer une pétition demandant le maintien des neuf tournées dans la vallée. Ils ont choisi de rester devant le bureau de poste, le long de la route, au pied de la tonnelle qu’ils occupent de 8 heures à 16 heures depuis seize jours exactement. « Ça commence à être un peu fatigant, concède Olivia Dielaine, secrétaire de la section locale CGT FAPT 67. On se doutait qu’il faudrait tenir au moins une semaine mais seize jours… »

Cynthia, factrice depuis trois ans et demi, assure ne pas trouver les journées trop longues : « On est mieux ici que dans le stress du boulot », sourit la jeune femme. Réunis autour d’un feu, les grévistes se réchauffent et discutent régulièrement de leurs conditions de travail, qui ne cessent de se détériorer selon eux. La goutte d’eau qui les a poussés à se mobiliser, c’est la dernière réorganisation annoncée par la direction, marquée par la suppression d’une des neuf tournées dans la vallée.

« Certains doivent déjà rogner sur leur pause de midi voire y renoncer »

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« C’est la réorganisation de trop, s’énerve Christine, 31 ans de carrière à La Poste. Jusqu’en 2008, on était douze facteurs pour desservir les 18 communes de la vallée. Ils ont supprimé deux tournées cette année-là, puis une autre quelques années plus tard. Et là, une quatrième tournée disparaît. Cette suppression, c’est 45 minutes à une heure de travail en plus pour les autres. » « Certains doivent déjà rogner sur leur pause méridienne, voire y renoncer pour terminer à 16 heures et ils n’y arrivent pas toujours », souffle Olivia Dielaine. On peut comprendre la baisse du trafic, mais on ne demande pas la lune : on veut simplement travailler dans de bonnes conditions. » « On essaie de faire des efforts, et voilà la récompense », lâche Nicolas, 17 ans d’ancienneté.

Alors que les négociations semblent au point mort – « des propositions leur ont été faites mardi, mais ils ont décidé de reconduire leur mouvement », indique-t-on simplement à la direction, les grévistes disent pouvoir compter sur le soutien de la population locale : la pétition qu’ils font signer aurait recueilli près de 900 signatures, dont celles de plusieurs élus de la vallée.

Une distribution assurée par des marathoniens kenyans ?

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Jeanne, d’Urbeis, n’a pas hésité à la signer : « Je trouve ce qui leur arrive inadmissible. Quand je les vois distribuer le courrier, ils sont déjà en train de courir. Leur mettre toujours plus de pression, ça ne va pas ! » Croisé au marché, Hubert, d’Urbeis également, ne mâche pas ses mots. « Ils ont plus que raison de faire grève, ils sont maltraités par des c… de patrons. » Cet habitant dit leur avoir apporté des croissants en guise de soutien. Ce mercredi, une dame est venue déposer un kougelhopf sur la table bien garnie dressée sous la tonnelle.

Régulièrement salués par des coups de klaxon, les grévistes, confortés par ce soutien, n’entendent pas relâcher la pression. « Les sept qui sont en grève depuis le début sont toujours là », insistent-ils. Christine l’assure : « On restera jusqu’à ce que la direction nous entende ! » En attendant, la distribution du courrier continue d’être assurée par d’autres postiers venus parfois des Vosges ou de Nancy.

Premier commentaire : Avec la loi des "quotas pour l'immigration" prévue par le tandem Macron-Edouard Philippe, la Poste pourrait embaucher des athlètes-migrants kenyans ou éthiopiens... Dopage autorisé, aux frais des salariés... Face à ces sournoises menaces sur leur emploi, les grévistes reprendront-ils le travail ?

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lundi 28 octobre 2019

Chili: la crise sociale perdure

L'ONU envoie une mission d'enquête

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Des dizaines de milliers de personnes ont une nouvelle fois manifesté jeudi contre les inégalités sociales au Chili où l'ONU a décidé d'envoyer une mission pour enquêter sur de présumées violations des droits humains.

Face à la multiplication des allégations sur le sujet, dans un pays dont plusieurs régions et la capitale Santiago restent placées sous état d'urgence, la Haut-Commissaire aux droits de l'Homme des Nations unies Michelle Bachelet, qui a été à deux reprises présidente du Chili, a annoncé l'envoi d'enquêteurs. 
"Les parlementaires et le gouvernement (chiliens) ont tous exprimé le désir d'une mission des droits de l'Homme de l'ONU", a-t-elle ajouté dans un tweet. 
Près d'une semaine après le début de la fronde sociale, quelque 20.000 militaires et policiers restaient déployés dans le pays. Mercredi, le gouvernement avait annoncé le rappel de réservistes de l'armée pour des tâches administratives.
Pour tenter d'apaiser la situation, le président conservateur Sebastian Pinera a entrouvert jeudi la porte à une levée prochaine des mesures d'exception. "Nous travaillons à un plan de normalisation de la vie de notre pays (...) pour pouvoir cesser le recours au couvre-feu et, nous l'espérons, lever l'état d'urgence", a-t-il déclaré.
Le couvre-feu, reconduit jeudi pour la sixième nuit consécutive, avait d'ores et déjà été réduit la veille à six heures, de 22H00 à 04H00 (01H00-07H00 GMT), contre dix heures les nuits précédentes. 
Le gouvernement a également annoncé une diminution des incidents violents au cours des dernières 24 heures pendant lesquelles aucun décès n'a été rapporté. Le nombre d'arrestations, 735, était aussi en baisse 
Mais des affrontements avec les forces de l'ordre et des pillages avaient toujours lieu dans plusieurs villes du pays et en divers endroits de la capitale, en particulier dans la périphérie.
 

"Je vais continuer"

 
Déterminés à maintenir la pression sur le gouvernement, des dizaines de milliers de personnes ont répondu pour la deuxième journée consécutive à l'appel à la grève générale lancé par des organisations syndicales et une vingtaine d'autres mouvements. 
"Les problèmes n'ont jamais été résolus au fil du temps, avec tous les partis politiques c'est la même chose (...) Je suis ici depuis trois jours et je vais continuer à manifester", a déclaré à l'AFP Pamela Rosas, 26 ans, dans le centre de la capitale.
Mercredi, les Chiliens avaient été plus de 400.000 à manifester, selon les autorités.
Les protestataires réclament le retrait des rues des militaires déployés pour la première fois depuis la fin de la dictature du général Augusto Pinochet (1973-1990), ainsi que des réponses à la pire crise sociale traversée par le Chili en trente ans.
Depuis le début des troubles, le 18 octobre, dix-huit personnes sont mortes, dont cinq tuées par des tirs des forces de l'ordre, selon des chiffres officiels. L'Institut national des droits humains (INDH) a recensé 584 personnes blessées, dont 245 par armes à feu.
Devant la presse, le ministre de la Défense, Alberto Espina, a déclaré jeudi que l'armée agissait pour protéger les droits humains des Chiliens, non pour les violer. 
Outre la mission onusienne annoncée par Mme Bachelet, le président Pinera a invité sa prédecesseure et José Miguel Vivanco, le directeur de la division Amériques de l'ONG Human Rights Watch, à se rendre au Chili.
Le père de Mme Bachelet, arrêté et torturé après s'être opposé au coup d'Etat de Pinochet, est mort en prison en 1974. Elle-même a également été torturée avant de partir en exil.
 

Sommet de l'Apec maintenu

 
Parallèlement aux mobilisations, de nombreux habitants de Santiago ont tenté de reprendre leurs activités. Environ 6.000 autobus ont été déployés pour faire face à la paralysie du métro, où seules trois lignes fonctionnaient jeudi. Certains supermarchés ont rouvert quelques heures et la plupart des écoles publiques ont accueilli leurs élèves. 
La crise sociale a été déclenchée par l'annonce d'une hausse du prix du ticket de métro dans la capitale, mais n'est pas retombée après l'annonce de la suspension de cette mesure.
Le mouvement, hétérogène et sans dirigeants identifiables, s'est amplifié, nourri par le ressentiment face à la situation socio-économique et aux inégalités dans ce pays de 18 millions d'habitants.
L'annonce d'une série de mesures sociales mardi par M. Pinera ne semble pas avoir eu l'effet désiré.
Malgré l'intensité de la crise, le gouvernement a confirmé la tenue du 13 au 17 novembre à Santiago du sommet du forum de Coopération économique Asie-Pacifique (Apec), où sont notamment attendus les présidents américain Donald Trump, russe Vladimir Poutine et le Chinois Xi Jinping.(selon AFP)

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mardi 22 octobre 2019

Les facteurs de la vallée de Villé en grève illimitée

A l’appel de la CGT FAPT, les facteurs du centre courrier de Villé seront en grève illimitée à partir de ce mardi 22 octobre. Les postiers feront un piquet de grève devant l’établissement. Ils refusent une réorganisation devant prendre effet cette semaine et modifiant les activités de cet établissement.

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« La direction prévoit une suppression d’emploi et une refonte complète des tournées de distribution. Des changements d’horaires impacteront profondément la vie privée des agents. Cela aura également des conséquences sur la qualité du service rendu aux usagers », indique-t-on à la CGT, soulignant qu'« une part des plis et colis devrait être distribuée de plus en plus tard l’après-midi, sans que La Poste prenne réellement en compte les besoins de ses usagers, qu’il s’agisse des particuliers ou des entreprises. Avec cette réorganisation des tournées, les grands perdants seront les usagers et les postiers, premiers relais auprès de la population. »

Reçue en audience vendredi dernier, la CGT constate que « malgré des propositions des représentants du personnel, La Poste ne veut pas revenir sur la réorganisation prévue et se refuse à tout aménagement de son projet, concédant à la marge quelques avancées ne remettant pas en cause ce qui crée le mécontentement des postières et postiers, à savoir les horaires de travail et l’organisation de celui-ci. »

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jeudi 22 août 2019

Orange : des remous en Afrique

Grève des employés au Niger

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Les employés d'Orange au Niger ont entamé mardi une grève de deux jours pour obtenir des négociations salariales et débattre de l'avenir de la filiale nigérienne de l'entreprise française, en quête d'un repreneur, a indiqué à l'AFP une source syndicale.

"Nous avons lancé ce (mardi) matin une grève de deux jours qui est largement suivie sur l'ensemble du territoire", a affirmé Ali Hachimou, un délégué du personnel d'Orange Niger.

Les communications sur le réseau Orange "ne sont pas encore paralysées" mais "si nous n'avons pas satisfaction, nous reconduirons la grève", a-t-il prévenu.

Selon M. Hachimou, le mouvement est suivi par 388 des quelque 530 salariés d'Orange Niger.

Les grévistes réclament "la reprise des négociations" sur "la révision d'un accord salarial", entamées avant la fermeture, en novembre 2018, de la société par le fisc nigérien pour "non-paiement d'impôt", a expliqué M. Hachimou.

Ces négociations n'ont pas pu reprendre après la réouverture de la société en raison d'"un règlement préventif" de la direction suspendant pour cinq mois "toute action sur les finances de l'entreprise", a-t-il expliqué.

Lancée en 2008, Orange Niger compte 2,4 millions de clients pour plus de 52.000 emplois directs et indirects au Niger, selon sa direction.

Les protestataires veulent également que leurs emplois soient préservés dans le cadre d'un éventuel contrat entre Orange et un nouveau repreneur.

"Orange Niger a décidé de vendre des actifs (...) nous avons appris que 120 emplois seulement seraient maintenus par le nouveau repreneur après deux ans" de gestion, a ajouté Ali Hachimou.

En novembre 2018, le fisc nigérien avait fermé pendant 40 jours les locaux d'Orange Niger à Niamey pour "non-paiement d'impôt".

La filiale nigérienne d'Orange avait qualifié de "contestable" cette fermeture consécutive à un redressement fiscal de 22 milliards de francs CFA (33 millions d'euros) qui représentait "près de 50% (de son) chiffre d'affaires".

Orange Niger avait prévenu que "la continuité de l'entreprise" était "gravement menacée par ces décisions unilatérales et disproportionnées".

Le Niger compte quatre compagnies de télécoms qui se partagent les 7,7 millions d'abonnés aux services de téléphonie mobile, pour une population de 20 millions d'habitants. (selon AFP du 20/08/2019)

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mercredi 19 juin 2019

Radio France : grève massive contre les suppressions de postes

Une grève lancée par l'intersyndicale de Radio France était massivement suivie mardi sur les antennes du groupe public, perturbant fortement leurs programmes, une mobilisation qui vise à contester un nouveau plan d'économies avec environ 300 suppressions de postes. 

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Dans un communiqué, le SNJ de Radio France a assuré que "plus des trois quarts des salariés ont cessé le travail aujourd'hui", estimant qu'ils avaient ainsi "massivement fait entendre leurs inquiétudes et leur rejet du projet stratégique présenté par la direction". 

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Selon le syndicat, qui avait appelé à une grève de 24 heures ce mardi aux côtés de la CFDT, la CGT, FO, Sud et l'Unsa, il n'y a eu "aucune émission matinale sur France Inter où près de 90% des journalistes ont cessé le travail", tandis que la matinale de franceinfo a été "très perturbée", de même que celles des 44 stations locales de France Bleu. 

Les autres activités du groupe étaient également affectés, avec "85% de choristes en grèves" et des services administratifs "fortement mobilisés", selon le SNJ. 
"En raison d'un appel à la grève (...) nous ne sommes pas en mesure de diffuser l'intégralité de nos programmes habituels. Nous vous prions de nous en excuser", annonçait une voix suave sur les antennes de Radio France qui diffusaient de la musique à la place des programmes. 
"Dangereux et destructeur"
Plusieurs centaines de personnes étaient réunies à la mi-journée dans la Maison ronde pour une assemblée générale. 

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Les salariés protestent contre le plan de 60 millions d'euros d'économies (d'ici à 2022) annoncé début juin par la présidente du groupe Sibyle Veil, suivant les recommandations de la Cour des comptes.  Le plan vise à anticiper la baisse de la contribution de l'Etat (moins 20 millions d'euros sur quatre ans) et la hausse des charges de personnel et prévoit d'investir davantage dans le numérique. 

Le plan "Radio France" 2022 prévoit une réorganisation des rythmes de travail, pour éviter le recours aux CDD. Il prévoit de supprimer 270 postes si les salariés acceptent de faire une croix sur des semaines de congés, ou 390 postes s'il n'y a pas d'accord avec les syndicats. 
Les syndicats demandent "le retrait de ce plan dangereux et destructeur" ainsi qu'un "effectif et des moyens nécessaires pour remplir nos missions de service public", alors que les radios publiques affichent d'excellentes audiences et que le groupe a retrouvé l'équilibre financier. 
Jeudi 13 juin, une réunion de "méthode" a échoué, les syndicats quittant la réunion. Avant de commencer à négocier, ils demandent des objectifs chiffrés, des budgets précis. 
Les syndicats s'appuient aussi sur le rapport d'un cabinet indépendant qui, mandaté par le comité social de Radio France, a qualifié les économies de "surdimensionnées": selon le cabinet Tandem, la hausse des charges de personnel sur les prochaines années a été surévaluée de 8,7 millions d'euros. Radio France pourrait ainsi s'épargner 118 suppressions de postes. (selon AFP)

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mardi 11 juin 2019

Sauver "Soir 3" !

France TV : nouvel appel à la grève le 13 juin

soir3Au lendemain d'un appel à un arrêt de travail lancé par trois syndicats de France Télévisions, quatre autres organisations ont appelé vendredi à une grève de 24 heures le 13 juin, pour combattre un projet de suppression de "Soir 3", journal télévisé emblématique de France 3. 

Après la CGT, FO et la CFDT, qui avaient déposé un préavis de grève jeudi, le SNJ, la CFE-CGC, Sud et l'UNSA ont à leur tour appelé les salariés du groupe public à un arrêt de travail le 13 juin, pour obtenir le retrait de ce projet, et défendre des revendications en matière d'emploi. 

Ces appels à la grève ciblent symboliquement le 13 juin, jour où France 2 diffusera une grande soirée spéciale pour célébrer les 70 ans du 1er journal télévisé français. Si les programmes du service public risquent d'être perturbés par ce mouvement social, cette soirée en revanche ne devrait pas en pâtir car elle sera enregistrée la veille. 

La direction du groupe avait présenté en mai aux syndicats un projet de création d'une nouvelle tranche d'information renforcée, de 21H00 à minuit, sur la chaîne franceinfo. C'est dans ce cadre que la direction du groupe envisage d'arrêter la diffusion de "Soir 3" à la rentrée. A la place, le groupe veut proposer, dans les nouvelles soirées de franceinfo, un journal de 30 minutes (comme "Soir 3"), à 23H00, confectionné par les équipes actuelles de "Soir 3" et la rédaction de la chaîne d'info. 

Pour le SNJ, la CFE-CGC, Sud et l'UNSA, "cette suppression est une insulte à tous ceux qui depuis des années sont les artisans de la réussite de cette édition. Comble du double jeu, la direction demande à ceux qui fabriquent le Soir 3 de le produire maintenant pour Franceinfo", expliquent ces organisations dans un communiqué commun. 

Ce projet est vivement combattu en interne et a également suscité des protestations à l'extérieur de France Télévisions, avec plusieurs pétitions (dont l'une a dépassé les 5.000 signatures) et la mobilisation de certains élus locaux et responsables politiques nationaux. 

Lancé en septembre 1978, "Soir 3" est présenté depuis 2016 par Francis Letellier en semaine et Sandrine Aramon le week-end. 

Un premier appel à la grève de 48 heures, en pleines élections européennes, avait déjà été lancé pour défendre le journal par trois autres syndicats (SNJ, CGC et UNSA). Les soirées électorales de France 2, France 3 et franceinfo avaient néanmoins pu être assurées, malgré des perturbations.(selon AFP et Tahiti.infos)

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lundi 10 juin 2019

Mobilisation contre la loi Blanquer

La fin d’année scolaire est sujette aux fermetures de classes. Eraison pour laquelle elle se traduira ce mardi qui vient par une volonté de mobilisation de parents d’élèves contre la loi sur l’école. Si le mouvement sera d'ampleur dans la vallée de la Bruche, on se demande s'il sera suivi dans la vallée de Villé, où, pourtant, l'école de Maisonsgoutte risquait de voir une fermeture, même si pour l'instant cela semble partie remise. Mais pour combien de temps ? Et dans le Centre-Alsace, d'autres classes vont fermer (Scherwiller, Sélestat, Marckolsheim) !

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Des parents d’élèves de la vallée de la Bruche se mobiliseront, mardi qui vient, pour protester contre l’application de la loi dite Blanquer, du nom du ministre de l’Éducation. « Certaines mesures ne passent pas… », constate un des parents, qui craint notamment un appauvrissement de l’offre éducative en milieu rural. « Dans la vallée, on a déjà connu des alertes, comme à Wildersbach, par exemple, où l’école devait fermer. Et quand une école ferme, c’est un village qui meurt… ».

Les parents ont déjà fourbi leurs ‘‘armes’’, pancartes, banderoles accompagneront une journée qu’ils souhaitent « école morte. On ne bloquera pas l’accès aux établissements scolaires, mais on sera présents devant eux, pour manifester pacifiquement et dialoguer entre parents ».

Les points de rencontre se situeront entre autres à Saâles, Bourg-Bruche, Ranrupt, Natzwiller, Neuviller-la-Roche et Wildersbach. D’autres actions pourraient être programmées en aval de la vallée de la Bruche, dans les jours qui suivront ce premier mouvement d’humeur.

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